Le Christ Social


Introduction
2. Les enfants sans-abri

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L’individu et la société

Le danger communiste menace l’Amérique latine et partout on entend des cris de douleur.

Cuba, la belle île des Caraïbes, a été envahie par les hordes barbares du marxisme brutal. Les prisons de Cuba sont pleines de malheureux. En ce moment, notre chère Amérique est menacée de mort par l’avalanche brutale de l’abominable communisme.

Le temps est venu de réfléchir sérieusement à notre propre destin. Les grandes puissances du monde ont les yeux rivés sur notre chère terre d’Amérique latine.

Tout le monde veut y goûter et l’Amérique est leur bouchée. L’Amérique a souffert de manière indicible et aime sa liberté. L’Amérique a gagné son indépendance sur les champs de bataille, l’indépendance est quelque chose qui nous a coûté beaucoup de sang.

Nous ne nions pas qu’il y a la faim en Amérique latine ; il y en a certainement, mais ce n’est pas par la violence que nous pouvons vaincre le monstre fatal de la faim et de la misère. Ce n’est pas en se rendant aux hordes barbares du marxisme-léninisme que nous pourrons résoudre le problème de la faim. La violence ne résout rien. La violence ne peut que conduire à l’échec. Nous avons besoin de paix, de sérénité, de réflexion, de compréhension.

Le problème du monde est le problème de l’individu. Les révolutions de sang et d’alcool ne résolvent rien. Seule l’intelligence nous permettra de résoudre le problème de la faim et de la misère, seule l’intelligence nous permettra de sauver notre terre sacrée. Seule l’intelligence nous permettra de vaincre le monstre qu’est le communisme.

En ce moment, l’Amérique latine est confuse et désorientée, nous savons que le monstre marxiste veut nous avaler mais nous ne sommes pas prêts à porter les chaînes d’un nouvel esclavage sur nos corps. Nous, les Indo-Américains, sommes libres et nous voulons garder notre liberté.

La société humaine est le prolongement de l’individu. Si nous voulons vraiment un changement radical, si nous voulons un monde meilleur, un monde sans faim, nous devons changer individuellement, changer en nous-mêmes, modifier dans notre propre individualité les facteurs abominables qui produisent la faim et la misère dans le monde. Rappelons que la masse est une somme d’individus. Si chaque individu change, la masse changera inévitablement.

La société est le prolongement de l’individu. Si l’individu est avide, cruel, impitoyable, égoïste, etc., la société le sera aussi. Il faut être honnête avec nous-mêmes, nous, chacun d’entre nous est mauvais et donc la société doit inévitablement être mauvaise. Ce problème ne peut être résolu par le monstre communiste, il ne peut être résolu que par l’individu.

Il est urgent de se débarrasser de l’égoïsme et de cultiver le Christocentrisme. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons faire un monde meilleur, il est indispensable d’éliminer la cupidité et la cruauté que chacun porte en soi, ce n’est qu’ainsi, en changeant l’individu, que la société changera, car la société n’est que le prolongement de l’individu. Il y a la douleur, il y a la faim, il y a la confusion ; mais rien de tout cela ne peut être éliminé par les procédés absurdes de la violence, ceux qui veulent transformer le monde sur la base de révolutions de sang et d’alcool ou avec des coups d’État et des exécutions, se trompent totalement, parce que la violence ne fait qu’engendrer plus de violence, et la haine plus de haine. Nous avons besoin de la paix si nous voulons résoudre les problèmes, nous avons besoin de la paix si nous voulons vraiment sauver l’Amérique Latine.

Les ténèbres ne sont pas levées en ayant la main lourde. Mais en amenant la lumière. On ne défait pas non plus l’erreur en la combattant corps à corps, mais en diffusant la vérité, sans avoir besoin d’attaquer l’erreur. Autant la vérité avance, autant l’erreur recule. Il ne faut pas résister au mal, mais pratiquer le bien sans condition et enseigner ses avantages par la pratique, et attaquer l’erreur ne fait que provoquer la haine de ceux qui se trompent, et ainsi, à force d’être dans l’erreur, on devient mauvais.

En attaquant le mal, nous provoquerons le ressentiment des malveillants, et donc les malveillants seront pires.

Ce dont nous avons besoin, c’est de répandre la lumière pour dissiper l’obscurité.

Il est urgent d’analyser les principes fondamentaux de la dialectique marxiste et de démontrer au monde la formidable réalité qu’ils ne résistent pas à l’analyse, qu’ils sont de purs sophismes bon marché. Faisons la lumière si nous voulons vaincre les ténèbres, ne versons pas de sang.

Le temps est venu d’être compréhensif.

Il est nécessaire d’étudier notre propre Moi si nous aimons vraiment nos semblables, il est nécessaire de comprendre que ce n’est qu’en éliminant les facteurs d’égoïsme et de cruauté que chacun de nous porte en lui, que nous pourrons faire un monde meilleur, un monde sans faim et sans peur.

La société est l’individu. Le monde est l’individu. Si l’individu change fondamentalement, le monde changera inévitablement.

L’Amérique est en grand danger et ce n’est qu’en nous transformant radicalement en tant qu’individus que nous pourrons nous sauver et sauver l’Amérique.


Introduction
2. Les enfants sans-abri