Traité Ésotérique d’Astrologie Hermétique


10. Capricorne
12. Poissons

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Verseau
(21 janvier - 19 février)

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La signification occulte du Verseau est la connaissance. Le Verseau, signe du porteur d’eau, est un signe zodiacal éminemment révolutionnaire.

Il existe quatre types de connaissances ou de sciences secrètes. Nous devons savoir ce que sont ces quatre types de connaissances.

  1. Yajna-Vidya, la connaissance acquise au moyen de certains pouvoirs occultes éveillés dans notre propre nature intérieure, à travers certains rituels magiques.
  2. Maha-Vidya kabbalistique, la science de la Kabbale avec toutes ses invocations, ses mathématiques, ses symboles et sa liturgie, peut être angélique ou diabolique selon le type de personne qui l’utilise.
  3. Gupta-Vidya, la science des Mantras, la magie du verbe ; elle est basée sur les pouvoirs mystiques du son, sur la science de l’harmonie.
  4. Atma-Vidya, la réelle sagesse de l’Être, d’Atman, de la Monade Supérieure.

Ces formes de connaissance, excepté la quatrième, sont la racine de toutes les sciences occultes.

De toutes ces formes de connaissance (sauf la quatrième) viennent la Kabbale, la Chiromancie, l’Astrologie, la Physiologie occulte, la Cartomancie scientifique, etc.

De toutes ces formes de connaissance, de toutes ces branches occultes, la science a déjà découvert quelques secrets, mais le sens spatial développé n’est pas l’hypnotisme et ne peut être acquis par ces arts.

Ce livre ésotérique d’astrologie hermétique n’a rien à voir avec l’astrologie de foire mentionnée dans les journaux. Dans ce livre, nous enseignons la science d’Atma-Vidya.

Atma-Vidya est fondamentale ; elle inclut toutes les sciences précédentes dans leur aspect essentiel et peut même les utiliser occasionnellement, mais elle n’en utilise que les extraits synthétiques épurés de toute scorie.

La porte d’or de la sagesse peut se transformer en la large porte et le large chemin qui mène à la destruction, la porte des arts magiques pratiqués à des fins égoïstes.

Nous sommes à l’âge du Kali-Yuga, l’âge de fer, l’âge noir, et tous les étudiants en occultisme sont prédisposés à s’égarer sur le chemin noir. Il est étonnant de voir le concept erroné tenu par les “jeunes frères” concernant l’occultisme, et la facilité avec laquelle ils croient pouvoir atteindre la porte et franchir le seuil du mystère sans un grand sacrifice.

Atteindre l’Atma-Vidya sans les trois facteurs de la Révolution de la Conscience est impossible.

Atteindre l’Atma-Vidya est impossible sans avoir d’abord atteint la seconde naissance. Atteindre l’Atma-Vidya est impossible sans la mort du “Moi” pluralisé. Atteindre l’Atma-Vidya est impossible sans sacrifice pour l’humanité.

Ce n’est pas la loi de l’évolution qui nous confère l’Atma-Vidya. Ce n’est pas la loi de l’involution qui nous confère l’Atma-Vidya. Ce n’est que sur la base de terribles et épouvantables révolutions intimes que nous arrivons à l’Atma-Vidya.

Le chemin de la Révolution de la Conscience est le sentier du fil du rasoir. Ce sentier est terriblement difficile, plein de dangers à l’intérieur comme à l’extérieur.

Dans ce chapitre, nous allons maintenant étudier chacun des trois facteurs de la Révolution de la Conscience, d’une manière ordonnée et séparée, afin que les étudiants gnostiques puissent s’orienter correctement.

Par conséquent, que nos lecteurs portent une attention particulière à l’étude de chacun des trois facteurs de la Révolution de la Conscience, car le succès de ce travail dépend de la pleine compréhension de chacun de ces trois facteurs.


NAISSANCE

La seconde naissance est un problème totalement sexuel. Chez les anciens Égyptiens, le taureau sacré Apis devait être jeune, sain et fort pour symboliser la pierre philosophale (le sexe).

Les Grecs, instruits par les Hiérophantes Égyptiens, représentaient aussi la pierre philosophale de cette manière, avec un ou plusieurs taureaux (comme dans le mythe du Minotaure crétois).

Les taureaux volés par Hercule à Géryon avaient la même signification alchimique. On retrouve le même symbolisme dans la légende des bœufs sacrés qui paissaient paisiblement sur l’île de Sicile, et qui furent volés par Mercure.

Tous les taureaux sacrés n’étaient pas noirs ou blancs ; certains étaient rouges comme ceux de Géryon et comme ceux qui ont été sacrifiés par le prêtre israélite, parce que la pierre philosophale est rouge à un certain moment (cela est connu de tout alchimiste).

Le célèbre taureau Apis, si adoré dans les mystères Égyptiens, fut le créateur et le procureur des âmes. Le taureau symbolique Apis a été consacré à Isis, parce qu’il est en fait lié à la Vache Sacrée, la Mère Divine Isis, dont aucun mortel n’a levé le voile.

Pour qu’un taureau ait le grand honneur d’être promu à un tel niveau, il fallait qu’il soit noir et qu’il ait sur son front (ou sur l’une de ses omoplates) une tache blanche en forme de croissant lunaire.

Il est également vrai que ledit taureau sacré devait avoir été conçu par la foudre et avoir sous sa langue la marque du scarabée sacré.

Apis était le symbole de la Lune, à cause de ses cornes en forme de croissant de lune, et parce que (excepté pendant la pleine lune) ce corps céleste a toujours un côté ténébreux (indiqué par la noirceur de la peau du taureau) et un autre côté resplendissant (symbolisé par la tache blanche).

Apis est la matière philosophale, l’Ens Seminis (le semen), cette substance semi-solide, semi-liquide, ce Vitriol des alchimistes.

Tout l’Ens Virtutis du feu se trouve dans l’Ens Seminis. Il est nécessaire de transformer la Lune en Soleil, en d’autres termes, de fabriquer les corps solaires.

Ce sont les mystères d’Isis, les mystères du taureau Apis. Quand dans l’Égypte antique des Pharaons la Rune IS a été étudiée, ses deux aspects masculin-féminin ont été analysés car le mot sacré ISIS est décomposé en deux syllabes IS-IS ; la première syllabe est masculine et la seconde est féminine.

Le taureau Apis est le taureau d’Isis, la pierre philosophale. L’homme et la femme doivent travailler dans leur Laboratorium Oratorium avec cette matière philosophale ; ils doivent transformer la Lune en Soleil.

Il est urgent d’acquérir le pouvoir magique appelé Kriya-Shakti ou le pouvoir de la volonté et du Yoga, le pouvoir magique des hommes solaires, le pouvoir suprême de la création sans génération ; cela n’est possible qu’avec le Maïthuna (voir chapitre 8).

Il est nécessaire d’apprendre à combiner intelligemment les eaux de la vie dans les deux amphores du Verseau, le signe zodiacal du Porteur d’Eau.

Il est indispensable de combiner l’élixir rouge avec l’élixir blanc, si l’on veut parvenir à la seconde naissance.

La Lune symbolise Isis, la Mère Divine, l’ineffable Prakriti, et le taureau Apis représente la matière philosophale, la pierre sacrée de l’alchimiste.

Dans le taureau Apis, est représentée la Lune, Isis, la substance primordiale, la pierre philosophale, le Maïthuna.

Le Verseau est gouverné par Uranus et cette planète contrôle les glandes sexuelles. Il est impossible de parvenir à la seconde naissance, l’adeptat, l’autoréalisation intime, si nous n’étudions pas les mystères d’Isis, si nous méprisons le culte du taureau Apis, si nous n’apprenons pas à combiner l’élixir rouge avec l’élixir blanc dans les deux amphores du Verseau.

Dans la terminologie chrétienne, les quatre corps humains sont mentionnés :

  1. Le Corps Charnel.
  2. Le Corps Naturel.
  3. Le Corps Spirituel.
  4. Le Corps Divin (selon la terminologie de type chrétien ésotérique).

En parlant en langage théosophique, nous dirons que le premier est le corps physique, le second est le corps astral, le troisième est le corps mental et le quatrième est le corps causal ou corps de la volonté consciente.

Nos critiques vont se fâcher parce que nous ne mentionnons pas le Linga Sharira ou le corps vital, également connu sous le nom de Double Éthérique. Nous ne comptons certainement pas un tel corps en raison du fait concret que ce dernier n’est que la partie supérieure du corps physique, le centre fondamental de toutes les activités physiques, chimiques, caloriques, reproductives, perceptives, etc.

L’animal intellectuel ordinaire n’est pas né avec le corps astral, ni avec le corps mental, encore moins avec le corps causal, parce que ces corps ne peuvent être cultivés artificiellement que dans la forge ardente de Vulcain (le sexe).

Le corps astral n’est pas un outil indispensable pour l’animal intellectuel ; c’est un luxe, un grand luxe que très peu de gens peuvent se permettre. Néanmoins, l’animal intellectuel a un corps moléculaire, un corps de désirs, qui est semblable au corps astral, mais d’un type lunaire, froid, fantomatique, spectral.

L’animal intellectuel n’a pas de corps mental, mais il possède un véhicule animal, subtil, lunaire, très semblable au corps mental, mais d’une nature froide et fantomatique.

L’animal intellectuel ne possède pas le corps causal ou corps de la volonté consciente, mais il a l’essence, la bouddhata, l’embryon d’âme, qui est facilement confondue avec le corps causal.

Les corps subtils que Leadbeater, Annie Besant, Steiner et beaucoup d’autres clairvoyants ont étudiés dans le misérable animal intellectuel ordinaire, sont des véhicules lunaires.

Quiconque veut atteindre la seconde naissance doit se fabriquer les corps solaires, l’authentique corps astral, le légitime corps mental, le véritable corps causal (ou corps de la volonté consciente).

Il y a quelque chose qui peut surprendre les étudiants gnostiques. Les corps astral, mental et causal sont de chair et d’os, et après être nés du ventre immaculé de la Mère Divine, ils ont besoin d’être nourris pour leur croissance et leur développement.

Il y a deux types de chair : la première est la chair qui vient d’Adam ; la seconde est la chair qui ne vient pas d’Adam. Les corps solaires sont de chair qui ne vient pas d’Adam.

Il est intéressant de savoir que l’hydrogène sexuel Si-12 se cristallise toujours en chair et en os. Le corps physique est fait de chair et d’os, et les corps solaires sont aussi de chair et d’os.

La nourriture de base du corps physique est l’hydrogène 48.

La nourriture fondamentale du corps astral est l’hydrogène 24.

La nourriture indispensable du corps mental est l’hydrogène 12.

La nourriture vitale du corps causal est l’hydrogène 6.

Tous les maîtres de la Loge Blanche (anges, archanges, séraphins, vertus, etc.), sont vêtus de corps solaires.

Seuls ceux qui ont des corps solaires ont incarné l’Être. Seul celui qui possède l’Être est un homme véritable.

Le corps physique est contrôlé par quarante-huit lois. Le corps astral est gouverné par vingt-quatre lois. Le corps mental est dominé par douze lois. Le corps causal dépend de six lois.

Il est urgent de descendre dans la forge ardente de Vulcain (le sexe), afin de travailler avec le feu et l’eau, origine des mondes, des bêtes, des hommes et des Dieux. Il est urgent de descendre dans la Neuvième Sphère pour fabriquer les corps solaires et atteindre la seconde naissance.

Il est douloureux de savoir que beaucoup de ceux qui se vantent d’être des maîtres et des saints sont encore vêtus de leurs corps lunaires.


MORT

Le Comte de Gabalis se trompe totalement lorsqu’il dit que les salamandres, les gnomes, les sylphes et les nymphes doivent épouser un homme pour devenir immortels.

L’affirmation du Comte de Gabalis est stupide lorsqu’il dit que nous avons besoin d’un renoncement total aux femmes pour nous consacrer à l’immortalisation des sylphes et des nymphes.

Les élémentaux des éléments, des plantes, des minéraux, des animaux, seront les êtres humains du futur sans avoir besoin de l’immonde coït recommandé par le Comte de Gabalis.

Il est dommage que de nombreux médiums du spiritisme soient mariés à des élémentaux et que tant de gens cohabitent (pendant leur sommeil) avec des incubes, des succubes et des élémentaux de tous types.

Les mondes internes sont pleins de toutes sortes de créatures, certaines bonnes, d’autres mauvaises et d’autres indifférentes.

Les Devas ou les anges ne sont jamais inférieurs aux humains. Les Devas, ou anges, sont des hommes véritables et c’est tout. Les Devas ou les anges sont deux-fois-nés.

Pour les Chinois, les deux plus hauts types d’habitants invisibles sont le Thien, de nature totalement céleste, et les Thi, Thu ou intermédiaires.

Tout un monde étrange et mystérieux gouverné par des Dieux se trouve dans les étroits passages de Kuen-Lun (la région centrale de la terre ou montagnes lunaires). Ces êtres divins sont les Ko-Han ou Lohans, les Dieux gouverneurs de millions de créatures.

Les Thi portent des vêtements jaunes et habitent des cryptes ou des cavernes souterraines ; ils se nourrissent de sésame, de coriandre et d’autres fleurs et fruits de l’arbre de vie. Ils sont deux-fois-nés. Ils étudient l’alchimie, la botanique occulte, la pierre philosophale à la manière du maître Zanoni et de son sage compagnon, le grand Mejnour.

Un troisième type d’habitants invisibles sont les fabuleux Shen ou Shain, nés ici-bas dans le monde sublunaire, soit pour travailler pour le bien, ou pour payer leur ancien Karma ancestral.

Le quatrième type d’habitants des mondes internes mentionnés par les Chinois sont les ténébreux Maha-Shan, sorciers géants de la magie noire.

Les plus rares et les plus incompréhensibles sont les terribles Marut ou Turam, êtres mentionnés par le Rig Veda, légions de Hanasmussens.

Ces légions sont constituées de 343 familles, bien que certains calculs portent le nombre à 823 ou 543 familles.

Il est regrettable que ces Hanasmussens soient vénérés par certains musulmans et brahmanes.

Les Hanasmussens ont (comme nous l’avons déjà dit au chapitre 9 de ce livre) deux personnalités : l’une angélique et l’autre diabolique.

Il est clair que la personnalité solaire, angélique d’un Hanasmussen, ne vient jamais instruire un candidat à l’initiation sans lui dire d’abord ce qui suit en toute franchise : « Sois prudent, en nous réside la tentation, qui peut te convertir en infidèle. »

La personnalité solaire de tout Marut ou Turam, Hanasmussen, sait très bien qu’elle possède une autre personnalité lunaire, diabolique, ténébreuse, qui est capable de détourner le candidat à l’Initiation.

Deux chemins s’ouvrent devant tous les deux-fois-nés, celui de droite et celui de gauche.

Le chemin de droite est le chemin de ceux qui décident de mourir d’instant en instant, de ceux qui dissolvent le “Moi”. Celui de gauche est le chemin noir, le chemin de ceux qui, au lieu de mourir d’instant en instant, au lieu de dissoudre le “Moi”, le fortifient dans les corps lunaires. Ceux qui suivent le chemin de gauche, se convertissent en Marut ou Turam, en d’autres termes en Hanasmussen.

Ceux qui veulent atteindre la libération finale doivent mourir d’instant en instant. Ce n’est qu’en mourant en soi-même que nous nous convertissons en anges parfaits.

Trois types de tantrisme existent : blanc, noir et gris. Le Maïthuna avec l’éjaculation de l’Ens Seminis est noir. Le Maïthuna avec éjaculation occasionnelle de l’Ens Seminis est gris.

C’est avec le Maïthuna sans éjaculation que Devi Kundalini s’élève par le canal médullaire afin de développer les pouvoirs divins et nous convertir en anges.

Dans le Maïthuna avec l’éjaculation, le serpent igné de nos pouvoirs magiques, au lieu de s’élever, descend, se précipite de l’os coccygien vers les enfers atomiques de l’homme, devenant la queue de Satan.

Le Maïthuna avec l’éjaculation occasionnelle est quelque chose d’incohérent, malsain, bestial, qui sert seulement à renforcer l’ego lunaire.

Les tantristes noirs développent l’abominable Organe Kundartigateur. Il faut savoir que cet organe fatal est la queue même de Satan.

Dans des temps qui ont été perdus dans la nuit profonde de tous les âges, le pauvre animal intellectuel a compris sa triste situation d’être une petite machine nécessaire à l’économie de la Nature et a voulu mourir ; l’intervention de certains individus sacrés, qui ont commis l’erreur de donner à cette triste fourmilière humaine l’abominable Organe Kundartigateur, était alors nécessaire.

Après que l’animal intellectuel ait oublié sa triste situation d’être une petite machine et qu’il soit tombé amoureux des beautés de ce monde, l’abominable Organe Kundartigateur a été éliminé. Malheureusement, les conséquences néfastes de cet organe étaient quelque chose qui ne pouvait pas être oublié et elles restèrent déposées dans les cinq cylindres de la machine humaine.

Le premier cylindre est celui de l’intellect et est situé dans le cerveau. Le second est celui des émotions et réside dans le plexus solaire (au niveau du nombril). Le troisième est celui du mouvement et se trouve dans la partie supérieure de la colonne vertébrale. Le quatrième est celui de l’instinct, et se situe dans la partie inférieure de la colonne vertébrale. Le cinquième est celui du sexe et réside dans les organes sexuels.

Les conséquences néfastes de l’abominable Organe Kundartigateur sont représentées par des milliers et des millions de petits “Moi” de nature animale et perverse.

Dans l’animal intellectuel, il n’existe pas un centre de commandement unique, ni un “Moi” ou un ego permanent. Chaque idée, chaque sentiment, chaque sensation, chaque désir, chaque “je désire ceci”, chaque “je désire cela”, chaque “j’aime, je n’aime pas”, est un “Moi” différent.

Tous ces petits “Moi” querelleurs se disputent entre eux ; ils se battent pour la suprématie, ni connectés ni coordonnés d’aucune façon. Chacun de ces petits “Moi” dépend des changements des circonstances de vie et des changements d’impressions.

Chaque petit “Moi” a ses propres idées, ses propres critères ; la véritable individualité n’existe pas chez le pauvre animal intellectuel. Ses concepts, ses actions, ses idées dépendent du “Moi” qui domine la situation à ce moment-là.

Quand un “Moi” s’enthousiasme pour la gnose, il jure une loyauté éternelle envers notre Mouvement Gnostique ; cet enthousiasme dure jusqu’à ce qu’un autre “Moi” (qui est contre ces études) prenne le pouvoir. Nous voyons alors avec étonnement que le sujet se retire et devient même notre ennemi.

Le “Moi” qui jure aujourd’hui l’amour éternel à une femme, est plus tard déplacé par un autre “Moi” qui n’a rien à voir avec un tel serment, et alors la femme souffre de déception.

Ce “Moi” suit automatiquement un autre “Moi” et certains semblent toujours être accompagnés par d’autres, mais il n’y a pas d’ordre ou de système parmi tous ces “Moi”.

Chacun de ces “Moi” croit à un moment donné être le tout, mais ce n’est vraiment qu’une infime partie de nos fonctions, même s’il a l’impression d’être la totalité, la réalité, l’homme complet.

Ce qui est curieux, c’est que nous accordons du crédit au “Moi” du moment, même lorsque, quelques instants plus tard, ce “Moi” est déplacé par un autre “Moi”. L’ego lunaire est une somme de “Moi” qui doivent être radicalement éliminés.

Il faut savoir que chacun des cinq cylindres de la machine possède ses propres caractéristiques qu’il ne faut jamais confondre.

Des différences de vitesse existent entre les cinq centres de la machine.

Les gens font l’éloge de la pensée, mais en réalité, le centre intellectuel est le plus lent. Après lui, bien que beaucoup plus rapides, viennent les centres instinctif et moteur (fonctionnant plus ou moins à la même vitesse). Le plus rapide de tous est le centre sexuel et, en ordre de rapidité, suit le centre émotionnel.

Il y a d’énormes différences de vitesse entre chacun des cinq centres de la machine.

En nous étudiant, en nous observant, nous pouvons voir que le mouvement est plus rapide que la pensée, et que l’émotion est plus rapide que tout mouvement ou toute pensée.

Les centres moteur et instinctif sont trente mille fois plus rapides que le centre intellectuel. Le centre émotionnel, lorsqu’il travaille à sa propre vitesse, est trente mille fois plus rapide que les centres moteur et instinctif.

Chacun des centres a son propre rythme complètement différent. La vitesse des centres explique un grand nombre de phénomènes bien connus, que la science ordinaire ne peut expliquer (il suffit de se rappeler la vitesse étonnante de certains processus psychologiques, physiologiques et mentaux).

Chaque centre est divisé en deux parties : positive et négative. Cette division est particulièrement claire pour le centre intellectuel et le centre instinctif.

L’ensemble du travail du centre intellectuel est divisé en deux parties : affirmation et négation, oui et non, thèse et antithèse.

Dans le centre instinctif, il y a la même lutte entre l’agréable et le désagréable, des sensations agréables, des sensations désagréables. Et toutes ces sensations sont liées aux cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

La lutte entre le mouvement et le repos existe dans le centre moteur ou du mouvement.

Les émotions agréables et désagréables existent dans le centre émotionnel : le bonheur, la sympathie, l’affection, la confiance en soi, etc., sont positives.

Les émotions désagréables telles que l’ennui, la jalousie, l’envie, la colère, l’irritabilité, la peur, sont totalement négatives.

Dans le centre sexuel, l’attraction et la répulsion, la chasteté et la luxure, sont en éternel conflit.

L’animal intellectuel sacrifie ses plaisirs si nécessaire, mais il est incapable de sacrifier ses propres souffrances.

Celui qui veut dissoudre le “Moi” pluralisé doit sacrifier ses propres souffrances.

La jalousie produit de la souffrance ; si nous annihilons la jalousie, la souffrance meurt, la douleur est sacrifiée.

La colère produit de la douleur. Si nous mettons fin à la colère, nous sacrifions la souffrance, nous la détruisons.

Il est nécessaire de s’observer d’instant en instant. Le “Moi” pluralisé travaille dans chacun des cinq centres de la machine. Parfois, c’est un “Moi” du centre émotionnel qui réagit à la colère, à la jalousie ou à l’envie. Parfois, les préjugés et les calomnies du centre intellectuel avec toute leur fureur attaquent violemment. D’autres fois, les mauvaises habitudes perverses nous conduisent à l’échec, etc.

Chaque centre a quarante-neuf régions subconscientes, et dans chacune de ces régions, vivent des millions de “Moi” que nous devons découvrir à travers la méditation profonde.

Quand nous nous autodécouvrons, quand nous devenons conscients des activités du “Moi” dans les cinq centres de la machine et dans les quarante-neuf régions subconscientes, nous éveillons alors la conscience.

Devenir conscient de tout le processus du “Moi” dans les cinq cylindres de la machine, c’est rendre le subconscient conscient.

Il est impossible d’éliminer les différents “Moi” si nous ne les avons pas déjà consciemment compris dans les quarante-neuf régions subconscientes.

Nous pouvons travailler avec Proserpine, la reine des enfers, en éliminant les “Moi”, à condition de comprendre d’abord le défaut que nous voulons extirper (voir chapitre 8).

Proserpine élimine seulement les “Moi” qui personnifient les défauts que nous avons compris intégralement.

Il est impossible d’atteindre l’Atma-Vidya sans d’abord se connaître soi-même.

Nosce te ipsum : Homme, connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’Univers et les Dieux.

Connaître l’activité des cinq cylindres de la machine, dans tous les quarante-neuf passages ou régions subconscientes de Ialdabaoth, signifie se connaître soi-même, rendre conscient le subconscient, se découvrir soi-même.

Quiconque veut monter doit d’abord descendre. Celui qui veut l’Atma-Vidya doit d’abord descendre dans ses propres enfers atomiques. L’erreur de nombreux étudiants en occultisme est de vouloir d’abord monter, sans d’abord être descendu.

Dans nos interactions avec les autres, nos défauts apparaissent spontanément, et si nous sommes attentifs, nous découvrons de quel centre ils procèdent. Ensuite, au moyen de la méditation, nous les découvrirons dans chacune des quarante-neuf régions du subconscient.

Ce n’est que par la mort totale du “Moi” que nous atteignons l’Atma-Vidya, l’illumination absolue.


SACRIFICE

Le sacrifice sattvique se fait selon les commandements divins, en se concentrant sur le culte, seulement pour le culte, par des dévots qui ne désirent pas de résultats.

Le sacrifice rajasique se fait par tentation et désir de fruit.

Le sacrifice tamasique se fait toujours contre les commandements, sans foi, sans les Mantras, sans charité envers qui que ce soit, sans amour pour l’humanité, sans offrir l’offrande sacrée aux prêtres ou gourous, etc.

Le troisième facteur de la Révolution de la Conscience est le sacrifice, mais le sacrifice sattvique, sans désirer le fruit de l’action, sans désirer la récompense – sacrifice pur, sincère et désintéressé, donner sa vie pour que les autres vivent et sans rien demander en échange.

Le lecteur devrait à nouveau étudier la leçon de la Vierge (chapitre 6), afin de bien comprendre les trois gunas de la Prakriti (Sattva, Rajas et Tamas).

La loi du Logos Solaire est le sacrifice. Il se crucifie à l’aube de la vie dans chaque nouveau monde qui émerge du Chaos, pour que tous les êtres aient la vie et l’aient en abondance.

Toute personne qui a atteint la seconde naissance doit se sacrifier pour l’humanité, doit lever le flambeau bien haut pour enseigner aux autres le chemin qui mène à la Lumière.

Celui qui se sacrifie pour l’humanité atteint l’Initiation Vénuste. Il est urgent de savoir que l’Initiation Vénuste est l’incarnation du Christ à l’intérieur de l’être humain.

Celui qui incarne le Christ en lui-même doit vivre tout le drame cosmique.

L’Initiation Vénuste a sept degrés, elle commence par l’événement de Bethléem (Belém) et se termine par la mort et la résurrection du Seigneur.

Celui qui atteint l’Initiation Vénuste devient aussi un Christ. Ce n’est qu’au moyen des trois facteurs de la Révolution de la Conscience que l’on atteint l’Initiation Vénuste.


EXERCICE

Le signe du Verseau gouverne les mollets. Les Brésiliens appellent les mollets “ventre des jambes”, et ils ne se trompent pas, car les mollets sont certainement un merveilleux ventre magnétique.

Les forces qui s’élèvent de la terre (après avoir traversé le tamis des pieds) atteignent les mollets dans leur chemin ascendant, et là, rencontrent les forces qui descendent d’en haut, du ciel, d’Uranus.

Les forces qui montent et celles qui descendent, lorsqu’elles se rencontrent, magnétisent intensément les mollets ; c’est pourquoi ces derniers sont vraiment chargés d’érotisme.

Nous allons maintenant comprendre pourquoi les animaux intellectuels se sentent si attirés par les mollets bien formés des femmes.

Pendant le signe du Verseau, les disciples hommes et femmes doivent effectuer des passes magnétiques avec leurs deux mains sur leurs mollets, de bas en haut, dans le but de magnétiser puissamment les mollets, avec le profond désir de se laisser charger par les forces extraordinaires de la constellation du Verseau.

Ces passes magnétiques doivent être combinées avec la prière suivante :

« Force passe ! Force passe ! Force passe ! Pénètre dans mon organisme ; courant qui vient d’en bas, monte pour t’unir avec ta sœur jumelle, la force qui vient d’en haut, du Ciel, d’Uranie. »

Uranus et Saturne sont les planètes qui gouvernent la constellation du Verseau. Uranus est totalement révolutionnaire, et il est clair que les personnes réactionnaires, conservatrices, régressives et retardées ne peuvent pas le comprendre.

Parmi les minéraux du Verseau, l’uranium et le plomb se distinguent particulièrement.

Le saphir est la pierre du Verseau, de même que la perle noire, qui est certainement difficile mais pas impossible à trouver.

Nous ne pouvons pas conseiller aux femmes du Verseau d’épouser un homme natif du Taureau, car elles seront malheureuses toute leur vie.

Les natifs du Verseau ont une grande disposition pour les sciences naturelles, la médecine, la chimie, la botanique, l’astrologie, la biologie, l’astronomie, etc.

Les natifs du Verseau sont révolutionnaires à leur manière, dans leur vie, leurs habitudes, leur maison et en dehors de leur maison, etc.

Les natifs du Verseau se distinguent en tant que paladins, certains en grand, d’autres en petit, mais ils ont tous une tendance marquée à être des paladins.

Le Verseau est le signe du génie, où Saturne, l’ancien des cieux, apporte la profondeur qui le caractérise, et Uranus, la planète révolutionnaire, projette ses rayons sur l’espèce humaine.

Les Verseaux de type supérieur sont altruistes, philanthropes, aimables, fidèles en l’amitié, sincères. Ils savent choisir leurs amis par instinct ; ils connaissent les gens intuitivement et ils veulent toujours la fraternité, l’humanité.

Le Verseau de type inférieur est naturellement méfiant, il aime exagérément la solitude, et son intelligence n’est consacrée qu’aux choses du monde physique, à ses problèmes, à ses affaires, à tout ce qui est sensible et matériel.

Le Verseau de type supérieur est précis dans ses affaires, concentré, profond, persévérant et merveilleux.

Les femmes du Verseau sont de bonnes épouses, de bonnes mères, mais elles aiment être hors de la maison et cela dérange beaucoup leurs maris, surtout si ces derniers sont des natifs du Taureau.


10. Capricorne
12. Poissons