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TR0905 Mayurasana - Posture du lézard
Cinquième exercice ou rite
Il
y a beaucoup de gens qui pratiquent la posture du Lézard,
précisément pour en finir avec leur gros ventre,
avec ce que nous appelons la bedaine, c'est-à-dire,
avec leur abdomen rebondi, plein de graisse, horriblement
gonflé ».
Le
Maître se plaça lui-même dans la posture
du petit lézard pour m'enseigner de façon
pratique l'exercice, afin que je l'apprenne exactement,
sans aucune erreur possible. A mesure qu'il exécutait
l'exercice, il m'expliquait minutieusement tous les aspects
et détails de cet Asana : « Les paumes des
mains sont posées à plat par terre, le corps
étant soutenu par les bras tendus, à la manière
du petit lézard ; les jambes, également tendues,
rectilignes, ne touchent pas le sol, on est appuyé
sur la pointe des pieds. La tête se trouve dans le
prolongement du corps, formant avec la nuque, le dos, le
bassin, les jambes, une ligne bien droite, ce qui rappelle
l'allure du lézard. On reste immobile quelques instants
dans cette posture, pour adresser à notre Divine
Mère une fervente supplique. On peut alors poursuivre
l'exercice, en gardant notre esprit bien concentré
sur notre Mère Kundalini.
Sans
bouger les mains ni les pieds et en expirant profondément,
on lève la région du bassin, la tête
s'abaisse et vient se placer entre les bras tendus ; le
corps fléchi vers le haut forme une sorte d'accent
circonflexe, les jambes sont droites et le corps se trouve
dans le prolongement des bras : on essaie de coller les
talons au plancher, ce qui étire les muscles arrière
des jambes. Puis, sans que les pieds et les mains se déplacent,
et sans fléchir les bras, lesquels restent tendus
pendant tout exercice, on abaisse le bassin, ce qui cambre
les reins et amène le tronc et la tête à
se redresser verticalement ; il est important de ne pas
rentrer la tête dans les épaules, il faut bien
dégager la tête et relever le torse le plus
possible ; le dos est bien cambré et l'on sent l'étirement
de la région abdominale. Dans cette position, le
corps demeure appuyé sur la pointe des pieds et les
jambes restent droites, à quelques pouces du sol.
En même temps qu'on redresse le torse, on doit inspirer
profondément. Puis l'on expire en reprenant la position
précédente, le bassin en l'air, bras et jambes
tendus et le corps formant un accent circonflexe.
On
recommence et on répète toutes les phases
de l'exercice autant qu'on le désire, mais sans exagérer,
tout en priant avec ferveur notre Divine Mère Kundalini
de mettre en activité tous nos chakras.
Nous
terminerons cette série de mouvements de la façon
suivante : lorsque, après avoir accompli l'exercice
en entier plusieurs fois, la région du bassin se
trouvera en l'air, le corps dans le prolongement des bras
et de la tête, formant presque un angle droit avec
les jambes tendues, alors, au lieu de redescendre pour aller
redresser le torse, on fait quelques petits pas en avant,
mais sans bouger les mains, seuls les pieds avancent. Le
corps forme à présent avec les jambes un angle
aigu, les jambes restent tendues, sans fléchir ;
on essaie de mettre les pieds à plat sur le sol,
ce qui tire fortement sur les muscles des jambes. Dans cette
position, à quatre pattes comme le cheval, la tête
entre les bras, plus bas que le tronc, le corps formant
une arche humaine parfaite, nous devons entrer en prière,
implorant, suppliant, comme je te l'ai déjà
enseigné, la Mère Divine, pour qu'elle comble
nos besoins les plus pressants. Nous restons quelques moments
en prière, immobiles, dans cette position où
nous formons une sorte de pont, d'arcade humaine, puis nous
fléchissons les genoux pour abaisser le corps, nous
redressons lentement le torse et nous nous levons debout.
L'exercice est terminé.
Rappelle-toi
que cette posture de l'arche humaine que nous venons de
prendre fait affluer le sang à la tête, de
sorte que le cerveau et les glandes et organes du crâne
sont très bien irrigués.
Cette
série de mouvements est très efficace pour
éliminer la panse ou la bedaine. Je ne sais pas pourquoi
les gens tiennent tant à leur ventre volumineux :
c'est la « courbe du bonheur », dit-on. Jamais
on ne devrait avoir ces gros ventres gonflés de graisse.
Avec cet exercice que nous avons détaillé,
adieu la bedaine, compris ?.
Comme
tu le vois, il s'agit bel et bien de six rites, de six formes
de la prière, et non d'exercices purement physiques
: en fait, grâce à ces six rites, nous gardons
un parfait équilibre entre le physique et le spirituel.
Au Tibet, lorsqu'ils travaillent avec ces rites, les lamas
étendent leur petit tapis et ils travaillent sur
ce tapis de la prière, lequel est juste assez grand
pour une personne.
Il
n'y a aucune objection à ce que l'on exécute
ces exercices n'importe où, même si l'on n'a
pas de petit tapis ou de natte. L'important, c'est de faire
la pratique à l'endroit où nous sommes et
du mieux que nous pouvons. Tu vas répéter
maintenant toute la série d'exercices pour voir si
tu les as bien appris ».
Je
pris place au milieu de la pièce et j'entrepris d'exécuter
toute la série d'exercices, tout en adressant à
ma Divine Mère d'intenses prières, comme le
Maître l'avait répété maintes
et maintes fois. Après avoir réalisé
le dernier exercice, où le corps forme une voûte
humaine, je me relevai lentement.
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