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TR0903 Pranayama à genoux puis tronc penché
en arrière
Troisième exercice ou rite
Le
jour suivant, après le petit déjeuner, nous
sommes sortis pour la promenade habituelle dans le Parc
de la Colonie, et nous avons parcouru les allées
comme à l'accoutumée ; tout en marchant, le
Maître m'a donné beaucoup d'enseignements de
bouche à oreille, puis nous sommes retournés
à la maison, j'avais hâte de continuer l'apprentissage
des six rites pour rajeunir et guérir nos maladies.
« Nous allons maintenant poursuivre nos explications,
dit le Maître, afin que tu puisses enseigner à
tous les frères du mouvement gnostique, de façon
correcte et précise, pour que tous les connaissent
à fond, les six rites grâce auxquels les personnes
âgées peuvent recouvrer leur jeunesse, et les
personnes jeunes rester jeunes pour un temps indéfini.
Ces
exercices servent aussi à éveiller les chakras,
comme je te l'ai déjà dit ; c'est ainsi que
l'Arhat gnostique pourra s'introduire sur le chemin de l'éveil
de la Conscience.
Mais
avant toutes choses nous devons aller à la partie
pratique ; tu connais maintenant la Danse des Derviches
et le Viparita Karani Mudra, rappelle-toi qu'il faut ouvrir
l'organe malade avec l'imagination et la volonté
en lui ordonnant impérieusement : « Sésame,
ouvre-toi ! sésame, ouvre-toi ! sésame, ouvre-toi
! ».
Je
t'ai également expliqué que dans chaque exercice
nous devons adresser une supplique à la Mère
Divine, pour qu'elle prie l'Esprit-Saint, dans sa langue
sacrée, de venir à nous et de guérir
telle ou telle maladie, ou de nous accorder quelqu'autre
bienfait, suivant nos besoins du moment : éveiller
un pouvoir ou désintégrer un défaut,
etc.
Comme
je te l'ai dit aussi, ces exercices ne sont pas des exercices
purement physiques, mais constituent six formes de la prière
; c'est une méthode pour guérir et rajeunir
au moyen de la prière. Les lamas pratiquent ces six
rites sur la natte ou le tapis de la prière.
Il
va sans dire que l'on devra s'accoutumer peu à peu
à ces exercices, s'y familiariser lentement et avec
beaucoup de patience, jusqu'au jour où l'on exécutera
ces exercices avec facilité. On n'y arrivera pas
du premier coup, non, il faut habituer l'organisme lentement,
et l'exercice s'améliorera peu à peu, de jour
en jour, jusqu'à ce que nous le fassions correctement.
En ce qui concerne cette acclimatation du corps, ce sera
pour certains une question de jours, pour d'autres, de semaines,
de mois, voire même d'années.
Ces
exercices ne sont pas destinés à des gens
de tel ou tel pays en particulier, ils sont pour tous les
citoyens gnostiques du monde. C'est absurde toute cette
histoire de nation et de patriotisme ; ma patrie et sa patrie
sont une seule et même patrie. Les hommes ont divisé
la Terre en lots qu'ils ont clôturés, entourés
de frontières, et dans chaque morceau de territoire
ils ont planté un drapeau, élevé des
statues à leurs héros, constitué des
hordes sauvages armées jusqu'aux dents, etc., c'est
cela qu'ils appellent la patrie.
Il
est très triste de voir la Terre ainsi morcelée
; un jour viendra où tout devra changer sur Terre,
mais malheureusement, le changement sur cette planète
ne se fera pas facilement. La planète ne deviendra
une seule grande patrie qu'après le cataclysme qui
s'en vient, mais revenons à nos exercices.
Maintenant,
tu te mets à genoux sur le sol, face à l'est,
dans la direction du soleil levant, tu inclines un peu la
tête en avant, à peine, et tu effectueras trois
Pranayamas (exercices de respiration) : bouchant la narine
gauche avec l'index de la main droite, tu inhales par la
narine droite, lentement, profondément, puis tu bouches
les deux narines avec l'index et le pouce et tu retiens
ta respiration pendant quelques secondes. Maintenant, tu
débouches la narine gauche seulement et tu exhales
lentement tout l'air de tes poumons, après quoi tu
inhales par cette même narine en gardant le pouce
sur la narine droite. Tu presses alors sur les deux fosses
nasales, à l'aide de l'index et du pouce, tu retiens
l'air, puis tu expires par la narine droite, et ainsi de
suite, en alternant, jusqu'à ce que tu aies complété
trois inhalations et trois exhalations pour chaque narine,
ce qui équivaut à trois Pranayamas, compris
?.
Rappelle-toi
qu'on ne doit utiliser que les deux doigts et rien de plus,
l'index et le pouce de la main droite, exclusivement ; on
obture une narine avec un doigt, pendant qu'on inspire par
l'autre, on ferme les deux narines, puis on débouche
l'autre narine et l'on exhale par celle-ci, etc., c'est
un petit jeu très simple qui consiste à ouvrir
et fermer alternativement les deux narines et à inspirer
par l'une tandis que l'autre est bouchée, etc.
Après
cet exercice, tu baisses la tête et tu entres en prière,
invoquant la Divine Mère Kundalini Shakti, suppliant
Devi Kundalini de t'accorder ce dont tu as besoin.
A
présent, toujours à genoux, incline ton corps
vers l'arrière ; tes bras restent le long du corps.
Penche bien ton corps en arrière, autant que tu peux.
Tu demeures dans cette position quelques secondes, en priant,
implorant, suppliant la Bienheureuse Mère Kundalini
d'intercéder pour toi auprès du Troisième
Logos afin qu'il t'accorde la faveur que tu veux obtenir,
soit la guérison ou n'importe quel autre bienfait.
Cet exercice est plutôt court, à cause de l'effort
qu'il exige, c'est très forçant, mais c'est
un excellent exercice pour rendre au corps son agilité
et brûler les toxines. Pour en retirer le maximum,
nous devrons le faire le mieux que nous pouvons.
Rappelle-toi
toujours que dans chaque exercice il est nécessaire
de prier et supplier intensément, avec ardeur et
ferveur, jusqu'à pleurer même, s'il le faut,
afin qu'elle, ta Mère Divine, appelle le Troisième
Logos pour qu'il guérisse l'organe qui est malade.
Souviens-toi qu'elle est la médiatrice, qu'elle est
celle qui peut invoquer le Logos, lequel est son époux
divin, le Très Haut Esprit-Saint, Shiva, comme on
l'appelle en Inde, l'Archihiérophante, l'Archimagicien,
le Premier-Né de la création, le Cygne au
plumage éclatant, la blanche Colombe, l'Immortel
Hiram-Abif, le Maître secret, que nous avons tous
commis la faute d'assassiner, jadis, nous l'avons assassiné
lorsque nous avons commis le péché originel
; c'est pourquoi nous devons le ressusciter d'entre les
morts et nous exclamer, de toutes les forces de notre cœur
: le Roi est mort, vive le Roi !
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