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TK61 Tiphereth
Tiphereth
est l'Epoux de l'Epouse, le Manas supérieur de la
théosophie orientale, qui n'est autre que l'âme
humaine, le causal. C'est cette âme qui souffre et
qui nous donne notre côté très humain.
Nous devons faire la distinction entre ce que sont l'âme
humaine et Tiphereth en lui-même. Il est très
facile de confondre Tiphereth avec le causal. Le corps causal
est en fin de compte le véhicule de Tiphereth.
Certains
kabbalistes prétendent que le monde de Tiphereth,
le monde de l'âme humaine ou du Fils de l'homme proprement
dit, est gouverné par le Soleil. En réalité,
ce n'est pas le cas, car il est gouverné par Vénus,
et c'est pourquoi le Christ est crucifié un Vendredi
saint ; c'est une chose que nous pourrons méditer.
Les
noces de Guenièvre, la divine Amazone, l'âme
divine, avec le chevalier, l'âme humaine, est un événement
merveilleux au cours duquel nous expérimentons une
transformation radicale, car la Bouddhi est comme un vase
d'albâtre fin et transparent à l'intérieur
duquel brûle la flamme de Prajna (l'Etre).
Les
textes ésotéristes Hindoustans mentionnent
constamment la fameuse Trimurti Atman-Bouddhi-Manas. Il
s'agit de l'Intime avec ses deux âmes, l'âme
spirituelle féminine et l'âme humaine masculine.
La
source et la base de la Haute-Magie se trouve dans les noces
parfaites de Bouddhi-Manas, que ce soit dans les régions
purement spirituelles ou dans le monde terrestre.
Les
collèges initiatiques authentiques enseignent en
toute clarté que la belle Hélène est
la Bouddhi, l'âme spirituelle de la sixième
initiation Vénuste, la Shakti, potentiel féminin
de l'Etre interne. La belle Hélène de Troie
est la même Hélène qu'on retrouve dans
le Faust de Goethe.
Hélène
représente clairement les noces de Noûs (Atman-Bouddhi)
et de Manas (l'âme humaine), l'union par laquelle
conscience et volonté s'identifient, raison pour
laquelle ces deux âmes se trouvent alors dotées
de pouvoirs divins.
L'essence
de l'Atman, du feu divin primordial, éternel et universel,
se trouve contenue à l'intérieur de la Bouddhi,
qui détermine, en conjonction totale avec Manas,
le Masculin-Féminin.
Lui
et Elle, Bouddhi et Manas, sont les âmes jumelles
à l'intérieur de nous-mêmes (bien que
l'animal intellectuel ne les ait pas encore incarnées),
les deux filles adorées de l'Atman. L'Epoux et l'Epouse
sont éternellement amoureux.
La
dame éternelle, l'Ame-Esprit, exige toujours de son
chevalier, l'âme humaine, toutes sortes de sacrifices
inouïs et de prodiges de courage.
Heureux
le chevalier qui, après la dure bataille, célèbre
ses fiançailles avec Guenièvre, la reine des
Jinas !.
L'animal
intellectuel erronément appelé homme possède
une fraction de l'âme humaine incarnée à
l'intérieur de lui-même.
On
nomme cette fraction l'Essence, qu'on appelle simplement,
dans le Zen japonais, la Bouddhata ; elle est le matériel
psychique avec lequel on peut et doit fabriquer l'embryon
d'or (lire Le Mystère de la Fleuraison d'or, du même
auteur).
Fait
lamentable, l'Essence gît ensommeillée sous
cet ensemble bigarré et grotesque d'entités
submergées et ténébreuses qui constituent
l'Ego, le Moi-même, le Soi-même. Cependant,
cette Essence est la matière première pour
fabriquer l'âme, et ce concept n'a malheureusement
pas encore été très bien compris par
nos étudiants gnostiques.
Le
Tao chinois enseigne clairement que l'Essence embouteillée
dans tout cet ensemble de Mois-diables qui constituent l'Ego
doit passer dans la Neuvième Sphère par d'incessantes
transformations alchimiques avant de se convertir en la
perle séminale.
La
perle séminale, se développant à l'aide
de la magie sexuelle et du travail formidable avec la lance
de Longin (la conversion de l'Ego animal en poussière
cosmique) doit se convertir en l'embryon d'or.
Le
reflet merveilleux de l'énergie sexuelle sous forme
de tourbillon lumineux, semblable à un rayon de lumière
qui revient après avoir frappé un mur, en
vient à cristalliser en nous la fleur d'or, qui,
comme on le sait, établit à l'intérieur
du néophyte un centre permanent de conscience.
L'Embryon
d'or, vêtu de l'habit de noces de l'âme, expérimente
en vérité un plaisir suprême à
l'instant où il fusionne avec l'âme humaine.
A partir de ce moment, on dit de nous que nous sommes des
hommes avec une âme, des individus sacrés,
des personnes véritablement responsables au sens
le plus complet du mot.
Toutes
les expériences de la vie se trouvent résumées
dans l'embryon d'or, et c'est pourquoi il est évident
qu'il provoque des transformations de fond dans les principes
pneumatiques immortels de l'homme. C'est ainsi que nous
nous convertissons en adeptes de la Fraternité blanche.
Le
monde de Tiphereth est le monde de la volonté. Dans
ce monde, on ne fait que la volonté du Père,
sur la terre comme au ciel.
C'est
un monde qui est au-delà du mental, et dont la couleur
est d'un bleu électrique intense ; il y existe beaucoup
d'autres couleurs, mais le bleu est la fondamentale.
Dans
ce monde des causes naturelles, on rencontre beaucoup de
Bodhisattvas qui travaillent sous la direction de leur Etre
réel.
Dans
ce monde, c'est la musique, le son qui prime. Quiconque
parvient à la cinquième initiation du feu
devient adepte et a la permission d'entrer dans le monde
de la musique. Là se trouve le Temple de la musique
des sphères.
L'un
des gardiens de ce temple est un grand Maître qui,
lorsqu'il vécut dans le monde physique, s'appela
Beethoven. C'est un grand initié, ses neuf symphonies
sont merveilleuses.
Quiconque
parvient à ces régions doit apprendre les
notions fondamentales de la musique, car celle-ci est le
Verbe. Dans cette région sublime, on entend la musique
des sphères, qui est basée sur les trois mesures
du Mahavan et du Chotavan qui maintiennent le rythme de
l'univers ; sa marche est parfaite, il ne peut y avoir d'erreur
dans cette musique.
Dans
la région de Tiphereth se trouve le linge de Véronique,
qui représente la Volonté-Christ et signifie
qu'il faut faire la volonté du Père.
Il
est impossible d'obtenir la volonté consciente sans
travailler dans la Neuvième Sphère. Il existe
beaucoup d'autres endroits où l'on est soumis à
de terribles tortures pour acquérir la volonté
consciente, mais ces derniers ne permettent d'accumuler
qu'une petite quantité d'énergie.
Le
véritable fakir a son gourou et ne sort pas de l'Hindoustan.
Les fakirs acquièrent de nombreux pouvoirs, mais
rien de plus ; certains lèvent un bras sans jamais
le redescendre, et le bras sèche ainsi. Par ces actes,
ils obtiennent la volonté, mais cette volonté
ne va pas plus loin, ils ne parviennent pas à fabriquer
le corps de la volonté consciente.
Tous
ces prétendus miracles écartent les gens,
c'est pourquoi les fakirs sont égarés.
Une
fois qu'on a fabriqué le corps de la volonté
consciente, on devient un deux fois né.
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