|
TK53 L'Ain-Soph Paranishpana
Il
existe à l'intérieur de l'homme un rayon divin.
Ce rayon veut retourner à son étoile qui lui
a toujours souri. L'étoile qui guide notre intérieur
est un atome superdivin de l'espace abstrait absolu. Le
nom kabbalistique de cet atome est l'Ain-Soph sacré.
L'Ain-Soph est notre étoile atomique. Cette étoile
resplendit, pleine de gloire, dans l'espace abstrait absolu.
De cette étoile émanent ainsi Kether (le Père),
Chokmah (le Fils) et Binah (l'Esprit-Saint) de tout homme.
L'Ain-Soph, l'étoile qui guide notre intérieur,
a envoyé son rayon au monde pour prendre conscience
de son propre bonheur.
Le
bonheur sans conscience de son propre bonheur n'est pas
du bonheur.
Le
rayon (l'esprit) a eu une conscience minérale, végétale
et animale. Quand le rayon s'incarna pour la première
fois dans le corps humain sauvage et primitif, il s'éveilla
en tant qu'homme et eut l'autoconscience de son propre bonheur.
Le rayon aurait alors pu retourner à l'étoile
qui guide son intérieur.
Malheureusement,
au sein profond du tourbillon de l'épaisse forêt,
le désir sauvage a fait naître le Moi. Les
forces instinctives de la nature ont capturé le mental
innocent de l'homme, et le faux mirage du désir a
surgi.
Alors
le Moi continua à se réincarner pour satisfaire
ses désirs. C'est pourquoi nous nous trouvons soumis
à la Loi de l'évolution et du karma.
Les
expériences et la douleur ont compliqué le
Moi ; l'évolution est un processus de complication
de l'énergie. Le Moi s'est fortifié et compliqué
avec les expériences. A présent, il est déjà
trop tard. Des millions de personnes se sont converties
en monstrueux démons. Seule une révolution
formidable peut nous sauver de l'abîme.
Quand
l'homme dissout le Moi, il y a alors une révolution
totale.
L'homme
peut cesser de souffrir lorsqu'il est capable de dissoudre
le Moi. La douleur est le résultat de nos mauvaises
oeuvres.
La
douleur vient de Satan (le Moi psychologique), car c'est
lui qui fait les oeuvres du mal. L'espace abstrait absolu,
l'esprit universel de la vie, n'est que félicité
absolue, paix suprême et abondance.
Ceux
qui font de la douleur une mystique sont des masochistes.
Satan fut le créateur de la douleur. La douleur est
satanique. Personne ne peut se libérer par la douleur.
Nous devons être alchimistes.
Par
l'Alchimie, on dissout le Moi. La racine du Moi est le désir,
et le désir se transmute par l'Alchimie.
Si
tu veux annihiler le désir, il faut transmuter :
le désir sexuel se transforme en volonté et
la volonté est feu, le désir d'accumulation
(cupidité) se transmute en altruisme, la colère
(désir frustré) se transmute en douceur, l'envie
(désir frustré) se transmute en joie pour
le bien d'autrui, les paroles du désir se transmutent
en Verbe de sagesse, etc.
Analysez
tous les défauts humains et vous verrez que leur
fondement se trouve dans le désir. Transmutez le
désir par l'Alchimie, et le désir s'annihilera.
Quiconque annihile le désir dissout le Moi. Quiconque
dissout le Moi se sauve de l'abîme et retourne à
son étoile intérieure qui lui a toujours souri.
Ce
n'est qu'avec la sainte Alchimie que nous pouvons dissoudre
le Moi. La base fondamentale de l'Alchimie est l'Arcane
AZF. Les anges, les archanges, les séraphins, les
puissances, les trônes, etc., sont le résultat
exact d'incroyables révolutions intérieures.
Déjà
nous sommes passés par l'involution (descente de
l'esprit dans la matière). Déjà nous
avons horriblement souffert dans l'évolution (processus
de complication de l'énergie). Il est maintenant
urgent de faire une révolution totale (la dissolution
du Moi). Personne ne peut être heureux tant qu'il
ne parvient pas à son étoile intérieure.
C'est seulement à force de révolutions internes
que nous retournons peu à peu à l'atome superdivin,
que nous passons par les états angéliques,
archangéliques, séraphiques, logoïques,
etc., jusqu'à ce que finalement le rayon se fonde
dans son étoile, l'Ain-Soph, qui resplendit de félicité.
L'abîme
est terriblement douloureux. L'antithèse horrible
de l'Ain-Soph, c'est l'abîme, les Kliphos de la Kabbale.
Les Kliphos sont des éléments atomiques, ténébreux
du sentier lunaire.
Analysons
l'atome primordial divin dont émanent les dix Séphiroths
de la Kabbale.
Si
nous nous autoobservons, nous voyons : 1 le corps physique
; 2 le corps éthérique ou vital ; 3 le corps
astral ou corps de désirs ; 4 le corps mental animal
; 5 l'Essence (embouteillée dans le Moi), au-delà
de celle-ci se trouve la divine Triade que l'être
humain n'a pas encore incarnée ; 6 le corps causal,
l'âme humaine, le Manas ; 7 le corps bouddhique, l'âme
divine ; 8 le corps atmique, l'Intime.
Les
cinquième et sixième sont reliés entre
eux, car le cinquième est une fraction du sixième.
Nous portons une fraction de l'âme humaine incarnée,
c'est l'Essence ou Bouddhata.
L'Atman
est en soi l'Etre ineffable, celui qui est au-delà
du temps et de l'éternité sans fin des jours
; il ne meurt ni ne se réincarne (ce qui retourne,
c'est l'Ego), il est absolument parfait.
L'Atman
se dédouble en l'âme spirituelle, laquelle
se dédouble en l'âme humaine, qui est le Manas
supérieur ; l'âme humaine se dédouble
à son tour en l'Essence, la Bouddhata. Somme toute,
ce sont des principes, et cette Essence qui s'incarne dans
ses quatre véhicules se revêt de ceux-ci et
se trouve embouteillée dans le Moi psychologique,
dans l'Ego.
Le
corps mental, le corps de désirs, le corps éthérique
et le corps physique intègrent la personnalité.
L'Essence, en s'introduisant dans ces véhicules,
se trouve embouteillée dans l'Ego. Ce qui retourne,
c'est une fraction de l'âme humaine.
Au-delà
de la Triade théosophique, il y a un rayon qui nous
unit à l'Absolu. Ce rayon à l'intérieur
de chaque homme est le resplendissant dragon de sagesse,
le Christ interne, la couronne Séphirotique, que
la Kabbale définit comme suit : Kether l'Ancien des
jours ,premier Logos, Chokmah le Fils, le Christ cosmique,
deuxième Logos et Binah l'Esprit-Saint, troisième
Logos. La couronne Séphirotique est la première
Triade qui émane de l'Ain-Soph (l'Etre de notre Etre).
En
dernière analyse, chacun de nous n'est qu'un atome
de l'espace abstrait absolu, de l'Ain-Soph, qui se trouve
en secrète relation avec la glande pinéale,
le chakra Sahasrara ou Eglise de Laodicée.
Nous
devons faire une différence spécifique entre
l'Ain-Soph et l'Ain-Soph Paranishpana ; dans le premier
cas, il n'y a pas d'autoréalisation intérieure,
alors que dans le second cas, il y en a une.
N'importe
quel Mahatma sait très bien qu'avant d'entrer dans
l'Absolu, il doit dissoudre les corps solaires ; le jour
où nous nous libérons, nous laissons, nous
abandonnons tous les véhicules.
Pourquoi
fabriquons-nous les corps solaires ?. Pourquoi descendons-nous
à la Neuvième Sphère, si par la suite
nous devons abandonner les corps solaires ?. Pourquoi fabriquer
une chose que l'on n'utilisera pas ?. Lorsqu'on dissout
chacun de ces véhicules christiques, il en reste
un atome-semence. Il est évident qu'il reste de ces
véhicules quatre atomes-semences. Il est indubitable
que ces atomes correspondent aux corps physique, astral,
mental et causal.
Il
est évident que les quatre atomes-semences s'absorbent
à l'intérieur de l'atome superdivin Ain-Soph
Paranishpana en même temps que l'Essence, les principes
spirituels, les lois et les trois forces primaires. Puis
survient la nuit profonde du Mahapralaya.
L'Ain-Soph
sans autoréalisation intime ne possède pas
les quatre atomes-semences, c'est un simple atome de l'espace
abstrait absolu qui renferme seulement les trois forces
primaires, Père, Fils et Esprit-Saint.
Un
atome provenant d'un Maître qui s'est libéré
est très différent d'un atome Ain-Soph sans
autoréalisation. A l'aube d'un Mahamanvantara, un
autoréalisé dédouble ses corps, ses
germes entrant en activité.
Il
possède les corps solaires et les restaure s'il le
désire à n'importe quel moment. Le fait d'avoir
fabriqué ces corps lui donne la conscience autonome.
L'Ain-Soph
qui possède les atomes-semences peut se réincarner
à l'heure où il le veut, et il se trouve vêtu
de ses corps solaires. Lorsqu'il veut se manifester, il
émet ses atomes-semences solaires et apparaît
n'importe où dans l'espace.
Il
y a une formule qui définit tout, et c'est celle-ci
: C-O-N-H, ce sont quatre forces, les quatre corps d'un
initié, quatre corps que revêt la Séité
quand elle veut se manifester.
1
C Carbone ; en Alchimie, la lettre C symbolise le corps
de la volonté consciente, le carbone de la chimie
occulte.
2
O Oxygène ; en Alchimie, la lettre O symbolise le
véritable corps mental solaire fabriqué dans
la Forge des Cyclopes, l'oxygène de la chimie sacrée.
3
N Azote ; en Alchimie, la lettre N symbolise l'authentique
corps astral solaire, tout à fait différent
du corps de désirs ; il est évident que le
légitime corps sidéral est l'azote de la chimie
occulte.
4
H Hydrogène ; en Alchimie, le H symbolise le corps
physique, véhicule tridimensionnel de chair et d'os.
Les
quatre corps se trouvent dans l'Ain-Soph Paranishpana, c'est
de là qu'émanent les quatre corps dont se
vêt la Séité, et celle-ci les fabrique
instantanément, c'est-à-dire au moment où
elle veut travailler dans un monde pour le bien de l'humanité,
apparaissant alors comme un Maître autoréalisé,
autoconscient, Maître de la vie et de la mort.
Les
trois forces primaires, soient : la Sainte-Affirmation,
le Père ; la Sainte-Négation, le Fils et la
Sainte-Conciliation, l'Esprit-Saint se manifestent à
travers les atomes C, O et N (carbone, oxygène et
azote) ; le H (hydrogène) est une force indépendante
des trois autres, et elle est par conséquent le véhicule
physique qui sert d'instrument aux corps de la volonté,
au corps mental et au corps astral.
Nous
n'exagérons pas en insistant sur l'idée transcendantale
alchimiste voulant qu'un Ain-Soph Paranishpana possède
à l'intérieur de lui-même les quatre
atomes-semences C-O-N-H.
Grâce
à ces quatre atomes alchimiques, l'Ain-Soph Paranishpana
reconstruit le char de Mercavah (les corps solaires) pour
entrer dans n'importe quel univers, lorsque c'est nécessaire.
N'oublions
pas que Mercavah est le char des siècles, l'homme
céleste de la Kabbale.
En
guise de conséquence ou de corollaire, nous pouvons
et devons affirmer que ceux qui n'ont pas réalisé
le travail dans la Neuvième Sphère (le sexe)
ne possèdent pas, en réalité, le char
de Mercavah.
Il
est indiscutable que tout change dans le champ d'action
de la Prakriti, à cause des modifications de Traigunamayashakti,
et que tous les êtres humains nous modifions également
de manière positive ou négative, mais si nous
ne fabriquons pas le char de Mercavah, Ain-Soph demeurera
sans autoréalisation intime.
Ceux
qui n'ont pas éliminé l'Abhayan Samskara,
la peur innée, fuiront la Neuvième Sphère
en disant à d'autres que le travail dans la Forge
des Cyclopes (le sexe) est inutile.
Ce
sont eux, les Pharisiens hypocrites qui arrêtent au
filtre le moustique mais engloutissent le chameau, les ratés
qui n'entrent pas dans le Royaume ni ne laissent entrer
les autres. En vérité, le sexe est la pierre
d'achoppement et la roche de scandale.
|