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3M36 Le Ciel de Vénus
Le
troisième exploit d'Hercule, le Héros Solaire,
survient maintenant, extraordinaire : je veux me référer
instamment à la capture de deux animaux, l'un aussi
doux que rapide, l'autre turbulent et menaçant :
la Biche de Cérynie et le Sanglier d'Erymanthe.
Nous pouvons et même devons identifier ces fameux
quadrupèdes aux deux constellations astrales resplendissantes
les plus proches des étoiles des Gémeaux qui
se trouvent près des deux centaures, contre qui Hercule
soutient une lutte sanglante.
Dans
la biche aux pieds de bronze et aux cornes d'or, consacrée
à Diane et acquise par Apollon, le Dieu du Feu, nous
pouvons voir une claire allusion à l'Ame humaine
(l'époux de la Walkyrie), le Manas supérieur
de la Théosophie.
Et
le terrible sanglier, pervers comme aucun, est le vivant
symbole de toutes les basses passions animales.
Il
n'est pas superflu d'affirmer qu'en ces instants je désirais
très sincèrement et de toutes les forces de
mon Ame, entrer dans le Ciel de Vénus : le monde
causal, la Demeure des Principes.
Mais
il est clair qu'il fallait d'abord avoir des mérites,
réduire en poussière cosmique l'effrayant
sanglier.
Il
est nécessaire de descendre avant de monter ; chaque
exaltation est toujours précédée d'une
terrible humiliation.
Descendre
aux Enfers vénusiens fut indispensable, urgent, inajournable,
avant l'Ascension.
Il
fallait une information préalable et celle-ci en
elle-même s'avérait certainement pressante,
péremptoire.
Des
indications précises, extraordinaires, me vinrent
pendant la méditation ; il est évident que
l'Initié est toujours aidé.
Sur
une grande table, très semblable à l'attrayant
damier d'un jeu d'échecs, au lieu des pièces
connues de ce jeu, je vis de nombreuses figures animales
d'aspect répugnant.
Incontestablement,
avec l'aide de ma Divine Mère Kundalini, j'avais
déjà éliminé les défauts
de type psychologique, dans le monde astral comme dans le
monde mental, mais les germes-causes de ceux-ci continuaient
à exister en moi-même ici et maintenant.
Dans
le domaine de la plus pure psychologie expérimentale,
nous pouvons affirmer l'énoncé suivant :
L'élimination
radicale de n'importe quel défaut psychologique échoue
absolument lorsqu'on n'en dissout pas la cause secrète.
Extirper
de mon psychisme ces causes intrinsèques fut certes
ma tâche dans les Enfers vénusiens.
Je
dus surmonter victorieusement d'épouvantables tentations
charnelles comme celles dont souffrit le patriarche Saint-Augustin
au pied de la Croix.
Le
Mystère gnostique est présent,
Dans
le vol tranquille de la colombe,
Et
le péché du monde dans le serpent,
Qui
mord au pied l'ange qui le dresse.
Sur
l'éternelle nuit du passé,
S'ouvre
l'éternelle nuit du futur.
Chaque
heure, une larve du péché,
Et
le symbole du serpent et de la pomme.
Immense
est la multitude des délits dont les germes causes
doivent être éliminés et même
si j'avais cent bouches, cent langues et une voix de fer,
je ne pourrais pas les énumérer tous.
Dans
le Tartare où l'on châtie les méchants,
je rencontrais aussi deux vieux amis de jeunesse, l'un vit
toujours, l'autre est déjà mort.
Il
faut se rappeler que ces titans des temps anciens qui voulaient
grimper jusqu'au ciel souffrent maintenant dans les abîmes,
enchaînés par la colère de Jupiter.
Là,
habitent aussi les insolentes lapites et le hardi Ixion
qui attaqua Junon et Pirithoos, qui voulut enlever Proserpine.
Dans
le monde souterrain vit aussi l'orgueilleux Salmoné,
roi d'Elide, qui réclama pour lui les Honneurs divins,
n'étant qu'un simple mortel, un vulgaire ver de terre.
Avant
d'abandonner définitivement la demeure de Pluton,
je vis quelque chose d'épouvantable, de terrible,
comme si un monstre excessivement gigantesque voulait dévorer
l'humanité entière. Aïe, aïe, aïe
!.
Plus
tard, je me sentis transformé dans ces Enfers atomiques
; le Christ cosmique entra en moi et je me fondis en lui.
Alors
une multitude de mères m'amenèrent leurs enfants
et moi, rempli d'extase, je m'exclamais : « Laissez
venir à moi les petits enfants car le Royaume des
Cieux leur appartient ».
Comme
je me sentis heureux, le corps causal transformé
!. Après avoir béni tous ces tendres enfants,
j'abandonnais le Règne minéral submergé
et pénétrais victorieux dans le Ciel de Vénus
(le monde causal).
Je
fus ainsi réintégré à l'état
de Principe que j'avais jadis perdu lorsque sur le plateau
central d'Asie, je commis la même erreur que le Comte
Zanoni.
Tomber
soumis, aux pieds paradisiaques de l'exquise beauté
féminine, boire la liqueur des mandragores, manger
les pommes d'or du Jardin des Hespérides fut certes
l'erreur mentionnée. Mais en travaillant, plus tard,
avec l'électricité sexuelle transcendante,
je retournais sur le chemin que j'avais abandonné
jadis.
Ce
monde causal merveilleux ou monde de la Volonté consciente,
tant de fois cité par monsieur Leadbeater, Annie
Besant, Arthur Power, Rudolf Steiner, HPB, etc., est évidemment
terreur d'amour et de loi. Indubitablement, le Ciel de Vénus
n'est pas du temps et il est au-delà du mental.
Il
résulte de façon patente que la substance
akashique, en tant qu'élément naturel et vibration,
ou tattva, constitue en elle-même le fond vivant et
philosophal du monde des Causes cosmiques.
Le
bleu électrique profond resplendit merveilleusement
dans cette région et scintille ici et là,
nous comblant d'une exquise volupté spirituelle indescriptible.
C'est
le monde des Causes naturelles comme un océan sans
limites ni bords ; les vagues incessantes d'actions et de
conséquences vont en flux et reflux d'instant en
instant.
Il
est évident qu'il n'existe pas de cause sans effet
ni d'effet sans cause ; une réaction suit toute action
; de n'importe quel acte se dégage toujours une conséquence,
ou nous dirions même plus, une série de conséquences.
A
cette époque de mon existence actuelle, je reçus
beaucoup d'informations objectives démontrées
et démontrables.
Exemple
: devant l'orateur d'un auditoire, je me présente
en pleine assemblée, je ne sais pas être conciliant,
je mets mon nez là où il ne faut pas : je
réfute des concepts.
Résultat
: l'orateur, un homme du monde causal, se retire indigné.
Plus
tard, ce conférencier commenta mon attitude avec
d'autres et, en fait, cela se traduisit par toute une série
enchaînée de conséquences.
Dans
le monde causal, je vis aussi avec un mystique étonnement,
l'avenir qui attendait la planète Terre et les créatures
humaines qui demeurent dans ce monde physique.
Vêtu
du corps causal, je me vis soudain à l'intérieur
d'une grande gare ferroviaire.
Le
Mouvement gnostique est certes, un train en marche ; quelques
passagers montent à une gare et descendent à
une autre ; rares sont ceux qui arrivent au terminus.
Plus
tard, je dus m'immerger dans l'Infini espace étoilé
; j'avais besoin de chercher quelque chose dans l'amphithéâtre
de la Science cosmique.
Surpris,
admiratif, car je n'ai pas encore perdu la capacité
de m'étonner, je pus percevoir avec l'OEil de Dagma
ou oeil de Shiva, quelque chose d'insolite et d'inhabituel.
Devant
ma vision spirituelle, la Terre apparut assiégée
à mort par douze géants démesurés,
noirs, sinistres, menaçants (les douze constellations
zodiacales agençant la cristallisation définitive
du Karma mondial).
Les
gens des autres mondes n'ignorent pas la Grande Catastrophe
qui surviendra et ils s'approcheront avec leurs vaisseaux
pour enregistrer ou photographier le cataclysme.
J'ai
ici l'Apocalypse de Saint-Jean en pleine action. Collision
des mondes. Aïe !, aïe !, aïe !.
Il
est opportun de citer dans ces pages quelques versets extraordinaires
du Coran :
Parmi
les signes qui doivent précéder l'arrivée
de la dernière heure, se trouve celui de la Lune
qui se divisera en deux. Mais malgré cela, les incrédules
n'en croiront pas leurs yeux.
Il
est évident qu'on ne peut en aucune façon
parler d'une division géologique ou physique de notre
satellite voisin. On interprète cela politiquement
et militairement. Les Grandes puissances se disputeront
la Lune.
Quand
sonnera la trompette pour la première fois. Quand
la terre et les montagnes seront emportées dans les
airs et pulvérisées d'un seul coup. Quand
le ciel se déchirera et tombera en morceaux. Ce jour
sera le jour inévitable. Chap 27, 88.
Collision
!, c'est le terme précis. La planète Terre
heurtera un autre monde qui s'approche dangereusement.
Quel
choc cela fait !, ce sera le Jour du Jugement dernier. Ceux
dont les oeuvres pèsent dans la balance auront une
vie agréable. Ceux qui les ont légères
auront pour demeure la fosse ardente (les mondes infernaux).
Quand
la terre tremblera avec ce tremblement qui lui est réservé.
Quand elle aura vomi les morts qui reposent dans ses entrailles.
L'homme se préparera à être jugé.
Le
Soleil sera affligé, les étoiles tomberont,
les montagnes seront mises en mouvement et termineront en
s'écrasant au sol. Le ciel éclatera en mille
morceaux et les mers et les rivières confondront
leurs eaux. Les tombes s'entrouvriront et les morts ressusciteront.
Ceux qui auront pratiqué le bien auront la félicité
sans limites ; mais les réprouvés seront également
châtiés sans mesure. Chap 69, 13-16.
Incontestablement
devant l'inévitable collision, le rapprochement excessif
de cette masse planétaire sera à l'origine
d'épouvantables tempêtes électromagnétiques.
Il
est évident que la présence de ce monde sidéral
exerce une attraction sur le feu liquide de l'intérieur
de notre globe, alors l'élément igné
cherchera à sortir en créant d'innombrables
volcans.
En
ces jours, la terre sera secouée par de terrifiants
tremblement de terre et d'horripilants raz de marée.
Les
villages et les villes tomberont en ruine, fatalement, comme
de misérables châteaux de cartes.
Des
vagues monstrueuses jamais vues fouetteront, avec furie,
le plages sablonneuses et un son très étrange
surgira du fond des mers.
Indubitablement,
la radiation extraordinaire de cette planète tuera
des millions de créatures et tout sera consumé
dans un apocalyptique holocauste.
Pierre
ou Patar, le Grand Hiérophante dit :
Mais
le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit,
dans lequel les cieux passeront avec un grand tumulte, et
les éléments brûlants seront défaits,
et la terre et les oeuvres qui sont en elle seront brûlées.
Dans
le monde causal, je contemplais avec un étonnement
mystique la Grande Catastrophe qui s'approchait et puisque
cette région est celle de la Musique ineffable, la
vision fut illustrée dans le courant du son.
Une
délicieuse symphonie tragique résonnait dans
les fonds profonds du Ciel de Vénus.
Cette
partition étonnait, en général, par
la grandeur et la majesté, et par l'inspiration et
la beauté de son plan, par la pureté de ses
lignes et par le colori et la nuance de sa sage et artistique
instrumentation, douce et sévère, grandiose
et terrifiante, dramatique et lugubre à la fois.
Les
passages mélodiques fragmentaires (leitmotiv) qu'on
entendait dans le monde causal, dans les différentes
situations prophétiques, étaient d'une grande
puissance expressive et en intime relation avec le grand
événement et les faits historiques qui, inévitablement,
le précéderont dans le temps.
Il
y a dans la partition de ce grand Opéra cosmique
des fragments symphoniques en relation avec la troisième
guerre mondiale, des sonorités délicieuses
et funestes, des faits horripilants, des bombes atomiques,
une radioactivité épouvantable sur toute la
terre, des famines, la destruction totale des grandes métropoles,
des maladies inconnues, des guerres incessantes ici, là
et là-bas, etc.
Entremêlés
avec un art sans précédent, on entendit les
thèmes liés à la destruction de New-York,
Paris, Londres, Moscou, etc.
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