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3M35 Le Ciel de Mercure
Maintenant
survient le second Travail d'Hercule, transcendantal et
transcendant : la destruction de l'Hydre de Lerne, monstre
symbolique d'origine immortelle, doté de neuf têtes
menaçantes qui se régénèrent
chaque fois qu'elles sont détruites, menaçant
les troupeaux aussi bien que les récoltes.
Lutte difficile, pendant laquelle le Héros solaire
est accompagné par Iolaos, son aurige et inspirateur,
dont le rôle est très semblable à celui
de Sri Krishna dans sa relation avec Arjuna (voir la Bhagavad-Gita,
le Chant du Seigneur).
Quoique
ce travail magnifique puisse s'interpréter comme
une oeuvre bienfaisante dans un delta marécageux
comme celui du Nil sacré, cette Hydre multiforme
est aussi une image allégorique qui personnifie clairement
le Mental avec tous ses défauts psychologiques.
En
tant que constellation, cette Hydre symbolique a sa partie
antérieure entre le Lion et le Cancer, s'étendant
au Sud jusqu'aux pieds resplendissants de la Vierge.
Avec
des charbons ardents, Iolaos brûle les têtes
renaissantes, là où Hercule les écrase
avec sa masse, après quoi, celui-ci ayant coupé
la tête immortelle, symbole extraordinaire de l'amour
authentique, la cache sous un rocher qui évidemment
va servir de Pierre philosophale de sa vie régénérée
exquisement spirituelle.
Il
est écrit en lettres de feu dans le livre de la vie
: « Qui veut monter doit d'abord descendre, chaque
exaltation est toujours précédée d'une
terrible humiliation ».
Sans
conteste, je désirais en vérité et
de toutes les forces de mon âme monter, faire l'Ascension
jusqu'au Ciel de Mercure, le Devachan des Hindous, le monde
mental supérieur, la Demeure des Archanges. Mais
il fut indispensable, avant, de descendre aux Enfers du
Mental pour y détruire l'Hydre de Lerne.
Ces
défauts psychologiques à multiples facettes
que j'avais réduits en poussière cosmique
dans les Enfers lunaires continuaient à exister comme
les têtes abominables de l'Hydre fatale, dans les
divers replis du mental.
Horripilantes
créatures animalesques, répugnantes engeances
abyssales, elles personnifiaient clairement chacun de mes
propres défauts psychologiques.
On
peut se donner le luxe de comprendre une erreur psychologique,
sans que pour ce motif on en ait saisi la profonde signification.
Sans
conteste, nous avons en très grande urgence besoin
non seulement de comprendre, mais aussi de saisir le sens
profond de ce que nous voulons éliminer.
Eliminer
les têtes (défauts psychologiques) de l'Hydre
de Lerne n'est possible qu'au moyen de l'électricité
sexuelle transcendante, pendant le Sahaja Maïthuna
dans la Forge des Cyclopes.
Puisque
la Copulation métaphysique dans la Neuvième
sphère est une forme de prière, je suppliais
dans ces instants Devi Kundalini.
Goethe,
le grand initié allemand, adorant sa Divine Mère
Kundalini, s'exclamait plein d'extase :
Vierge
pure,
Mère
digne de vénération,
Reine
par nous élue,
Et
de condition égale aux Dieux.
Désirant
mourir à lui-même, ici et maintenant, pendant
le Coït chimique, ce grand Barde disait :
Flèches,
transpercez-moi,
Lances,
soumettez-moi,
Masses,
blessez-moi,
Que
tout disparaisse,
Que
tout s'évanouisse.
Brille,
étoile éternelle,
Foyer
de l'éternel amour.
Sans
conteste, je procédais toujours de façon très
semblable et l'Hydre de Lerne, peu à peu, lentement,
perdit chacune de ses abominables têtes.
Une
fois, me trouvant dans un monastère du Tibet Oriental,
j'eus l'occasion de dire à ma Divine Mère
Kundalini ce qui suit :
«
Toi et moi, nous causons et semblons être deux personnes
différentes et cependant, nous sommes le même
Etre ».
Ce
n'est pas trop d'affirmer avec emphase que la réponse
fut vraiment extraordinaire :
«
Oui, Mon Fils !, toi et moi sommes le même Etre, mais
dérivé ».
Au
nom de la vérité, je confesse franchement
et sans ambages, que sans l'aide immédiate de ma
Divine Mère Adorable, je n'aurais pu d'aucune manière
éliminer radicalement l'Hydre de Lerne (mes défauts
psychologiques dans le subconscient intellectuel).
Avant
que la flamme d'or puisse brûler d'une lumière
sereine, la lampe doit être soigneusement placée
à l'abri de tout vent. Les pensées terrestres
doivent tomber mortes aux portes du Temple.
La
mort qui est esclave des sensations rend l'Ame invalide,
comme l'esquif que le vent égare sur les eaux.
Lorsque,
victorieux, le Soleil de Minuit resplendit dans le firmament
spirituel, je revins à l'état d'Archange que
j'avais perdu et, heureux, j'entrais dans le Ciel de Mercure.
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