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3M32 Guenièvre
La
Dame éternelle, l'Ame-Esprit (Bouddhi), exige toujours
de son chevalier (l'Ame humaine, le Manas supérieur)
toutes sortes de sacrifices inouïs et d'exploits prodigieux.
Elle, la Divine Epouse parfaite, est Guenièvre, la
Reine des Djinns, celle qui versait le vin à Lancelot.
Vin
délicieux de la spiritualité transcendante,
dans les coupes initiatiques de Sukra et de Manti.
Coupes
qui, en somme, ne sont que le Saint-Graal avec sa signification
de Calice de la boisson suprême ou nectar initiatique
des Dieux saints.
Heureux
le chevalier qui, après la lutte difficile, célèbre
ses fiançailles avec la Reine des Djinns !.
Il
est écrit en lettres d'or dans le livre de la vie,
qu'à l'intérieur de Bouddhi (l'Ame spirituelle),
comme un vase d'albâtre fin et transparent, brûle
la flamme de Prajna (l'Etre).
Une
nuit de délices indicibles, j'eus la chance de rencontrer
ma bien-aimée aux abords secrets de la Deuxième
Montagne.
Sur
le sentier solitaire avançait lentement le carrosse
de ma promise.
La
Légende des siècles dit que la marquise de
Réaupré se promenait dans une voiture à
la beauté singulière, car elle était
faite de porcelaine pure, mais le carrosse triomphal de
ma Walkyrie adorable ressemblait beaucoup plus à
cette autre voiture qu'utilisait au temps du Rococo la femme
du duc de Clermont : voiture splendide avec un attelage
de six chevaux ferrés d'argent et aux roues cerclées
du même métal.
Le
carrosse triomphal de mon adorée s'arrête devant
un palais de porphyre lumineux à la richesse et à
la splendeur de l'Orient, aux murs et aux caissons éclatants.
Le
splendide véhicule s'arrête devant les portes
de bronze resplendissant qui étonnent de tant de
majesté.
La
voiture est vite entourée par un aimable choeur ;
chevaliers, princes et nobles distingués ; jolies
dames et délicats enfants.
Quelqu'un
fait signe et j'obéis ; j'avance vers le carrosse
de l'amour, je vois à travers les cristaux du bonheur
ma Walkyrie (Bouddhi).
Elle,
parée de la robe nuptiale, l'habit des Noces de l'Ame,
ma promise est arrivée dans sa voiture resplendissante
pour les fiançailles.
Me
marier devant le saint Autel avec mon Ame jumelle, la Bouddhi
théosophique, quelle chance, mon Dieu !. Mais on
me dit que je devais attendre encore un peu.
La
virile pourvoyeuse de la force d'en haut m'ajourna et je
souffris l'indicible.
A
cette époque, je dus m'immerger profondément
dans les Mystères sacrés de Minna, les effrayantes
ténèbres lunaires d'un amour qui est le frère
jumeau de la mort.
Je
travaillais intensément dans la superobscurité
du silence et l'auguste secret des sages.
Je
dus attendre un temps, des temps et la moitié. Mais
je soupirais après Guenièvre, la Reine des
Djinns (mon Ame spirituelle).
Une
nuit, les étoiles scintillantes dans l'espace infini
semblèrent revêtir un nouvel aspect.
Loin
de l'agitation du monde, je me trouvais en extase, la porte
de ma chambre demeurait hermétiquement fermée.
Ce
fut certainement alors que je célébrais les
noces avec mon Adorée (Bouddhi) ; elle entra en moi
et je me perdis en elle.
En
ces instants de bonheur, le Soleil de Minuit (le Logos solaire)
brilla intensément.
Je
me sentis intégralement transformé ; le fameux
chakra Sahasrara, le Lotus aux Mille pétales, la
Couronne des Saints, resplendit victorieusement dans ma
glande pinéale, et j'entrais dans cet état
connu des Hindous sous le terme sanscrit de Paramananda
(Suprême félicité spirituelle).
Ce
fut alors que j'éprouvais la nécessité
de me convertir en un authentique et légitime Brahmavid-Varishtha.
Les
mille Yoga-Nadis du Sahasrara me conférèrent
le pouvoir sur certaines forces subtiles de la nature.
Bouddhi,
ma Guenièvre, mon Ame spirituelle, en plus de porter
le Shiva-Shakti-Tattva au maximum de son activité
vibratoire, avait amené le Padma coronaire à
un état d'intenses fonctions mystiques.
Alors
je me vis, converti en Messager de la Nouvelle Ere du Verseau,
enseignant à l'humanité une doctrine si neuve
et si révolutionnaire, et cependant si ancienne.
Lorsque
j'ouvris la porte de ma chambre, l'OEil de Diamant (la Pinéale)
me permit de voir d'innombrables ennemis. Il est évident
que la diffusion de la Gnose dans son aspect révolutionnaire
augmentera chaque fois plus le nombre de mes adversaires.
Il
n'est pas superflu de dire qu'après ce grand événement
cosmique, il a fallu qu'un certain rite nuptial se réalise
dans un Temple. Un grand nombre de personnes assistèrent
à ce festival de l'amour.
Incontestablement,
à la Cinquième Initiation du Feu, j'avais
incarné mon Ame humaine (le Manas supérieur
de la Théosophie).
Plus
tard, ô Dieux !, par ces épousailles alchimiques
et kabbalistes j'incarnais aussi mon Ame spirituelle (la
Bouddhi).
Ostensiblement,
au coeur de cette dernière brûle toujours de
façon inaltérable la flamme de Prajna (l'Intime).
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