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3M26 L'Evénement du Golgotha
La
rayonnante ascension du Septième Serpent Vénuste
vers l'intérieur et vers le haut, par le canal médullaire
spirituel du véhicule Divin (Atman), me permit de
vivre l'événement du Golgotha.
Je dois sans aucun doute confesser franchement, et sans
ambages, ce fait concret, clair et définitif : je
me convertis en ce personnage central du drame cosmique.
Expérimenter
en soi-même l'événement cosmique du
Calvaire, avec tout le cru réalisme transcendantal
du monde de l'Esprit divin (Atman), est certainement quelque
chose d'extraordinaire.
Je
ne suis pas le premier à vivre l'événement
du Mont des Crânes, je ne serai pas non plus le dernier.
Et
je me vis, après la crucifixion, étendu comme
un cadavre sur le Limon de la Terre.
Alors,
la Shakti potentielle, la Divine Epouse de Shiva, ma parfaite
Mère Kundalini, m'adora, prosternée avec une
humilité infinie.
«
Ô ma Mère !, m'exclamais-je, tu es ma Mère
!. C'est moi qui dois m'agenouiller devant toi. Il n'est
pas possible que tu te mettes à genoux devant moi
!. Je ne mérite pas cela !. Je suis un vil ver de
terre, un pécheur, un indigne ».
Mais,
il est évident qu'en de tels instants du drame cosmique,
je représentais le Christus. Vishnu, le Deuxième
logos, le Fils.
Au
moment où j'écris ces feuillets, il me vient
à la mémoire cette prière ineffable
de Dante Alighieri, qui dit ceci :
Ô
Fille de ton Fils, Marie !. Ô Vierge Mère !.
Humble, et passant tout être au Ciel et sur la terre
!. Terme prédestiné de l'éternel conseil
!. Toi par qui s'ennoblit notre humaine nature au point
que, devenant lui-même créature, le Créateur
se fit à son oeuvre pareil !.
C'est
toi qui dans ton sein rallumas de plus belle l'ardent amour
par qui, dans la paix éternelle, cette fleur a germé
si magnifiquement.
Soleil
de Charité dans la céleste sphère,
brûlant dans son midi !. Pour l'homme, sur la terre,
source vive d'espoir et de soulagement !.
En
toi tant de grandeur réside et de puissance, que
vouloir grâce au Ciel sans ta sainte assistance, c'est
vouloir qu'un désir sans ailes vole à Dieu.
Ta
bonté ne vient pas, Reine !, tant elle est grande,
au secours seulement de celui qui demande, mais généreusement
court au-devant du voeu. En toi la pitié tendre,
en toi miséricorde, en toi magnificence, et dans
ton sein s'accorde tout ce que créature enferme de
bonté ! (Incontestablement, chaque Etre a sa Divine
Mère Kundalini originale, particulière, individuelle).
Ores
cet homme-ci qui, du dernier abîme de l'univers entier
jusqu'à cette cime, par l'Enfer et les Cieux, pas
à pas, est monté, il te conjure ici de lui
prêter ta grâce pour qu'il puisse plus haut,
au-dessus de l'espace, élever ses regards au suprême
bonheur.
Daigne
à ton tour, priant pour lui, ma Reine !, dissiper
les brouillards de sa nature humaine et que le Bien suprême
apparaisse à ses yeux !. Et je t'en prie encore,
toute-puissante Reine !, qu'après la vision de gloire
il garde saine son âme, et que son coeur reste pur
et pieux !. Sous ta protection, de l'humaine faiblesse »
(La Divine comédie, Le Paradis, Chant XXXIII).
Nous
en terminerons ici avec cette sublime prière Dantesque
et nous continuons maintenant avec le sujet de ce chapitre
; étudions quelques versets christiques.
Alors
les soldats du gouverneur, prenant avec eux Jésus
dans le prétoire, rassemblèrent auprès
de lui toute la cohorte. Après l'avoir dévêtu,
ils le couvrirent d'une chlamyde écarlate (la Pierre
philosophale est d'abord noire, ensuite blanche et enfin
rouge) et, ayant tressé une couronne avec des épines
(diadème douloureux classique chez tout Christifié
astral), ils la posèrent sur sa tête, avec
un roseau dans la main droite (comme la verge d'Aaron ou
le bâton des Patriarches, vivant symbole de l'épine
dorsale). Et crachant sur lui, ils prirent le roseau, et
ils l'en frappèrent à la tête.
Et,
lorsqu'ils l'eurent bafoué (ainsi est le chemin du
sexe), ils le dévêtirent de la chlamyde (parce
qu'eux, les ténébreux, ne veulent jamais que
l'Initié revête le pourpre de son Logos intime)
et le revêtirent de ses vêtements.
Et
ils l'emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils
trouvèrent un homme de Cyrène, du nom de Simon
; ils le requirent pour prendre sa croix (le Gourou apparaît
toujours sur le chemin pour nous aider). Et arrivés
en un lieu-dit « Golgotha », c'est-à-dire
lieu-dit « du Calvaire » (synonyme de mort),
ils lui donnèrent à boire du vin mélangé
avec du fiel ; et l'ayant goûté, il ne voulut
pas boire (il est évident que le sentier du fil du
rasoir est très amer).
Quand
ils l'eurent crucifié (sur la croix sexuelle, car
le phallus introduit dans l'utérus forme un tel signe
très sacré), ils se partagèrent ses
vêtements, en tirant au sort (une évidente
allusion à l'élimination des possessions humaines).
Et, s'étant assis, ils le gardèrent la. Et
on posa au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation
écrit ainsi : INRI (Ignis Natura Renovatur Integra,
le feu renouvelle sans cesse la nature).
Alors
sont crucifiés avec lui deux brigands, un à
droite et un à gauche (le bon larron, le divin pouvoir
secret qui dérobe l'énergie sexuelle pour
la Christification. Le mauvais larron, l'ennemi secret qui
saccage pour le mal la réserve d'Hydrogène
sexuel SI-12).
Les
passants l'injuriaient, hochant la tête et disant
: « Toi qui détruis le Sanctuaire et en trois
jours le rebâtis (toi qui annihile l'Adam pécheur
pour que naisse l'Adam céleste), sauve-toi toi-même,
si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! (parce
que les ténébreux n'aiment pas l'insertion
du madrier transversal qui forment tes deux bras, comme
deux mains géantes qui s'étendent pour repousser
les forces sinistres et les pouvoirs inférieurs).
Pareillement les grands prêtres (les autorités),
le bafouant avec les scribes (ou intellectuels) et les Pharisiens
(qui se vantent d'être des modèles de vertu,
de sainteté) et les anciens (personnes très
respectables du monde), disaient : « Il en a sauvé
d'autres ; il ne peut se sauver lui-même !. Il est
roi d'Israël !. Qu'il descende maintenant de la croix
(qu'il abandonne le sentier du fil du rasoir et le Sahaja
Maïthuna), et nous croirons en lui ; il s'est confié
à Dieu ; qu'il le délivre maintenant, s'il
tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu
» (il se christifia et ainsi se fit Fils de l'Eternel.
Nous-mêmes sommes fils du diable, car nous sommes
le fruit de la fornication). De même aussi les brigands
qui avaient été crucifiés avec lui,
l'insultaient.
Dès
la sixième heure (la tentation), il y eut des ténèbres
sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure
(la Neuvième sphère. En faisant la somme kabbalistique,
nous avons 9 plus 6 égale 15 ; ce chiffre est l'arcane
de Typhon-Baphomet : le diable. Cette valeur correspond
à la constellation de la Baleine, sous l'influence
cosmique de laquelle se développe l'Initié
jusqu'à l'obtention de la Résurrection, rappelons-nous
la baleine de Jonas). Vers la neuvième heure, Jésus
clama d'une voix forte : « Eli, Eli, lama Sabachthani
? » c'est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m'as-tu abandonné ? » (avant la Résurrection,
tout Initié se sent, évidemment, réellement
abandonné). Certains de ceux qui se tenaient là
disaient, en l'entendant : « Le voilà qui appelle
Elie ! (Hélias, Eliu, Elias, Hélios, le Soleil
christ, le Logos intime est notre suprême aspiration).
Et aussitôt, l'un d'eux, courant prendre une éponge,
l'emplissant de vinaigre et la mettant au bout d'un roseau,
lui donna à boire (ainsi, dit-on, le travail avec
les forces sexuelles, spinales, est plus amer que le fiel).
Mais les autres disaient : « Laisse !, voyons si Elie
va venir le sauver ! ». Jésus, de nouveau,
criant d'une voix forte, rendit l'Ame (c'est ainsi que nous,
les Initiés, nous mourons à nous-mêmes,
crucifiés. Voir mon livre intitulé Le Mystère
de la Floraison d'Or).
Et
voici que le voile du Temple (le fameux voile d'Isis ou
voile sexuel adamique, produit du péché originel)
se fendit en deux, de haut en bas (à cause de la
mort suprême de l'Ego) ; et la terre fut secouée,
et les rochers se fendirent. Mt 27, 27-51.
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