|
3M25 La Belle Hélène
La
sublime et merveilleuse ascension du sixième serpent
rayonnant vers l'intérieur et vers le haut, le long
du canal médullaire spinal du corps bouddhique, me
donna de fait et de droit, le libre accès à
la Sixième Initiation Vénuste.
Dans le monde bouddhique, ou monde de l'Intuition universelle,
je dus expérimenter à cette époque
certains chapitres transcendants de l'Evangile christique.
Je
me réfère maintenant avec la plus grande délicatesse
à certains passages mirifiques et secrets, intentionnellement
éliminés du texte original par les scribes
et les docteurs de la loi.
Il
est sans aucun doute déplorable que la Sainte Bible
hébraïque ait été si cruellement
mutilée, adultérée et déformée.
Ce
que j'expérimentais alors dans la Région cosmique
intuitionnelle, présente beaucoup de concordances
rythmiques parfaites avec les divers processus initiatiques
ésotériques que nous devons vivre ici et maintenant.
Des
scènes extraordinaires, en relation avec les autres
planètes du Système solaire d'Ors, dans lequel
nous vivons, nous nous déplaçons et avons
notre Etre.
Quand
le Sixième serpent de lumière resplendissante
passa le seuil auguste de la chambre correspondante dans
le coeur tranquille, le Soleil de Minuit brilla glorieusement
dans l'infini inaltérable.
J'entrais
dans le temple de l'Initiation, accompagné par beaucoup
de gens ; chacun des participants au cortège, nous
portions une chandelle, un cierge ou une torche ardente
dans notre main droite.
Dans
ces instants, je me sentis vivre les versets ésotériques
christiques, qui disent à la lettre ceci :
Et
aussitôt, tandis qu'il parlait encore, survint Judas,
un des Douze, et avec lui une foule avec des glaives et
des bâtons, venant de la part des grands prêtres
(des hommes installés par l'autorité du monde),
des scribes (ceux que le monde tient pour sages) et des
anciens (ceux que l'on tient pour prudents, sensés
et discrets).
Et
aussitôt arrivé, s'avançant vers lui,
il dit : « Maître ! » et il lui donna
un long baiser.
Ceux-ci
portèrent les mains sur lui et l'arrêtèrent.
Mc 14, 43,45-46.
Ivre
d'extase, je m'exclamais : « Je suis le Christ ! ».
Une Dame-Adepte m'admonesta en disant : « Attention,
ne dis pas cela, c'est un manque de respect ».
«
En ce moment, je le représente », répliqué-je.
La Dame sacrée garda alors un silence respectueux.
Le
Drame cosmique à l'intérieur des murs du Temple
aux murs transparents prit une certaine saveur Majestueuse,
très grave et terriblement Divine.
Etant
le personnage central, je dus expérimenter en moi-même,
les passages évangéliques suivants :
Et
ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre
Caïphe (le démon de la Mauvaise volonté),
et tous se réunissent : les grands prêtres
(les autorités officielles de ce monde), les anciens
(les personnes très respectables et pleines d'expérience)
et les scribes (les intellectuels).
Les
grands prêtres et tout le Conseil cherchaient, contre
Jésus (le Sauveur interne), un témoignage
en vue de le mettre à mort, et ils n'en trouvaient
pas ; car beaucoup témoignaient faussement contre
lui, et les témoignages n'étaient pas concordants.
Et quelques-uns, se levant, témoignaient faussement
contre lui disant : « Nous l'avons, nous, entendu
dire : Moi, je détruirai ce Temple qui est fait de
main d'homme (se référant au corps animal)
et, au bout de trois jours, j'en bâtirai un autre,
non fait de main d'homme (le corps spirituel, To Soma Heliakon)
». Et même ainsi, leurs témoignages n'étaient
pas concordants.
Et,
se levant au milieu, le grand prêtre (avec sa mauvaise
volonté) interrogea Jésus en disant : «
Tu ne réponds rien !. Qu'est-ce que ces gens témoignent
contre toi ? ».
Lui
se taisait, et il ne répondit rien (le Silence est
l'Eloquence de la Sagesse). De nouveau le grand prêtre
l'interrogeait, et il lui dit : « C'est toi, le Christ,
le fils de Dieu ? ». Jésus dit : « C'est
moi (Il est), et vous verrez le Fils de l'homme (tout Christifié
ou Osirifié) assis à la droite de la Puissance
de Dieu (le Premier Logos) et venant avec les nuées
du Ciel ». Le grand prêtre (le démon
de la Mauvaise volonté), déchirant ses vêtements,
dit : « Qu'avons-nous encore besoin de témoins
!. Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble
? ». Tous prononcèrent qu'il était passible
de mort.
Et
quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à
lui voiler le visage, à le souffleter et à
lui dire : « Prophétise ! ». Et les gardes
le bourrèrent de coups. Mc 14, 53-65.
Et
aussitôt, le matin, les grands prêtres, après
avoir tenu conseil avec les anciens et les scribes (tout
le Conseil) et après avoir lié Jésus,
l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Et
Pilate (le démon du Mental) l'interrogea : «
C'est toi, le roi des Juifs ? ». Répondant,
il lui dit : « C'est toi qui le dis ». Et les
grands prêtres (les autorités de ce monde)
l'accusaient de beaucoup de choses. Pilate de nouveau l'interrogea,
en disant : « Tu ne réponds rien !, vois tout
ce dont ils t'accusent ! » (tout le monde, même
ceux qui se disent ses partisans, accusent le Christ interne).
Mais Jésus (le Christ interne) ne répondit
plus rien, de sorte que Pilate (le démon du Mental)
était étonné.
A
chaque fête, il leur relâchait un prisonnier,
celui qu'ils réclamaient. Or il y avait le nommé
Barabbas (le démon de la Perversité que chacun
porte à l'intérieur) détenu avec les
séditieux qui, lors de la sédition, avaient
commis un meurtre (car l'Ego est toujours homicide et scélérat).
Et étant montée, la foule se mit à
demander ce qu'il faisait pour eux. Pilate leur répondit
: « Voulez-vous que je vous relâche le roi de
Juifs ? ».
Car
il savait que c'était par envie que l'avaient livré
les grands prêtres (les autorités de toutes
sortes).
Mais
les grands prêtres soulevèrent la foule pour
qu'il leur relâchât plutôt Barabbas (les
autorités de toutes sortes défendent l'Ego
; elles disent : premièrement Moi, deuxièmement
Moi, troisièmement Moi). Pilate, prenant à
nouveau la parole, leur dit : « Que ferai-je donc
de celui que vous appelez le roi des Juifs ? ». Eux,
de nouveau, crièrent : « Crucifie-le ! »
(Crucifixia !, Crucifixia !, Crucifixia !) Mc 15, 1-14.
Je
sortis en extase du Sancta ineffable après avoir
expérimenté directement le terrible réalisme
intime de tous les versets précités.
Revêtu
d'une nouvelle tunique de Gloire, longue robe de splendeur,
je sortis de la Grande Cathédrale de l'Ame.
Comme
je me sentais heureux en contemplant de là le vaste
panorama, je vis alors le flux et le reflux de toutes choses.
La
Bouddhi est comme un vase d'albâtre fin et transparent
à l'intérieur duquel brûle la flamme
de Prajna.
Atman,
l'Etre, a deux Ames. La première est l'Ame spirituelle,
elle est féminine (la Bouddhi). La seconde est l'Ame
humaine, elle est masculine (le Manas supérieur).
L'Animal
intellectuel, appelé homme par erreur, possède
seulement l'Essence, incarnée à l'intérieur
de lui.
Cette
dernière est clairement la Bouddhata, une fraction
minime de l'Ame humaine, le matériel psychique avec
lequel on peut et on doit fabriquer l'Embryon d'Or (voir
Le Mystère de la Floraison d'Or).
La
source et la base de la Haute-Magie se trouvent dans le
mariage parfait de Bouddhi-Manas, que ce soit dans les régions
purement spirituelles ou dans le monde terrestre.
Hélène
signifie clairement les noces de Noûs (Atman-Bouddhi)
avec Manas (l'Ame humaine ou causale), l'union par laquelle
la Conscience et la Volonté s'identifient en restant
pour cette raison toutes deux dotées d'Ames aux pouvoirs
Divins.
L'Essence
d'Atman, le Feu divin primordial éternel et universel,
se trouve contenu à l'intérieur de la Bouddhi
qui, en pleine conjonction avec le Manas causal (l'Ame humaine),
détermine le Masculin-Féminin.
La
Belle Hélène de Troie est la même Hélène
que celle du Faust de Goethe, la Shakti ou puissance féminine
de l'Etre interne.
Lui
et Elle, Bouddhi-Manas, sont les Ames jumelles à
l'intérieur de nous-mêmes (bien que l'animal
intellectuel ne les ait pas encore incarnées), les
deux adorables filles de l'Atman (l'Intime). L'Epoux et
l'Epouse éternellement amoureux.
Un
tel amour a d'infinies corrélations, que ce soit
dans les paires conjuguées de Soleils doubles du
Ciel et dans celle de la Terre avec la Lune, ou dans l'amphiaster
protoplasmique des cellules déterminant comme l'on
sait, le mystérieux phénomène de la
caryocinèse, ou duplication morphologique de la cellule
unique, que ce soit dans le symbolisme universel des épopées
et de tout le reste de la littérature où l'amour
idéal entre deux êtres de sexe opposé
constitue l'Alma Mater de la production littéraire.
Il
est indéniable que le Sahaja Maïthuna, comme
Sacrement de l'Eglise de Roma se répète avec
les gémeaux de l'Akasha-Tattva et se poursuit glorieusement
avec Osiris-Isis dans la région d'Anupadaka.
J'explique
: quand nous citons l'Eglise de Roma (Rome), plaçons
les lettres à l'envers et nous lisons ainsi : Amor
(Amour). Il est clair que le Sexe est l'Eglise de l'Amour.
La
théorie des Ames jumelles n'implique aucun danger
lorsque nous saisissons sa profonde signification.
Le
Coït chimique, la Copulation métaphysique, resplendit
glorieusement au zénith de l'idéal sans la
moindre ombre d'impureté.
L'amour
légitime n'est jamais séparé du Sexe.
L'acte sexuel est certainement la consubstantiation de l'amour
dans le réalisme psychophysiologique de notre nature.
Le
mariage Bouddhi-Manas est seulement possible par le Coït
chimique. Le plaisir sexuel est un droit légitime
de l'homme.
Renato
commit la grave erreur d'affirmer avec emphase que l'Hélène
de Simon le Magicien était une belle femme de chair
et d'os que le magicien avait rencontrée dans un
lupanar de Tyr, et qui, selon l'opinion de ses biographes,
était la réincarnation de l'Hélène
grecque.
Un
tel concept ne résiste pas à une analyse de
fond : les Collèges initiatiques authentiques enseignent
très clairement que la belle Hélène
est la Bouddhi, l'Ame spirituelle de la Sixième Initiation
Vénuste, la Shakti potentielle féminine.
|