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3M22 La Transfiguration de Jésus
La
lumineuse ascension du Troisième Serpent de Lumière
vers l'intérieur et vers le haut, par le brillant
canal médullaire du corps sidéral, me donna
le libre accès à l'octave supérieure
Vénuste de l'Initiation du feu correspondante.
Il n'est pas possible d'écrire dans le cadre étroit
de ce traité tout ce que j'ai alors appris dans toutes
et chacune des trente-trois chambres saintes.
L'extraordinaire
révolution du troisième serpent rayonnant
se produisit très lentement en accord avec les mérites
du coeur serein.
Quand
le serpent lumineux franchit le seuil de la troisième
chambre secrète du Temple-Coeur, je me sentis transfiguré.
Ce
cas est-il très rare ?. N'arriva-t-il pas la même
chose à Moïse sur le Mont Nebo ?. Je ne suis
assurément pas le premier à qui cela arrive,
ni le dernier.
Dans
de tels moments de félicité, je fus transporté
en présence de cet illustre personnage à la
très grande intelligence et au noble visage que j'avais
connu autrefois quand je n'étais encore qu'un tendre
adolescent.
Je
me réfère franchement et sans ambages au professeur
des aspirants Rose-Croix cité dans le cinquième
chapitre de ce traité.
Malheureusement,
cette illustre personne ne put même pas me voir en
pleine transfiguration.
L'impressionnante
et sublime scène de la Transfiguration de Jésus,
comme celle de l'Ascension, que ceux qui se prétendent
chrétiens n'ont jamais su suffisamment méditer,
est décrite par Luc dans les termes suivants :
Or,
comme il était à prier seul, et que les disciples
étaient avec lui, il les interrogea en disant : «
Qui suis-je, au dire des foules ? ».
Répondant,
ils dirent : « Jean, le Baptiste (Ioagnes, Ra ou l'Agneau
de Dieu) ; pour d'autres, Elie ; pour d'autres, un des anciens
prophètes ressuscité ». Il leur dit
: « Mais pour vous, qui suis-je ? ». Pierre,
répondant, dit : « Le Christ de Dieu ! ».
Mais, les reprenant, il leur enjoignit de ne le dire à
personne, disant que le Fils de l'homme devait beaucoup
souffrir, et être rejeté par les anciens, les
grands prêtres et les scribes, et être tué,
et le troisième jour se relever.
Il
disait à tous : « Si quelqu'un veut venir à
ma suite, qu'il se renie lui-même (qu'il dissolve
l'Ego), qu'il prenne sa croix chaque jour (qu'il pratique
la Magie sexuelle), et qu'il me suive (qu'il se sacrifie
pour l'humanité). Car celui qui veut sauver son âme
la perdra (l'égoïste qui ne se sacrifie jamais
pour ses semblables), mais celui qui perdra son âme
à cause de moi, celui-là la sauvera (l'altruiste
qui monte à l'autel du Suprême Sacrifice pour
l'humanité). Quel profit, en effet, y a-t-il pour
un homme qui a gagné le monde entier, mais s'est
perdu lui-même ou s'est porté préjudice
?. Car celui qui aura honte de moi et de mes paroles, de
celui-là, le Fils de l'Homme aura honte, lorsqu'il
viendra dans sa gloire et celle du Père et des saints
anges ».
Je
vous le dis vraiment : « Il en est de présents
ici même, qui ne goûteront pas la mort avant
d'avoir vu le royaume de Dieu ». Luc 9,18-27.
Et
après ce passage qui, pris à la lettre, se
réfère seulement à Jésus, mais
qui, pris symboliquement ou en Esprit, se réfère
en effet à tous les hommes, comme nous le verrons
plus bas, le texte continue avec la scène de la Transfiguration,
en disant :
Or,
environ huit jours après ces paroles (et comme si
le fait, ajoutons-nous venait à être une corroboration
pratique et tangible de celles-ci), prenant avec lui Pierre,
Jean et Jacques, il monta dans la montagne pour prier. Or,
comme il priait, l'aspect de son visage devint autre, et
ses vêtements devinrent d'une blancheur étincelante.
Et
voici que deux hommes parlaient avec lui : c'étaient
Moïse et Elie qui, apparus en gloire, parlaient de
son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem.
Pierre et ceux qui étaient avec lui étaient
alourdis de sommeil. S'étant réveillés,
ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient
avec lui. Or, comme ceux-ci se séparaient de lui,
Pierre dit à Jésus : « Maître,
il est bon que nous soyons ici ; faisons donc trois tentes,
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie ».
Il ne savait ce qu'il disait. Tandis qu'il disait cela,
advint une nuée, et elle les prenait sous son ombre
; ils eurent peur en pénétrant dans la nuée.
Et
une voix advint de la nuée, qui disait : «
Celui-ci est mon fils, l'Elu : écoutez-le ! ».
Et
quand advint la voix, Jésus se trouva seul. Et eux
gardèrent le silence et n'annoncèrent à
personne, en ces jours-là, rien de ce qu'ils avaient
vu. Luc 9, 28-36.
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