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3M21 Le Baptême de Jean
Le
Second Degré de l'Initiation Vénuste, octave
supérieure de l'Initiation du Feu correspondante,
surgit de façon transcendante comme le résultat
ésotérique de la miraculeuse ascension du
second serpent rayonnant de lumière vers l'intérieur
et vers le haut, par le canal médullaire spinal,
du fond vital organique (Lingam Sarira).
Inhabituelle et magique fut certainement la rencontre que
je dus avoir avec Jean dans le Jardin des Hespérides,
où les rivières d'eau pure de vie charrient
du lait et du miel.
Je
me réfère ici avec une grande solennité
au Baptiste, très vivante réincarnation d'Elie,
le colosse qui vivait sur les aspérités du
Mont Carmel, avec pour toute compagnie le voisinage des
bêtes féroces, d'où il sortit comme
une foudre pour abattre ou élever les rois, une créature
surhumaine, parfois visible, parfois invisible, que même
la mort respectait.
Le
Divin baptême ésotérique du Christus-Jean
a ostensiblement de très profondes racines archaïques.
Il
n'est pas inutile de rappeler dans ce paragraphe le baptême
de Rama, le Christ-Yogi de l'Inde :
Quand
ils furent à mi-distance de la rive méridionale
du Sarayu : « Rama, dit avec douceur Vishvamitra,
il convient que tu jettes de l'eau sur toi, conformément
à nos rites. Je vais t'enseigner nos salutations
pour ne pas perdre de temps. Tout d'abord, reçois
ces deux sciences merveilleuses : la Puissance et l'Ultrapuissance.
Elles empêcheront que la fatigue, la vieillesse et
toute autre maladie n'envahissent tes membres ».
Après
avoir prononcé ce discours, Vishvamitra, l'homme
des mortifications, initia dans ces deux sciences Rama,
alors purifié dans les eaux de la rivière,
debout, la tête inclinée et les mains jointes
(Ceci est extrait textuellement du Ramayana et invite les
bons chrétiens à méditer).
Le
fondement adamantin baptismal se trouve indéniablement
dans le Sahaja Maïthuna, la Magie sexuelle.
Il
était urgent de donner au candidat une information
totale sur le Yoga du Sexe avant qu'il ne reçoive
les eaux baptismales.
Rama
dut être préalablement informé par Vishvamitra
avant d'être baptisé ; il connut ainsi la science
de la Puissance et de l'Ultrapuissance.
La
dé du baptême se trouve dans la transmutation
scientifique des eaux spermatiques du premier instant.
Le
sacrement du baptême est plein en lui-même d'une
profonde signification ; il est de fait un engagement sexuel.
Etre
baptisé équivaut en fait à signer un
pacte de Magie sexuelle.
Rama
sut tenir ce terrible engagement : il pratiqua le Sahaja
Maïthuna avec son Epouse-Prêtresse.
Rama
transmuta les eaux séminales en vin de lumière
de l'Alchimiste et à la fin retrouva la parole perdue,
et la Kundalini faite verbe fleurit sur ses lèvres
fécondes. Il put alors s'exclamer, de toutes les
forces de son Ame : Le Roi est mort, vive le Roi !.
En
présence du Christus-Jean, je pus sentir de toute
la présence de mon Etre cosmique la profonde signification
du baptême.
Les
Nazaréens étaient connus comme Baptistes,
Sabéens et Chrétiens de Saint-Jean. Leur croyance
était que le Messie n'était pas le fils de
Dieu, mais simplement un prophète qui voulait suivre
Jean.
Origène
(Vol. II, p 150) observe que : Certains disent de Jean le
Baptiste qu'il était l'Oint (Christus).
Quand
les conceptions métaphysiques des Gnostiques, qui
voyaient en Jésus le Logos et l'Oint, commencèrent
à gagner du terrain, les chrétiens primitifs
se séparèrent des Nazaréens qui accusaient
Jésus de pervertir les Doctrines de Jean et de changer
pour un autre le baptême dans le Jourdain (Codex Nazareus,
II, p 109).
Je
conclurai ce chapitre en insistant sur ce qui suit : quand
le Second serpent de lumière entra en contact avec
l'atome du Père dans le champ magnétique de
la racine du nez, le Christ-Soleil resplendit sur les eaux
de la vie et la cérémonie initiatique finale
arriva.
Que
les bénédictions d'Amentzano soient avec leur
inaltérabilité pour toute l'éternité
!, Amen !.
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