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3M17 La Cinquième Initiation du Feu
Nous
affirmons avec une grande solennité et sans grande
pompe le formidable réalisme palpable et évident
de trois types spécifiques d'actions :
a) Les actes basés sur la Loi des Accidents ;
b)
Les actes fondamentaux des Lois éternelles du Retour
et de la Récurrence ;
c)
Les actes merveilleux nés de la Volonté consciente.
Le
fondement du premier type d'action est certainement la mécanicité
naturelle de tout cet ordre de choses.
Il
est hors de doute que l'élément primordial
du second type d'action est l'incessante répétition
de beaucoup de drames, de comédies et de tragédies.
Ceci
arrive toujours de vie en vie, à travers le temps
et l'espace, dans la douloureuse vallée du Samsara.
Le
drame est pour les gens plus ou moins bons ; la comédie
pour les plaisantins et la tragédie pour les pervers.
Tout
arrive comme cela est arrivé, plus les conséquences
positives ou négatives.
La
Causa Causorum du troisième type d'action est certainement
le corps causal ou corps de la Volonté consciente.
Comme
conséquence ou corollaire, nous pouvons noter les
énoncés suivants : les actes nés de
la Volonté consciente sont seulement possibles quand
il nous a été donné le luxe de créer
pour notre usage particulier un corps causal.
L'Hydrogène
sexuel SI-12, au moyen du Yoga du Sexe avec son fameux Sahaja
Maïthuna, la Magie sexuelle, peut et doit passer à
une troisième octave d'ordre supérieur.
La
cristallisation de cet Hydrogène sous la forme resplendissante
et merveilleuse du corps causal se produira avec les notes
DO RE MI FA SOL LA SI de cette octave.
L'alimentation
est différente. Le corps causal a aussi son aliment
et celui-ci provient de l'Hydrogène 12 en excédent
non consommé dans le corps mental.
Evidemment,
l'Hydrogène 12 (ne pas le confondre avec l'Hydrogène
sexuel SI-12) peut et doit se convertir en Hydrogène
6 qui est l'aliment spécifique du corps causal.
Indéniablement,
puisqu'ils ne possèdent pas réellement le
corps de la Volonté consciente, les pauvres gens
sont toujours fatalement victimes des circonstances.
L'impératif
catégorique, la faculté de détermination,
celle qui permet de provoquer de nouvelles circonstances,
est seulement possible lorsqu'on possède le corps
causal ou corps de la Volonté consciente.
Avec
une grande sincérité et un terrible réalisme
gnostique, nous devons affirmer ce qui suit : l'animal intellectuel,
appelé par erreur Homme, n'a pas les corps astral,
mental et causal, il ne les a jamais créés.
Il
est inacceptable, insoutenable, inadmissible, de supposer,
ne serait-ce qu'un instant, la pleine manifestation de l'homme,
alors qu'il n'a en rien élaboré les véhicules
suprasensibles cités.
La
condition basique, indispensable, urgente, quand nous voulons
en vérité nous convertir en hommes authentiques,
est de créer en nous-mêmes les véhicules
mentionnés.
C'est
une grave erreur de croire que les bipèdes tricérébrés
ou tricentrés viennent au monde avec de tels corps.
Dans
la moelle et le Semen existent d'infinies possibilités
qui, en se développant, peuvent nous transformer
en hommes légitimes, celles-ci pourraient cependant
être perdues, et il est même normal qu'elles
se perdent, si nous ne travaillons pas avec l'échelle
fondamentale des Hydrogènes.
L'humanoïde
intellectuel n'est pas un homme mais, présumé
comme tel, il suppose par erreur qu'il l'est, et, par pure
ignorance, il tente d'usurper un état qui ne lui
correspond pas : il se croit le Roi de la Création
alors qu'il n'est même pas le roi de lui-même.
L'immortalité
est quelque chose de très sérieux, mais il
faut l'atteindre au moyen du Sahaja Maïthuna, la Magie
sexuelle.
Celui
qui se fabrique un corps astral, de fait et de droit, se
rend immortel dans le monde des vingt-quatre lois.
Celui
qui s'offre le luxe de créer un corps mental atteint
visiblement l'immortalité dans le monde des douze
lois.
Celui
qui se forge un corps causal atteint indubitablement l'immortalité,
recherchée dans le monde des six lois.
C'est
seulement en fabriquant ces véhicules solaires que
nous pouvons incarner ce que l'on appelle l'Ame humaine
; je veux me référer au troisième aspect
de la Trimurti hindoue : Atman-Bouddhi-Manas.
On
a déjà beaucoup parlé sur le fameux
To Soma Heliakon, le corps d'Or de l'Homme solaire.
Il
s'agit incontestablement de l'habit de Noce de l'Ame cité
par l'Evangile christique biblique.
Un
tel vêtement est évidemment composé
par les corps suprasensibles, extraordinaires cristallisations
de l'Hydrogène sexuel SI-12. Il n'est en aucune façon
possible de pénétrer dans le Sanctum Regnum,
Regnum Dei, Magis Regnum, sans l'habit de Noce de l'Ame.
Avec
le sain propos d'illuminer encore davantage ces paragraphes,
nous poursuivrons en transcrivant la Parabole de la fête
des Noces :
Et,
prenant la parole, Jésus leur dit de nouveau en paraboles
: Le royaume des Cieux ressemble à un roi qui fit
des noces pour son fils.
Et
il envoya ses esclaves convier aux noces ceux qui étaient
invités, et ils ne voulurent pas venir.
De
nouveau il envoya d'autres esclaves, en disant : «
Dites aux invités : Voici que j'ai apprêté
mon déjeuner ; mes taureaux et mes bêtes grasses
sont égorgés, et tout est prêt : venez
aux noces ».
Eux,
négligeant l'invitation, s'en allèrent, l'un
à son champ, l'autre à son négoce ;
les autres, saisissant ses esclaves, les outragèrent
et les tuèrent.
Le
roi fut pris de colère et, envoyant ses armées,
il fit périr ces meurtriers et incendia leur ville.
Alors
il dit à ses esclaves : « La noce est prête,
mais les invités n'étaient pas dignes. Rendez-vous
donc aux issues des chemins, et tous ceux que vous trouverez,
invitez-les aux noces ». Et, étant sortis sur
les chemins, ces esclaves rassemblèrent tous ceux
qu'ils trouvèrent, mauvais et bons ; et la salle
fut remplie de convives.
Etant
entré pour observer les convives, le roi vit là
un homme qui n'était pas revêtu d'un vêtement
de noce. Et il lui dit : « Mon ami, comment es-tu
entré ici sans avoir un vêtement de noce ?
». Celui-ci resta bouche close. Alors le roi dit aux
serviteurs : « Liez-lui pieds et mains et jetez-le
dans les ténèbres du dehors ; là seront
les sanglots et les grincements de dents. Car il y a beaucoup
d'appelés, mais peu d'élus » (Mt 22,
1-14).
Il
est clair et évident que ce convive qui n'avait pas
revêtu l'Habit de Noce de l'Ame ne pouvait pas légitimement
recevoir le qualificatif d'Homme, mais on lui concède
ce titre simplement par amour et respect pour nos semblables.
La
parabole serait devenue grotesque si l'on avait dit qu'il
y avait là un animal qui n'avait pas d'habit de noce.
Assurément,
aucun animal, y compris la bête intellectuelle, n'a
jamais été vêtu de l'Habit de Noce de
l'Ame.
Mais
revenons à mon cas personnel pour nous approcher
un plus de la finalité de ce chapitre.
Au
nom de la vérité, je dois dire très
clairement que je suis né avec mes quatre corps :
physique, astral, mental et causal.
Il
était indispensable et urgent pour moi de restaurer
sans délai le pouvoir du feu dans chaque corps, et
de récapituler les Initiations.
Après
les quatre Initiations précédentes, je dus
repasser patiemment la Cinquième Initiation du Feu.
Je
veux, dans ces lignes, donner une signification intrinsèque,
transcendante et transcendantale au terme repasser.
Puisque
dans les vies antérieures, j'étais déjà
passé par les Initiations cosmiques du feu, j'avais
maintenant seulement besoin de les repasser. Quand je demandais
au Logos de notre Système solaire d'Ors la permission
d'entrer dans les mystères de la Cinquième
Initiation du Feu, il me donna la réponse suivante
: « Tu n'as pas besoin de demander la permission pour
entrer en Initiation ; tu as parfaitement le droit de le
faire ».
Le
béni confia alors à un noble spécialiste
du monde causal la mission de m'assister et de m'aider.
La
tâche de ce spécialiste en question fut de
conduire intelligemment le feu sacré le long de mon
canal médullaire du corps causal ou corps de la Volonté
consciente.
L'éveil
du cinquième serpent igné de nos pouvoirs
magiques dans le chakra Muladhara de l'os coccygien fut
célébré dans le Temple avec une grande
fête.
L'ascension
de la Kundalini de vertèbre en vertèbre et
de chakra en chakra le long de l'épine dorsale du
corps causal se réalisa très lentement en
accord avec les mérites du coeur.
Puisque
je suis né éveillé et que je jouis
certainement de ce que nous pourrions appeler la Conscience
objective et la Connaissance objective, il me fut facile
de transférer les souvenirs du monde causal au cerveau
physique.
J'explique
: la Psychologie moderne révolutionnaire de la Nouvelle
Ere de l'Aquarius utilise les termes Objectif et Subjectif
de la façon suivante :
a)
Objectif : Réel, spirituel, vrai, divin, etc. ;
b)
Subjectif : Vague, incohérent, imprécis, illusoire,
fantasque, absurde.
Dans
le monde des Causes naturelles, j'ai compris la nécessité
d'apprendre à obéir au Père sur la
Terre comme au Ciel.
Un
de mes plus grands bonheurs fut certainement l'entrée
dans le Temple de la Musique des Sphères de cette
région cosmique.
Sur
le seuil de ce Temple, le Gardien m'enseigna un de ces saluts
secrets de la Fraternité occulte.
Le
visage de ce Gardien ressemblait à un éclair
: quand cet homme vivait sur Terre, il s'appelait Beethoven.
Dans
le monde causal, j'ai trouvé beaucoup de Bodhisattvas
travaillant intensément pour l'humanité.
Ces
hommes du monde causal se tirent d'affaire merveilleusement,
chacun sous la direction de son Dieu interne.
Seul
l'Homme causal a atteint définitivement l'immortalité
; cette classe d'êtres est au-delà du bien
et du mal.
Vivre
le drame du Christ cosmique dans ces régions, se
convertir en personnage central de toute la Via Crucis,
est certainement quelque chose qui ne peut jamais être
oublié. Nous avons besoin de nous raffiner, de nous
quintessencier, de nous purifier vraiment, si en vérité
nous aspirons ardemment à vivre sérieusement
les formidables réalités contenues dans le
Divin symbolisme christique.
Sans
réfréner en aucune façon mes désirs
intimes, je confesse sincèrement que dans le monde
des Causes naturelles, je me vis chargé du poids
de ma propre vie devant la foule profane qui, furieuse,
me lapidait.
Le
visage de l'Adorable miraculeusement imprimé sur
le voile sacré de Véronique me parut très
marqué.
Il
n'est pas inutile de rappeler que les archéologues
découvrirent beaucoup de têtes couronnées
d'épines en pierre ; de telles effigies appartiennent
à l'Age du Bronze.
Il
est évident que cela nous rappelle la Rune Epine
dont nous avons amplement parlé dans le Cours ésotérique
de Magie runique.
Toute
personne versée dans le Gnosticisme universel sait
bien ce que signifie cette rune.
La
signification profonde du Divin visage avec la tête
couronnée d'épines est Volonté-Christ.
La
Nuit de l'Initiation, je vis en extase resplendir, avec
une singulière transparence et d'une façon
singulièrement diaphane, le voile de Véronique
sur l'Autel sacré.
L'événement
cosmique final devint inévitable lorsque le Cinquième
Serpent, après être passé par la glande
pinéale et le champ magnétique de la racine
du nez, arriva jusqu'à la chambre secrète
correspondante dans le coeur tranquille.
Fusionné
alors avec mon Etre réel intérieur, je sentis
avec bonheur que je retournais à l'état infantile
paradisiaque.
La
cérémonie finale une fois terminée,
je me prosternais devant mon Gourou Adolfito en m'exclamant
: « Merci, Vénérable Maître ;
c'est à toi que je dois tout cela ».
Le
Mahatma béni répondit en se levant : «
Ne me remerciez pas !. Ce que j'ai besoin de savoir c'est
comment vous allez vous comporter maintenant dans la vie
».
«
Les faits parlent pour moi, Vénérable Maître,
tu le vois ». Tels furent alors mes mots.
Par
la suite, je reçus la visite d'un Grand Génie
Elémental. Je veux me référer ici à
ce Deiduso que personnifie le Sphinx du désert Egyptien.
Cet
être avait les pieds pleins de boue. Je compris sa
profonde signification ésotérique occulte.
«
Vous avez les pieds pleins de boue », dis-je : la
mystérieuse créature garda le silence ; incontestablement,
il me fallait procéder au lavement des pieds.
Quand
je voulus déposer sur ses joues le saint baiser,
il me rappela à l'ordre délicatement en disant
: « Embrasse-moi avec pureté » ; je fis
ainsi.
Plus
tard, Isis, dont aucun mortel n'a levé le voile,
me rendit visite ; ma Divine Mère Kundalini. Je l'interrogeais
immédiatement sur les résultats.
«
Ô ma Mère !, ai-je donc élevé
les cinq serpents ? ».
«
Oui, mon Fils ! ».
«
Je voudrais que vous m'aidiez maintenant à élever
les sixième et septième serpents ».
«
Ceux-ci sont élevés ».
A
ce moment surgit en moi le parfait souvenir de moi-même.
«
Ah !, je suis un ancien petit Maître ; j'étais
tombé, maintenant, je m'en souviens ».
«
Oui, mon fils, tu es un Maître ! ».
«
Ô Devi Kundalini !, tu es Lakshmi, l'épouse
de Vishnu. Mère adorable !, tu es la Divine promise
de Shiva. Vierge vénérable !, tu es l'aqueuse
Sarasvati, la compagne de Brahma ».
Ô
cher lecteur !, écoute-moi, elle est certainement
l'Eternel féminin représenté par la
Lune et par l'Eau ; la Magna Mater d'où provient
le M magique et le fameux hiéroglyphe du Verseau.
Elle
est assurément aussi la Matrice universelle du Grand
Abîme, la Vénus primitive, la Grande Vierge
Mère qui surgit des vagues de la mer avec son fils
Cupidon-Eros.
Il
est hors de doute que nous devons affirmer franchement et
sans ambages qu'elle est la Prakriti hindoue et métaphysiquement
Aditi et même Mulaprakriti.
Jamais
nous ne pourrions fouler le sentier rocailleux qui conduit
à la libération finale sans l'aide de la Divine
Mère Kundalini.
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