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3M15 La Troisième Initiation du Feu
Il
ne fait aucun doute que la mort est quelque chose de profondément
significatif. Approfondir ce sujet, l'étudier à
fond, intégralement, sincèrement, avec une
patience infinie et dans tous les niveaux du mental, est
certainement urgent, irremplaçable.
Comme conséquence ou lumineux corollaire, nous pouvons
et même devons affirmer solennellement le postulat
suivant : « C'est seulement en découvrant totalement
les mystères de la mort, que nous pouvons découvrir
les origines de la vie ».
Si
la semence ne meurt pas, la plante ne naît pas. La
Mort et la Conception se trouvent intimement associées.
Au
moment de rendre notre dernier soupir, nous projetons inévitablement
à travers le temps et l'espace le schéma électrique
de notre propre existence.
Il
est ostensible qu'un tel schéma électropsychique
vient plus tard imprégner l'oeuf fécondé
; c'est ainsi que nous retournons.
Le
sentier de la vie est formé par les empreintes des
sabots du cheval de la mort.
Les
derniers moments de l'agonisant se trouvent liés
secrètement aux plaisirs amoureux de nos futurs parents
terrestres.
Le
destin qui nous attend au-delà de la mort est la
répétition de notre vie actuelle plus ses
conséquences.
Ce
qui continue au-delà de la fosse sépulcrale,
ce sont mes affections, mes tendresses, mes haines ; j'aime,
je n'aime pas, j'envie, je désire, je me venge, je
tue, je vole, je suis luxurieux, je suis en colère,
je convoite, etc.
Toute
cette légion de Moi, véritable légion
de démons, personnifiant les défauts psychologiques,
revient, retourne et se réincorpore.
Il
serait absurde de parler d'un Moi individuel, il vaut mieux
parler d'un Moi pluralisé.
Le
Bouddhisme ésotérique orthodoxe enseigne que
l'Ego est une somme d'agrégats psychiques.
Le
livre égyptien de la Demeure occulte mentionne avec
beaucoup d'insistance les démons rouges de Seth (les
mois-diables qui constituent l'Ego).
Ces
Moi querelleurs et braillards constituent les légions
ténébreuses contre lesquelles Arjuna doit
combattre sur l'ordre venant directement du Seigneur Krishna
(voir la Bhagavad-Gita).
La
personnalité ne retourne pas ; elle est fille de
son temps ; elle a un commencement et une fin. L'unique
chose qui continue est certainement un tas de diables.
Nous
pouvons atteindre l'immortalité dans le monde astral,
mais cela est possible seulement en fabriquant l'Eidolon
(le corps astral).
Un
bon nombre d'auteurs de type pseudo-ésotériste
et pseudo-occultiste tombent dans l'erreur de confondre
l'Ego avec le corps astral.
La
littérature métaphysique moderne parle beaucoup
de projections du corps astral, mais nous devons avoir la
valeur de reconnaître que les amateurs d'occultisme
se dédoublent habituellement dans leur Ego, pour
voyager dans les régions sublunaires de la nature,
à travers le temps et l'espace.
Le
corps astral n'est pas un instrument indispensable à
l'existence ; il n'est pas inutile de se souvenir que le
corps physique possède heureusement un tréfonds
vital ou Lingam Sarira qui garantit intégralement
son existence.
Il
est incontestable que le corps astral est un luxe que peu
de personnes peuvent s'offrir ; rares sont les sujets qui
naissent avec ce splendide véhicule.
La
matière première du Grand-OEuvre, l'élément
alchimique avec lequel nous pouvons fabriquer le corps astral
est l'Hydrogène sexuel SI-12.
Cet
hydrogène représente clairement le produit
final de la transformation des aliments dans le merveilleux
laboratoire de l'organisme.
En
conséquence, il est évident qu'il s'agit de
la matière la plus importante avec laquelle travaille
le sexe ; l'élaboration de cette substance se produit
en consonance rythmique avec les sept notes de l'échelle
musicale.
Il
n'est pas inutile de comprendre que l'Ens-Seminis et son
Hydrogène SI-12 particulier est à la fois
semence et fruit.
Transmuter
ce prodigieux Hydrogène pour lui donner une cristallisation
intelligente à une octave supérieure signifie,
de fait, créer une nouvelle vie à l'intérieur
d'un organisme déjà existant, donner une forme
évidente au corps astral ou sidéral des Alchimistes
ou des Kabbalistes.
Vous
devez comprendre que le corps astral naît du même
matériel, de la même substance, de la même
matière que le corps physique : l'unique chose qui
diffère est le processus.
Tout
le corps physique, toutes les cellules sont, pour ainsi
dire, imprégnés par les émanations
de la matière SI-12. Et quand elles sont suffisamment
saturées, la matière SI-12 commence à
cristalliser.
La
cristallisation de cette matière constitue la formation
du corps astral.
La
transition de la matière SI-12 en émanations
et la saturation graduelle de tout l'organisme par ces émanations
est ce qui s'appelle en alchimie Transmutation ou Transformation.
Justement,
cette transformation du corps physique en astral est ce
que l'alchimie appelle « transformation des métaux
grossiers en métaux nobles », soit l'obtention
de l'or à partir de métaux ordinaires.
Le
procédé ésotérique, nous pouvons
le découvrir dans le Yoga du Sexe, le Maïthuna,
la Magie sexuelle, la connexion du Lingam-Yoni, Phallus-Utérus,
sans éjaculation de l'Ens-Seminis.
Le
désir réfréné sera à
l'origine du merveilleux processus de la cristallisation
de l'Hydrogène SI-12 à une octave supérieure.
L'alimentation
est différente. Il est incontestable que le corps
astral a aussi besoin d'aliments et de nourriture, c'est
clair.
Comme
le corps physique est sagement contrôlé par
quarante-huit lois, ce qui est scientifiquement démontré
par les quarante-huit chromosomes de la cellule germinale,
il en résulte très clairement que le principal
Hydrogène du corps physique est l'Hydrogène
quarante-huit (48).
Il
est en vérité relativement facile d'économiser
ce type spécifique d'Hydrogène quand nous
marchons sur le sentier de la ligne droite.
L'excédent
d'Hydrogène quarante-huit (48) qui n'est pas gaspillé
dans les activités physiques du monde tridimensionnel
d'Euclide se transforme merveilleusement en Hydrogène
vingt-quatre (24).
Ostensiblement,
l'Hydrogène vingt-quatre devient toujours un extraordinaire
aliment du corps astral.
Il
est urgent d'affirmer avec grande insistance que le corps
sidéral ou astral des Alchimistes ou Kabbalistes
se développe et se déroule magnifiquement
sous le contrôle absolu des vingt-quatre lois.
Tout
organe se reconnaît clairement par ses fonctions et
on sait que l'on a un corps astral quand on peut s'en servir
pour voyager (voir le chapitre VI de ce traité).
Mon
cas fut certainement extraordinaire. Je dois spécialement
affirmer que je suis né avec mon corps astral.
Je
l'avais fabriqué de façon magnifique avant
de naître dans les âges très anciens
d'un Mahamanvantara antérieur, bien avant que rayonne
l'aube de la chaîne lunaire.
Le
plus important pour moi était certainement de restaurer
les pouvoirs ignés de ce corps sidéral ; je
le compris ainsi avant de solliciter au Logos du Système
solaire mon entrée à la Troisième Initiation
du Feu. Il n'est pas inutile de dire à nos chers
lecteurs que le Grand Etre, après m'avoir accordé
ce que je demandais, ordonna une providence spéciale
pour m'aider.
De
tout cela, vous pouvez en déduire qu'il me fut donné
un certain spécialiste du Troisième Degré
du Pouvoir du Feu.
Ce
Gurudeva accomplit sa mission en dirigeant le troisième
serpent igné par le canal médullaire du corps
astral.
Litelantes
et mon insignifiante personne qui ne vaut rien percevions
avec le sixième sens le spécialiste astral
qui nous aidait pendant l'union métaphysique.
L'éveil
du feu dans le corps astral est toujours annoncé
par un éclair terrible dans la nuit.
Au
début, le Troisième Degré du Pouvoir
du Feu dans un si précieux véhicule est d'une
très belle couleur blanche immaculée, plus
tard, il devient brillant parmi l'aura de l'Univers avec
une très belle couleur or.
Je
confesse franchement et sans ambages que pendant le travail
ésotérique avec le Troisième Degré
du Pouvoir du Feu, je dus vivre de façon symbolique
tout le Drame cosmique.
Celui
qui n'est rien de plus qu'un vulgaire ver de terre sorti
de la boue se sent réellement ému quand brusquement
et sans aucun mérite, il se voit converti en personnage
central d'un tel drame, bien que tout se passe de façon
symbolique.
A
la différence des deux précédents serpents,
le Troisième Degré du Pouvoir du Feu, après
avoir touché l'atome du Père dans le champ
magnétique de la racine du nez, poursuit sa marche
jusqu'au coeur.
Entre
le champ magnétique de la racine du nez et le coeur
existent des voies secrètes, les Nadis ou canaux
merveilleux.
Un
chemin secret connecte la racine du nez avec le chakra de
la tête qui contrôle le cardia depuis le centre
du cerveau. C'est par cette voie que circule le feu ; il
poursuit ensuite son chemin jusqu'au coeur même, en
circulant mystérieusement par l'Anahata-Nadi.
Vivre
tout le drame du Christ dans le monde astral est sans aucun
doute quelque chose qui ne pourra jamais être oublié.
Au
fur et à mesure que le Troisième Degré
du Pouvoir du Feu se développe et se déroule
harmonieusement dans le corps astral, les divers événements
du drame christique deviennent ouverts.
Quand
le feu sacré arrive au merveilleux refuge du coeur
serein, nous expérimentons alors le symbolisme intimement
lié à la mort et à la résurrection
du Christ.
Il
s'ensuit que l'instant où le Longinus symbolique
plante la lance sacrée, extraordinaire emblème
de la force phallique, dans le flanc de l'Initié,
est particulièrement terrible.
Parsifal
guérit avec une telle Haste la plaie affreuse qui
cuisait douloureusement le flanc du roi Amfortas.
Quand
je fus secrètement reçu par une certaine puissance
sidérale, je fus attaqué par les ténébreux
adeptes de la main gauche, remplis d'une grande haine.
Dans
les Mystères des Grandes Cathédrales, le Saint-Sépulcre
ne fait jamais défaut, et il est évident qu'il
ne pouvait pas manquer lors de mon Initiation.
Au
moment où j'écris ces lignes me vient en mémoire
l'instant de l'initiation de Ginès de Lara.
Il
n'y avait pas effectivement, à cet instant ésotérique
de l'insigne Initié, de demoiselle de Grande Lignée,
fille du fondateur du Monastère, qui l'accompagnait,
ni d'autre bonne âme que son propre Maître Guide,
qui le conduisit jusqu'au Sancta Sanctorum ou Aditya de
ce Temple, où le néophyte trouva, au centre
d'une très riche salle de marbre, un somptueux sépulcre
hermétiquement clos, dont il leva facilement le lourd
couvercle de ses propres mains. Ginès, obéissant
au Maître, put y voir, à sa grande surprise,
son propre corps physique.
A
la différence de Ginès de Lara, je vis dans
le sépulcre mon propre corps astral ; je compris
alors que je devais passer par la Résurrection ésotérique.
Il
est indéniable que le Grand Maître franc-maçon
Hiram Habif doit ressusciter en nous. Le Roi est mort !.
Vive le Roi !.
Une
résurrection réaliste, crue, légitime
et authentique est seulement possible à la Deuxième
Montagne. Dans ces paragraphes, nous faisons référence
avec insistance à la résurrection initiatique
symbolique.
Dans
le Saint-Sépulcre, je dus rester astralement l'espace
de trois jours avant la Résurrection symbolique mentionnée.
La
descente à la sombre demeure de Pluton fut indispensable
après tout le processus symbolique de la Résurrection.
Je
dus commencer des récapitulations ténébreuses
dans les entrailles les plus profondes de la Terre : là
où Dante le Florentin a trouvé la cité
de Dité.
L'ascension
progressive se réalisa lentement à travers
les diverses strates du Règne minéral submergé.
Une
récapitulation scénique, vécue, progressive
et ascendante fut indispensable pour la pleine connaissance
du Soi-Même, du Moi-Même.
Quand
il s'agit de dissoudre l'Ego, il est habituellement utile
de récapituler d'antiques erreurs abyssales.
Connaître
nos propres erreurs psychologiques est certainement urgent,
irremplaçable.
«
Je suis un Saint ! » m'exclamais-je devant un groupe
de dames élégantes et ténébreuses
qui avaient pris place dans un somptueux salon abyssal.
Ces
femmes rirent de moi en se moquant de bon gré, en
même temps, avec une moue très provocante,
elles répétaient ironiquement : « Saint
!, Saint !, Saint ! ».
Ces
malheureuses femmes avaient raison. A cette époque,
je n'avais pas dissous l'Ego, j'étais un Bodhisattva
tombé.
Il
est écrit avec des charbons ardents dans le livre
de toutes les splendeurs que, dans la demeure de Pluton,
la vérité se masque de ténèbres.
« Demonius est Deus Inversus », écrivit
HPB
Ascension
symbolique, initiatique, instructive, mais néanmoins
différente de l'Ascension logoïque de la Troisième
Montagne.
Dix-neuf
jours après avoir commencé la marche ascendante
abyssale, les Adeptes de la Fraternité occulte éliminèrent
de mon bas-ventre une sorte d'enveloppe ou substance atomique
de la peau de l'organisme humain.
A
l'intérieur du Microcosme-Homme, une telle enveloppe
atomique est comme une grande porte qui donne accès
aux bas-fonds abyssaux.
Tant
que cet élément atomique existe chez les individus,
l'Essence restera encore autoenfermée dans l'Ego.
Cette
porte atomique une fois éliminée de la contrepartie
abyssale du ventre, les Adeptes doivent alors soigner cette
zone ventrale.
Quand
le Troisième Degré du Pouvoir du Feu réussit
à sortir par la partie supérieure du crâne,
il assume la représentation mystique de l'Esprit-Saint
: une blanche colombe avec la tête d'un vénérable
vieillard.
La
créature divine et immaculée, posée
sur la tour du temple, gardant heureuse, en affût
mystique, l'instant suprême de l'Initiation.
En
me souvenant d'anciennes erreurs de réincarnations
antérieures, je dus passer trente-trois jours par
un événement insolite, inhabituel.
Trois
des quatre états de la conscience durent être
soumis à l'épreuve du feu.
Définir
ces quatre états de la conscience est urgent pour
le bien de nos chers lecteurs :
a)
Eïkasia ;
b)
Pistis ;
c)
Dianoïa ;
d)
Noûs.
Le
Premier de ces quatre états est l'inconscience profonde,
la barbarie en marche, le rêve infrahumain, la cruauté,
etc.
Le
Second de ces états correspond exactement à
tous les processus du rationnel : les opinions, les sectarismes
fanatiques, etc.
Le
Troisième se manifeste comme une synthèse
conceptuelle, scientifique, une révision intellectuelle
des croyances, l'induction, la déduction de type
réfléchi, les études très sérieuses
sur les phénomènes et les lois, etc.
Le
Quatrième est la Conscience éveillée,
l'état de Turiya, la Clairvoyance illuminée
réellement objective, parfaite, la Polyvoyance, etc.
Je
sortis victorieux de la difficile épreuve ; indéniablement,
sur le sentier du Fil du Rasoir, nous devons être
éprouvés de nombreuses fois.
Le
symbolisme hermétique de cette épreuve ésotérique
fut très intéressant. Trois donzelles, très
sereines dans le feu. Victoire !, fut le résultat.
Aujourd'hui,
je me trouve déjà fermement établi
dans les Etats dianoétiques et noétiques.
Il n'est pas inutile d'affirmer que Eïkasia et Pistis
furent éliminés de ma nature à travers
les terribles ordalies de l'Initiation.
Trente-sept
jours après avoir commencé les révisions
abyssales, je dus alors étudier de façon directe
les douze constellations zodiacales sous le gouvernement
desquelles nous évoluons et involuons constamment.
Chacune
des douze constellations zodiacales resplendit avec un ton
particulier.
La
Lumière astrale de la Constellation du Lion est d'une
très belle couleur dorée et on se sent inspiré
en la contemplant.
La
fin de tous les processus liés à l'Ascension
est toujours annoncée par quatre anges qui font chacun
sonner une trompette, tournés vers les quatre points
cardinaux de la planète Terre.
Dans
le Temple, la blanche colombe de l'Esprit-Saint se livra
en me disant : « Travaillez intensément dans
la Neuvième sphère si vous voulez incarner
en vous-mêmes le Troisième Logos ».
Tous
ces processus symboliques de l'Ascension se terminèrent
le quarantième jour.
La
Cérémonie finale eut lieu dans le monde causal
; ce que je vis et ressentis alors fut certainement extraordinaire.
Le
Grand Initiateur fut alors Sanat Kumara, le fondateur du
Grand Collège d'Initiés de la Vénérable
Loge Blanche.
Sur
l'Autel, avec le roseau à sept noeuds dans sa puissante
main droite, ce Grand Etre resplendissait, terriblement
divin.
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