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3M11 La Vache Sacrée
Avant
la seconde catastrophe Transapalnienne qui modifia fondamentalement
l'aspect de la croûte terrestre, existait un ancien
continent qui fut englouti dans les eaux tumultueuses de
l'océan Atlantique.
Je veux me référer avec insistance à
l'Atlantide, sur laquelle existent partout d'innombrables
traditions.
Voyez
également les noms étrangers Atlantes ou de
langues barbares, comme avaient l'habitude de le dire ces
Grecs stupides qui voulurent assassiner Anaxagore quand
il osa dire que le Soleil était un peu plus grand
que la moitié du Péloponnèse.
Des
noms, dis-je, traduits de l'Egyptien par les prêtres
de Saïs et rendus à leur signification première
par le Divin Platon pour être traduits ensuite merveilleusement
en langage attique.
Voyez
le fil adamantin de la tradition millénaire, depuis
ceux-ci jusqu'à Solon et en poursuivant ensuite avec
les deux Critias et le Maître Platon.
Voyez,
vous dis-je, les descriptions extraordinaires de Botanique,
Géographie, Zoologie, Minéralogie, Politique,
Religion, coutumes, etc., des Atlantes.
Voyez,
avec des yeux d'aigle rebelle, les allusions voilées
aux premiers Rois divins de ce vieux continent antédiluvien,
à ceux auxquels le Paganisme méditerranéen
même fait tant référence, et les textes
sacrés les plus anciens du monde oriental.
Des
rois sublimes, dont les notes étonnantes de Diodore
de Sicile, qui sont encore à étudier, rendent
compte de façon détaillée.
Voyez,
enfin, et ceci est le plus intéressant, le sacrifice
de la Vache sacrée, caractéristique des brahmanes,
des hébreux, des mahométans, des païens
européens et de milliers d'autres peuples.
Il
est incontestable que notre très célèbre
et indestructible cirque Taurin n'est rien d'autre au fond
qu'une survivance ancestrale très ancienne de cette
fête du sacrifice Atlante, dont on trouve encore la
description dans de nombreux livres archaïques secrets.
Il
existe en réalité de nombreuses légendes
dans le monde sur les taureaux en liberté du Temple
de Neptune, animaux que l'on n'épuisait pas brutalement
comme aujourd'hui avec des piques et des épées,
mais avec des lassos et autres ingénieux artifices
de la Tauromachie classique.
Vaincu
alors dans l'arène sacrée, l'animal symbolique
était immolé en l'honneur des Dieux saints
de l'Atlantide, qui, avec parmi eux Neptune lui-même,
avaient involué de l'état solaire primitif,
jusqu'à se transformer en personnes de type lunaire.
L'art
Tauromachique classique est sans aucun doute un art initiatique
en relation avec le culte mystérieux de la Vache
sacrée.
Voyez
: l'arène atlante du Temple de Neptune et l'actuelle,
ne sont certainement rien d'autre qu'un zodiaque vivant
où, constellé, s'assied l'honorable public.
L'Initiateur
ou Hiérophante est le Maître ; les banderilleros,
à pied sont les Compagnons. Les picadors, à
leur tour, sont les Apprentis. C'est pour cela que ces derniers
vont à cheval, c'est-à-dire avec tout leur
jugement au-dessus de leur corps non dompté, qui
a coutume de tomber mort pendant l'âpre lutte.
Les
compagnons, par le fait de mettre des banderilles ou des
harnais, commençaient alors à se sentir supérieurs
à la bête sauvage, à l'Ego animal ;
c'est-à-dire qu'ils sont déjà, à
la façon d'Aryuna de la Bhagavad-Gita, les persécuteurs
de l'ennemi secret, tandis que le Maître, avec la
cape de sa hiérarchie, a la domination sur Maya et,
empoignant l'épée flamboyante de la volonté,
il devient, à la manière du Dieu Krishna de
cet antique poème, non pas le persécuteur,
mais le matador du Moi, de la bête, de l'horrible
monstre mugissant qu'avait vu à Kameloc ou Kamaloka
le roi Arthur en personne, chef suprême des insignes
Chevaliers de la Table ronde.
Donc,
la resplendissante Tauromachie atlante est un Art royal
profondément significatif qui nous enseigne au travers
de son brillant symbolisme, la dure lutte qui doit nous
conduire jusqu'à la dissolution du Moi.
Il
est incontestable qu'un certain coup d'oeil rétrospectif
se reliant à l'ésotérisme taurin peut
nous conduire à des découvertes mystiques
d'ordre transcendant.
Comme
fait d'actualité immédiate, il n'est pas inutile
de citer le profond amour que ressent le toréador
pour la Vierge ; il est évident qu'il s'en remet
totalement à elle avant d'apparaître dans l'arène,
vêtu de son habit de lumière.
Ceci
nous rappelle les mystères Isiaques, le terrible
sacrifice de la Vache sacrée et les cultes archaïques
de IO, dont les origines remontent solennellement à
l'apparition de la vie sur notre planète Terre.
Il
est pathétique, clair et défini, que seule
IO, Devi Kundalini, la Vache sacrée à cinq
pattes, la Mère Divine, possède en vérité
ce pouvoir magique Serpentin qui nous permet de réduire
en poussière cosmique l'Ego animal, la bête
mugissante de l'arène de l'existence.
Les
voyelles IO constituent par elles-mêmes le nombre
Dix de la génération et le rapport de la circonférence
au Diamètre.
Il
est donc évident que IO est le nombre PI (Pitar),
le formidable mystère.
IO
est aussi la Svastika, Fohat, ou électricité
sexuelle transcendante, représentée par la
croix dans le cercle et symbole de la terre, sujet sur lequel
on pourrait écrire un livre entier.
Il
est écrit en lettres de feu dans le livre de la vie
que ce symbole en forme de coordinateur mathématique
a existé dans tous les pays de la Terre depuis la
nuit des temps.
Il
est absolument nécessaire de nous convertir de toute
urgence en Bouviers, c'est-à-dire en sages conducteurs
de la Vache sacrée.
La
Vénérable Grande Maîtresse HPB vit réellement
en Inde une authentique vache à cinq pattes ; c'était
un véritable caprice de la nature, un miracle immaculé,
d'un blanc pur, ineffable.
Don
Mario Roso de Luna dit que cette singulière créature
avait la cinquième patte sur une côte ; de
cette façon, elle chassait les mouches ou se grattait.
Le
curieux animal était conduit par un jeune homme de
la secte Sadhu ; ce garçon se nourrissait exclusivement
du lait de la vache mystérieuse.
Le
symbolisme ésotérique, merveilleux et resplendissant
de la Vache à cinq pattes ressort de façon
évidente et manifeste.
La
très vive expression manifeste des cinq dédoublements
de notre Divine Mère Kundalini particulière.
Souvenons-nous
du signe de l'infini, le huit horizontal est égal
à un cinq, ce qui donne, lu littéralement
Infini égale Cinq ; c'est-à-dire, l'infini
est égal au Pentalphe, à l'ineffable Vache
à cinq pattes, à l'étoile à
cinq branches ou au pentagone régulier étoilé
qui arrêta Méphistophélès quand
il accourut à l'évocation magique du Docteur
Faust.
Il
est indispensable de définir ces cinq aspects pour
le bien de tous et de chacun de nos étudiants :
a)
La Kundalini non-manifestée ;
b)
L'ineffable Isis, la chaste Diane (Sagesse, Amour, Pouvoir)
;
c)
L'Hécate grecque, la Proserpine égyptienne,
la Coatlicue aztèque (la Reine des enfers et de la
Mort. Terreur d'amour et de Loi) ;
d)
La Mère nature particulière individuelle (Celle
qui a créé notre corps physique) ;
e)
La Magicienne élémentale instinctive (Celle
qui est à l'origine de nos instincts).
Le
Bouvier, le conducteur de la Vache sacrée, peut et
doit travailler dans le Magistère de ces cinq pouvoirs
du Pentalphe.
Je
déclare solennellement et en insistant ce qui suit
: moi, je travaille directement avec les cinq pouvoirs de
la Vache sacrée.
Illustrer,
éclairer, enseigner le Pentalphe est un devoir, mais
je préfère le faire avec des récits
vécus :
Premier
récit.
On
dit qu'entre le sublime et le ridicule, il n'y a qu'un pas,
et ceci est un axiome.
Souvenez-vous
pendant un instant des Bacchantes en période de fureur
orgiaque.
Des
beautés féminines polarisées positivement
par l'Onde dionysiaque, des nymphes des bois et des montagnes,
poursuivies par des silènes lascifs.
Voyez
maintenant les ménades ridicules, polarisées
négativement par l'Onde de Dionysos.
Des
danseuses effrénées dans la fureur de leur
folie sacrée. Des femmes Hippies de la Grèce
antique.
Des
fémina prostituées excitées par les
drogues, en pleine ivresse dionysiaque. Les sacrifices humains
et animaux les rendaient encore plus dangereuses.
Ce
sont les ménades luxurieuses qui furent responsables
de la mort d'Orphée, et la lyre merveilleuse tomba
en morceaux sur le sol du Temple.
Une
fois, je racontais à des amis des épisodes
comiques en relation avec un passé bohémien.
Evidemment,
ni le fruit fermenté de la Vigne, ni les Bacchantes
au comble de leur fureur orgiaque ne pouvaient faire défaut
dans un tel comique.
Des
scènes ridicules de ces temps passés, où
je marchais dans ce monde du Kali-Yuga en tant que Bodhisattva
tombé.
Mais
il existe des moments stellaires de l'humanité. Un
aide-mémoire cosmique doit être en vérité
très nécessaire.
En
dehors de mon véhicule physique, en corps astral,
sous la zone tridimensionnelle d'Euclide, je dus entrer
dans le monde souterrain.
Ce
qui arriva ensuite fut au plus haut point effrayant ; ce
que je vis là, dans l'horrible région submergée,
fut la même chose que ce que virent auparavant les
Hoffmann, Edgar Poe, Blavatsky, Bulwer-Litton de tous les
temps ; la même chose que ce que nous a dépeint
Espronceda avec ses choeurs démoniaques, avec les
angoisses du poète ; avec les voix dissonantes de
ceux qui quittent sans but le bateau de la vie, des fous
qui se fient au vent des passions et de la mer ténébreuse
du doute dans le bien-agir ; de ceux qui, fatals, se marient
avec le destin ; des orgueilleux qui veulent construire
des tours de Babel de sottes ambitions ; de ceux qui mentent
; de ceux qui combattent pour des gloires mondaines, de
ceux qui s'embourbent dans les plaisirs de l'orgie, de ceux
qui convoitent l'or, des oisifs qui détestent le
travail fécond et créateur, des malins, des
hypocrites et autres victimes du Protée de l'égoïsme,
enfin.
Apparurent
des griffes, des dents, des cornes, des trompes, des dards,
des mâchoires, des queues, des ailes coupées,
des anneaux lacérants qui menaçaient de m'anéantir
comme un misérable ver de terre.
En
même temps parvinrent à mes oreilles magiques
beaucoup de sons irritants ; des cris, des hurlements, des
sifflements, des hennissements, des grincements, des beuglements,
des croassements, des miaulements, des aboiements, des mugissements,
des ronflements et des coassements.
Je
me trouvais plongé dans la boue de tant de misère
; l'angoisse s'empara de moi ; j'attendais anxieusement
un baume pour soigner mon coeur endolori.
Non,
les élucubrations de ces grands voyants de l'astral
qui s'appelèrent Alchimistes, Kabbalistes, Occultistes,
Esotéristes, Yogis, Gnostiques ou simplement poètes,
n'étaient pas vaines.
Soudain,
quelque chose d'insolite se passe au-delà des eaux
fangeuses de l'Achéron ; l'horrible porte qui donne
accès à la Demeure de Pluton tourne sur ses
gonds d'acier.
Très
ému, je tressaille, pressentant que quelque chose
de terrible est arrivé. Je ne me trompe pas : je
la vois, c'est elle, la non-manifestée Kundalini
; elle a traversé le seuil où demeurent les
âmes perdues.
Madone
magnifique, excellente, extraordinaire et terriblement divine
; elle s'approche de moi d'un pas majestueux, je ne sais
que faire, je suis confondu ; je ressens à la fois
de la crainte et de l'amour.
Rappel
cosmique ?. Reproche ?. L'adorable parle avec une voix paradisiaque,
me bénit, et poursuit son chemin comme si elle allait
vers les effrayantes murailles de la cité de Dité.
Au
fond de ma conscience, je sentis à ce moment-là,
comme si elle voulait aussi aider les autres qui habitent
la cité des douleurs, où nous ne pouvons entrer
sans une juste indignation.
On
raconte que Dante, en regardant depuis la haute tour de
l'ardent sommet, vit apparaître à l'improviste
les trois furies infernales qui, dit-on, avaient des attitudes
et des membres féminins.
Je
me souvins de tout ceci instantanément, en aucune
façon je ne voulais, moi, misérable mortel
de la boue de la Terre, me convertir en un habitant de plus
de la cité des douleurs.
Heureusement,
j'eus la grande joie de pouvoir sortir des entrailles de
l'Averne pour apparaître à la lumière
du Soleil.
Un
autre jour : de bon matin, quelqu'un frappe à ma
porte ; c'est un vieux professeur de l'enseignement secondaire.
Ce
brave homme m'invite à une fête de remise de
diplôme : sa fille a terminé ses études
avec un succès total.
Impossible
de décliner son invitation !. C'est un ami et je
lui dois certains services. En aucune façon, je ne
suis disposé à le décevoir.
Après
d'inévitables arrangements personnels, Litelantes
et mon insignifiante personne qui ne vaut rien, nous sortons
de la maison pour atteindre la demeure du professeur.
De
nombreuses personnes élégamment vêtues
nous reçurent très cordialement dans la royale
maison.
Une
délicieuse musique résonnait dans la maison,
des gens joyeux allaient et venaient, par ici et par là
; des couples ravis dansaient sur le tapis moelleux.
Plusieurs
fois, mon magnifique amphitryon vint vers nous avec l'intention
de nous offrir du vin fermenté.
Je
vis plusieurs fois de près les coupes resplendissantes
de fin baccara, mais je rejetais énergiquement Bacchus
et ses orgies ; je me trouvais avec le coeur affligé.
Il
se convertit incontestablement en mon pire ennemi, en supposant
par erreur que je faisais un affront à sa fête.
Plus
tard, il propagea contre moi diverses fausses nouvelles
diffamantes ; il lança contre mon insignifiante personne
tout le venin de ses critiques. Non content de tout cela,
il en appela à la calomnie publique en m'accusant
devant les tribunaux de supposés délits que
j'ignore encore.
L'individu
en question mourut un peu plus tard dans un malheureux accident
de voiture.
Aujourd'hui.
je pense que dans ce festin, je me suis certainement conduit
comme un rustre, en manquant de diplomatie.
Il
y a des invités, dans tous les salons du monde qui
savent jouer avec le Diable, ils passent la nuit entière,
une coupe à la main et se défendent merveilleusement.
Ils font semblant de boire, chaque fois qu'il y a un nouveau
toast, mais en réalité, ils ne boivent pas,
ils se moquent du Démon de l'Alcool.
Second
récit.
Nous
ferons maintenant un nouveau récit très singulier
dans lequel nous ne parlerons ni de festins merveilleux,
ni de banquets d'Héliogabale.
Quelle
vie reposante,
Celle
de celui qui fuit l'agitation mondaine,
Et
suit la voie cachée,
Par
où sont allés le peu de sages,
Qui
ont existé dans le monde !.
Il
n'est pas troublé dans sa poitrine,
Par
l'état des grands superbes,
Ni
n'admire le toit doré,
Fabriqué
par le sage maure,
Nourri
de jaspes !.
Vénus
chasseresse descendant des hautes cimes avec l'intention
d'aider son fils Enée, le héros troyen qui
a débarqué sur la terre de Libye, m'apporte
des souvenirs insolites.
Isis,
Adonia, Tonantzin (le second aspect de ma Divine Mère
Kundalini), vint vers moi, plus rapide que le vent du Levant.
Elle
n'avait pas à proprement parler le visage d'un mortel,
elle avait une beauté impossible à décrire
avec des mots, elle semblait être la soeur d'Apollon-Phoebus.
Je
me retrouvais dans ses bras immaculés et très
aimants ; l'adorable ressemblait à une vierge de
douleurs comme celle de l'Evangile biblique chrétien.
J'avais
faim et elle me donna à manger, j'avais soif et elle
me donna à boire, j'étais malade et elle me
soigna. Impossible d'oublier ses paroles :
«
Mon fils, sans moi, à l'heure de ta mort, tu serais
complètement orphelin ».
Puis,
elle continua en disant : « Sans moi, tu serais totalement
seul au monde. Que serait ta vie sans moi ? ».
Je
répétais ensuite : « Sans toi, ma Mère,
je serais certainement orphelin. Je reconnais pleinement
que sans ta présence, à l'heure de la mort,
je me trouverais réellement seul ».
La
vie devient un désert lorsqu'on est mort à
soi-même : sans l'aide de notre Divine Mère
Kundalini dans toute la présence de notre Etre, nous
nous retrouverions alors intérieurement orphelins.
«
Ô Mère adorable !, tu as manifesté le
Prana, l'électricité, la force, la cohésion
et la gravitation de cet Univers ».
«
Tu es la Divine énergie cosmique occulte dans les
profondeurs inconnues de chaque créature ».
«
Ô Mahasarasvati !, Ô Mahalakshmi !, tu es l'épouse
ineffable de Shiva (l'Esprit-Saint) ».
Troisième
récit.
La
légende de la Vache céleste, dont le lait
est ambroisie, vie et immortalité, n'est rien sans
un solide fondement, et nous les Adeptes, comme le Divin
Gautama ou Bouddha conducteur de la vache, nous travaillons
très sérieusement avec le Magistère
des cinq aspects de Devi Kundalini.
Il
nous plaît infiniment, à nous les Gnostiques,
de nous nourrir avec les pommes d'Or et de Freyja, qui donnent
l'immortalité aux Dieux.
Nous
buvons avec bonheur la liqueur du Soma ou manne biblique,
avec laquelle nous nous sentons réconfortés
et vigoureux comme dans les meilleurs moments de notre jeunesse
florissante.
Un
certain événement cosmique transcendant me
revient en mémoire au moment où j'écris
ces lignes.
Il
arriva, il y a déjà un certain nombre d'années,
qu'une nuit de pleine lune, je fus transporté dans
un extraordinaire monastère de la Fraternité
blanche universelle.
Comme
je me sentis heureux dans la maison de l'amour !. Il n'y
a certainement pas de plus grand plaisir que de se sentir
l'âme généreuse. Dans ces moments, le
temps n'existe pas et le passé et le futur fraternisent
dans un éternel maintenant.
En
traversant des pièces et des galeries royales, à
la suite de mes amis, nous arrivons à un patio très
frais, où se trouve une miniature des lions de l'Alhambra.
Patio
enchanteur où murmuraient, parmi des fleurs jamais
vues ni connues, diverses sources d'eau jaillissante, comme
celles de la Divine fontaine Castalie.
Mais,
le plus important brillait au centre du patio et c'est avec
une crainte mystique de pénitent et d'anachorète
que je le contemplais.
Je
me réfère ici avec insistance à la
Pierre de Vérité. Celle-ci avait alors une
forme humaine Divinisée.
Prodige
Sexuel de la bénie déesse Mère Mort
; merveille funéraire, spectrale.
Troisième
aspect de ma Divine Mère Kundalini ; vivante sculpture
de pierre ; terrible représentation qui effraie tellement
les mortels.
Je
confesse sans ambages devant les Dieux et les hommes que
j'embrassais la terrible déesse Mort en pleine ivresse
dionysiaque.
Il
était indispensable de me réconcilier avec
la Loi, ainsi que me l'avaient dit les Frères de
l'Ordre de Saint-Jean, les Vénérables qui
avaient déjà réalisé le Mystère
Hyperboréen en eux-mêmes.
Après
la fin de ce festival cosmique, je dus me réunir
alors avec quelques Dames et Chevaliers du Saint-Graal dans
le réfectoire du Monastère.
Avec
beaucoup de secret et un grand enthousiasme, tous les frères
ont commenté pendant le repas l'événement
extraordinaire.
Incontestablement,
les Pierres animées qui dans l'antique Arcadie modifièrent
radicalement la façon de penser du sage Pausanias
peuvent être classées en deux catégories,
les Ophites et les Sidérites, la Pierre-Serpent et
la Pierre-Etoile.
Eusèbe,
en particulier, ne se séparait jamais de ses Ophites,
qu'il portait sur la poitrine, et il en recevait des oracles
proférés par une petite voix qui semblait
appartenir à un sylphe léger.
Arnobio
raconte que chaque fois qu'il rencontrait une pierre de
cette sorte, il ne manquait jamais de lui adresser une question
à laquelle celle-ci répondait d'une petite
voix claire et aiguë.
Hécate,
Proserpine, Coatlicue, en vivante pierre animée,
il me sembla qu'elle avait surgi d'un Champ de la Mort ou
de quelque tombe de Karnak.
Quatrième
récit.
Ce
que la plupart des gens connaissent actuellement du Chamanisme
est très peu de choses, et même ce peu a été
falsifié, de même que le reste des religions
non chrétiennes.
On
l'appelle habituellement le paganisme de la Mongolie, sans
aucune raison, car c'est une des plus anciennes religions
de l'Inde, à savoir : le culte de l'esprit, la croyance
en l'immortalité des âmes et que celles-ci,
au-delà de la mort, continuent à présenter
les mêmes caractéristiques que celles des hommes
qu'elles animèrent ici sur Terre, bien que leurs
corps aient perdu par la mort leur forme objective, lorsque
l'homme a changé sa forme physique en spirituelle.
Cette
croyance, dans sa forme actuelle, est un rejeton de la Théurgie
primitive et une fusion pratique du monde visible avec l'invisible.
Quand
un étranger naturalisé dans le pays désire
entrer en communication avec ses frères invisibles,
il doit assimiler leur nature, c'est-à-dire qu'il
doit rencontrer ces êtres en parcourant la moitié
du chemin qui le sépare d'eux, et enrichi alors par
eux d'une abondante provision d'essence spirituelle, il
les dote à leur tour d'une partie de sa nature physique,
pour les mettre de cette façon en condition de pouvoir
se montrer parfois sous forme semi-objective, ce qui leur
fait défaut ordinairement.
Un
semblable processus est un changement temporel de nature,
appelé communément Théurgie.
Les
gens vulgaires appellent les Chamans des sorciers, parce
qu'on dit qu'ils évoquent les esprits des morts,
afin d'exercer la Nécromancie, mais le vrai Chamanisme
ne peut pas être jugé selon ses ramifications
dégénérées de Sibérie,
de la même façon que la religion de Gautama-Bouddha
ne peut pas être confondue avec le fétichisme
de quelques-uns qui se disent ses disciples au Siam et en
Birmanie.
Il
est incontestable que les invocations théurgiques
deviennent plus sensibles et efficaces lorsque l'on opère
magiquement avec le corps physique totalement plongé
dans la quatrième dimension.
Si
l'on parcourt vers l'intérieur et vers le haut la
moitié du chemin qui nous sépare des êtres
aimés, nous pouvons rencontrer nos morts bien-aimés
face à face, cela sera évidemment plus facile
si nous faisons la totalité du chemin.
Avec
le corps physique plongé dans la quatrième
coordonnée, nous pouvons comme Jamblique invoquer
les Dieux saints et nous entretenir avec eux personnellement.
Mais
il est clair que nous avons de toute urgence besoin d'un
point d'appui, d'un levier qui nous permette réellement
de sauter avec le corps physique et tout dans la quatrième
dimension.
Il
convient de citer ici dans ce paragraphe la fameuse phrase
d'Archimède : « Donnez-moi un point d'appui
et je soulèverai l'Univers ».
Déjà
dans le huitième chapitre de ce livre, nous avons
parlé avec beaucoup d'insistance sur l'agent magique
des Etats de Djinns, je veux me référer clairement
au quatrième aspect de Devi Kundalini (c'est le point
d'appui pour la quatrième verticale).
Au
moment où j'écris ces lignes, certains souvenirs
me reviennent à l'esprit, de magnifiques invocations
divines.
Il
arriva qu'une nuit d'automne, je résolus de boire
le vin de la méditation dans la coupe de la parfaite
concentration.
Le
sujet de ma méditation fut ma Mère nature
particulière, le quatrième aspect du serpent
igné de nos pouvoirs magiques.
Prier
est converser avec Dieu et je parlais avec l'adorable, en
la suppliant mentalement de faire monter mon corps physique
au paradis terrestre (la quatrième dimension).
Ce
qui arriva ensuite dans la nuit du mystère fut surprenant
: assisté par l'ineffable, je me levais du lit.
Quand
j'abandonnais ma demeure et sortis dans la rue, je pus me
rendre compte que mon corps physique avait pénétré
dans la quatrième dimension.
Elle
me transporta dans les forêts les plus profondes de
l'Eden où les rivières d'eau de vie pure charrient
du lait et du miel.
Ô
Vierge dame des cimes boisées !. Tout se tait devant
toi ; l'Ibère inculte, le Gaulois qui, bien que mourant,
reste sévère et le Sicambre féroce
qui, rendant les armes à la fin, humilié,
te respecte.
Mon
adorable Madonna, par les Dieux qui gouvernent les mortels
du haut du Ciel, j'implore toujours ton aide.
Le
visage de ma Mère nature était d'une beauté
paradisiaque impossible à décrire avec des
paroles humaines.
Sa
chevelure semblait une cascade d'or tombant délicieusement
sur ses épaules d'albâtre.
Son
corps était comme celui de la Vénus mythologique,
ses mains avec des doigts coniques très beaux et
pleins de pierres précieuses, avaient la forme christique.
Je
conversais avec l'adorable dans le bois et elle me dit des
choses que les êtres terrestres ne peuvent pas comprendre.
Sublime,
ma Mère resplendissait dans le monde éthérique,
la quatrième verticale, la quatrième dimension.
Alors,
si rien n'est un réconfort pour le coeur souffrant,
ni les marbres de Phrygie, ni la pourpre resplendissante,
il vaut mieux se réfugier contre le sein délicieux
de sa Divine Mère nature particulière, individuelle.
Elle
est l'auteur de nos jours, le véritable artisan de
notre corps physique.
Ce
fut elle qui, dans le laboratoire humain, réunit
l'ovule et le spermatozoïde afin que surgisse la vie.
Elle,
la créatrice de la cellule germinale avec ses quarante-huit
chromosomes.
Sans
elle, les cellules de l'embryon ne se seraient pas multipliées,
les organes ne se seraient pas formés.
Bien
que la souffrance fasse plier ton âme, tiens bon,
ô Disciple !, et livre-toi humblement à ta
Mère nature.
Cinquième
récit.
Je
veux voir aux confins de la terrestre demeure, l'océan
et Thétys, à qui nous devons l'existence.
Les
amours de Jupiter et de la vierge IO, qui fut transformée
en Génisse céleste ou Vache Sacrée
des orientaux, pour échapper ainsi à la fureur
de Junon, est quelque chose qui a une signification très
profonde.
De
là, alors, le premier Jupiter de la Théogonie
grecque. Père de tous les Dieux, Maître de
l'Univers et frère d'Uranus ou Uranas, c'est-à-dire,
le feu et l'eau primitifs ; mais on sait, selon les classiques
que dans le Panthéon grec figurent près de
trois cents Jupiter.
Dans
son autre aspect de Jove ou Iod-Hévé, il est
le Jéhovah Mâle-Femelle, l'androgyne collectif
ou Elohim des livres Mosaïques.
L'Adam-Kadmon
des Kabbalistes - l'Ia-Cho ou Inacho d'Anatolie, qui est
aussi Dionysos, dont l'onde vibratoire est devenue très
intense depuis l'entrée du Soleil dans la brillante
constellation du Verseau.
Jamais
le Grand Kabire Jésus n'a rendu un culte à
l'anthropomorphique Jéhovah des foules juives.
A
la Loi du Talion : « OEil pour oeil, dent pour dent
» du Jéhovah vengeur a fait suite la Loi de
l'amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je
vous ai aimés ».
Si
nous examinions avec un enthousiasme mystique les Ecritures
saintes, nous pourrions mettre clairement en évidence
le fait clair et manifeste que l'anthropomorphique Jéhovah
hébraïque ne figure dans aucun des quatre évangiles.
Ram-Io (Marie), la Divine Mère Kundalini, a toujours
accompagné l'adorable et nous la voyons là,
sur le Calvaire au pied de la croix.
«
Mon Père pardonne leur, car ils ne savent pas ce
qu'ils font », s'exclame le Divin Rabbi de Galilée
depuis les cimes majestueuses du Calvaire.
Incontestablement,
le béni Seigneur de Perfection adore son Père
qui est en secret et sa Divine Mère Kundalini.
En
d'autres mots, nous dirons : le Grand Kabire Jésus
aime profondément Iod-Hévé, le Divin
Mâle-Femelle intérieur.
Iod
est certainement la Monade particulière individuelle
de chacun ; le Shiva Hindou ; L'Archihiérophante
et l'Archimage ; le premier né de la création
; la Toison d'Or, le trésor dont nous devons nous
approcher après avoir vaincu le Dragon des ténèbres.
Hévé
est le dédoublement de Iod, la Divine Epouse de Shiva
; notre Mère Kundalini individuelle ; la Vache sacrée
à cinq pattes, le Mystère ésotérique
du Pentalphe.
Jupiter
et sa vache IO (IIIII OOOOO) coïncident exactement
avec Iod-Hévé, le Couple divin intérieur
de chaque créature.
Nous
avons étudié quatre aspects de la Vache Sacrée
IO ; continuons maintenant avec le Cinquième Mystère.
Il
existe dans le chemin ésotérique des intervalles
cosmiques transcendants et transcendantaux.
Après
être entré dans le temple des deux fois nés,
je dus passer par l'un d'entre eux.
Je
veux me référer avec insistance à un
arrêt sexuel, à une période d'abstention
qui dura plusieurs années.
Pendant
cet intérim, je me consacrais avec une exclusivité
absolue à la méditation intérieure
profonde.
Objectif
: dissoudre le Moi psychologique, le Moi-Même, le
Soi-Même, lequel est certainement un noeud dans l'énergie
cosmique, un agrégat que nous devons réduire
en poussière cosmique.
Comprendre
totalement chacun de mes défauts me parut fondamental,
mais je voulus aller un peu plus loin sur le chemin de la
méditation.
La
compréhension n'est pas tout. Nous avons besoin de
toute urgence de saisir la signification profonde de ce
que nous avons compris.
Tout
dévot du chemin royal peut s'être offert le
luxe de comprendre un défaut psychologique dans tous
les territoires du mental, sans que pour cela il ait réussi
à appréhender sa signification profonde.
En
essayant de comprendre mes propres défauts, je résolus
de me convertir en ennemi de moi-même.
Chaque
défaut fut étudié séparément
et par ordre ; je ne commis jamais l'erreur de vouloir chasser
dix lièvres à la fois, car en aucune façon
je ne voulais m'exposer à un échec.
La
méditation se faisait exhaustive, elle devenait chaque
fois plus profonde et quand je me sentais défaillir,
je laissais mon mental tranquille et silencieux comme dans
l'attente d'une révélation ; dans ces instants
venait la vérité, je captais cela qui n'est
pas du temps, la profonde signification du défaut
intégralement compris.
Ensuite,
je priais, je suppliais, je demandais avec véhémence
à ma Divine Mère Kundalini d'éliminer
de mon mental l'agrégat psychique, le défaut
psychologique en question.
Ainsi,
peu à peu, avec cette didactique, ce Modus Operandi,
je réussis pendant cette pause sexuelle à
éliminer environ cinquante pour cent de ces éléments
subjectifs infrahumains que nous avons à l'intérieur
de nous-mêmes et qui constituent l'Ego, le Moi.
Mais
il est évident que dans la vie, tout a une limite.
Il y a échelles et échelles, degrés
et degrés.
Ce
travail devint terriblement difficile lorsque je dus affronter
les éléments infrahumains les plus anciens.
Incontestablement,
ma Mère Divine avait besoin d'armes supérieures
elle m'accorda la lance d'Eros, le merveilleux emblème
de la sexualité transcendante, mais je me trouvais
dans une pause. Que faire ?.
Cependant,
un désir cosmique m'était parvenu et un impératif
catégorique exigeait que je descende encore une fois
dans la Forge ardente de Vulcain (le Sexe), mais je n'avais
pas compris.
J'avais
été transporté sur les montagnes du
mystère, j'avais vu les forces terribles du grand
Arcane en action.
Je
luttais en vain contre l'impératif catégorique
des ondes dionysiaques ; elles étaient certainement
épouvantablement divines, omnipotentes.
Ces
pouvoirs surnaturels ressemblaient à une hécatombe
apocalyptique, je sentis que de telles forces auraient pu
faire éclater la Terre en morceaux.
Lorsque
je voulus chercher, m'informer, enquêter sur l'origine
de ces forces et pouvoirs sexuels, je me trouvais face à
face avec la Magicienne élémentale, avec ma
Divine Mère Kundalini sous son Cinquième aspect.
Elle
m'est certainement apparue très belle, de la taille
d'un gnome ou d'un pygmée, très petite.
Elle
était vêtue d'une tunique blanche et d'une
grande cape noire qui traînait sur le sol, sa tête
était couverte d'une coiffe magique très particulière.
Près
d'une des deux colonnes symboliques de la Maçonnerie
occulte, l'adorable m'avait ordonné de descendre
de nouveau dans la Neuvième sphère (le Sexe).
J'avais
cru malheureusement qu'il s'agissait d'une épreuve,
et c'est pourquoi je continuais à désobéir
; j'avais certainement l'esprit lent, et cela me vexait.
Après
un certain temps de luttes mortelles contre un agrégat
psychique très infrahumain qui ne voulait pas disparaître,
je dus faire appel à la lance de Longinus.
Il
ne me restait pas d'autre solution. Je fis appel à
l'électricité sexuelle transcendante ; je
suppliais ma Divine Mère Kundalini pendant l'accouplement
métaphysique ; je la priais anxieusement d'empoigner
la lance d'Eros.
Le
résultat fut extraordinaire. Ma Mère sacrée,
alors armée de la sainte Pique, de la Haste divine,
avec le pouvoir électrosexuel, put réduire
en poussière cosmique le monstre horripilant, l'agrégat
psychique que j'avais tenté en vain de dissoudre
loin de l'union chimique.
C'est
ainsi que j'abandonnais ma pause sexuelle et que je retournais
à la Forge des Cyclopes. En travaillant avec la Haste
sainte, je réussis à réduire en poussière
cosmique tous les éléments infrahumains qui
constituent le Moi.
Le
Cinquième aspect de Devi Kundalini nous donne la
puissance sexuelle, la force naturelle instinctive, etc.
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