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Section : Lecture par Chapitre
Gnose de Samael Aun Weor - Gnosis du Christ - Auto-réalisation Intime pour l'Homme Révolutionnaire
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Table des matières

Les Trois Montagnes

Livre de Samael Aun Weor
1. 3M Quatre Mots au Lecteur
2. 3M01 Mon Enfance
3. 3M02 La Religion
4. 3M03 Le Spiritisme
5. 3M04 La Théosophie
6. 3M05 La Fraternité Rose-Croix
7. 3M06 Le Corsaire
8. 3M07 La Méditation
9. 3M08 Les Etats de Djinn
10. 3M09 L'Onde dionysiaque
11. 3M10 Le Feu Sexuel
12. 3M11 La Vache Sacrée
 
13. LA PREMIERE MONTAGNE
1. 3M12 L'Eglise Gnostique
2. 3M13 La Première Initiation du Feu
3. 3M14 La Deuxième Initiation du Feu
4. 3M15 La Troisième Initiation du Feu
5. 3M16 La Quatrième Initiation du Feu
6. 3M17 La Cinquième Initiation du Feu
7. 3M18 Une Aventure Suprasensible
8. 3M19 Persécutions
9. 3M20 Le Secret de l'Abîme
10. 3M21 Le Baptême de Jean
11. 3M22 La Transfiguration de Jésus
12. 3M23 Jérusalem
13. 3M24 Le Mont des Oliviers
14. 3M25 La Belle Hélène
15. 3M26 L'Evénement du Golgotha
16. 3M27 Le Saint-Sépulcre
 
14. LA DEUXIEME MONTAGNE
1. 3M28 Sérénité et Patience
2. 3M29 Les Neuf Degrés de la Maîtrise
3. 3M30 Le Patriarche Hénoch
4. 3M31 Le Ciel Lunaire
5. 3M32 Guenièvre
6. 3M33 Le Dragon des Ténèbres
7. 3M34 Conclusion des Travaux Lunaires
8. 3M35 Le Ciel de Mercure
9. 3M36 Le Ciel de Vénus
10. 3M37 Le Ciel du Soleil
11. 3M38 Le Ciel de Mars
12. 3M39 Le Ciel de Jupiter
13. 3M40 Le Ciel de Saturne
14. 3M41 Le Ciel d'Uranus
15. 3M42 Le Ciel de Neptune
 
15. LA TROISIEME MONTAGNE
1. 3M43 La Résurrection
2. 3M44 En Bavardant à Mexico
3. 3M45 Le Dixième Travail d'Hercule
4. 3M46 Le Onzième Travail d'Hercule
5. 3M47 Le Douzième Travail d'Hercule


1972 Les Trois Montagnes

       


3M01 Mon Enfance

Il n'est pas inutile d'affirmer solennellement que je naquis avec d'énormes inquiétudes spirituelles ; le nier serait absurde.

Bien que pour beaucoup, le fait qu'il existe au monde des gens qui puissent se souvenir dans le détail de la totalité de leur existence, y compris de l'événement de leur propre naissance, paraisse quelque chose d'insolite et d'incroyable, je tiens à affirmer que je fus l'un de ceux-là.

Après le processus classique de la naissance, très propre et joliment habillé, je fus placé délicieusement dans le lit maternel, près de ma mère.

Un géant très gentil, en s'approchant du lit sacré, me contemplait en souriant doucement. C'était mon père.

Inutile de dire, clairement et sans ambages, qu'à l'aube de l'existence nous marchons d'abord à quatre pattes, ensuite avec deux et finalement, avec trois. Cette troisième est évidemment la canne des vieillards.

Mon cas, d'une certaine façon, pouvait être une exception à la règle générale. Quand j'atteignis onze mois, je voulus marcher et il est évident que j'y parvins en me maintenant fermement sur mes deux pieds.

Je me souviens encore parfaitement de cet instant merveilleux où, en entrelaçant mes mains sur ma tête, je fis solennellement le signe maçonnique de détresse : Elaï B' Neal' Manah.

Et comme il se trouve que je n'ai pas encore perdu la capacité d'étonnement, je dois dire que ce qui arriva ensuite me sembla merveilleux. Marcher pour la première fois avec le corps que nous a donné la Mère nature, est sans aucun doute un prodige extraordinaire.

Je me dirigeais très sereinement vers la vieille baie vitrée d'où on pouvait voir distinctement l'ensemble bizarre de personnes qui, ici, là ou là bas, apparaissaient ou disparaissaient dans la petite rue pittoresque de mon village.

Ma première aventure fut de m'agripper aux barreaux d'une si vétuste fenêtre ; heureusement, mon père, homme très prudent, conjurant avec beaucoup d'avance tout danger, avait installé un grillage sur la balustrade afin que je ne puisse pas tomber dans la rue.

Vieille fenêtre d'un étage élevé !. Comme je m'en souviens !. Vieille bâtisse centenaire où j'ai fait mes premiers pas.

J'aimais bien sûr à cet âge délicieux les jeux enchanteurs avec lesquels les enfants se divertissent, mais ceci n'interférait en rien avec mes pratiques de méditation.

Pendant les premières années de la vie où on apprend à marcher, j'avais l'habitude de m'asseoir à la manière orientale pour méditer.

J'étudiais alors rétrospectivement mes incarnations passées et il est évident que beaucoup de personnes de l'ancien temps me rendaient visite.

Quand l'extase ineffable se terminait et que je retournais à l'état normal, commun et ordinaire, je contemplais avec douleur les murs vétustes de cette maison paternelle centenaire où je paraissais, malgré mon âge, un étrange cénobite.

Comme je me sentais petit, face à ces grossières murailles !. Je pleurais, oui !, comme pleurent les enfants.

Je me lamentais en disant : encore une fois, dans un nouveau corps physique !, comme la vie est douloureuse !. Aïe !, aïe !, aïe !.

Dans ces moments précis, ma bonne mère accourait toujours avec l'intention de m'aider et s'exclamait : « Le petit a faim, a soif, etc. ».

Je n'ai jamais pu oublier ces instants où elle courait dans les couloirs familiaux de ma maison.

A cette époque, des cas insolites de métaphysique transcendante m'arrivaient : mon père m'appelait du seuil de sa chambre, je le voyais en vêtements de nuit et quand j'essayais de m'approcher de lui, alors, il disparaissait en se perdant dans la dimension inconnue.

Je confesse néanmoins que ce type de phénomène psychique m'était très familier. J'entrais simplement dans sa chambre pour vérifier directement que son corps physique gisait endormi dans le lit d'acajou parfumé et je me disais à moi-même : ce qui arrive, c'est que l'âme de mon père est au dehors, car son corps charnel est en train de dormir en ce moment.

A cette époque débutait le cinéma muet, et beaucoup de gens se réunissaient sur la place publique, pendant la nuit, pour se distraire, en regardant les films projetés en plein air sur un écran rudimentaire : un drap bien tendu cloué sur deux bâtons dûment écartés.

J'avais chez moi un cinéma très différent : je m'enfermais dans une chambre obscure et je fixais mon regard sur le mur ou la muraille. Après quelques instants de concentration intense et spontanée, le mur s'illuminait, resplendissant de lumière, comme si c'était un écran multidimensionnel, et les murailles disparaissaient définitivement ; ensuite surgissaient de l'espace infini des paysages vivants de la grande nature, des gnomes espiègles, des sylphes aériens, des salamandres de feu, des ondins sortis de l'eau, des néréides de l'immensité marine, de délicieuses créatures qui jouaient avec moi, des êtres infiniment heureux.

Mon cinéma n'était pas muet et il n'avait pas besoin de Rudolph Valentino ou de la fameuse Petite Chatte blanche des temps passés.

Mon cinéma était également sonore et toutes les créatures qui apparaissaient sur mon écran particulier chantaient et parlaient dans le levant très pur de la langue divine primitive qui court comme un fleuve d'or sous l'épaisse forêt du soleil.

Plus tard, lorsque la famille s'est multipliée, j'invitais mes innocents petits frères et ils partageaient avec moi cette joie incomparable en regardant sereinement les figures astrales sur l'extraordinaire muraille de ma chambre obscure.

Je fus toujours un adorateur du Soleil et aussi bien à l'aube qu'au crépuscule, je montais sur le toit de ma demeure (car à ce moment-là, il n'y avait pas de terrasse) et, assis à l'orientale comme un yogi infantile sur les tuiles de terre cuite, je contemplais l'Astre Roi dans un état d'extase, m'élevant ainsi en une profonde méditation ; je causais de grandes frayeurs à ma noble mère lorsqu'elle me voyait marcher sur la demeure.

Chaque fois que mon vieux père ouvrait la vieille porte de la garde-robe, il sentait comme si j'allais remettre cette curieuse jaquette ou casaque pourpre sur laquelle brillaient des boutons dorés.

Ancien vestige des vêtements de chevalerie que je portais avec élégance dans celle de mes anciennes réincarnations où je m'appelais Siméon Bleler, il arrivait parfois que dans cette vieille armoire soient gardés des épées et des fleurets de l'ancien temps.

Je ne sais pas si mon père me comprenait, je pensais qu'il aurait pu me remettre les objets de l'avant-dernière existence passée, l'ancien me regardait et me donnait une charrette pour jouer avec ; jeu de joies innocentes de mon enfance.

 

Document sans titre

1. 3M Quatre Mots au Lecteur
2. 3M01 Mon Enfance
3. 3M02 La Religion
4. 3M03 Le Spiritisme
5. 3M04 La Théosophie
6. 3M05 La Fraternité Rose-Croix
7. 3M06 Le Corsaire
8. 3M07 La Méditation
9. 3M08 Les Etats de Djinn
10. 3M09 L'Onde dionysiaque
11. 3M10 Le Feu Sexuel
12. 3M11 La Vache Sacrée

13. LA PREMIERE MONTAGNE
1. 3M12 L'Eglise Gnostique
2. 3M13 La Première Initiation du Feu
3. 3M14 La Deuxième Initiation du Feu
4. 3M15 La Troisième Initiation du Feu
5. 3M16 La Quatrième Initiation du Feu
6. 3M17 La Cinquième Initiation du Feu
7. 3M18 Une Aventure Suprasensible
8. 3M19 Persécutions
9. 3M20 Le Secret de l'Abîme
10. 3M21 Le Baptême de Jean
11. 3M22 La Transfiguration de Jésus
12. 3M23 Jérusalem
13. 3M24 Le Mont des Oliviers
14. 3M25 La Belle Hélène

15. 3M26 L'Evénement du Golgotha
16. 3M27 Le Saint-Sépulcre

14. LA DEUXIEME MONTAGNE
1. 3M28 Sérénité et Patience
2. 3M29 Les Neuf Degrés de la Maîtrise
3. 3M30 Le Patriarche Hénoch
4. 3M31 Le Ciel Lunaire
5. 3M32 Guenièvre
6. 3M33 Le Dragon des Ténèbres
7. 3M34 Conclusion des Travaux Lunaires
8. 3M35 Le Ciel de Mercure
9. 3M36 Le Ciel de Vénus
10. 3M37 Le Ciel du Soleil
11. 3M38 Le Ciel de Mars
12. 3M39 Le Ciel de Jupiter
13. 3M40 Le Ciel de Saturne
14. 3M41 Le Ciel d'Uranus
15. 3M42 Le Ciel de Neptune

15. LA TROISIEME MONTAGNE
1. 3M43 La Résurrection
2. 3M44 En Bavardant à Mexico
3. 3M45 Le Dixième Travail d'Hercule
4. 3M46 Le Onzième Travail d'Hercule
5. 3M47 Le Douzième Travail d'Hercule


Initiation - Le Maître explique ici tout le sentier du fil du rasoir en s'appuyant sur ses expériences personnelles.