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MFO37 La Loi du Karma
En
ce qui concerne les expériences métaphysiques
transcendantes, il n'est pas superflu d'assurer solennellement
que j'ai été pleinement satisfait de l'usage
intelligent de l'Eidolon.
Sans me glorifier d'aucune façon de certaines découvertes
d'ordre ésotérique, je vais, simplement, humblement,
relater un événement intime remarquable :
il arriva qu'une nuit, nous trouvant absents de la forme
dense, la Maîtresse Litelantes et moi, nous résolûmes
de nous mettre en contact avec le temple du Zodiaque.
Il
est notoire et évident, et n'importe qui peut le
comprendre, que trouver un tel Sanctuaire ici, dans le monde
tridimensionnel d'Euclide, s'avérerait une chose
plus qu'impossible. Ce n'est donc pas une chose étrange,
insolite et inusitée que pour ce genre d'investigation
expérimentale, nous ayons utilisé l'Eidolon.
Je
ne veux en aucune façon me prétendre savant,
je me propose seulement, ici-même, de montrer que
ce contact s'est révélé merveilleux.
Le
Sanctum Sanctorum zodiacal, virginal, resplendit glorieusement
au milieu des rythmes ardents du Mahavan et du Chotavan,
qui soutiennent fermement l'univers dans sa marche.
Temple
cosmique, Basilique de lumière zodiacale avec douze
chapelles, Maison sidérale du Divin !. Sublime Eglise
circulaire aux enchantements irrésistibles : des
Sanctuaires opposés qui se complètent mutuellement,
situés face à face.
Après
nous être projetés dans le futur, au-delà
de notre présente réincarnation, Litelantes
pénétra résolument dans le Sanctuaire
de la brillante constellation de la Balance.
Sur
le seuil de cette chapelle, il y avait une effigie ressemblant
à un ange ; il soutenait d'une main la balance de
la justice cosmique, et de l'autre il empoignait l'épée.
Litelantes,
avançant de quelques pas à l'intérieur
de l'enceinte sacrée, s'arrêta enfin, en se
trouvant sur une pierre vénérable.
Vas-tu
poursuivre avec la Balance ?.
Oui
!.
Mais
prends garde : la Pierre de cette constellation est très
froide.
Sans
importance !, ainsi répondit l'Initiée.
Etant
donné que cette Dame-Adepte se prépare actuellement
à accomplir une mission très spéciale
avec un corps masculin, nul doute que la constellation de
la Balance lui sera très favorable, surtout lorsque
son travail devra s'accomplir dans le domaine des lois.
Moi,
pour ma part, plein de profond recueillement et d'immense
vénération, je m'introduisis résolument
à l'intérieur du « Saint » sublime
de la constellation du Lion. Le seuil de cet oratoire était
orné d'un couple de brillants lions d'or pur. Il
me fallut m'allonger, silencieux, en décubitus dorsal
(sur le dos), sur un délicieux divan dont les bras
léonins resplendissaient.
Mon
intention était d'attendre à l'intérieur
de ce Sanctuaire les sublimes Archontes du destin. Il est
ostensible que ceux-ci manipulent l'Antakarana (le Fil de
la vie), en le connectant au spermatozoïde fécondant.
Tout
être vivant, en mourant, emporte au-delà de
la mort l'atome-semence de son corps physique. Les Seigneurs
du Karma déposent cet atome dans le spermatozoïde
fécondant afin que nous puissions nous réincorporer.
L'extrémité
du Fil magnétique est reliée à cet
atome. N'importe quelle créature, durant le sommeil
normal, sort du corps pour voyager, souvent à de
grandes distances ; le Fil de la vie s'allonge jusqu'à
l'infini et toujours nous permet de revenir au corps physique.
A
la mort, les Anges de la Mort coupent ce fil d'argent, et
il va de soi qu'alors nous ne pouvons plus retourner au
corps physique.
Quant
à moi, avancé dans le temps, je n'ignorais
rien de cela et j'attendais patiemment les Seigneurs de
la Loi ; je désirais me réincarner sous la
constellation du Lion. Mais en réfléchissant
un peu, je me dis à moi-même : que fais-je
ici ?, je dois attendre les ordres de mon Père ;
en outre, on m'a dit que, pendant ce Mahamanvantara, je
n'aurai plus d'autre corps physique. Après avoir
réfléchi à tout ceci, je me levais
et je sortis de ce lieu sacré.
Il
est ostensible que les Maîtres peuvent choisir à
volonté le signe zodiacal sous lequel ils vont se
réincarner. Dans le temple zodiacal, à l'intérieur
du « Saint » choisi, les Initiés attendent
les Seigneurs du Karma dans le but de se mettre en relation
psychique avec le spermatozoïde fécondant qui,
naviguant dans les eaux de la vie, doit les conduire au
monde physique, sous la régence de la constellation
choisie.
Pour
les Bouddhatas (les Essences) inconscientes de la vallée
du Samsara, tout est différent ; elles se désincarnent
sans le savoir et se réincorporent automatiquement
sous n'importe quel signe. En ce qui concerne ce retour,
il n'existe pas d'injustice ; les Maîtres du Karma
choisissent le signe zodiacal de ceux qui dorment.
Lorsque
nous prenons notre première inspiration, nous devenons
imprégnés intimement par l'étoile qui
doit gouverner notre nouvelle existence.
Dans
le livre merveilleux du Zodiaque est écrite la destinée
de toute créature qui revient au monde.
On
paie du Karma non seulement pour le mal qu'on fait, mais
encore pour le bien qu'on a négligé de faire
et qu'on aurait pu faire.
Chaque
mauvaise action est un emprunt que nous signons, pour le
rembourser dans la vie suivante. La loi d'action et conséquence
gouverne le cours de nos diverses existences, et chaque
vie est le résultat de la vie antérieure.
Comprendre intégralement les bases et le modus operandi
de la Loi du Karma est indispensable pour orienter le navire
de notre vie de façon positive et constructive.
Un
Grand Maître de la bonne Loi, vêtu d'un immaculé
vêtement de lin blanc, s'approchant tout doucement,
me donna l'enseignement suivant :
«
Lorsqu'une loi inférieure est transcendée
par une loi supérieure, la loi supérieure
efface la loi inférieure ».
Durant
les processus ésotériques initiatiques du
feu, il me fallut comprendre pleinement les postulats suivants
:
«
On combat le Lion de la Loi avec la balance ».
«
Celui qui a du capital pour payer paie, et ses affaires
vont bien. Celui qui n'a pas de quoi payer doit payer avec
de la douleur ».
«
Fais de bonnes oeuvres pour payer tes dettes ».
Il
est possible d'obtenir des crédits des Maîtres
du Karma, et ceci est une chose que beaucoup ignorent.
Cependant,
il est urgent de savoir que tout crédit doit être
remboursé par des bonnes oeuvres ou par une suprême
souffrance.
Je
devais du Karma de vies antérieures et je fus pardonné.
On m'avait déjà annoncé une rencontre
spéciale avec ma Divine Mère Kundalini ; je
savais fort bien qu'en parvenant à un certain degré
ésotérique, je serais conduit en sa présence.
Et
certes, le jour tant attendu arriva et je fus conduit devant
elle : un Adepte de la Fraternité occulte me tira
du corps physique dans l'Eidolon et m'emmena au temple.
Je vis sur le mur du Sanctuaire un mystérieux obélisque
sur lequel resplendissait une Madone terriblement divine
; c'était ma Mère.
Soumis,
agenouillé, prosterné, dans une totale adoration,
j'ai pleuré, j'ai imploré, j'ai supplié.
Cette
Madone s'est détachée de l'obélisque
et, synthèse merveilleuse de la Sagesse, de l'Amour
et du Pouvoir, elle s'est approchée de moi.
Impossible
d'expliquer avec des mots humains ce que, en ces instants
d'extase, j'ai ressenti : en elle se trouvait représenté
le meilleur de toutes ces adorables petites mères
que j'ai eues dans mes diverses réincarnations. Mais
nul doute qu'elle était beaucoup plus que cela, grâce
à ses infinies perfections.
Nous
nous sommes assis dans de confortables fauteuils, face à
face, très proches l'un de l'autre, fils et Mère.
J'avais quelque chose à demander et j'ai parlé
avec une voix qui m'a étonné moi-même.
« Je te prie de me pardonner toutes les fautes que
j'ai commises dans mes vies antérieures, parce que
tu sais qu'à présent je serais incapable de
tomber dans ces mêmes erreurs ».
Je
le sais, mon fils, répondit ma Mère Divine
avec un voix de paradis, pleine d'une infinie tendresse.
Pas
même pour un million de dollars je ne répéterais
ces erreurs, continuais-je.
Qu'est-ce
que cette histoire de dollars, mon fils ?. Pourquoi dis-tu
cela ?. Pourquoi parles-tu ainsi ?.
Excuse-moi,
ma Mère, ce qui arrive c'est que là-bas, dans
ce monde physique vain et illusoire où je vis, on
parle ainsi.
Je
comprends, mon fils, répondit ma Mère, et
par ces paroles de l'Adorable, je me sentis réconforté.
Maintenant,
ma Mère, je te demande de me bénir et de me
pardonner, m'exclamais-je, rempli d'une béatitude
suprême.
Terrible
fut ce moment où ma Mère, à genoux,
prosternée avec une infinie humilité, me bénit
en disant : « Mon fils, tu es pardonné ».
«
Permets-moi d'embrasser tes pieds, ma Mère »,
m'écriais-je. Alors, oh Dieu !, en déposant
le baiser mystique sur ses pieds divins, je découvris
dans ce geste un symbole équivalent à celui
du lavement sacré de la Dernière Cène.
Il
est ostensible que j'ai capté intuitivement la profonde
signification de ce symbole.
J'avais
déjà dissous le Moi Pluralisé dans
les régions minérales de notre planète
Terre, mais je devais encore mourir dans les enfers de la
Lune, de Mercure, de Vénus, du Soleil, de Mars, de
Jupiter, de Saturne, d'Uranus et de Neptune.
Plus
tard, après avoir analysé une erreur très
lamentable de ma réincarnation passée, je
fus sur le point d'être renversé par une voiture,
à Mexico ; il est incontestable que si auparavant
le Karma ne m'avait pas été pardonné,
j'aurais abouti au cimetière ou à l'hôpital.
Lorsque
j'ai eu en main le livre de ma propre destinée, car
chaque personne a le sien, ses pages étaient blanches
; les comptes en souffrance avaient été effacés
par ma Divine Mère Kundalini. La seule chose que
je trouvais, dans une page, c'est le nom d'une montagne
où, plus tard, je devrai vivre.
Est-ce
un Karma quelconque ?, demandais-je aux Seigneurs de la
Loi.
Ce
n'est pas du Karma, me répondit-on. Vous irez vivre
là pour le bien de la Grande Cause.
Mais
cela n'est pas obligatoire ; on m'accorde la liberté
de choisir.
A
présent, je ne dois plus de Karma humain commun et
courant, mais il est clair que je dois payer de l'impôt
aux Seigneurs de la Loi. Tout a un prix, et le droit d'avoir
un corps physique et de vivre dans ce monde, il faut le
payer ; nous, les Adeptes de la Fraternité occulte,
nous payons par de bonnes oeuvres.
Négocier
avec les Seigneurs de la Loi est possible à travers
la méditation : priez, méditez et concentrez-vous
sur Anubis le régent le plus exalté de la
bonne Loi.
Pour
l'indigne, toutes les portes sont fermées, sauf une
: celle du repentir. « Demandez et l'on vous donnera,
frappez et l'on vous ouvrira ».
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