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MFO23 L'Elimination
Le
coït chimique subliminal engendre des commotions nerveuses
transcendantes et d'extraordinaires vibrations aurifères
entre les très différentes composantes du
couple humain Adam-Eve. Les divines radiations de type sexuel
ont été qualifiées, par les meilleurs
auteurs de traités d'ésotérisme, de
Lumière Odique.
La science ayant déjà commencé à
étudier la théorie astrale du corps humain,
il convient, pour une plus grande simplicité, d'utiliser
les termes de la tradition antique.
«
L'Od » est, hors de tout doute, le brillant magnétisme
positif actif, dirigé par le pouvoir merveilleux
de la volonté consciente. « L'Ob » est
la fluide magnétique passif, gouverné très
sagement par l'intelligente faculté connue sous le
nom d'imagination créatrice. « L'Aur »
est l'agent lumineux différencié, le Genius
Lucis de l'amphithéâtre cosmique.
Une
image royale qui observe une sublime concordance avec le
magnétisme sexuel d'Eros est celle, très connue,
du fameux Caducée de Mercure avec ses serpents enroulés
; la vipère flammigère solaire de droite représente
« l'Od » ; la couleuvre lunaire et humide de
gauche allégorise « l'Ob » ; au sommet
magnifique du mystérieux Caducée resplendit
glorieusement le globe de « l'Aur », identifiable
à la lumière.
Par
le moyen du coït métaphysique, l'Azoth et la
Magnésie des anciens alchimistes, la lumière
astrale polarisée, subit de notables altérations.
Il est incontestable que ces altérations intimes
influent secrètement sur les relations électrochimiques
dans les ultimes unités vitales de notre organisme,
afin de transformer leur structure.
Waldemar
dit : « Lorsque les chimistes nous disent que la totalité
des biocatalyseurs d'un organisme apparaît comme un
système ordonné de facteurs inférieurs
Téléo-Causals qui se trouvent sous la légifération
de la vie, soit au service des objectifs supérieurs
de l'organisme, il s'avère facile d'extrapoler que
la formation des émotions internes, réflexes
ou impulsions dépend des facteurs Radio-Causals de
l'aura ».
«
Jetons de façon comparative, dit Waldemar, un coup
d'oeil sur les relations des électrons et des ions
de la substance vivante, et nous approcherons de manière
considérable de la compréhension de ce qui
a été dit plus haut ».
C'est
une chose claire et manifeste qu'en l'instant merveilleux
du jardin des délices, au moment exquis où
le membre viril pénètre profondément
dans le vagin de la femme, il se produit une induction électrique
d'une espèce très singulière. Il est
indubitable qu'alors les facteurs Téléo-Causals
de l'aura, sous l'impulsion électrique, offrent des
possibilités surprenantes. Des changements psychologiques
fondamentaux peuvent surgir dans les profondeurs de notre
conscience si nous savons profiter intelligemment de la
chance cosmique qui nous est offerte.
Nous
perdons cette prodigieuse occasion quand nous nous proposons
seulement de gratifier nos sens.
«
Malheur au Samson de la Kabbale qui se laisse endormir par
Dalila, à l'Hercule de la Science qui change son
sceptre de pouvoir pour le fuseau d'Omphale, car il sentira
bientôt la vengeance de Déjanire, et il ne
lui restera plus d'autre recours que le bûcher du
mont Oeta pour échapper aux tourments dévorateurs
de la tunique de Nessus ».
La
concupiscence est une abomination ; tomber comme une bête
dans le lit de Procuste équivaut à perdre
la meilleure des chances.
Au
lieu de l'incontinence fatale de la libido sexuelle, mieux
vaut prier ; il est écrit en mots de feu dans le
livre de toutes les énigmes, que le coït est
une forme de la prière.
Le
patriarche gnostique Saint-Augustin a dit avec insistance
: « Pourquoi ne croirions-nous pas que les humains
pouvaient, avant la chute dans le péché, dominer
les organes sexuels de la même façon que les
autres membres du corps, lesquels servent l'âme, à
travers le désir, sans embarras ni excitation ? ».
Saint-Augustin
propose la thèse irréfutable que c'est seulement
après le péché ou le tabou que s'est
formée la libido (l'agitation despotique ou arbitraire
de la chair ou de l'instinct, la puissance sexuelle incontrôlée)
: « Après le péché, la nature,
qui avant n'avait pas honte, ressentit la libido, s'aperçut
et eut honte de cette libido, parce qu'elle avait perdu
la force souveraine qui originairement s'offrait à
toutes les parties du corps ».
Le
secret de la félicité du Dieu intime de chaque
créature consiste dans la relation de Lui avec lui-même.
L'état
divin lui-même est, hors de tout doute, celui du bonheur
suprême, un désir et une jouissance sexuelle
qui demeurent invariables dans les Eons, et qui procèdent
de la relation de la Divinité avec elle-même.
Au
plus haut sommet, les sept cosmos, qui resplendissent glorieusement
dans l'espace infini, s'enlacent sexuellement.
Pourquoi
le microcosme homme devrait-il être une exception
?. Lui et Elle s'adorent toujours, tu le sais.
La
jouissance sexuelle est donc un droit légitime de
l'homme et provient, comme nous l'avons déjà
dit, de la relation de la Divinité avec elle-même.
En d'autres termes, nous soulignerons cette réalité
transcendantale en disant : la jouissance sexuelle est terriblement
divine.
Saint-Albert
dit que l'homme spirituel doit diriger le commerce charnel
vers un objectif moral, et qu'une fonction de la sexualité
basée seulement sur le plaisir des sens relève
des vices les plus infamants.
A
ce moment-ci, il s'avère opportun de rappeler que
ces troncs ou Tables de la Loi où Moïse écrivit
par ordre de Iod Hévé les préceptes
lumineux du Décalogue, ne sont pas autre chose que
la double lance des Runes, qui a une signification phallique
sur laquelle nous devons méditer profondément.
L'amour
est le Fiat Lux du livre de Moïse, le grand desideratum
cosmique, sexuel, la Loi Divine pour tous les continents,
mers, mondes et espaces. Le Sahaja Maïthuna, le Yoga
de la Sexualité, est le fondement diamantin et éternel
du Fiat lumineux et spermatique du premier instant.
Il
est incontestable que si nous saisissons courageusement
la lance sexuelle d'Eros avec le sain propos de réduire
en poussière cosmique et en ordre successif chacun
des divers éléments subjectifs que nous portons
au-dedans, la lumière jaillit alors.
Dans
chacun de ces multiples et querelleurs Moi criards qui personnifient
nos erreurs de type psychologique, existe une substance,
une essence animique. De même que la fission de l'atome
libère de l'énergie, ainsi également
la désintégration totale de n'importe lequel
de ces divers Egos infernaux libère de l'essence,
de la lumière.
Nous
devons donc fabriquer de la lumière, faire de la
lumière.
«
Lumière, encore plus de lumière ! »,
cria Goethe de toutes les forces de son âme quelques
instants avant de mourir.
La
compréhension est fondamentale, en psychologie transcendantale,
mais il est évident que ce n'est pas tout : il nous
faut éliminer.
La
clé est en Devi Kundalini, le Serpent Igné
de nos pouvoirs magiques. Il n'est pas possible d'éliminer
les mois-diables (les défauts psychologiques) sans
l'aide de Devi Kundalini, tu le sais. Io, notre Mère
Cosmique particulière est indéniablement le
double merveilleux de notre propre Monade Divine et quoiqu'elle
soit dépourvue de forme concrète, elle peut,
si ainsi elle le veut, adopter la forme humaine et maternelle.
Au
moment suprême de l'union sexuelle, en plein coït,
méditez et priez pour que vous ne tombiez pas en
tentation. En ces instants de bonheur, implorez de toutes
les forces de votre âme, suppliez votre Divine Mère
Kundalini, d'éliminer de votre intérieur le
Moi-Diable, c'est-à-dire le défaut psychologique
qu'à travers la méditation profonde vous avez
compris dans tous les niveaux du mental. C'est ainsi que
nous mourons, d'instant en instant. Seulement avec la mort
advient le nouveau.
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