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MFO22 La Compréhension
En
essayant de comprendre fondamentalement n'importe quel défaut
de type psychologique, nous devons être sincères
avec nous-mêmes. Malheureusement, Pilate, le Démon
du mental, se lave toujours les mains, n'est jamais coupable,
ne reconnaît jamais ses erreurs.
Sans faux-fuyants d'aucune espèce, sans justifications
et sans excuses, nous devons reconnaître nos propres
erreurs. Il est indispensable de nous autoexplorer pour
nous connaître nous-mêmes en profondeur et partir
de la base du zéro radical.
Le
Pharisien intérieur est un obstacle pour la compréhension.
Se présumer vertueux est absurde.
Une
fois, je posais à mon Gourou la question suivante
: « Existe-t-il une différence entre votre
Monade Divine et la mienne ? ». Le Maître répondit
: « Aucune, parce que toi et moi et chacun de nous
n'est rien d'autre qu'un mauvais escargot dans le sein du
Père ».
Juger
les autres et les qualifier de magiciens noirs s'avère
incongru, car toute créature humaine, tant qu'elle
n'a pas dissous le Moi Pluralisé, est plus ou moins
noire.
S'autoexplorer
intimement est certainement quelque chose de très
sérieux ; l'Ego est, réellement, un livre
à plusieurs tomes.
Au
lieu de rendre un culte à l'exécrable Démon
Algol, il convient de boire le vin de la méditation
dans la coupe de la parfaite concentration.
La
pleine attention, naturelle et spontanée, sans aucun
artifice, à quelque chose qui nous intéresse
est, en vérité, une concentration parfaite.
N'importe
quelle erreur comporte une multitude de facettes et se répercute
fatalement dans les quarante-neuf étages du subconscient.
Le
gymnase psychologique est indispensable et, heureusement,
nous l'avons, c'est la vie même !.
Le
sentier du foyer domestique avec son infinité de
circonstances souvent douloureuses est la meilleure salle
du « gymnase ». Le travail fécond et
créateur au moyen duquel nous gagnons le pain de
chaque jour est une autre salle merveilleuse.
Beaucoup
d'aspirants à la vie supérieure désirent
désespérément s'évader de l'endroit
où ils travaillent, ne plus circuler dans les rues
de leur agglomération, se réfugier dans la
forêt dans le but de chercher la libération
finale.
Ces
pauvres gens sont semblables aux jeunes sots qui s'enfuient
de l'école, qui n'assistent pas aux classes, qui
cherchent des échappatoires.
Vivre
d'instant en instant, en état de perception alerte,
d'alerte-nouveauté, comme la sentinelle en temps
de guerre, est urgent, indispensable si, en réalité,
nous voulons dissoudre le Moi Pluralisé.
Dans
l'interrelation humaine, dans la vie en commun avec nos
semblables, il existe d'infinies possibilités d'autodécouverte.
Il est indiscutable, et tout le monde le sait, que dans
l'interrelation, les multiples défauts que nous portons
cachés dans les profondeurs inconnues du subconscient
affleurent toujours naturellement, spontanément,
et si nous sommes vigilants, alors nous les voyons, nous
les découvrons.
Cependant,
il est évident que l'autovigilance doit toujours
se poursuivre seconde après seconde.
Un
défaut psychologique qui a été découvert
doit être intégralement compris dans les divers
replis du mental. La compréhension en profondeur
ne serait pas possible sans la pratique de la méditation.
N'importe quel défaut intime comporte de multiples
facettes et diverses connexions et racines que nous devons
étudier attentivement.
Une
autorévélation est possible lorsqu'il existe
une compréhension intégrale du défaut
que nous voulons sincèrement éliminer.
De
nouvelles autodéterminations surgissent de la conscience
lorsque la compréhension est « unitotale ».
Une
analyse superlative est utile si on la combine avec la méditation
profonde : alors jaillit la flamme de la compréhension.
La
dissolution de tous ces agrégats psychiques qui constituent
l'Ego est accélérée si nous savons
profiter au maximum des pires adversités. Les difficiles
« gymnases psychologiques » du foyer, de la
rue ou du travail, nous offrent toujours les meilleures
occasions.
Convoiter
des vertus s'avère absurde, mieux vaut effectuer
des changements radicaux.
Le
contrôle des défauts intimes est superficiel
et est condamné à l'échec. Changer
en profondeur est la chose fondamentale, et cela n'est possible
qu'en comprenant intégralement chaque erreur.
En
éliminant les agrégats psychiques qui constituent
le Moi-Même, le Soi-Même, nous établissons
dans notre conscience les fondations adéquates pour
l'action droite.
Les
changements superficiels ne servent à rien, il nous
faut de toute urgence, sans tarder, des changements en profondeur.
La
compréhension vient en premier, après quoi
vient l'élimination.
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