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MFO14 Pouvoirs Tattviques
Pour
le bien de la grande Cause, je vais transcrire maintenant,
dans ce chapitre, deux récits extraordinaires de
Sri Swami Sivananda.
Le yogi Bhusunda.
«
On considère le yogi Bhusunda, parmi les yogis, comme
un Chiranjivi ».
«
Il était passé maître dans la science
du Pranayama. On dit que ce yogi a construit dans la partie
occidentale du Kalpa Vriksha, située sur la pente
nord du Mahamera, un énorme refuge où il vécut
».
«
Ce Yogi était un Trikala Jnani et il pouvait rester
longtemps en Samadhi. Il avait obtenu la suprême Santi
et Jnana et, en un tel état, il jouissait toujours
de la félicité de son propre Etre comme un
Chiranjivi ».
«
Il possédait la pleine connaissance des cinq Dharanas
et avait donné des preuves de sa domination sur les
cinq éléments au moyen de la pratique de la
concentration ».
«
On dit que lorsque les douze Adityas brûlèrent
le monde avec leurs foudroyants rayons, il put à
l'aide de son Apas Dharana, atteindre l'Akasha, et quand
le féroce ouragan souffla jusqu'à faire éclater
les rochers en morceaux, lui demeura dans l'Akasha au moyen
de l'Agni Dharana ».
«
Plus encore, lorsque le monde, avec le Mahamera, a sombré
dans les eaux, lui flottait grâce au Vayu Dharana
».
Ici
s'arrête le merveilleux récit de Sri Swami
Sivananda ; nul doute que le yogi Bhusunda dut pratiquer
intensivement le rituel Pancatattva.
Voyons
maintenant attentivement le second récit du Gurudeva
Sivananda.
Milarepa.
«
Milarepa était une de ces âmes qui sont profondément
impressionnées en comprenant la nature transitoire
de l'existence mondaine, et les souffrances et misères
dans lesquelles les êtres se trouvent plongés.
Il lui semblait que l'existence, de ce point de vue, était
semblable à un énorme bûcher où
les créatures vivantes se consumaient ».
«
Devant cette douleur déconcertante, il sentait dans
son coeur qu'il était incapable de percevoir quoi
que ce soit de la céleste félicité
dont jouissent Brahma et Indra dans les cieux, mais il ressentait
beaucoup moins encore les joies terrestres et les délices
propres au monde profane ».
«
D'autre part, il se sentait profondément captivé
par la vision de l'immaculée pureté et de
la chaste béatitude, décrites dans l'état
de liberté parfaite et d'omniscience accessibles
dans le Nirvana, à tel point qu'il ne pouvait pas
gâcher sa vie à la poursuite de choses qu'il
avait depuis longtemps rejetées, se consacrant, avec
une foi totale, une profondeur mentale et un grand coeur,
à l'amour Omnipénétrant et à
la sympathie pour toutes les créatures ».
«
Ayant obtenu la connaissance transcendantale dans le contrôle
de la nature éthérée et spirituelle
du mental, il se sentait capable d'en faire la démonstration
et, à cet égard, il put voler à travers
le ciel, voyager et reposer dans l'air ».
«
Il était capable, également, de produire des
flammes et de faire jaillir de l'eau de son corps, se transformant
à volonté en n'importe quel objet, démonstrations
qui réussirent à convaincre les incrédules
et à les ramener vers les sentiers religieux ».
«
Milarepa était parfait dans la pratique des quatre
états de méditation, par lesquels il pouvait
projeter son corps subtil au point d'être présent,
et de présider des conciles yogiques simultanément
en vingt-quatre lieux différents, où célébraient
des assemblées de Dieux et d'Anges, pareilles à
des nuées de communion spirituelle ».
«
Il fut capable de dominer Dieux et élémentaux,
les plaçant sous son commandement immédiat
dans l'accomplissement de leurs devoirs ».
«
Parfait adepte des pouvoirs surnaturels tattviques, il eut
la grâce de pouvoir traverser et visiter d'innombrables
paradis sacrés et cieux des Bouddhas où, par
la vertu de ses actes omnipénétrants et de
sa suprême dévotion, les Bouddhas et Bodhisattvas
qui régissent ces lieux sacrés le favorisèrent
en lui permettant de s'exprimer sur le sujet du Dharma,
le sanctifiant en retour par la vision de ces mondes célestes,
et sa permanence en de telles demeures ».
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