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MFO09 Le Paroxysme Sexuel
Avec
le Sahaja Maïthuna (la Magie Sexuelle), tel qu'il est
pratiqué dans les écoles de Tantrisme blanc,
le pouvoir de la volonté est multiplié infiniment,
grâce au déchaînement et à l'actualisation
toute-puissante des courants nerveux subtils.
Le paroxysme délicieux de l'union sexuelle n'est
pas seulement un reflet de Tamas, selon le Tantra ; il nous
faut nous enquérir, rechercher, investiguer.
Dans
le paroxysme des félicités, nous devons découvrir
de façon directe la synthèse cosmique et créatrice
de Shiva (l'Esprit-Saint) et de Shakti (sa Divine Epouse
Kundalini).
Tandis
que l'animal intellectuel commun et courant est fatalement
vaincu par l'abominable concupiscence et ravi par les affects
passionnels, en un mot, qu'il souffre dans la jouissance,
pour la vile consommation du plaisir, le Gnostique ésotériste,
en pleine extase durant le coït, pénètre
victorieux dans les régions des Monades, dans le
monde splendide du tattva Anupadaka.
Le
degré inférieur à ce monde d'Anupadaka
est le principe extraordinaire de la puissance qui se trouve
dans le domaine de l'espace, du temps et de la causalité,
et est appelé Akasha-Tattva (la demeure d'Atman-Bouddhi-Manas).
Il
est écrit en lettres d'or dans le grand livre de
toutes les splendeurs que le paroxysme sexuel est prototattvique.
Le
jeu des vibrations extraordinaires durant le Maïthuna
commence avec le tattva d'or, Prithvi, l'éther magnifique
de la terre parfumée, en gardant une concordance
exacte avec notre corps physique.
La
harpe délicieuse des vibrations continue en faisant
frémir l'eau (Apas) de la Vie universelle, l'Ens-Seminis.
Le
souffle (Vayu) se trouble ostensiblement et, dans l'atmosphère
subtile du monde, résonne la lyre d'Orphée.
La
Flamme sacrée (Tehas) s'allume dans le chandelier
mystérieux de l'épine dorsale.
Maintenant,
ô Dieux !, le cavalier (Manas supérieur) et
sa Dame (Bouddhi) s'étreignent ardemment dans la
région de l'Akasha pur qui tressaillit dans le paroxysme
sexuel.
Cependant,
il est clair et manifeste qu'Akasha n'est qu'un pont de
merveilles et de prodiges entre les tattvas Prithvi (la
terre) et Anupadaka (le monde des splendeurs).
Le
paroxysme sexuel franchit le pont du bonheur et pénètre
dans le monde d'Aziluth, la région d'Anupadaka, la
demeure de Shiva et Shakti ; alors Lui et Elle resplendissent
glorieusement, ivres d'amour.
Femmes,
écoutez-moi : la Shakti doit être intensément
vécue, durant le coït, comme Mahashakti (Femme-Eve-Déesse)
: c'est seulement ainsi que peut être obtenue avec
succès la consubstantialisation de l'amour dans la
réalité psycho-physiologique de votre nature.
L'homme
gnostique, durant le Sahaja Maïthuna (la Magie Sexuelle),
doit personnifier Shiva (l'Esprit-Saint) et se sentir inondé
de cette force merveilleuse du Troisième Logos.
«
Kalyanamalla répète maintes fois que l'accomplissement
du code de l'amour est beaucoup plus difficile que le profane
ne l'imagine ».
«
Les joies préparatoires sont déjà compliquées
; car on doit employer l'art exactement selon les préceptes
pour aviver l'ardeur de la femme de la même manière
que l'on avive le feu d'un foyer et pour que sa Yoni devienne
plus tendre, plus plastique et plus idoine à l'acte
amoureux ».
«
L'Anagaranga accorde une grande importance à ce que
les deux éléments composant le couple ne laissent
s'introduire dans leur vie commune aucune tiédeur,
aucune fatigue ou satiété dans leurs relations,
effectuant la consommation de l'amour avec un recueillement
et un abandon totaux. La forme de l'acte sexuel, c'est-à-dire
la position dans cet acte, est appelée Asana ».
Pour
l'information des lecteurs d'un certain âge, nous
transcrirons, dans le présent chapitre, ce qui a
trait à la position appelée Tiryak : «
la position Tiryak comporte trois subdivisions dans lesquelles
la femme est toujours étendue de côté
».
«
a) L'homme se place le long de la femme, tout contre elle,
il prend une de ses jambes et la place sur sa taille. C'est
seulement avec la femme mûre, totalement épanouie,
que l'on peut satisfaire complètement à cette
posture, laquelle doit être omise avec une jeune ».
«
b) Homme et femme gisent étendus sur le côté,
la femme ne devant absolument pas bouger ».
«
c) Etendus sur le côté, l'homme pénètre
entre les hanches de la femme, de manière qu'une
cuisse de celle-ci se trouve sous lui, tandis que l'autre
repose sur sa taille ».
Il
convient d'invoquer Kamadeva durant le Sahaja Maïthuna
dans la « Forge des Cyclopes ».
«
Kamadeva est le Dieu hindou de l'amour. Littéralement
son nom veut dire Dieu du désir, et il passe pour
être le fils du Ciel et de l'Illusion. Rati, la tendresse,
est son épouse, et Vasanta (la saison de la floraison)
qui porte constamment son carquois avec des fleurs au bout
des flèches, leur sert d'escorte ».
«
Kamadeva avait une forme visible, mais comme il a dérangé
le Seigneur de la création, Shiva, dans ses pratiques,
celui ci le réduisit en cendres par un regard ; les
Dieux le ressuscitèrent en répandant sur elles
du nectar, et depuis lors il est appelé l'incorporé
».
«
On le représente chevauchant un perroquet, portant
un arc de canne à sucre avec la corde formée
d'abeilles ».
Le
couple terrestre Adam-Eve, par le moyen du Sahaja Maïthuna
(la Magie Sexuelle), trouve sa correspondance à la
fois plus humaine et plus pure dans le suprême couple
divin Shiva-Shakti.
Homère
a fait une description à la fois délicate
et magique de l'étreinte amoureuse du couple divin.
«
Sous eux, la terre germinatrice produisait une verdure fleurissante,
lotus, trèfles juteux, jacinthes et safrans qui,
serrés, gonflés et tendres, s'élevaient
du sol, et eux gisaient là et ils entraînaient
vers le haut les nuées scintillantes et dorées,
et l'étincelante rosée tombait sur la terre
».
Enivrés
par le vin de l'amour, parés précieusement
de la tunique de la spiritualité transcendante et
couronnés des fleurs de la félicité,
nous devons profiter de la formidable vibration du tattva
Anupadaka durant le paroxysme sexuel pour supplier le Serpent
Igné de nos pouvoirs magiques d'éliminer de
notre nature intérieure le défaut psychologique
que nous avons déjà compris à fond
dans toutes les régions du subconscient.
C'est
ainsi que nous mourons d'instant en instant, de moment en
moment ; c'est seulement avec la mort qu'advient le nouveau.
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