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EF24 La Personnalité Humaine
Un
homme est né, a vécu soixante-quinze ans et
est mort.
Mais où donc se trouvait-il avant sa naissance et
où sera-t-il après sa mort ?.
La
science officielle ne sait rien sur tout cela.
Cette
formulation générale résume toutes
les questions sur la vie et la mort.
De
façon axiomatique nous pouvons affirmer: «
L'homme meurt parce que son temps est terminé, il
n'existe aucun lendemain pour la personnalité du
mort ».
Chaque
jour est une onde du temps, chaque mois est aussi une onde
du temps, chaque année est encore une autre onde
du temps, et toutes ces ondes enchaînées ensemble
constituent la grande onde de la vie. Le temps est circulaire
et la vie de la personnalité humaine est une courbe
fermée La vie de la personnalité humaine se
développe en son temps, naît en son temps et
meurt en son temps, elle appartient au temps et ne peut
exister en dehors de lui.
Cette
question du temps est un problème qui a été
étudié par plusieurs savants. Il n'y a plus
de doute que le temps soit la quatrième dimension.
La géométrie d'Euclide n'est applicable qu'au
monde tridimensionnel, mais le monde a sept dimensions et
la quatrième c'est le temps.
Le
mental humain conçoit l'Eternité comme la
prolongation du temps en ligne droite, mais rien ne peut
être plus erroné que ce concept, car l'Eternité
c'est la cinquième dimension. Chaque moment, chaque
instant de l'existence se produit dans le temps et se répète
éternellement.
La
mort et la vie sont deux extrêmes qui se touchent.
Une vie s'achève pour l'homme qui meurt mais une
autre commence. Un temps se termine et un autre commence,
la mort se trouve étroitement reliée à
l'éternel retour. Ceci veut dire que nous devons
retourner, revenir dans ce monde après que nous sommes
morts pour répéter le même drame de
l'existence, mais si la personnalité humaine périt
au moment de la mort, qui ou qu'est-ce qui retourne ?.
Il
est nécessaire de préciser une fois pour toutes
que le Moi est ce qui continue après la mort, le
Moi est ce qui retourne, le Moi est ce qui revient dans
cette vallée de larmes.
Il
est nécessaire que nos lecteurs ne confondent pas
la Loi du Retour avec la théorie de la Réincarnation
enseignée par la Théosophie moderne. Cette
théorie de la Réincarnation a son origine
dans le culte de Krishna qui est une religion hindoue de
type védique, malheureusement retouchée et
adultérée par les réformateurs.
Dans
le culte authentique original de Krishna, seuls les Héros,
les Guides, ceux qui possèdent déjà
une individualité sacrée, ont la possibilité
de se réincarner.
Le
Moi pluralisé retourne, revient, mais ce n'est pas
une réincarnation. Les masses, les foules retournent,
mais il ne s'agit pas d'une réincarnation. L'idée
du retour des choses et des phénomènes, l'idée
de la répétition éternelle est très
ancienne, et nous pouvons la retrouver dans la Sagesse Pythagoricienne
et dans l'antique cosmogonie hindoue.
L'éternel
retour des jours et des nuits de Brahma, la répétition
incessante des Kalpas, etc., sont invariablement et intimement
associés à la Sagesse pythagoricienne et à
la Loi de la Récurrence éternelle ou Loi de
l'Eternel Retour.
Gautama,
le Bouddha, a enseigné très sagement la Doctrine
de l'Eternel Retour et de la Roue des existences successives,
mais sa doctrine a été très adultérée
par ses suiveurs.
Tout
retour implique, dès lors, la fabrication d'une nouvelle
personnalité humaine; celle-ci se forme durant les
sept premières années de l'enfance. L'ambiance
familiale, la vie dans la rue et à l'école,
confèrent à la personnalité humaine
sa teinte particulière caractéristique. L'exemple
des adultes est déterminant pour la personnalité
infantile : l'enfant apprend plus par l'exemple que par
les préceptes. La façon de vivre erronée,
l'exemple absurde, le comportement dégénéré
des adultes, confèrent à la personnalité
de l'enfant cette teinte particulière sceptique et
perverse de l'époque où nous vivons.
En
ces temps modernes, l'adultère est devenu plus commun
que les pommes de terre ou les oignons et il va de soi que
cette situation engendre des scènes dantesques dans
les foyers.
Nombreux
sont les enfants qui, de nos jours, doivent souffrir, pleins
de ressentiments, les coups de bâton ou de cravache
du mauvais père ou de la marâtre. Il est clair
que de cette façon la personnalité de l'enfant
se développe dans un cadre de douleur, de rancoeur
et de haine.
Il
y a un dicton populaire qui dit: « Le fils de l'autre
sent toujours mauvais ». Naturellement, là
aussi il y a des exceptions, mais on peut les compter sur
les doigts de la main, et il reste même des doigts.
Les
altercations entre le père et la mère pour
une question de jalousie, les pleurs et les lamentations
de la mère affligée ou du mari accablé,
ruiné et désespéré, laissent
dans la personnalité de l'enfant une marque indélébile
de douleur profonde et de mélancolie qui n'est jamais
oubliée durant toute la vie.
Dans
les maisons élégantes, les dames orgueilleuses
maltraitent leur bonne quand celle-ci va au salon de beauté
ou se maquille le visage. L'orgueil de ces dames se sent
mortellement blessé. L'enfant qui voit toutes ces
scènes infâmes se sent meurtri au plus profond
de lui-même, qu'il se mette du côté de
sa mère arrogante et orgueilleuse ou qu'il prenne
parti pour la malheureuse bonne vaniteuse et humiliée
: le résultat est habituellement catastrophique pour
la personnalité infantile.
Depuis
l'invention de la télévision, on a perdu l'unité
de la famille. Avant, l'homme arrivait du travail et était
reçu avec beaucoup de joie par sa femme. Aujourd'hui
la femme ne va pas recevoir son mari à la porte parce
qu'elle est occupée à regarder la télévision.
Dans les foyers modernes, le père, la mère,
les garçons et les filles semblent des automates
inconscients hypnotisés devant l'écran de
télévision. Maintenant, le mari ne peut plus
commenter avec sa femme les problèmes du jour, parler
de son travail, etc., car celle-ci a l'air d'une somnambule
en train de regarder le vieux film, les scènes dantesques
d'une émission de gangsters à la Al Capone,
la dernière danse de la nouvelle vague, le téléroman,
etc.
Les
enfants élevés dans ce nouveau genre de foyer
ultramoderne ne pensent qu'aux pistolets, canons, mitrailleuses,
jouets pour imiter et revivre à leur façon
toutes les violentes scènes de crime qu'ils voient
sur l'écran de télévision.
Dommage
que cette merveilleuse invention qu'est la télévision
soit utilisée de façon destructive. Si l'humanité
utilisait cette invention de façon dignifiante, soit
pour étudier les sciences naturelles, soit pour enseigner
le véritable Art Royal de la Mère Nature,
soit pour donner aux gens de sublimes enseignements, cette
invention serait alors une bénédiction pour
l'humanité, elle pourrait être employée
de manière intelligente pour cultiver la personnalité
humaine.
Il
est en toute clarté absurde de nourrir la personnalité
infantile avec de la musique arythmique, inharmonique, vulgaire.
Il est stupide de nourrir la personnalité des enfants
avec des histoires de voleurs et de policiers, des scènes
de vice et de prostitution, des films basés sur l'adultère,
avec de la pornographie, etc.
Le
résultat d'une telle façon de procéder,
nous pouvons le constater dans les Rebelles sans cause,
les assassins précoces.
C'est
lamentable de voir les mères fouetter leurs enfants,
leur donner des coups de bâton, les insulter avec
des mots grossiers et cruels. Le résultat d'une telle
conduite c'est le ressentiment, la haine, la perte de l'amour,
etc. Dans la pratique nous avons pu nous rendre compte que
les enfants élevés au milieu des cris, des
coups de bâton et de fouet, se convertissent en personnes
vulgaires, rustaudes et dépourvues de tout sens de
respect et vénération.
Il
est urgent de comprendre la nécessité d'établir
un véritable équilibre à l'intérieur
des foyers. Il est indispensable de savoir que la douceur
et la sévérité doivent s'équilibrer
mutuellement sur les deux plateaux de la balance de la justice.
Le Père représente la sévérité,
la Mère représente la douceur; le Père
symbolise la Sagesse, la Mère personnifie l'Amour.
Sagesse et Amour, sévérité et douceur
s'équilibrent mutuellement sur les deux plateaux
de la balance cosmique.
Le
père et la mère doivent s'équilibrer
mutuellement pour le bien du foyer. Il est urgent, il est
indispensable que tous les pères et mères
comprennent la nécessité de semer dans le
mental de leurs enfants les valeurs éternelles de
l'Esprit. C'est dommage que les enfants modernes ne possèdent
plus le sens de la vénération; c'est à
cause des histoires de cow-boys, de bandits et de policiers,
à cause de la télévision, du cinéma,
etc., qui ont perverti le mental des enfants.
La
Psychologie Révolutionnaire du Mouvement gnostique
fait une distinction claire, précise et radicale,
entre l'Ego et l'Essence.
Durant
les trois ou quatre premières années de la
vie, seule se manifeste chez l'enfant la beauté de
l'Essence, l'enfant est alors tendre, doux, beau dans tous
ses aspects psychologiques. Lorsque l'Ego commence à
contrôler la tendre personnalité de l'enfant,
toute cette beauté de l'Essence disparaît peu
à peu et dès lors affleurent à sa place
les défauts psychologiques propres à tout
être humain.
De
même que nous devons faire une distinction entre l'Ego
et l'Essence, de même est-il nécessaire de
distinguer la personnalité de l'Essence. L'être
humain naît avec l'Essence mais ne naît pas
avec la personnalité, il faut créer cette
dernière. La personnalité et l'Essence doivent
se développer de façon harmonieuse et équilibrée.
Dans
la pratique nous avons pu constater que lorsque la personnalité
se développe exagérément aux dépens
de l'Essence, le résultat c'est la fripouille. L'observation
et l'expérience échelonnées sur de
nombreuses années nous ont permis de comprendre que
lorsque l'Essence se développe sans prêter
la moindre attention à la culture harmonieuse de
la personnalité, le résultat c'est le mystique
sans intellect, sans personnalité, noble de coeur
mais inadapté, incapable. Le développement
harmonieux de la personnalité et de l'Essence donne
comme résultat des hommes et des femmes géniaux.
Dans
l'Essence nous avons tout ce qui nous est propre, dans la
personnalité, tout ce qui nous a été
prêté. Dans l'Essence nous avons nos qualités
innées, dans la personnalité nous avons l'exemple
de nos ancêtres et ce que nous avons appris à
la maison, à l'école ou dans la rue.
Il
est indispensable que les enfants reçoivent une nourriture
pour leur Essence et une nourriture pour leur personnalité.
La tendresse, l'affection illimitée, l'amour, la
musique, les fleurs, la beauté, l'harmonie., servent
à nourrir l'Essence. La personnalité doit
être nourrie à l'aide du bon exemple de nos
ancêtres, avec les sages enseignements dispensés
à l'école, à la maison, etc.
Il
est nécessaire que les enfants entrent au primaire
à l'âge de sept ans, après être
passés par la maternelle. Les enfants doivent apprendre
leurs premières lettres par le jeu, ainsi l'étude
devient-elle pour eux attrayante, agréable, joyeuse.
L'Education
Fondamentale enseigne que l'on doit, dès la maternelle
ou le jardin d'enfants, porter une attention toute spéciale
à chacun des trois aspects de la personnalité
humaine, c'est-à-dire la pensée, le mouvement
et l'émotion; c'est ainsi que la personnalité
de l'enfant va se développer de façon harmonieuse
et équilibrée.
Les
parents et les maîtres ont une très grave responsabilité,
celle de la création et du développement de
la personnalité de l'enfant. La qualité de
la personnalité humaine dépend exclusivement
du type de matériau psychologique avec lequel elle
a été créée et nourrie.
Autour
des termes personnalité, essence, ego, moi, il existe,
chez ceux qui étudient la Psychologie, beaucoup de
confusion. Certains confondent l'Ego ou le Moi avec l'Essence.
Nombreuses sont les écoles pseudo-ésotériques
ou pseudo-occultistes qui ont comme but de leurs études
la vie impersonnelle. Il est nécessaire de préciser
que ce n'est pas la personnalité que nous devons
dissoudre. C'est le Moi-même, le Je, l'Ego qu'il nous
faut désintégrer et réduire en poussière
cosmique.
La
personnalité n'est qu'un véhicule qui sert
à l'action, un véhicule qu'il a été
nécessaire de créer, de fabriquer.
Dans
le monde, il y a des Caligula, des Attila, des Hitler, etc.
N'importe quelle sorte de personnalité, si perverse
qu'elle ait pu être, peut se transformer radicalement
quand l'Ego ou le Moi est totalement dissout. Cette dissolution
de l'Ego, du Je, confond et dérange beaucoup de pseudo-ésotéristes.
Ceux-ci sont convaincus que l'Ego est divin, ils croient
que l'Ego, le Moi, c'est l'Etre lui-même, la Monade
Divine.
L'Ego,
ou le Moi, c'est le Satan de la Bible, un ramassis de souvenirs,
désirs, passions, haines, ressentiments, concupiscences,
adultères, hérédité familiale,
nationale, raciale, etc.
Plusieurs
affirment stupidement qu'il y a en nous un Moi supérieur
ou divin et un Moi inférieur. Supérieur et
inférieur, ce sont toujours deux parties d'une même
chose; le Moi supérieur et le Moi inférieur
ne sont que deux parties de ce même Ego.
L'Etre
divin, la Monade, l'Intime, n'a rien à voir avec
quelque forme de Moi que ce soit. L'Etre est l'Etre, et
c'est tout. La raison d'être de l'Etre est ce même
Etre.
La
personnalité en soi n'est qu'un véhicule et
rien de plus. A travers la personnalité, l'Ego ou
l'Etre peut se manifester, tout dépend de nous. Il
est urgent de dissoudre le Moi, l'Ego, afin que seule se
manifeste à travers notre personnalité l'Essence
psychologique de notre Etre véritable.
Il
est indispensable que les éducateurs comprennent
pleinement la nécessité de cultiver harmonieusement
les trois aspects de la personnalité humaine. Un
parfait équilibre entre la personnalité et
l'Essence, un développement harmonieux de la pensée,
de l'émotion et du mouvement, une éthique
révolutionnaire, constituent les bases de l'Education
Fondamentale.
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