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SP02 Les Sept Paroles 2ème partie
Sanat
Kumara, l'Ancien des Jours, le Seigneur du Monde, est le
fondateur du « Collège d'Initiés »
de la Grande Fraternité Blanche Universelle. Ce grand
Etre est l'un des quatre Trônes dont parle la Sainte
Bible, et il vit en Asie depuis plusieurs millions d'années,
avec le même corps physique qu'il a amené sur
la terre à l'époque de la Lémurie ;
la mort n'a pas eu de pouvoir sur lui et n'en aura jamais
parce qu'il est un Fils de la Résurrection et que
la mort n'a de pouvoir sur aucun Fils de la Résurrection.
Le Maître Morya, un Maître du Rayon de Mars,
habite dans l'Himalaya, au bord d'un chemin ; il vit dans
une humble maison, il a de nombreux disciples et son corps
actuel est âgé de plus de neuf cents ans ;
sur le Maître Morya non plus la mort n'a pas eu et
n'aura pas de pouvoir parce que le Maître Morya est
un Fils de la Résurrection des morts, et que la mort
n'a de pouvoir sur aucun Fils de la Résurrection.
La
mort n'a de pouvoir que sur les faibles, sur les lâches,
sur les morts-vivants, sur les fils de la Grande Prostituée,
qui n'ont pas été capables, qui n'ont pas
eu le courage d'en finir avec leur immonde fornication.
Le
Maître Kout-Humi est aussi très connu en occident
et il appartient au Rayon de la Sagesse. Il est lui aussi
d'un âge indéchiffrable, et a son sanctuaire
sur les cimes enneigées de l'Himalaya. C'est un autre
Fils de la Résurrection, sur lui non plus la mort
n'a pas de pouvoir, parce que la mort n'a de pouvoir que
sur les sots, sur les fornicateurs et sur les adultères.
Le
Maître DK (Djwal Khul) est un autre Fils de la Résurrection
; un autre Surhomme qui a su tirer profit de son énergie
sexuelle. Ce Maître appartient au rayon de Mercure
; il a aidé la Maîtresse H.P. Blavatsky, en
lui dictant une grande partie de La Doctrine Secrète.
Il possède aujourd'hui le même corps qu'il
possédait en l'an 1675, et la mort n'a rien pu contre
lui, parce qu'il est un Fils de la Résurrection.
Quant
à Paul de Tarse, ce Maître est incarné
actuellement, il est le Maître Hilarion. Il est l'auteur
de l'oeuvre intitulée La Lumière sur le Sentier.
Le Maître Hilarion se développe dans le Rayon
de la Science ; c'est un Maître du Rayon de Mercure.
Le
Maître Sérapis, un Maître du Rayon de
Vénus, est un autre Fils de la Résurrection,
et il est d'un âge incalculable ; ce Maître
dirige l'Art mondial.
Le
Maître Rakoczi, est le même que le Comte de
Saint-Germain, Roger Bacon et Francis Bacon. Ce Maître
dirige la politique mondiale. Il vit actuellement au Tibet
et possède le même corps physique qu'on lui
connaissait au 17e, 18e et 19e siècles, dans toutes
les Cours d'Europe. Les siècles ont passé
sur ce Maître sans que la mort ait pu quoi que ce
soit contre lui, car il est un Fils de la Résurrection
Ce Maître est du Rayon de Jupiter.
Chacun
de ces Maîtres appartient à un Rayon déterminé
; il existe sept Rayons d'évolution cosmique :
1.
le Rayon Lunaire.
2.
le Rayon Mercurien.
3.
le Rayon Vénusien.
4.
le Rayon Solaire.
5.
le Rayon Martien.
6.
le Rayon Jupitérien.
7.
le Rayon Saturnien.
Il
est faux d'affirmer, comme le font les théosophes,
qu'à chaque Initiation des Mystères Majeurs,
l'Initié entre dans un autre Rayon cosmique : chaque
Maître évolue et se développe dans son
Rayon propre, et ne change jamais de Rayon.
Dans
les mondes internes, chacun des sept Rayons a son Temple
de Mystères.
Moi,
Samaël Aun Weor, Maître du Rayon de Mars, je
rends témoignage de ces choses, non parce que je
les ai lues dans des livres, comme font les théoriseurs,
mais parce que je les ai vécues ; je suis un Fils
de la Résurrection, et je témoigne de la Résurrection
des morts, parce que moi, Aun Weor, suis ressuscité
d'entre les morts-vivants, et mon devoir comme Initiateur
de la nouvelle Ere du Verseau, est de rendre témoignage
de la sainte doctrine du Divin Rabbi de Galilée,
afin que cette sainte doctrine du Sauveur du Monde se répande
sur toute la face de la terre, à tous les êtres
humains, sans distinction de race, de sexe, de caste ou
de couleur.
Chacun
de ces Rayons a son Chef, son Régent :
1.
Le Régent du Rayon Lunaire est Gabriel.
2.
Le Régent du Rayon Mercurien est Raphaël.
3.
Le Régent du Rayon Vénusien est Uriel.
4.
Le Régent du Rayon Solaire est Michaël.
5.
Le Régent du Rayon Martien est Samaël.
6
Le Régent du Rayon Jupitérien est Zachariel.
7.
Le Régent du Rayon Saturnien est Orifiel.
Voilà
les sept Rayons dont la Théosophie a tant parlé
et, auxquels elle a consacré des volumes entiers,
sans en avoir jamais fourni une explication exacte et concrète.
Les théosophes ont décrit les Rayons d'une
façon si vague et si nébuleuse, qu'ils ne
répondent vraiment pas aux aspirations intimes de
l'Ame. Ce qui manque aux théosophes, c'est l'aspect
pratique ; les enseignements de la Société
Théosophique ne sont réellement d'aucune utilité
pour personne.
Tout
être humain peut savoir à quel rayon il appartient,
simplement en comptant les lignes transversales de son front.
Ceux
qui ont une seule ligne appartiennent au Rayon Lunaire.
Ceux
qui ont deux lignes appartiennent au Rayon Mercurien.
Ceux
qui ont trois lignes appartiennent au Rayon Vénusien.
Ceux
qui ont quatre lignes appartiennent au Rayon Solaire.
Ceux
qui ont cinq lignes appartiennent au Rayon Martien.
Ceux
qui ont six lignes appartiennent au Rayon Jupitérien.
Ceux
qui ont sept lignes appartiennent au Rayon Saturnien.
Tous
les Maîtres des sept Rayons sont des Fils de la Résurrection
; nous avons tous traversé les amertumes du Calvaire
; nous avons tous expérimenté, en nous-mêmes,
l'Ascension du Seigneur.
Un
Maître ne sort jamais de son Rayon ; chaque Maître
travaille uniquement dans son Rayon. Le Chef de notre Rayon
est notre Père qui est aux Cieux. Un Maître
n'abandonne jamais son Père qui est aux Cieux. C'est
pourquoi il est impossible qu'un Maître passe d'un
Rayon à un autre comme le croient les théosophes.
Moi,
Aun Weor, suis fils de mon Père Samaël, et bien
que, dans mon passé, j'ai évolué sous
la régence de diverses planètes, jamais je
n'ai pu sortir du Rayon de Samaël, parce que Aun Weor
est une étincelle détachée de la flamme
de Samaël ; ainsi donc, de Samaël je suis sorti
et à Samaël je suis retourné, et j'ai
eu cinq lignes sur le front dans toutes mes réincarnations.
Au
cours de l'Ascension du Seigneur, notre Corps Astral se
libère de l'abîme et s'élève
dans l'aura lumineuse de notre Père qui est aux Cieux.
Lorsque
le Maître interne, à genoux sur l'Autel sacré
de la troisième Initiation des Mystères Majeurs,
reçoit son Initiation, alors au-dessus de l'Autel
sacré apparaît, resplendissant et comme s'il
descendait de l'azur infini, Sanat Kumara, au nom de qui
sont reçues toutes les Initiations.
La
sublime prestance de cet Ancien des Jours est indescriptible.
Sa chevelure blanche tombe sur ses épaules et semble
n'avoir jamais été touchée par des
lames de ciseaux. Sa barbe chenue et son visage majestueux
nous apparaissent comme la figure de Dieu. Avec son corps
semi-dénudé et son bâton à la
main, Sanat Kumara a l'air d'un Adamite.
Sanat
Kumara est le résultat de purifications millénaires.
Le
Maître intérieur reçoit la troisième
Initiation des Mystères Majeurs dans les mondes supérieurs
de conscience, et il assiste à son Initiation sans
véhicule matériel d'aucune sorte.
Toutes
les sectes gnostiques des temps anciens, toutes les sociétés
initiatiques du passé : Nazaréens, Pérates,
Pythagoriciens, etc., ont connu cette vieille doctrine de
la Résurrection initiatique. La Résurrection
a été cultivée dans les Mystères
d'Egypte, de la Grèce, de Rome, de Babylone, de la
Syrie, de la Perse, de l'Inde, du Mexique, du Pérou,
de Troie, de Carthage, etc.
La
Résurrection a été la doctrine des
Esséniens, la Résurrection a été
la doctrine de tous les sages du passé ; elle est
la sagesse des Gnostiques.
Isis
vit toujours, ressuscitant continuellement Osiris au moyen
du Phallus sacré. La Sagesse du Sexe est le fondement
de toute authentique Ecole de Mystères. C'est le
Lingam-Yoni des Mystères antiques. La Rédemption
réside exclusivement dans la Magie Sexuelle.
Au
moyen de la Magie sexuelle et de la sainteté parfaite,
tout homme peut se convertir en un Maître des Mystères
Majeurs de la Grande Fraternité Blanche Universelle.
Le
processus scientifique de l'Ascension engendre, dans le
corps de l'Initié, un processus de transformation
biologique, dont les symptômes s'expriment sous la
forme d'un dépérissement ou d'un affaiblissement
organique, spécialement lorsqu'arrive l'heure du
crépuscule. Cependant, cela ne signifie pas une maladie
ou une faiblesse organique proprement dite ; il s'agit simplement
de phénomènes passagers résultant de
la transformation du corps astral pendant ces quarante jours
de l'Ascension du Seigneur.
Il
est logique que toute transformation du corps astral produise
une transformation similaire dans les processus catalytiques
cellulaires et dans le mécanisme électrobiologique
de nos glandes endocrines qui, comme de merveilleux laboratoires,
transforment les Tattvas en diverses substances biochimiques,
lesquelles, au terme de multiples combinaisons, finissent
par se cristalliser en hormones.
Le
corps astral a son siège dans le foie. Si nous examinons
le mot espagnol « higado », qui veut dire foie,
nous remarquons qu'il comporte les trois voyelles I, A,
O.
Diodore
déclare, dans l'une de ses poésies : «
Sachez qu'entre tous les Dieux, le plus élevé
est IAO. Hadès est l'Hiver. Zeus règne au
Printemps. Hélios en Eté. Et en automne, redevient
actif IAO, qui travaille constamment. IAO est Jovis-Pater,
est Jupiter, que les Juifs appellent, de façon illégitime,
Yahvé. IAO offre le substantiel Vin de Vie, tandis
que Jupiter est un esclave du Soleil » (Extrait du
livre L'Eglise Gnostique, du Maître Huiracocha).
Il
est nécessaire d'arracher le corps astral des enfers
de l'homme.
Dans
la chambre ésotérique reliée au signe
zodiacal de la Vierge, on nous enseigne que les racines
de l'arbre même de l'existence résident dans
le ventre. Un examen approfondi des intestins nous permet
de corroborer cette affirmation. Qu'on observe la curieuse
analogie qui existe entre les racines des arbres et les
racines de l'arbre de notre propre vie : ces racines sont
nos intestins, lesquels sont en relation intime avec le
signe zodiacal de la Vierge.
Tout
comme les racines des arbres tirent leur vie du limon de
la terre, transformant ce limon en sève nutritive
qui se répand partout dans les veines et cellules
de l'arbre, ainsi nos racines intestinales extraient savamment
des aliments les principes vitaux les plus variés
pour en nourrir l'arbre merveilleux de notre propre biologie
organique.
De
même que les assises profondes des racines des arbres
se trouvent dans l'obscur limon terrestre, ainsi, dans les
assises profondes de notre bas-ventre et de notre foie nous
découvrons les enfers de l'homme, sous forme de strates,
de sphères ou de mondes submergés, constitués
par les atomes de l'ennemi secret.
Durant
ces quarante jours qui précèdent l'Ascension
du Seigneur, les Hiérarchies Créatrices doivent
dégager notre corps astral de ces enfers de l'homme,
où nous revivons et récapitulons toutes les
scènes ténébreuses de notre passé.
Cette récapitulation commence après la Résurrection
de notre Crestos.
Le
processus de récapitulation commence par la sphère
submergée la plus ténébreuse de l'Univers,
qui est couleur de sang ; dans les horribles abîmes
de cette sphère vivent tous les monstres et toutes
les perversités du monde. Puis, en récapitulant
toutes nos scènes ténébreuses, nous
nous élevons peu à peu à travers différentes
strates, régions ou plans de ces mondes constitués
par les atomes de l'ennemi secret.
Dix-neuf
jours après la Résurrection de notre Crestos,
une certaine couche ou substance atomique de la contrepartie
astrale de notre ventre est arrachée par les Hiérarchies.
Cette couche, cette enveloppe, semblable à la peau
de notre organisme humain, est ni plus ni moins comme la
porte des enfers de l'homme, formés par les atomes
de l'ennemi secret.
Cette
porte close maintient l'Ame humaine prisonnière dans
les abîmes du mal. Une fois enlevée cette grossière
couche atomique de la contrepartie astrale de notre ventre,
les Maîtres doivent soigner cette zone de notre ventre.
Naturellement,
toutes ces profondes transformations de notre corps astral
doivent inévitablement se répercuter dans
notre intime biologie, produisant quelques symptômes
de faiblesse organique passagère et des manifestations
sporadiques de faim dans le corps physique du Maître.
Si
nous décomposons le nombre 19 et additionnons ses
deux chiffres : 1 plus 9, cela nous donnera la somme de
10. Or, tout le progrès du dévot du Sentier
est basé sur les nombres 1+2+3+4 = 10. Nos disciples
comprendront maintenant pourquoi c'est après dix-neuf
jours précis que doit être arrachée
la porte atomique qui maintient le corps astral prisonnier
à l'intérieur des enfers de l'homme.
Il
nous faut cependant expliquer à nos disciples que
cet état de prisonnier auquel nous faisons allusion,
se réfère uniquement au fond vital de notre
corps astral, c'est-à-dire, aux racines mêmes
de notre merveilleux véhicule astral, enfermées
dans les profondeurs de l'abîme ; ces racines constituent
la base submergée des racines mêmes de notre
arbre organique. Ce sont là les enfers de l'homme,
d'où notre corps astral doit être dégagé.
Comme
nous l'avons dit, tout le développement de l'étudiant
est fondé sur le nombre dix. « L'Arbre Séphirotique
» de la Kabbale est aussi fondé sur le nombre
dix : il y a dix Séphiroths, qui sont les suivantes
:
1.
Kether : l'Ancien des Jours. Le Mage du premier arcane du
Tarot, dont l'hiéroglyphe primitif est représenté
par un homme.
2.
Chokmah : la Sagesse, l'Amour. La deuxième carte
du Tarot : la Papesse, la Prêtresse. Planète
: la Lune. L'hiéroglyphe primitif est la bouche de
l'homme.
3.
Binah : l'Intelligence, le Pouvoir. La troisième
carte du Tarot : l'Impératrice. La planète
Vénus. Le symbole primitif est une main dans l'acte
de prendre.
Ces
trois Séphiroths forment la Couronne Séphirotique.
Viennent ensuite les sept Séphiroths inférieures
:
4.
Chesed : la Miséricorde. La quatrième lame
du Tarot : l'Empereur. Jupiter, l'Etre divin, l'Atman. L'hiéroglyphe
primitif : un sein.
5.
Geburah : la Rigueur. Le Corps Bouddhique de l'homme. La
cinquième carte du Tarot : le Pape ou l'Hiérophante.
Mars, le Guerrier.
6.
Tiphereth : la Beauté. L'Amour de l'Esprit-Saint.
Vénus. Le Corps Causal de l'homme. La sixième
carte du Tarot : l'Amoureux.
7.
Netzah : la Victoire. L'Eternité du Tout. Le monde
mental. La planète Mercure. La septième carte
du Tarot : le Chariot.
8.
Hod : la Splendeur. Le plan astral. La planète Saturne.
Le huitième arcane du Tarot : la Justice.
9.
Jesod : le Fondement. L'Absolu. Le plan éthérique.
Le Sexe. Le Soleil. La neuvième carte du Tarot :
l'Ermite.
10.
Malkuth : le Royaume, l'Univers tout entier. Marie ou la
Vierge. La Nature. La dixième carte du Tarot : la
Roue de Fortune.
Ces
dix Séphiroths vivent, évoluent et se développent
à l'intérieur de la conscience. L'homme est
l'Arbre Séphirotique lui-même. Il est très
intéressant de noter que l'homme a dix doigts et
que le Décalogue se compose de dix commandements.
Le dévot du Sentier comprendra maintenant l'importance
du nombre dix. Nos disciples comprendront également
pourquoi c'est dix-neuf jours après la Résurrection
de notre Crestos qu'est arrachée par les Maîtres
la porte atomique des enfers de l'homme.
Quand
Paul de Tarse a écrit son Epître aux Philippiens,
il n'avait pas encore atteint la Résurrection. Voyons
les versets suivants, qui confirmeront notre affirmation
:
«
Mais toutes ces choses qui étaient pour moi des gains,
je les ai tenues pour des pertes par amour pour le Christ.
Bien plus, je tiens désormais toutes choses pour
des pertes en regard du gain suréminent qu'est la
connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur, pour
l'amour de qui j'ai tout perdu ; et je regarde tout comme
de l'ordure, pour gagner le Christ, et être trouvé
en lui, n'ayant plus ma justice à moi, qui vient
de la loi, mais la justice par la foi au Christ, la justice
qui vient de Dieu par la foi ; afin de le connaître,
lui, avec la puissance de sa Résurrection, et participer
à ses souffrances et lui devenir conforme dans la
mort ; afin de parvenir si possible à la Résurrection
des morts (la troisième Initiation des Mystères
Majeurs). Non que je l'ai déjà atteinte, ni
que je sois déjà parfait, mais je poursuis
toujours, pour m'efforcer de saisir cela, ayant été
moi-même saisi par le Christ Jésus.
«
Non, frères, je ne prétends pas avoir atteint
cela ; mais je dis seulement une chose : oubliant complètement
ce que je laisse derrière, et me tendant de toutes
mes forces vers ce qui est devant, je cours vers le but,
vers la souveraine récompense que Dieu nous appelle
à recevoir dans le Christ Jésus » (Philippiens,
3, 7-14).
Mais
aujourd'hui Paul a atteint la Résurrection. Il est
actuellement incarné à nouveau : il est, comme
nous l'avons déjà dit, le Maître Hilarion.
Cette
doctrine est la vieille doctrine des premiers Pères
de l'Eglise gnostico-catholique. Ont appartenu à
cette doctrine : Basilide, Saturnin d'Antioche, Simon le
Magicien, Carpocrate, fondateur de nombreux couvents en
Espagne, Marcion de Sinope, Saint-Thomas, Valentin, Saint-Augustin,
Tertulien, Saint-Ambroise, Irénée, Hippolyte,
Epiphane, Clément d'Alexandrie, Marc, Cerdon, Empédocle,
Saint-Jérôme, etc. ; c'est la vieille doctrine
des Nazaréens, des Séthiens, des Pérates,
des Valentiniens, des Justiniens, etc. Cette doctrine était
connue dans toutes les antiques Ecoles de Mystères
; c'est la doctrine que le Christ a enseignée en
secret à ses soixante-dix disciples. C'est la science
secrète que moi, Samaël Aun Weor, suis chargé
de diffuser publiquement pour initier l'Age du Verseau.
C'est la doctrine secrète de notre Divin Sauveur.
Toute
cette sagesse gnostique est renfermée dans la Pistis
Sophia. Ce livre comprend quatre parties ; la première
et la quatrième partie ne portent aucune inscription
; en tête de la seconde partie figure ce titre : «
Le second livre de la Pistis Sophia », et vers la
fin de cette partie, nous trouvons la mention suivante :
« Extrait des livres du Sauveur ». Cette même
mention revient à la fin du troisième livre,
qui n'a pas d'en-tête. Dans son ouvrage intitulé
L'Eglise Gnostique, le Dr Arnold Krumm-Heller, le Maître
Huiracocha, nous dit : « Ce livre est le sommet de
toutes les doctrines gnostiques ; il fut publié en
latin en l'an 1851 par Schwartze et Petermann, conformément
à un manuscrit ancien du Musée de Londres,
appelé Askénien, dont l'ancienneté
remonte au troisième siècle ap JC, bien que
certains opinent qu'il daterait plutôt du cinquième
siècle (Opus Gnosticum Valentino adjudicatum est
Codice manuscripto Coptico Londinensi descripsit et latine
vertit M. G. Schwartze) ».
Ainsi
donc la doctrine ésotérique de la Résurrection,
telle que nous l'enseignons ici, se trouve contenue dans
les 148 chapitres de la Pistis Sophia, et dans la profonde
sagesse ésotérique de la Sainte Bible.
Il
est dommage que la Maîtresse Blavatsky n'ait pas connu
les trésors gnostiques.
La
doctrine de la Sainte Eglise Gnostique est la Sagesse de
Notre Seigneur Jésus Christ.
Le
mot Epiphanie, qui vient d'un terme grec, désigne
la manifestation, la révélation ou l'Ascension
du Christ en nous, après la Résurrection de
notre Crestos. Cette Ascension nous mène à
l'Illumination de l'Esprit-Saint, après la récapitulation
de tout notre passé dans le profond abîme du
mal.
Avec
l'Epiphanie, nous recevons l'Illumination, mais pendant
les quarante jours qui précèdent l'Ascension,
nous nous submergeons dans de profondes ténèbres.
Plusieurs
Frères trouvent les sommets élevés
de la Résurrection très distants et difficiles
à atteindre, mais quiconque en finit avec la fornication
parviendra très rapidement à ces cimes ineffables.
La
Bible nous dit ceci : « Que soit honoré de
tous le Mariage et le lit nuptial sans souillure ; car Dieu
jugera les fornicateurs et les adultères »
(Epître aux Hébreux, 13, 4).
Par
ce verset, la Bible, qui est la parole de Dieu, nous enseigne
que la Rédemption de l'homme réside exclusivement
dans la Magie sexuelle, car le lit sans souillure, préservé
de toute fornication ou adultère, est une référence
directe à la pratique de la Magie sexuelle avec l'épouse-prêtresse,
au lieu de l'immonde coït.
«
Veillez à ce qu'aucun ne soit fornicateur, ou profanateur,
comme Esaü qui, pour un simple mets, vendit son droit
d'aînesse » (Hébreux, 12,16).
Ainsi,
en suivant le Sentier de Sainteté, nous nous préparons
pour l'Epiphanie et réalisons en nous l'Etre-Christ.
Il
est nécessaire que l'Initié prie Dieu tous
les jours. Toute prière doit être accompagnée
d'une coupe de vin et d'un morceau de pain. « Faites
ceci en mémoire de moi », a dit notre Divin
Sauveur.
Le
clergé catholique romain a monopolisé la Sainte
Onction et, à cause de cela, la pauvre humanité
en a été privée pendant vingt siècles.
Priez toujours, mes Frères, puis partagez le pain
et buvez le vin. Cet enseignement solennel vient de l'Ange
AROCH, un Ange de commandement.
Toute
personne, même si elle est seule, peut prier et rompre
le pain et le vin. La prière la plus puissante est
le Notre Père.
On
mettra toujours le pain et le vin sur un linge propre et
parfumé. On ne peut porter le pain et le vin à
notre bouche qu'après la prière. Avec le pain
et le vin, des millions d'atomes christiques entrent dans
notre organisme humain pour éveiller tous nos pouvoirs
occultes.
Le
Christ, en sa qualité de Christ Cosmique, a dit :
« Je suis le pain de vie, je suis le pain vivant ;
si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement
; celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi
et moi en lui ».
Tout
être humain peut se christifier, au moyen de la Magie
sexuelle et de la Sainte Onction Eucharistique. Les Frères
gnostiques devront toujours avoir du pain et du vin, et
ils prendront quotidiennement la Sainte Onction.
La
prière se fait toujours à genoux. Il faut
savoir prier, prier c'est converser avec Dieu. Lorsque l'Ange
Aroch, Ange de commandement, m'a enseigné cette clé
merveilleuse de l'Onction gnostique, il m'a aussi enseigné
à prier.
Quels
indicibles et ineffables moments, ceux où l'Ange
Aroch, sous la forme d'un enfant, à genoux et les
mains jointes sur la poitrine, levait ses yeux très
purs vers le ciel. Son visage à cet instant semblait
de feu et, plein d'un amour profond, il s'exclamait : «
Seigneur, Seigneur, ne me laisse pas tomber, ne me laisse
jamais sortir de la lumière, etc. ». Puis il
bénit et rompit le pain, qu'il nous donna à
manger, et il versa le vin dans un petit vase d'argent,
le servit dans des coupes et nous en donna à boire.
Les
Anges, comme l'Ange Aroch, n'utilisent plus le vieil astral
lunaire, mais uniquement l'Astral supérieur, notre
Benjamin, et c'est pourquoi ils semblent des enfants d'une
indescriptible beauté. Ce sont des Fils de la Résurrection,
ce sont des Fils de la Vie, et de leur front immaculé
jaillissent des éclairs terribles.
Avec
l'aide de ces Anges, nous pouvons nous transporter avec
notre corps de chair et d'os en état de Jinas aux
endroits les plus éloignés de la terre. Pendant
l'état de transition entre la veille et le sommeil,
nous pouvons invoquer l'un de ces Anges, en le priant de
nous transporter avec notre corps physique à l'endroit
où nous voulons nous rendre, et si l'Ange considère
que notre requête est juste, il nous transportera
au lieu désiré : il suffira de se lever de
son lit avec foi, mais en conservant le sommeil (Voir le
chapitre 12 des Actes des Apôtres).
Le
Benjamin d'un Maître est une précieuse acquisition.
Il suffit à un Maître de penser à une
certaine personne ou à un lieu éloigné
pour s'y trouver en quelques instants, pouvant voir et entendre
tout ce qui s'y passe.
Lorsque
le jour de son Ascension approche, le Maître commence
à percevoir, dans les mondes supérieurs de
conscience, où la lumière de l'Esprit resplendit,
un temple clos dont les portes s'ouvriront, au bout de quarante
jours, pour le recevoir et l'accepter comme un habitant
authentique des mondes ineffables de l'Esprit pur, où
brille l'Amour suprême du Père.
Le
Maître contemple en extase ce temple sublime, sur
la coupole triangulaire duquel se pose la blanche colombe
de l'Esprit-Saint, dont la tête a la divine apparence
d'un vieillard vénérable.
Notre
Conscience divine vibre intensément à l'intérieur
du Maître interne, dans lequel notre Benjamin bien-aimé
s'est totalement absorbé.
Une
chose qu'il nous faut savoir, c'est qu'entre notre Conscience
divine et le vieil astral, il existe, fort heureusement,
un Rayon terrible du Christ Cosmique, à savoir le
troisième degré de pouvoir du Feu, qui unit
notre vieil astral à notre Conscience divine.
Ce
Rayon christique est le médiateur entre l'astral
et le Maître interne, à l'intérieur
duquel vibre la vie ineffable de notre Benjamin.
Le
Rayon christique, ou Kundalini du corps astral, est donc
comme la main sacrée du divin Rédempteur du
Monde, qui nous tire de l'abîme et nous arrache aux
ténèbres pour toujours. Il est comme la main
salvatrice du Maître, qui s'étend vers nous
pour nous soulever jusqu'au temple ineffable du Père.
Le
Christ vient à nous comme un voleur dans la nuit
lorsque nous nous y attendons le moins.
La
Kundalini du corps astral, le Rayon christique, resplendit,
lorsqu'elle s'éveille, comme un éclair terrible.
Quand elle commence à monter, la Kundalini astrale
(le Rayon de Jésus-Christ) a une belle couleur blanche
éclatante, mais quand elle est parvenue à
son développement total, elle est alors d'une sublime
couleur dorée, pleine d'une splendeur indescriptible.
Et
c'est par le troisième degré de pouvoir du
Feu que le Christ accomplit sa parole, qu'il a engagée
dans ce pacte solennel, signé avec son sang dans
l'événement dramatique du Golgotha.
Lorsque
le troisième degré de pouvoir du Feu réussit
à sortir par la partie supérieure du crâne,
il revêt la figure mystique d'une blanche colombe
avec une tête de vieillard : c'est la colombe de l'Esprit-Saint,
qui demeure dès lors posée sur la coupole
triangulaire de ce temple ineffable, attendant l'instant
sublime où, les jours du Maître étant
accomplis, s'ouvriront les portes de ce temple du Père.
Aux
portes de ce temple majestueux, où brille la lumière
du Père, on voit les deux images de notre astral,
attendant l'heure solennelle où les portes s'ouvriront.
Après
trente-trois jours de récapitulation ténébreuse
au sein de l'abîme, nos trois véhicules inférieurs
ou, pour mieux dire, la conscience animique de nos trois
véhicules inférieurs, est éprouvée
ou examinée par le feu. Il faut soumettre à
un examen ces trois véhicules inférieurs,
afin de connaître le résultat de la récapitulation
ténébreuse dans l'abîme.
Un
Hiérarque jette sur le sol trois pains, et ces trois
pains éclatent comme des bombes explosives et se
transforment en feu ardent. Et alors, au coeur des trois
flammes ardentes, nous apercevons trois belles jeunes filles
résister à l'épreuve du feu. Ces trois
demoiselles sont la conscience animique et les principes
éthériques de nos trois corps physique, vital
et astral.
Si
l'une de ces belles jeunes femmes succombait à l'épreuve
du feu, si elle fuyait ou tremblait de terreur, ou tombait
évanouie au coeur des flammes ardentes, il serait,
alors démontré par cet examen que notre pierre
était encore mal taillée. Ayant échoué,
le Maître serait dans ce cas renvoyé, jusqu'à
ce qu'il ait poli, avec le dur émeri de la douleur,
chacune de ses facettes.
Et
lorsque le diamant de notre âme a été
bien poli et qu'il brille dans toute sa splendeur, il est
alors tout à fait prêt pour l'Ascension du
Seigneur.
Les
trois jeunes filles sont l'âme de chacun de nos trois
véhicules inférieurs. Pour parvenir à
l'Ascension, nous devons extraire de chacun de nos trois
corps inférieurs un extrait animique pur et beau.
Ces trois corps de péché doivent nous donner
une trine Ame divine, pour Dieu et pour le Père.
C'est
là le mystère du Baphomet.
Nos
corps physique, vital et astral sont merveilleux.
«
Heureux l'homme qui a rempli son carquois de ces traits
: il ne sera pas humilié quand il devra faire face
à ses ennemis à la porte de la ville »
(Psaume, 127, 5).
Dans
cette épreuve, nous voyons un quatrième pain
qui n'entre pas en état d'ignition, parce qu'il symbolise
le corps mental et la quatrième Initiation des Mystères
Majeurs à laquelle le Maître ne peut accéder
qu'après l'Ascension.
Lorsque
le Maître sort triomphant de cet examen qui a lieu
au trente-troisième jour, on lui montre une vieille
lampe défectueuse, qui représente notre vieux
monde submergé, et on lui dit : « Ça
ne sert plus ! ».
Le
passé a déjà donné son fruit,
et la fausse lumière des ténébreux
lucifers, et la fausse lumière de la raison, ne sert
plus à rien. Nous avons dorénavant besoin
d'une nouvelle lumière, la lumière de l'Esprit
pur, la lumière du Christ, la lumière ineffable
du Père. Passé les trente-trois jours, et
après l'examen auquel a été soumise
la trine Ame de nos véhicules physique, vital et
astral, le Maître acquiert des pouvoirs terribles
sur les puissances ténébreuses de l'abîme.
En
dominant les tentations passionnelles durant le Saint Carême,
l'Initié « vole » au diable tous ses
pouvoirs et devient tout-puissant, invincible.
Il
se produit également une transformation dans le son
métallique de sa voix.
Après
cela, les ardentes tentations ne suscitent plus en lui ces
états de provocation brûlante. Il a volé
le Feu au Diable et alors même le Diable n'a plus
aucun pouvoir sur lui. Ceci est le terrible secret du Baphomet
!, la lumière jaillit des ténèbres,
et la rose qui embaume l'air de son arôme délicieux
extrait ce merveilleux parfum de l'obscur limon de la terre.
Le mystère du Baphomet est un prodigieux mystère
de l'Alchimie. Le Bouc de Mendès est la pierre angulaire
de l'Initiation.
Après
ces trente-trois jours, les flots déchaînés
de la tentation séductrice frapperont en vain de
leur luxure l'inébranlable bouclier du guerrier.
Le Maître est maintenant devenu d'acier, et les passions
ne provoquent plus en lui le supplice de Tantale, l'anxieux
désir du coït.
Le
Maître est à présent un dictateur de
la force, il est maintenant un guerrier terrible, car il
a volé le pouvoir au diable, et les ténèbres
fuient, épouvantées.
Naguère,
les flots furieux de la Mer Rouge le regardaient avec une
provocation infinie et le Maître endurait l'ardent
supplice de la soif passionnelle, contre laquelle il empoignait
vaillamment l'épée de la volonté. A
présent, les flots rageurs de la Mer Rouge le regardent
avec terreur, et les ténèbres affolées
s'enfuient en hurlant.
Jadis,
le Maître était comme une jeune fille provocante
pour les ténèbres, mais aujourd'hui, les ténèbres
horrifiées le regardent comme un monstre qui leur
a volé le pouvoir et les a laissées sans armes.
Ceci
est le mystère du Bouc de Mendès. C'est le
terrible secret du Baphomet !, les pattes des trônes
des Maîtres sont faites de monstres, et les objets
sacrés des temples sont supportés par des
piédestaux animalesques.
Trois
jours avant l'Ascension du Seigneur, l'Initié commence
à pénétrer dans des régions
d'une beauté ineffable, car la Nature ne fait pas
de sauts : Natura non facit Saltus. Le jour est toujours
précédé par l'aurore, et l'homme a
dû d'abord être enfant, puis adolescent.
Au
trente-septième jour exactement, l'Initié
doit repasser, dans son corps astral, par les douze constellations
zodiacales, à l'intérieur desquelles il s'est
développé et a évolué, de manière
analogue au développement et à l'évolution
du foetus dans le sein maternel. Le Zodiaque est la matrice
de notre système solaire et la matrice cosmique de
nos âmes.
Chacune
des douze constellations zodiacales a sa couleur propre.
La lumière du Lion a une belle couleur jaune or,
et l'Initié revoit les douze constellations zodiacales
dans l'ordre inverse jusqu'à ce qu'il arrive au Lion.
Cette constellation gouverne le coeur, qui est le temple
de l'Intime. Nos disciples comprendront maintenant pourquoi
nous faisons le tour complet du Zodiaque en finissant par
le Lion.
Nous
sommes les fils des seigneurs de la Flamme, dont la demeure
est la constellation du Lion. Notre évolution commence
et se termine dans le Lion.
Du
point de vue spirituel, chaque Esprit humain a son Père
qui est dans les cieux, mais les seigneurs de la Flamme
nous ont dotés d'un corps spirituel et d'un corps
charnel, et c'est de ce point de vue que nous sommes les
fils des seigneurs de la Flamme.
La
Lumière est une substance séminale. Et le
Semen des douze constellations zodiacales nous a développés
dans l'Utérus de ce Zodiaque.
La
Lumière est toujours accompagnée du Verbe
lumineux. Le substratum du langage parlé est le Verbe
solaire. Nous savons bien que le Logos résonne. Il
existe vingt-quatre voyelles, que voit et entend l'Initié.
Ces vingt-quatre voyelles correspondent aux douze signes
zodiacaux.
Les
vingt-quatre mélodies du Zodiaque résonnent
dans la création entière avec toute l'euphorie
grandiose du Mahamanvantara. C'est là le Verbe de
Dieu, qui maintient fermement l'Univers dans sa marche (Voir
Logos, Mantras, Magie, d'Arnold Krumm-Heller, le Maître
Huiracocha).
Le
Saint Carême étant accompli, alors vient l'Ascension
du Seigneur, et l'Initié est alors accueilli avec
une grande fête et une musique délicieuse dans
ce temple ineffable du royaume de l'Esprit.
La
nuit de l'Ascension est extrêmement intéressante.
La maison de l'Initié est envahie par des millions
de magiciens noirs furibonds qui tentent de s'emparer du
Maître, choqués de voir qu'une Ame de plus
leur échappe pour gagner le royaume ineffable de
la Lumière.
Le
Maître doit demander, dans le temple, la colombe de
l'Esprit-Saint.
«
Et moi je vous le dis : demandez et l'on vous donnera ;
cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.
Car quiconque demande reçoit ; et qui cherche trouve
; et à qui frappe on ouvre.
Quel
est parmi vous le père qui, si son fils lui demande
du pain, lui donnera une pierre ?. Ou s'il lui demande un
poisson, au lieu du poisson lui remettra un serpent ?. Ou,
s'il lui demande un oeuf, lui donnera un scorpion ?.
Si
donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de
bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père
Céleste donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux
qui l'en prient ! » (Luc, 11, 9-13).
L'Ascension
du Maître est annoncée par quatre Anges du
temple, lesquels, tournés vers les quatre points
cardinaux de la terre, font chacun résonner leur
trompette, et alors le Fils, c'est-à-dire notre Astral,
est élevé vers le haut, vers les Cieux, et
ainsi s'accomplissent les Saintes Ecritures, tel qu'il est
dit dans ce passage que nous avons déjà cité
:
«
Mais vous allez recevoir la force de l'Esprit-Saint, qui
descendra sur vous. Et vous serez mes témoins à
Jérusalem, et dans toute la Judée et la Samarie
et jusqu'aux extrémités de la terre.
Quand
il eut dit cela, ils le virent s'élever ; et une
nuée vint l'envelopper et le soustraire à
leurs yeux » (Actes, 1, 8-9).
A
partir de ce moment, le Maître est reçu en
haut, dans les mondes supérieurs de conscience, et
les sept paroles du Calvaire le rendent tout-puissant.
«
Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, escorté
de tous les saints Anges, alors il prendra place sur son
trône de gloire » (Matthieu, 25, 31).
Le
Fils de l'homme est notre Ame qui s'assoit à présent
sur le trône de gloire.
«
A celui qui vaincra, je lui dirai de s'asseoir avec moi
sur mon trône ; comme moi-même j'ai vaincu et
me suis assis avec mon Père sur son trône »
(Apocalypse, 3, 21).
Le
trône de l'Intime est le trône du Père,
et celui qui est vainqueur s'assoit avec son Intime sur
son trône. Et ainsi s'accomplit la parole donnée
par le Christ sur le Mont du Calvaire.
C'est
pour cela que le Christ est venu : pour sauver l'humanité,
et c'est de cette manière, précisément,
qu'il la sauve.
Ecoutons
ce que disent les Ecritures Gnostiques :
«
Et Jésus, le Divin Grand Sacerdote Gnostique, a entonné
un doux cantique en hommage au Grand Nom et a dit à
ses disciples : Venez vers moi. Et eux firent ainsi. Alors
il s'est dirigé vers les quatre points cardinaux,
il a tout embrassé d'un regard tranquille et a prononcé
le nom profondément sacré : Lew ; il les bénit
et souffla dans leurs yeux. Regardez vers le haut, s'est-il
exclamé, vous êtes maintenant clairvoyants.
Eux alors ont levé leur regard vers l'endroit que
Jésus leur désignait, et ils ont vu une grande
Croix qu'aucun être humain ne pourrait décrire.
Et le Grand Sacerdote a dit : Ecartez votre vue de cette
grande Lumière et regardez vers l'autre côté.
Alors ils virent un grand Feu, de l'Eau, du Vin et du Sang.
Et
le Grand Sacerdote a poursuivi : En vérité,
je vous le dis, je n'ai rien apporté au monde que
le Feu, l'Eau, le Vin et le Sang de la Rédemption.
J'ai apporté le Feu et l'Eau du lieu de la Lumière,
du réservoir de la Lumière, de là où
la Lumière se trouve. Et j'ai apporté le Vin
et le Sang de la demeure de Barbelos. Après un certain
temps, le Père m'a envoyé l'Esprit-Saint sous
la forme d'une blanche colombe, mais écoutez : le
Feu, l'Eau et le Vin sont pour la purifications et le pardon
des péchés. Le Sang, qui m'a été
donné uniquement comme un symbole du corps humain,
je l'ai reçu dans la demeure de Barbelos, de la grande
Force du Dieu Universel.
Le
Saint-Esprit descend sur vous tous, comme il est descendu
sur moi, et tous il vous emportera au lieu suprême
de la Lumière. C'est pourquoi je vous ai dit que
je suis venu pour apporter le Feu à la Terre, ce
qui est la même chose que descendre pour racheter
les péchés du monde par le moyen du Feu.
Et
c'est pour cela que Jésus a répété
: Si vous saviez et connaissiez le grand don de Dieu, si
vous perceviez qui est celui qui vous parle et qui vous
dit : Donnez-moi à boire, vous me prieriez que je
vous donne de la fontaine éternelle, qui est une
source de douce ambroisie, et vous vous convertiriez en
cette même source de vie.
Et
il prit le Calice, le bénit et l'offrit à
tous en disant : Ceci est le Sang de l'Alliance, qui a été
versé pour vous, pour vous racheter du péché,
et c'est pourquoi la lance a été introduite
dans mon côté, afin que de ma blessure jaillisse
du Sang et de l'Eau.
Et
le Grand Sacerdote Jésus dit aux siens : Apportez-moi
du feu et des rameaux de vigne. Et ainsi firent-ils. Il
mit alors le sacrifice sur l'Autel et une amphore de vin
à son côté. Et une amphore contenant
de l'eau devant le vin. Puis il mit du pain selon ceux qui
l'écoutaient, et le Grand Sacerdote Jésus
resta vêtu de vêtements blancs, ce que les Apôtres
imitèrent. Et il bénit le pain et l'offrit
à tous en disant : Ceci est mon corps, reçois-le
pour ta Rédemption. Puis il dit, en offrant le vin
à tous : Ceci est mon sang, reçois-le, car
il a été versé pour racheter le monde.
» (Extrait de la Messe Gnostique).
Voilà
le Message du Verseau, voilà le Message de la Nouvelle
Ere.
«
Et quiconque oserait retrancher aux paroles du livre de
cette prophétie, Dieu retranchera son lot du Livre
de la Vie, et de la Cité Sainte, et des choses qui
sont décrites dans ce livre !.
Celui
qui rend témoignage de ces choses l'affirme : Oui,
je viendrai dans peu de temps !. Qu'il en soit ainsi, viens,
Seigneur Jésus !.
Que
la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ soit
avec vous tous !, Amen » (Apocalypse, 22,19-21).
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