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6. L'Ere du Verseau
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "La Era de Acuario
y Hercolubus"
Chers
amis, reportons-nous en 1962. Plus précisément,
le 4 février 1962, entre quatorze heures et quinze
heures. Il s'est produit à ce moment-là un
événement extraordinaire : il y eut alors,
en effet, une conjonction planétaire exceptionnelle
dans la merveilleuse constellation du « Verseur d'eau
». Ce que nous affirmons ici est fondé sur
des observations astronomiques objectives ; tous les astronomes
du monde ont eu l'opportunité d'observer ce phénomène.
En outre, les observatoires de la Terre ont pu constater
qu'il y eut également ce jour-là une éclipse
de soleil et de lune...
Ce
fut précisément cette année-là,
ce jour-là et à cette heure précise
qu'a débuté l'ère du Verseau, alors
que les sept planètes de l'Astrologie traditionnelle
se sont donné rendez-vous dans la constellation du
Verseau, pour un grand concile cosmique.
Il
y a plusieurs théories concernant la date où
l'ère du Verseau a commencé. Certains supposent
qu'elle a débuté quelques années avant
1962, d'autres prétendent qu'elle a commencé
quelques années après, mais ce ne sont, dans
un cas comme dans l'autre, que des opinions subjectives.
Le phénomène cosmique exceptionnel que nous
venons d'évoquer et qui marque toujours le début
d'une nouvelle ère a été observé,
je le répète, par tous les astronomes du monde,
et d'ailleurs, depuis cette date la vibration caractéristique
du Verseau s'est formidablement intensifiée. Ainsi
donc, les faits sont les faits, et devant les faits nous
devons nous incliner.
Beaucoup
ont prophétisé l'avènement d'un Âge
d'or après l'an 2000 ; ils sont persuadés
que l'ère du Verseau se manifestera alors dans toute
sa splendeur et sa beauté. Ces utopistes affirment
que le Verseau est le signe de la science et de l'amour
; ils prédisent la disparition des frontières
et la conquête de l'espace infini. Ils croient que
l'humanité va passer par une transformation radicale
positive après l'an 2000. De toute évidence,
ces prophéties font fausse route, ce ne sont hélas
que de simples sophismes ! Qu'est-ce qu'un sophisme ? C'est
une affirmation gratuite, un mur sans fondations ; il suffit
d'une petite poussée pour le renverser et le mettre
en pièces.
Croyez-vous
possible que le Moi psychologique des multitudes humaines,
que l'Égo collectif puisse créer un Âge
d'or, un âge de lumière et de perfection ?
Pensez-vous qu'il suffit d'entrer dans l'ère du Verseau
pour que tout le monde se transforme comme par enchantement,
sans aucun travail, sans aucun effort à fournir ?
C'est-à-dire que celui qui est mauvais cessera de
l'être pour devenir un « ange de Dieu »,
comme ça, de façon mécanique ? Comme
s'il était possible de se transformer mécaniquement,
comme s'il n'était pas nécessaire de travailler
sur soi, de lutter durement à l'intérieur
de soi pour se transformer, pour en finir avec ses défauts
psychologiques... Ceux qui pensent ainsi nagent dans l'inconscience
car, ne l'oublions pas, à l'intérieur de tous
et chacun d'entre nous il y a les facteurs de la discorde
qui sont à l'origine des guerres, il y a l'égoïsme,
la haine, l'orgueil, la violence, la luxure, etc. Lorsque
la violence, l'égoïsme, la cupidité s'expriment
de façon collective, ils déclenchent une guerre.
Dans
ces conditions, n'est-il pas absurde de supposer que l'Égo
puisse engendrer un âge de fraternité et d'amour
? Avec qui allons-nous donc ériger l'édifice
lumineux de l'ère du Verseau ? Où se trouve
l'humanité capable d'établir sur la face de
la Terre une ère de splendeur et d'amour ?
Vous
qui connaissez-bien la nature humaine, qui savez combien
difficile est la lutte pour gagner notre pain quotidien,
qui savez ce qu'est l'envie, la convoitise, la haine, qui
avez souffert et fait souffrir, pourriez-vous croire, ne
serait-ce qu'un instant, que ces gens que vous côtoyez
tous les jours soient capables d'instaurer un âge
d'amour, de beauté et d'harmonie ? On dit qu'on reconnaît
l'arbre à ses fruits, n'est-ce pas ?
Pensez-y
sérieusement et vous serez sûrement d'avis
que ceux qui prophétisent un âge de beauté
et de fraternité après l'an 2000 sont dans
l'erreur. Pour pouvoir créer, il faut d'abord détruire
; pour susciter un nouveau monde, il faut faire table rase
de l'ancien.
D'autres
affirment, avec raison, qu'il y aura un déplacement
de l'axe de la Terre avant que puisse surgir un âge
de lumière. Ils disent aussi que les eaux submergeront
en partie la Terre et que des millions de gens périront,
engloutis par les eaux. Ils prétendent encore que
notre planète sera disloquée par divers cataclysmes
et qu'un morceau de la Terre sera projeté dans l'espace
; c'est des régions australes, croient-ils, que ce
morceau s'échappera pour former un nouveau satellite
qui gravitera autour de la Terre. Ils affirment que c'est
après cela que viendra l'âge des splendeurs...
Jolis
concepts, tragiques aussi, mais erronés. Cette idée,
d'abord, qu'un morceau de la Terre sera projeté dans
l'espace ne repose sur aucun fondement. Ensuite, ceux qui
pensent que le cataclysme final sera un nouveau déluge
universel, que c'est par l'eau que périra l'humanité,
ont partiellement raison, comme nous le verrons tout à
l'heure. En fait, si nous acceptions intégralement
cette thèse, il faudrait brûler entre autres
la Deuxième Épître de Pierre, l'Apocalypse,
ainsi que les prophéties de Jésus relatées
particulièrement dans l'Évangile selon Matthieu.
En effet, ces textes prédisent que la destruction
se fera principalement par le feu et les tremblements de
terre. Ainsi Pierre affirme-t-il que si l'ancien monde «
a péri inondé par l'eau, la Terre d'à
présent, la parole de Dieu l'a mise en réserve
pour le feu », que « les éléments
embrasés se dissoudront et que la Terre et toutes
les œuvres qu'elle renferme seront consumés
» (2Pierre III, 6-7, 10). Par conséquent, ceux
qui supposent que le prochain cataclysme sera une répétition
de la tragédie de l'Atlantide sont dans l'erreur.
Car les paroles de Pierre, de Jésus, également
de Melchisédech (le Roi du Monde), de Mahomet, s'accompliront
; ce que les grands prophètes ont annoncé
s'accomplira. Notre monde sera détruit par le feu.
Les Aztèques eux-mêmes ont prédit que
les fils du Cinquième Soleil (l'humanité actuelle)
périraient par le feu et les tremblements de terre…
Nous
disions donc que depuis 1962 nous sommes dans l'ère
du Verseau. Lorsque nous étudions le signe zodiacal
du Verseau, nous devons d'abord prêter attention au
fait que le Verseau est la maison de Saturne et d'Uranus.
Saturne
nous rappelle le Chaos alchimique et incarne le retour au
point de départ originel. Uranus est une planète
révolutionnaire, terrible, catastrophique et elle
gouverne les glandes sexuelles. Saturne, en relation avec
le chaos, représente la mort, alors qu'Uranus, c'est
la révolution.
En
face de la constellation du Verseau, à l'opposé
du Verseau dans la ceinture zodiacale, se trouve le signe
du Lion. Le Lion est un signe de feu, également un
signe révolutionnaire. Le Lion, c'est le feu qui
embrase tout. Indéniablement, le Lion de la Loi vient
à la rencontre de l'humanité, qui est mûre
pour le châtiment final... Les sophistes dont nous
parlions tout à l'heure affirment que le Lion est
la constellation de l'Amour, de la grandeur sublime, de
la fraternité, etc. Ils oublient une chose : c'est
que le Lion est avant tout la constellation du feu. Cela
signifie qu'avant l'avènement d'une ère de
splendeur et d'amour, tout sera consumé par le feu
; le Lion rasera tout, le Lion de la Loi détruira
toute vie, tout sera réduit en cendres, et de cette
« Grande Babylone » (la civilisation actuelle)
il ne restera pas pierre sur pierre.
En
méditant sur tout cela, nous parvenons à la
conclusion que les temps de la fin sont bien arrivés,
que nous y sommes. Nous nous trouvons incontestablement
à un moment critique de l'histoire humaine, à
un moment terriblement difficile. La terre tremble, tressaille
dans toutes les régions du monde ; des volcans depuis
longtemps endormis rentrent en activité un peu partout.
D'innombrables maladies frappent une humanité affaiblie.
Les mers, autrefois cristallines, sont aujourd'hui dangereusement
polluées ; les océans sont devenus de véritables
dépotoirs et les espèces marines sont en train
de périr. Il n'y a aucun lieu sûr où
entreposer les déchets atomiques, aucun endroit où
ils pourraient être inoffensifs ; il est certain que
tôt ou tard une poubelle atomique se brisera, provoquant
une terrible catastrophe. La terre, si nécessaire
aux cultures, si vitale pour les espèces vivantes,
est en train de devenir stérile, à cause de
l'abus des engrais chimiques et des pesticides ; dans un
avenir proche, des millions d'êtres humains éprouveront
une grande désolation et nombreux seront ceux qui
mourront par manque de nourriture, s'ils ne meurent pas
de soif ou de maladie, toutes les eaux potables de la planète
étant de plus en plus contaminées .
Il
y a partout des « guerres et des rumeurs de guerre
», des génocides et des atrocités sans
nom. Des maladies nouvelles, inconnues jusqu'à ce
jour se manifestent sur tous les continents. L'atmosphère
est polluée par d'innombrables agents contaminants
; lorsque nous allons à la campagne et que nous contemplons
le ciel, nous remarquons que le bleu du ciel n'est plus
aussi clair, aussi limpide ; il lui manque cet éclat,
cette couleur nette et pure du temps jadis. Aujourd'hui,
le ciel est voilé, même à la campagne,
d'une couleur légèrement plombée, brunâtre,
qui indique l'altération de l'atmosphère terrestre.
Nul
besoin d'être très savant pour comprendre que
la couche supérieure de l'atmosphère est un
filtre qui décompose les rayons solaires en lumière,
couleur, chaleur et son. Malheureusement, ce filtre est
altéré, à cause des explosions atomiques
et de la pollution. Avant peu, ce filtre ne pourra plus
décomposer adéquatement les radiations solaires
et l'on verra le soleil noirâtre et la lune sera rouge
comme sang.
Par
ailleurs, l'involution de l'humanité a atteint son
point maximum. Il n'y a plus de parents pour les enfants,
ni d'enfants pour les parents ; c'est effrayant ce qui se
passe entre parents et enfants dans tous les coins de la
Terre. La pudeur organique s'est perdue. L'avortement, la
prostitution sont presque partout légalisés.
L'intellect est complètement dégénéré.
On n'entend plus que « pleurs et grincements de dents
», comme disent les Saintes Écritures.
Je
ne veux pas du tout me montrer lugubre, pessimiste, et si
je parle de ces choses, ce n'est sûrement pas dans
le but d'effrayer qui que ce soit. Je veux seulement que
nous réfléchissions vraiment et très
sérieusement. Où sont passées les bonnes
mœurs ? Pourquoi l'intellect s'est-il mis au service
de la perversité et du mal ?
Regardons
autour de nous, observons tout ce qui se passe et réfléchissons.
Nous savons que dans toutes les contrées du globe
l'humanité est gouvernée par les intellectuels.
À quoi cela a-t-il servi ? Sommes-nous plus heureux
? Dans quel état se trouve l'humanité ? Partout
règne l'anarchie, le chaos, personne ne peut le nier...
À moins de se boucher les yeux, qui peut encore parler
de bonheur à notre époque ? En fait, nous
nous retrouvons face à nous-mêmes, enchaînés
à notre propre destin, affrontés au dilemme
de l'« être ou ne pas être » de
la philosophie.
L'heure
est venue de réfléchir profondément
: qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Quelle est la
raison d'être de notre existence ? Pourquoi vivons-nous
? Dans quel but ? Pour atteindre quoi ? Vivre « comme
ça vient », manger, boire, dormir, travailler,
nous reproduire, est-ce uniquement pour cela que nous vivons
? Cela s'avère, au fond, plutôt abrutissant,
voire insensé, absurde...
Il
n'y a aucun doute que nous nous trouvons aux temps de la
fin. Lorsque nous regardons la Terre, avec ses quatre saisons,
nous le comprenons parfaitement.
Comme
vous le savez, notre planète tourne autour du soleil
en 365 jours et quelques minutes. C'est ce qu'on appelle
l'année terrestre, laquelle comporte quatre saisons
: printemps, été, automne et hiver. Il existe
aussi l'année sidérale, l'année cosmique,
déterminée par le déplacement du soleil
autour de la ceinture zodiacale. Notre système solaire
Ors, dans lequel nous vivons et avons notre Être,
parcourt la ceinture zodiacale en 25 968 ans, ce qui constitue
donc une année sidérale.
Tout
comme l'année terrestre, l'année sidérale
est traditionnellement divisée en quatre saisons.
Le printemps de l'année sidérale est l'Âge
d'or, au cours duquel la vie est un véritable éden
; l'humanité sort parfaite des mains de son créateur
; elle est gouvernée par des hiérarchies solaires
et tout vibre et palpite de bonheur. À l'été,
ou Âge d'argent de l'année sidérale,
cette splendeur originelle pâlit un peu, mais les
hiérarchies solaires continuent de gouverner un monde
sans frontières, un monde où règne
paix et amour. Durant l'automne, ou Âge de cuivre
de l'année sidérale, l'humanité se
met à ériger des frontières, la haine
et le crime apparaissent, les guerres commencent. Et au
terme de l'hiver, de l'Âge de fer de l'année
sidérale, tout s'achève dans un effroyable
cataclysme.
Nous
nous trouvons précisément dans cette période,
dans l'hiver de l'année sidérale, dans l'âge
du Kali Yuga (ou « Âge noir »), dans l'Âge
de fer. Chaque fois qu'une race humaine atteint l'Âge
de fer, le Kali Yuga, elle périt dans un grand cataclysme.
Ainsi
la race Polaire, qui peuplait jadis la calotte polaire nord,
a-t-elle péri. Des Hyperboréens, auxquels
Frédéric Nietzsche a fait allusion dans ses
œuvres, on dit de même qu'ils ont été
rasés par de violents ouragans. Quant à la
troisième Race-Racine, les Lémuriens, les
habitants de Mu, ils ont péri par la pluie, le feu
et les tremblements de terre. En ce qui concerne les Atlantes,
que disent d'eux les livres sacrés de nombreuses
traditions ? Ils affirment tous qu'ils périrent dans
un grand déluge universel : il y eut alors un déplacement
brutal de l'axe de la Terre, les océans changèrent
littéralement de lit et des millions d'habitants
furent engloutis avec l'Atlantide dans les eaux de l'océan
Atlantique.
Bref,
il est important de bien comprendre que nous sommes présentement
à la fin de l'Âge de fer. La symbologie ésotérique
occulte représente le moment actuel par un grand
sablier dont le contenu a fini de s'écouler et qui
reste immobile, comme pour indiquer que les temps de la
fin sont arrivés ; près du sablier, il y a
le squelette de la mort avec sa faux...
Notre
race Aryenne a commencé dans la constellation du
Verseau ; c'est alors que le Soleil, avec toutes les planètes
qui orbitent autour de lui, a entrepris une nouvelle rotation
autour de la ceinture zodiacale. Une race dure le temps
d'une révolution complète autour des douze
constellations du Zodiaque. Ainsi donc, le retour du système
solaire dans le Verseau marque la fin de l'année
sidérale : avant peu elle aura atteint son terme.
L'axe
de la Terre se déplacera encore une fois. Nous savons
déjà que le pôle magnétique ne
coïncide plus avec le pôle géographique.
Le pôle Nord a même commencé à
dégeler et d'énormes icebergs se détacheront
des pôles et dériveront jusqu'à la zone
équatoriale, produisant un refroidissement notable
du climat terrestre. Incidemment, le déplacement
de l'axe de la Terre est un fait concret qui peut déjà
être décelé par des appareils perfectionnés.
À
cela s'ajoute un phénomène cosmique qui aura
des répercussions catastrophiques sur Terre. Je veux
parler du passage d'Hercolubus dans notre système
solaire, de cette monstrueuse planète, six fois plus
grosse que Jupiter, qui doit « avaler » notre
planète Terre. Hercolubus approche, il se trouve
déjà à portée de vue des télescopes.
Ce monde gigantesque appartient au système solaire
voisin Tilos. Il ne s'agit pas, comme plusieurs en ont émis
l'hypothèse, d'une planète errante qui se
serait détachée de quelque système
solaire, non, ce n'est pas une planète égarée,
car elle orbite bel et bien autour de son axe gravitationnel
du système solaire de Tilos. Cette planète
gigantesque traversera un coin de notre système solaire
et sa force d'attraction précipitera la catastrophe.
Dans
la mécanique céleste, Hercolubus aide à
redresser, à verticaliser l'axe de la Terre : c'est
une pièce de la grande machinerie cosmique. Hercolubus
s'en vient, il est aux portes... Nostradamus affirme qu'il
sera visible à l'œil nu, que tous les être
humains pourront le voir, qu'il apparaîtra dans le
ciel comme un autre soleil.
Quand
Hercolubus passera à proximité de la Terre,
il n'y pas de doute qu'il précipitera la catastrophe.
Cette énorme planète possède une force
d'attraction extraordinaire qui fera notamment jaillir partout
le feu des volcans. Le feu liquide à l'intérieur
de la Terre donnera naissance à de nouveaux volcans
et l'élément igné brûlera tout
ce qui existe, fera périr toute vie. C'est pourquoi
l'apôtre Pierre affirme, dans son Épître
que « les éléments embrasés se
dissoudront et que la Terre, avec toutes les œuvres
qu'elle renferme, sera consumée » (op. cit.).
Toutefois,
l'eau se mettra aussi de la partie, de concert avec le feu.
Car la révolution de l'axe de la Terre fera sortir
les mers de leur lit, et toute l'humanité périra.
À
présent je veux que vous compreniez pourquoi nous
travaillons à former l'« Armée du salut
mondial » : nous voulons engendrer une nouvelle humanité,
une nouvelle civilisation.
Les
temps apocalyptiques, les temps de la fin sont arrivés.
L'humanité a brisé six des sept sceaux du
grand livre de Saint-Jean ; quand elle rompra le septième,
ce sera la fin, c'est alors que se produira la catastrophe.
On pourrait, certes, objecter que bien d'autres, dans le
passé - juste avant l'an mille, par exemple - ont
attendu la fin du monde et qu'il ne s'est rien passé.
À cela je réponds que nous nous fondons cette
fois sur les lois inéluctables de la mécanique
céleste. S'il n'y avait pas de mécanique céleste,
c'est tout le cosmos qui finirait dans une catastrophe.
Mais
de même qu'il y a eu, avant la submersion du continent
atlante, un groupe d'élus qui a servi de base ou
de noyau pour la formation de notre race Aryenne, la cinquième
Grande Race, qui vit aujourd'hui dans la perversité
sur les cinq continents, de même sommes-nous appelés
à former le noyau de la sixième Race-Racine.
Tout
comme les Atlantes n'ont pas cru le Manou Vaïvaswata
(le Noé biblique) lorsqu'il leur a annoncé
que la fin des temps était arrivée, tout comme,
la veille de la grande catastrophe, ils s'amusaient et,
lit-on dans les Évangiles, « prenaient femme
et mari, mangeaient et buvaient jusqu'à l'arrivée
du déluge qui les fit tous périr »,
de même, aujourd'hui, ce que je suis en train d'affirmer
ne sera pas cru par tout le monde ; je sais très
bien que beaucoup se moqueront en disant : « On a
dit bien des choses sur la fin du monde, et alors, où
est-elle cette fin qu'on n'arrête pas de nous annoncer
? » L'apôtre Pierre a lui aussi prévu
cette objection : « Sachez qu'aux derniers jours,
écrit-il, il viendra des gens railleurs et pervers,
et ils diront : " Où est l'accomplissement de
sa prophétie, le promesse de sa venue ? Car tout
demeure comme aux premiers jours de nos premiers parents
? " » (2Pierre III, 3-4). À leur époque,
les Atlantes aussi se sont moqués des prédictions
de la catastrophe finale, mais quand la brusque révolution
de l'axe de la Terre a disloqué les continents et
changé les mers de place, l'Atlantide a sombré
avec ses millions d'habitants.
Aujourd'hui,
donc, nous approchons à nouveau d'une autre catastrophe
tout aussi terrible. De même que le Manou Vaïvaswata
en son temps a prévenu les Atlantes de l'imminence
de la catastrophe, je vous avertis, moi aussi, que l'heure
finale est proche ; ce monstre planétaire qui doit
bouleverser notre monde s'en vient...
Je
ne suis pas sans savoir que plusieurs d'entre vous offrent
une résistance à mes paroles, qu'ils se moquent
en secret, mais n'est-il pas écrit que celui qui
rit de ce qu'il ne connaît pas est en train de devenir
idiot ?
Ainsi
donc, soyons prêts ! La Terre est soumise présentement
à une longue agonie, et l'aboutissement de toute
agonie, vous le savez, c'est la mort. Quand un malade agonise,
quand il présente les symptômes indubitables
de la mort, nous savons que l'inéluctable dénouement
c'est son trépas, son décès. La Terre,
en ce moment, gémit, elle agonise. Tout indique l'imminence
d'un désastre, la proximité d'un épouvantable
cataclysme.
Mais
de même qu'un peuple élu s'est levé
dans l'Atlantide, de même sommes-nous aussi en train
de former un peuple élu. Il s'agit, plus précisément,
de l'Armée du salut mondial. Pour que nous soyons
en mesure de former ce peuple élu, il faudra que
cet enseignement que nous livrons à l'humanité
se répande sur toute la surface de la Terre, qu'il
atteigne tous les cœurs...
La
Gnose resplendit aujourd'hui dans tous les pays d'Amérique,
du Chili au Canada. Il y a des Lumisiaux (Centres d'études)
gnostiques en Espagne, en Belgique, en France, en Italie,
en Angleterre, en Roumanie, etc. Avant peu, le mouvement
gnostique sera implanté dans tous les pays d'Europe.
De là il s'est propagé en Afrique et progresse
vers le Moyen-Orient et vers l'Asie. Ce sera dans le continent
asiatique, précisément, que la Gnose atteindra
son apogée. Nous pouvons donc dire que l'Armée
du salut mondial est en formation...
Cela
constitue en fait la première phase du travail :
la diffusion. Après quoi nous, les frères
chargés de ce travail, allons nous retirer dans le
silence et la méditation jusqu'à ce que le
levain soit prêt, jusqu'à ce que l'heure vienne.
Un peu avant la catastrophe finale, nous ferons sortir de
la fumée et des flammes ceux qui auront réellement
travaillé sur eux-mêmes, ceux qui se seront
transformés, ceux qui auront éliminé
de leur psychisme les éléments égoïques
infrahumains que nous avons tous en nous. Ils seront choisis
entre tous, puis amenés en un lieu secret, sur une
île du Pacifique qui sera protégée par
les forces élémentales. De là nous
contemplerons pendant des siècles le duel du feu
et de l'eau. Après la catastrophe, la Terre sera
enveloppée de feu et de vapeur d'eau. C'est pourquoi
il aura fallu que nous, les frères, conduisions le
peuple élu dans un endroit protégé,
où il vivra jusqu'à ce que la Terre soit de
nouveau habitable.
Du
fond des mers surgiront de nouvelles terres, et quand un
double arc-en-ciel resplendira dans le firmament, signe
d'une nouvelle alliance entre Dieu et les hommes, nous -
le peuple choisi - quitterons notre île pour aller
vivre sur de nouvelles terres et sous des cieux nouveaux.
Ainsi
donc, qu'on le sache une fois pour toutes, la race Aryenne,
qui peuple aujourd'hui la surface de la Terre, cette race
perverse va disparaître, sera détruite. De
tout ce que l'on voit autour de nous, il ne restera pas
même les cendres. Tout sera consumé et enseveli
au fond des mers.
Je
crois que vous comprenez à présent la signification,
le rôle capital de l'Armée du salut mondial
que vous êtes appelés à former. Toutefois,
ce ne sera pas toute l'humanité qui nous écoutera.
On n'a pas écouté non plus le Manou Vaïvaswata
à l'époque ; on s'est moqué de lui,
jusqu'à ce que l'Atlantide soit engloutie. On n'écoute
pas davantage les paladins de notre époque. Les gens
n'acceptent la réalité crue des faits que
lorsqu'elle les frappe de plein fouet. Les gens refusent
de reconnaître la réalité, ils cherchent
toujours des échappatoires, ils croient qu'ils peuvent
continuer comme ils sont, sans se transformer, jusqu'à
ce que vienne le désastre final, qui les emporte
tous.
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