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4. La Transformation des impressions et l'Eveil
de la Conscience
Voir 1975
Psychologie Révolutionnaire ou message de Noël
1975
Les
Machines Humaines
Nous
avons beaucoup parlé et entendu parlé des
trois facteurs fondamentaux de la Révolution de la
Conscience, mais il est nécessaire d'effectuer un
retour sur tout cela, de faire une profonde réflexion
afin de déceler jusqu'à quel point nous avons
accompli notre devoir face au Grand-Œuvre.
Combien
de fois nous rappelons-nous à nous-mêmes durant
la journée ? Combien de fois cessons-nous de nous
identifier avec le train de vie que nous menons et observons-nous
avec attention et sérénité la bataille
des antithèses dans notre mental ?.
Notre
devoir cosmique est de ne pas permettre que passent des
pensées mécaniques, d'empêcher que des
pensées empoisonnées s'emparent de nous et
d'abandonner complètement nos instincts animaux.
Il
est nécessaire de réaliser à l'intérieur
de chacun de nous le premier choc conscient, en travaillant
intensément dans la non-identification, et de lutter
contre l'imagination négative et l'autoconsidération
intérieure.
L'important,
c'est de mourir à soi-même, travailler sur
soi est indispensable. On doit pour cela traverser de profondes
crises émotionnelles. Il nous faut prendre conscience
de nos actes, sans quoi nous ne pourrons réaliser
l'Œuvre.
Il
est primordial de nous diviser entre observateur et observé.
Notre tâche fondamentale c'est de nous autodécouvrir
dans l'action et de reconnaître nos erreurs, le chemin
de la Réalisation intime de l'Etre exige d'abord
de mourir en nous-mêmes.
En
désintégrant les gens qu'il y a à l'intérieur
de nous, la maison sera libérée et seule y
habitera la Conscience, l'Etre ; nous serons alors vraiment
libres et nous serons devenus des individus supérieurs.
Celui qui éveille sa conscience a accès à
la Science objective, universelle et pure. C'est pourquoi
nous ne devons pas nous laisser fasciner par cette science
subjective ultramoderne, la Biologie, la Chimie, la Physique,
etc. Au fond, ce que jusqu'à maintenant on a appelé
la Science pure, s'avère quelque chose de tout à
fait embryonnaire, puisque la Science pure n'est accessible
qu'aux hommes à la conscience éveillée.
Cette
Science n'a rien à voir avec la pourriture de théories
qui existe dans les divers collèges, dans les différentes
écoles et universités du monde ; cependant,
les scientifiques croient qu'ils ont le mot de la fin, mais
ils ne savent rien sur la Science objective de l'Univers.
Voyons un fait concret : lorsque les scientifiques, à
l'unisson avec les astronautes, ont réussi, à
l'aide d'une fusée guidée, à atteindre
la lune, ils ont cru, avec leur raison subjective, que cet
événement avait été grandiose,
ils s'autoexaltèrent et tentèrent de faire
voir à l'humanité que grâce à
leurs pirouettes de cirque ils avaient déjà
conquis le monde, mais ils étaient complètement
dans l'erreur et ils le sont encore, car il leur manque
la Raison Objective.
Lorsque
l'on dit aux scientifiques qu'il existe des êtres
extra-terrestres, qu'il y a des vaisseaux qui viennent d'autres
mondes, ils le nient carrément. Pour quelle raison
?. Les scientifiques ultramodernes sont des robots qui ne
sont pas programmés pour connaître la Science
Objective universelle ; ils ne sont programmés que
pour connaître la science universitaire officielle
et c'est tout. De sorte que ces scientifiques ultramodernes
qui sont des êtres à la raison subjective,
émettent sur toutes choses des suppositions et ne
procèdent toujours que par hypothèses, étant
donné qu'il leur manque une connaissance concrète
et objective des lois de l'Univers.
Ce
sont des robots, préparés avec des matières
universitaires pour travailler à l'intérieur
de leur programme, et rien d'autre. On ne pourrait donc
pas exiger d'eux qu'ils réfléchissent sur
des êtres extraterrestres et des vaisseaux interplanétaires,
car ils ne sont pas encore programmés pour cela.
Ces robots ont été construits dans les universités
et ne fonctionnent qu'en vertu de leur propre conditionnement
(mécanique).
La
raison subjective se nourrit des perceptions extérieures,
elle élabore le contenu de ses concepts au moyen
des informations recueillies par les sens, formant ses raisonnements
à l'aide de ces concepts ; ainsi procède la
raison subjective. On ne peut rien savoir du Réel
quand tout émane des perceptions sensorielles, cela
va de soi, c'est irréfutable.
La
raison objective est autre chose, elle est révolutionnaire
; cette raison fonctionne avec les seuls concepts de la
Conscience, avec les données qu'elle apporte elle-même.
Lorsque l'on parvient à éliminer les éléments
inhumains où est emprisonnée, embouteillée
la conscience, alors celle-ci peut apporter des données
à la raison. Une raison basée sur les données
de la conscience est une raison objective.
Les
scientifiques au raisonnement subjectif ne savent rien de
la conscience. Comment pourraient-ils savoir ?. De quelle
manière pourraient-ils investiguer sur cette question
?. Ce sont des robots qui ne sont pas programmés
pour quoique ce soit qui dépasse le monde des cinq
sens, ce sont de simples machines qui fonctionnent selon
ce qu'elles ont appris dans les collèges, les universités,
les académies, et qui ne peuvent fonctionner autrement.
Croyez-vous qu'un robot puisse fonctionner autrement que
de la façon dont il a été programmé
?. Il est évident que non, n'est-ce pas ?. Ainsi
donc, ces machines humaines qui s'affublent du titre de
scientifiques ne connaissent rien sur la conscience parce
qu'elles ne sont pas programmées pour cela.
Seule
la psychologie transcendantale enseignée par le petit
nombre de sages qui ont pénétré le
monde, comme disent les poètes, peut nous orienter,
faire que notre conscience s'éveille. Celle-ci s'éveille,
indubitablement, quand les éléments infrahumains
qui habitent à l'intérieur de nous sont réduits
en poussière cosmique.
Une
conscience éveillée est une conscience qui
peut enquêter objectivement. Dans la conscience se
trouvent les données dont nous avons besoin pour
notre orientation psychologique, dans la conscience se trouvent
les particules de douleur de notre Père qui «
est en secret », dans la conscience se trouve la Sagesse
; si nous arrivons à la libérer, elle pourra
nous orienter.
Un
homme à la conscience éveillée est
un homme libre qui peut connaître par lui-même
le sentier qui devra le conduire à la libération
finale. Vous voyez maintenant pourquoi il est tellement
important de mourir d'instant en instant, seconde après
seconde.
Il
est également indispensable d'étudier en profondeur
les livres intitulés Le Mariage Parfait et Le Mystère
de la Fleuraison d'Or. Dans ces livres est enseignée
la Kriya sexuelle nécessaire pour l'éveil
de la conscience. Moi, Samaël Aun Weor, j'ai enseigné
dans ces ouvrages comment éveiller sa conscience.
J'ai unifié dans ces œuvres la question sexuelle
et la question conscience. Il faut donc connaître
ces œuvres à fond, méditer profondément
sur elles et mettre leurs enseignements en pratique. Ainsi
obtiendrons-nous la Libération authentique.
Quant
au troisième facteur de la Révolution de la
Conscience, lorsque nous voulons avancer fermement sur le
sentier de l'autolibération intime, il nous faut
imiter le Christ Jésus qui a offert sa vie pour l'humanité
souffrante. Nous devons être capables de monter sur
l'Autel du sacrifice suprême.
En
vérité, si nous travaillons ainsi, avec les
trois facteurs de la Révolution de la Conscience,
si nous aimons nos semblables, si nous incendions le monde
avec la torche du Verbe, nul doute que nous gravirons les
différents niveaux de l'Etre jusqu'à nous
convertir en Etres véritables, dans le sens le plus
complet du mot. Il faut travailler à fond dans les
trois facteurs. Il faut étudier en profondeur les
livres suivants : Les Trois Montagnes ; Oui il y a l'Enfer,
le Diable et le Karma ; La Doctrine Secrète d'Anahuac
; La Psychologie Révolutionnaire et La Grande Rébellion.
Dans ces œuvres il y a tous les éléments
d'orientation nécessaires pour nous permettre de
travailler dans les trois facteurs de la Révolution
de la Conscience, travailler en nous-mêmes et œuvrer
pour un monde meilleur.
La
Personnalité en Relation avec les Impressions
La
personnalité, que nous avons tous développée,
reçoit les impressions mais ne les transforme pas,
parce que, à toutes fins pratiques, elle est quelque
chose de mort. Si les impressions arrivaient directement
à l'Essence, nul doute qu'elles seraient transformées,
car celle-ci les acheminerait en fait exactement aux centres
appropriés de la machine humaine. La personnalité
est le terme que l'on applique à tout ce que nous
acquérons ; il est clair qu'elle traduit toutes les
impressions qui nous parviennent de tous côtés
d'une façon limitée et pratiquement stéréotypée,
conformément à sa nature et à son mode
d'évaluation. A ce sujet, on compare la personnalité
à une très mauvaise secrétaire qui
habite juste en face et qui s'occupe de tout selon ses propres
idées, concepts, préjugés, notions
établies et opinions.
Elle
dispose d'un grand nombre de dictionnaires, d'encyclopédies
de tout genre, de livres de référence, etc.,
et est en communication avec les cinq centres de l'organisme
humain, c'est-à-dire, le centre mental, le centre
moteur, le centre émotionnel, le centre instinctif
et le centre sexuel, conformément à ses idées
limitées. Il en résulte qu'elle se met malheureusement
presque toujours en communication avec les mauvais centres
; cela signifie, prêtez bien attention à ce
que nous sommes en train de dire ici, que les impressions
qui nous parviennent sont envoyées aux mauvais endroits,
à des centres qui ne leur correspondent pas, produisant,
par conséquent, des réactions faussées,
des résultats désastreux.
Je
prendrai un exemple pour que vous compreniez mieux : supposons
qu'une femme éprouve pour un homme beaucoup de considération
et d'estime. Il est clair que les impressions que l'homme
reçoit dans son mental sont traduites par sa personnalité
qui les envoie aux centres inadéquats, le plus souvent
au centre sexuel ; cet homme finit alors par croire fermement
que la dame en question est amoureuse de lui et naturellement
il ne tarde pas longtemps à faire des insinuations
amoureuses. Il n'y a pas de doute que si la dame n'a jamais
eu cette sorte de préoccupation pour le monsieur,
elle ne manquera pas de montrer sa surprise, n'est-il pas
vrai ?. Cette situation est le résultat d'une très
mauvaise transformation ou, pour mieux dire, traduction
des impressions. Vous voyez combien la personnalité
est une mauvaise secrétaire.
La
vie de n'importe quel homme dépend en général
de cette secrétaire qui cherche mécaniquement,
dirons-nous, l'information dans ses livres de référence
mais sans comprendre, absolument, ce que signifie en réalité
la transformation des impressions, qu'elle transmet par
conséquent de façon erronée et sans
penser à ce qui pourrait arriver, croyant uniquement
qu'elle accomplit son devoir. Voilà notre situation
intérieure. Ce qu'il importe de comprendre dans cette
allégorie, c'est que la personnalité humaine
que tous nous acquérons (et devons acquérir)
se met à prendre le contrôle de notre vie,
et ceci est une chose extrêmement grave. Il est incontestablement
ridicule d'imaginer que ça n'arrive qu'à certaines
personnes ; cela nous arrive à tous, et nous pouvons
nous rendre compte, à travers l'observation de nous-mêmes,
que nous avons un nombre réduit de modes caractéristiques
de réaction aux multiples impressions de la vie qui
entre en nous.
Ces
réactions mécaniques malheureusement nous
gouvernent. Chacun dans la vie est gouverné par ses
propres séries de réactions aux impressions,
c'est-à-dire, à la vie même, peu importe
qu'il soit libéral ou conservateur, révolutionnaire
ou fasciste, bourgeois ou bolchevique, bon ou mauvais, etc.
Il est indéniable que ces réactions mécaniques
aux impacts du monde extérieur constituent notre
propre vie. Nous pouvons affirmer, dans ce sens, que l'humanité
est totalement mécanique.
N'importe
quel homme, dans la vie, s'est formé, pour ainsi
dire, une certaine quantité de réactions aux
diverses impressions ; réactions qui deviennent ce
qu'ensuite on appelle les expériences pratiques de
son existence. Nous savons que toute action produit une
réaction ; des actions d'un type déterminé
produisent des réactions d'un type déterminé
; et on appelle ces réactions des « expériences
».
Il
serait enfin intéressant de connaître nos actions
et réactions, de pouvoir relaxer le mental, de travailler
sur soi-même sérieusement dans le but de se
connaître sous ce rapport.
Cette
question de la relaxation mentale est primordiale ; nous
devons nous allonger dans notre lit, ou nous asseoir sur
une chaise ou dans un fauteuil confortable, puis relaxer
patiemment tous nos muscles ; vider ensuite le mental de
toute espèce de pensées, désirs, émotions,
souvenirs, etc.
Quand
le mental est tranquille, quand le mental est silencieux,
nous pouvons mieux nous connaître nous-mêmes.
C'est en ces instants de quiétude et de silence mental
que nous en venons réellement à constater
de façon claire et directe la réalité
crue de toutes les actions et réactions de la vie
pratique. Lorsque le mental se trouve au repos, nous apercevons
la multitude d'éléments, sous-éléments,
désirs, actions, réactions, émotions,
passions, comme quelque chose d'étranger à
nous mais qui attend le moment précis pour prendre,
dirons-nous, le contrôle de nous-mêmes, de notre
personnalité.
De
là la raison pour laquelle il vaut la peine d'obtenir
la quiétude et le silence du mental ; il n'y a pas
de doute que la relaxation de l'entendement est bénéfique
dans le sens le plus complet du mot, car elle nous conduit
à l'autoconnaissance individuelle de tout ce qui
constitue notre vie, c'est-à-dire, notre vie extérieure.
Il
est indubitable que ce que nous percevons par les sens,
ce que nous voyons et entendons, etc., forme, pour chaque
personne, ses impressions, impressions qui émanent
de la vie même et qui suscitent en chacun des réactions
à ce qui lui parvient du monde physique. C'est, par
conséquent, une grande erreur de croire que ce qui
est appelé la vie est une chose fixe, solide, immuable,
de même en ce qui concerne n'importe quelle personne.
Ainsi
donc, les multiples impressions qui, relativement à
la vie, existent dans le genre humain, sont infinies. La
vie, cela ne fait aucun doute, est composée des impressions
qui nous viennent d'elle. Il est clair que nous pouvons,
si ainsi nous le voulons, transformer ces impressions et,
par le fait même, transformer notre vie. Mais, comme
on dit, c'est une tache difficile à entreprendre.
L'hypnotisme
collectif est tellement puissant que, bien que cela semble
incroyable, tous les êtres humains se trouvent dans
un état d'hypnose collective. Cette hypnose est produite
par ce qui subsiste de l'abominable organe Kundartiguateur
qu'a développé jadis l'être humain ;
c'est cet organe résiduel qui a engendré les
différents agrégats psychiques ou éléments
inhumains qui, dans leur ensemble, constituent le «
Moi-Même » (l'Ego). Ces éléments
et sous-éléments conditionnent la conscience
et la maintiennent en état d'hypnose, donc l'hypnose
collective existe bel et bien.
L'humanité
est à ce point emprisonnée dans le monde des
cinq sens qu'elle ne parvient pas à comprendre comment
elle pourrait s'en affranchir. Les gens sont fermement persuadés
que leurs sens leur montrent la réalité. Ainsi
donc, notre vie intérieure, notre vie mentale et
émotionnelle, continue d'être confuse pour
nos conceptions rationnelles et intellectuelles. En fait,
nous ne savons pas du tout où nous vivons réellement
dans notre monde de pensées et de sentiments, c'est
quelque chose que personne ne peut nier.
Nous
devons apprendre à transformer nos propres impressions.
Cependant, il n'est pas possible de transformer quoique
ce soit en nous si nous continuons à être collés
au monde des sens. Le travail enseigne que si quelqu'un
est entouré de circonstances négatives, c'est
sa propre faute. Le point de vue sensoriel est que telle
ou telle personne que nous percevons dans le monde physique
à travers la vue ou l'ouïe est la fautive, et
cette personne dira à son tour que nous sommes les
coupables, mais la faute se trouve en réalité
dans les impressions que nous recevons de la personne. Souvent
nous pensons qu'une personne est perverse alors que dans
le fond elle est une douce brebis. Il convient donc de transformer
toutes les impressions que nous avons sur la vie. Surtout,
il est nécessaire d'apprendre à recevoir de
bonne grâce les manifestations désagréables
de nos semblables.
Si
nous examinons scientifiquement cette question des impressions
et la manière de les transformer, nous observerons
ceci : les impressions qui nous parviennent correspondent
à l'H48 (hydrogène 48), qui est l'hydrogène
qui gouverne le corps physique ; ainsi donc, toute impression
correspond à l'H48, mais elle peut être transformée
en H24, qui correspond au corps astral et, beaucoup plus
tard, en H12, qui correspond au mental, et même en
H6 qui correspond au Causal ou Manas supérieur.
Il
n'y a pas de doute que la transformation de l'H48 en H24,
ou de l'H24 en H12, ou de l'H12 en H6, n'est possible qu'au
moyen d'un secret agent, je veux désigner par là,
de façon emphatique, l'Hydrogène sexuel SI-12.
Il est certain que si l'on est chaste, si l'on apprend à
transformer le sperme sacré en Energie créatrice,
la transformation de cet H48 en H24, en H12 et en H6, s'avère
alors faisable.
Or
donc, si nous pensons au corps physique, nous devrons dire
que de même qu'il y a des degrés en ce qui
concerne le psychique, des états et des états,
il y en a aussi dans le corps physique. Qu'une chair ressemble
à une autre, cela n'a rien d'extraordinaire. Mais
il y a toutefois des différences entre les différentes
chairs. Une chose est la chair du corps physique d'un Maître
de la Grande Fraternité Blanche, autre chose celle
d'un simple Chela ou disciple de la Loge Blanche, autre
encore celle d'un profane, d'un homme commun et courant,
et autre également celle d'un Magicien Noir terriblement
pervers. Il y a ainsi des différences entre chacune
d'elles.
Nous
pouvons rendre le corps physique plus subtil, plus raffiné,
si nous apprenons à le nourrir avec des hydrogènes
supérieurs. Il est clair que si nous transformons
l'hydrogène 48, qui correspond aux impressions, en
H24, H12 et H6, notre corps physique se nourrira d'hydrogènes
supérieurs et acquerra par conséquent un état
plus élevé de raffinement spirituel, il se
transformera lui-même, dirons-nous, en un véhicule
plus apte pour l'Ame, en un corps très différent
de celui de nos semblables, plus réceptif, plus «
psychique ». C'est, entre autres choses, une des raisons
fondamentales pour lesquelles il nous faut comprendre à
tout prix la nécessité de transformer les
impressions.
Le
Premier Choc Conscient
La
nature nous a donné les organes nécessaires
pour transformer l'air vital, elle nous a aussi donné
les organes nécessaires pour transformer les aliments,
mais elle ne nous a pas donné le véhicule
ou l'organe approprié, nécessaire, pour transformer
les impressions qui nous parviennent de la vie, c'est pourquoi
celles-ci entrent en nous sans subir aucun changement, sans
être transformées, et ceci naturellement fait
du dommage. Les impressions nous parviennent à travers
les cinq sens, et par l'intermédiaire fâcheux
de notre personnalité, qui les reçoit ; celle-ci
est une très mauvaise secrétaire qui, en recevant
les impressions, les transmet à des centres qui ne
leur correspondent pas, conformément à ses
idées limitées, produisant donc, malheureusement,
des résultats erronés. Si ces impressions
pouvaient être transformées correctement, notre
façon de vivre serait différente.
Il
est nécessaire, avant toutes choses, de travailler
sur nous-mêmes, ici et maintenant, d'avoir une continuité
de propos. Sinon nous serons toujours pareils ; celui qui
veut cesser d'être comme il est, celui qui veut changer
vraiment et se transformer, doit commencer par admettre
la pluralité intérieure qui se manifeste en
chacun de nous, doit cesser d'être un robot, cesser
d'être une marionnette ou une machine fonctionnant
selon ses idées limitées, selon les concepts
et opinions, les connaissances acquises de notre personnalité.
L'observation et la prise de conscience de tout ceci provoque
le premier choc conscient.
Il
est déplorable que la nature ne nous ait pas donné
d'organe pour transformer les impressions qui nous arrivent
de la vie qui pénètre en nous, mais il est
possible de créer cet organe en travaillant sur nous-mêmes
dans ce monde tridimensionnel où nous vivons : on
l'obtient au moyen du rappel de soi, de l'observation sereine,
de la non-fascination, de la non-identification avec les
choses du monde intérieur dans lequel nous vivons,
car toute personne se voit soumise à des événements
psychiques de différent type : émotions négatives,
orgueil, haine, paresse, luxure, colère, jalousie,
vanité, etc.
Il
est nécessaire à présent de nous imaginer
une usine à trois étages allant de bas en
haut ; cette usine est notre propre corps. A l'étage
inférieur on trouve les aliments, le second étage
correspond à l'air vital et le troisième aux
impressions. Les aliments qui entrent dans le corps reçoivent
le choc de l'H192, soit de l'air vital, lequel se transforme
en carbone au contact des aliments, et ce choc permet le
processus de transformation de l'H768 des aliments. La même
chose se produit avec l'air vital qui se transforme en oxygène
pour purifier le sang, puis en carbone pour être expulsé,
mais il n'en va pas de même en ce qui concerne les
impressions. Celles-ci, en pénétrant en nous,
ne subissent pas le moindre changement, elles entrent au
niveau de DO48, passent à RE48, MI48, FA48, etc.,
mais elles restent de l'H48. L'intervalle entre les notes
de l'échelle musicale doit être comblé
; cet espace entre les notes de la gamme et entre les octaves
représente l'énergie nécessaire à
la transformation de l'hydrogène 48 des impressions,
énergie qui est fournie par le travail sur soi ainsi
que par le premier et le deuxième choc conscient.
Ce
que nous avons appelé le second choc conscient correspond
à la transformation des impressions cristallisées
en nous, mais pour cela il est d'abord nécessaire
de réaliser et de comprendre qu'avec le premier choc
conscient on n'a pas encore terminé le travail, car
on a alors simplement créé la mémoire
du travail et l'organe transformateur des impressions, lequel
correspond au développement de la faculté
de l'observation.
Les
« Moi » qui vivent en chacun de nous correspondent
aux impressions mal digérées, ils résultent
de la très mauvaise transformation de ces impressions
qui alors se cristallisent en ces Moi. Le but du premier
choc conscient est de ne pas créer, ou ne pas permettre
la création de nouveaux Moi, et de cesser d'alimenter
les Moi déjà existants. Ceux que nous avons
nous donnent bien assez de fil à retordre, et leur
élimination nous coûte bien trop d'efforts
pour que nous continuions d'en créer d'autres.
Celui
qui veut réaliser le premier choc conscient doit
lutter avec ténacité contre l'imagination
négative, c'est-à-dire contre le bavardage
ou la divagation intérieure, car c'est elle qui nous
conduit à la fascination et qui nous amène
finalement à nous identifier avec notre train de
vie. En effectuant ce choc conscient, nous cessons d'être
des robots et d'être en accord avec la science ultramoderne
de type subjectif qui n'est d'aucune utilité pour
l'éveil de la conscience. Nous cessons d'être
menés par Pierre, Jean, Jacques, par tous et chacun.
Il
est donc fondamental, indispensable et urgent de réaliser
un choc conscient au moment où une impression pénètre
en nous ; nous devons connaître à fond la question
de la transformation des impressions et y travailler inlassablement
dans le but de transformer la vie qui entre en nous sous
la forme des impressions. Le rappel de soi est nécessaire
pour effectuer une transformation correcte des impressions,
il ne faut pas s'identifier avec ces impressions que nous
recevons ou, pour mieux dire, qui surgissent dans notre
mental. Il est nécessaire de voir les « choses
en soi », comme dit Emmanuel Kant.
Nous
savons que transformation signifie changement d'une chose
en une autre différente ; or, tout est susceptible
de changement, il existe des transformations très
connues de la matière : il est indéniable
que par l'action de ferments le sucre se transforme en alcool
et celui-ci à son tour en vinaigre, en somme, une
substance moléculaire se transforme en une autre
substance moléculaire.
Le
but du premier choc conscient est de transformer tout ce
qui nous parvient du monde extérieur dans lequel
nous vivons et qui n'est pas aussi extérieur qu'il
le semble ; personne ne pourrait s'introduire dans la tête
un arbre, une chaise ou une maison, nous pouvons voir l'arbre,
la chaise ou la maison et en avoir une idée, mais
nous ne pouvons pas les introduire à l'intérieur
de nous, des impressions entrent dans notre esprit et c'est
tout, des impressions d'un monde que nous appelons extérieur
mais qui n'est pas aussi extérieur qu'on le pense.
C'est
par le moyen de la compréhension que nous allons
transformer les impressions qui parviennent à notre
mental. Si, par exemple, quelqu'un nous adule ou nous vante,
comment pourrions-nous transformer la vanité que
cet adulateur pourrait provoquer en nous ?. Il est indéniable
que les louanges, l'adulation, ne sont rien d'autre que
des impressions qui surgissent dans le mental, suscitant
comme réaction la vanité. Mais si nous transformons
ces impressions, la vanité devient par le fait même
impossible. Comment peut-on transformer les paroles d'un
adulateur, les louanges ou la flatterie ?. Par la compréhension
: lorsque nous comprenons réellement que nous ne
sommes rien de plus qu'une créature infinitésimale
dans un recoin de l'univers, nous transformons alors ces
impressions de louange ou de flatterie en quelque chose
de différent, nous les convertissons en ce qu'elles
sont : de la poussière cosmique. Car nous comprenons
notre modeste position dans le Cosmos. Notre planète
Terre elle-même n'est, nous le savons, qu'un minuscule
grain de sable dans l'espace.
Pensons
à la galaxie dans laquelle nous vivons. Elle est
composée de millions et de millions de mondes, qu'est
donc la Terre ?. Une misérable particule de poussière
dans l'infini. Et nous, que sommes-nous ?. Des organismes
quasi imperceptibles, des micro-organismes sur cette particule.
Et
alors ?. Qu'est-ce que ces réflexions feraient surgir
en nous ?. L'humilité. Oui, l'humilité apparaîtrait,
de toute évidence, et elle provoquerait une transformation
des impressions en relation avec la flatterie, l'adulation,
la louange, et nous ne réagirions plus sous la forme
de l'orgueil. Plus nous réfléchirons sur tout
cela et plus nous verrons la nécessité d'accomplir
une transformation complète des impressions qui pénètrent
en nous, la nécessité d'abord de produire
ce que nous avons appelé le premier choc conscient.
Mais
ce premier choc n'est pas tout : nous devons aussi transformer
la vie en nous, ou ce que nous sommes en nous-mêmes,
ici et maintenant, dans notre monde de pensées et
d'émotions. Nous devons, pour cela, connaître
notre Niveau d'Etre actuel (étudier les chapitres
: Les deux mondes et Le Niveau de l'Etre, du livre La Psychologie
Révolutionnaire), c'est-à-dire, ce que nous
sommes réellement. Faute de quoi aucun changement
ne pourra être réalisé, car si l'on
ne connaît pas le niveau d'Etre où l'on se
trouve, de quelle façon pourrait-on changer ?. Le
travail qui concerne l'élimination des éléments
sous-humains ou inhumains en nous, des « Moi »
en général, correspond au second choc conscient.
Ces agrégats, ces « Moi », sont des impressions
mal digérées ou, si l'on préfère,
le résultat de leur très mauvaise transformation.
Au
moment où est produit le premier choc conscient,
l'H48 (DO) se transforme en RE48, passant ensuite à
MI24, pour remplir le vide laissé par la nature et
parfaire de cette façon le processus de transformation
qui, dans les conditions normales de l'existence, ne peut
être poursuivi. Nous pouvons ainsi créer une
plus grande quantité d'H24, lequel alimente, comme
nous l'avons dit plus haut, le corps astral. Puis cet H24
se transforme en H12 et celui-ci à son tour, grâce
au second choc conscient (cet H12 constituant le secret
agent des Alchimistes) se transforme en H6 et, ultérieurement,
en H3.
De
cette façon nous obtiendrons donc une plus grande
quantité et une meilleure qualité d'hydrogène,
lequel transforme notre corps physique, le rendant plus
raffiné spirituellement, le convertissant en un corps
plus apte pour l'Ame : vous comprenez maintenant, mes frères
bien-aimés, pourquoi il est nécessaire de
transformer tout type d'impressions. Car l'important c'est
d'obtenir la transformation de notre vie, et ceci n'est
possible qu'au moyen de la compréhension la plus
profonde.
Tout
ce que nous voyons au dehors est à l'intérieur
; « l'homme se connaît par ses rêves »,
dit-on. Par conséquent, si nous ne travaillons pas
sur l'intérieur, nous marchons dans la voie de l'erreur,
parce qu'alors nous ne modifions pas notre vie. Si nous
voulons être différents, nous devons nous transformer
complètement, et si nous voulons nous transformer,
nous devons commencer par transformer les impressions que
nous recevons, voilà la clé pour la transformation
de l'individu. Nous devons créer un choc au moment
où les impressions entrent en nous, grâce au
rappel-de-soi et à la technique de l'observateur
et de l'observé. De cette façon sera comblé
le vide laissé par la nature entre les notes de l'octave
musicale. Voilà en ce qui concerne le travail en
relation avec le premier choc conscient.
Le
Second Choc Conscient
Dans
la transmutation sexuelle, il y a transformation des impressions
; lorsque nous transformons les impressions animales, bestiales,
qui hantent notre psychisme, en l'élément
de la dévotion et de l'Amour, alors la transformation
ultime, la transmutation sexuelle, surgit en nous.
Je
crois que vous comprenez mieux tout ce qu'implique cette
question cruciale ; nous touchons maintenant au cœur
du problème, nous allons au centre, au « grain
», c'est-à-dire, à la transformation
de la vie même en nous, à partir de la matière
première de tout l'Univers, à partir de la
substance sexuelle.
Au
chapitre précédent, nous avons dit que le
premier choc conscient avait pour but de ne pas créer
davantage de Moi, d'Egos. Comment certains petits frères
gnostiques ont-ils pu croire qu'il était possible
de contenir et de réprimer certains Egos tout en
travaillant sur un autre : cela apparaît comme quelque
chose d'incohérent, incongru, extravagant. Il est
bon que vous compreniez que seule la transformation de nous-mêmes
sur le terrain de la vie pratique peut empêcher que
les impressions ne reprennent vie à l'intérieur
de nous. Il faut que les frères comprennent ce que
signifie transformer une chose en une autre ; rappelons-nous
ce que nous avons dit précédemment au sujet
des transformations de la matière, et en ce qui concerne
les louanges, les flatteries, l'adulation.
Si
l'on ne transmute pas la vie en nous, si l'on ne change
pas, si l'on ne commence pas à penser à partir
d'un point de vue différent, du point de vue du travail
conscient, si l'on ne meurt pas à soi-même,
si l'on n'élimine pas ce monde d'éléments
indésirables que nous charrions à l'intérieur
de nous, rien de nouveau ne sera possible.
C'est
pour cela qu'il est primordial et nécessaire de comprendre
que nous sommes plusieurs et non un ; ceci n'est possible
qu'en travaillant sur nous-mêmes, faute de quoi nous
ne cesserons pas d'être les marionnettes que nous
avons toujours été. Il est bon que tous vous
compreniez qu'il faut éliminer les Moi, mourir d'instant
en instant ; pour y arriver, nous devons d'abord commencer
par transformer les impressions et se rappeler à
soi-même maintenant et à chaque instant : à
la maison, au travail, au collège, au bureau, à
l'université, au déjeuner, au dîner,
en nous levant, en nous couchant, en nous brossant les dents,
en montant dans l'autobus, en conduisant notre voiture,
à chaque seconde, à chaque instant de notre
vie.
Il
devient possible de transformer les événements,
de changer les circonstances défavorables et d'en
créer d'autres meilleures, au moyen de la compréhension
et de la correcte transformation de la vie en nous, et en
éliminant les émotions négatives, ce
qui n'est pas une chose facile.
Les
gens croient que la vie c'est les voyages, les affaires,
les promenades, les fêtes, les titres, les dossiers,
le bureau, le collège, le travail, les voitures,
les plaisirs, les soûleries, les orgies, etc. Ils
appellent cela vivre !. Que les gens sont imbéciles,
ils confondent une chose avec une autre, comment peuvent-ils
croire que se vautrer dans un lit d'immondices pour forniquer
est la vie ?. Ou que la vie ce peut être de s'asseoir
dans un fauteuil, dans le salon d'une maison, pour prendre
le thé ou le café au lait et passer son temps
à bavarder, médire et critiquer les autres
gens ?.
Est-il
possible que nous puissions penser qu'entrer dans une taverne
pour ingurgiter de la boisson de façon désordonnée,
puis se donner en spectacle à ses enfants et à
son épouse, ou aux autres gens dans la rue, en étant
plongé dans la plus profonde inconscience, ce peut
être la vie ?. Les pauvres gens sont inconscients,
épais, idiots, insensés, absurdes, ils confondent
leur train de vie, la maison, les titres honorifiques, les
spectacles, l'argent, l'alcool, les événements
de toute espèce, avec ce qui en soi est la vie, comme
si celle-ci était quelque chose de solide, de fixe.
Nous
savons très bien que tout cela appartient à
l'horizontale, c'est par là que tout le monde va,
c'est le chemin large que prend tout un chacun, Pierre,
Vincent, Jacques et tous les gens. L'horizontale est l'univers
des gens communs et courants, à elle appartient la
personnalité, avec toutes ses immondices, ses robots,
ses fantoches de cirque, ses marionnettes, ses machines
humaines, ses homoncules rationnels de toute espèce,
ses scientifiques ultramodernes, ses intellectuels, ses
ouvriers, ses campagnards, ses maîtres de maison,
ses étudiants, docteurs, psychiatres licenciés,
etc.
Ces
gens qui vivent comme des porcs, dans la boue de ce qu'ils
appellent la vie, font pitié ; des gens sans morale,
dénués de principes vraiment moraux, des gens
qui ne savent rien d'eux-mêmes, ni où ils vont,
ni d'où ils viennent, ni quel est le but de leur
existence ici en ce monde appelé la civilisation
mais qui au fond n'a rien de civilisé, qui est un
parfait jardin zoologique.
Tout
cela n'est pas la vie, et pour cesser de voir les choses
de cette façon, de penser ainsi, il est nécessaire
de connaître notre niveau d'Etre en nous plaçant
dans la verticale de la vie, ce qui n'est possible qu'à
l'aide du second choc conscient, en travaillant intensément
sur nous-mêmes pour un monde meilleur, en éliminant
les Egos, en mourant en nous-mêmes radicalement. Nous
donnerons ci-dessous une didactique précise, laquelle
permettra à nos frères du sentier d'éliminer
les gens qui habitent à l'intérieur de chacun
de nous ; une fois que la maison sera vide, seule la conscience
pure habitera en elle. Notre conscience s'éveillera
et alors surviendra l'Illumination intérieure, et
ainsi sera accomplie une grande partie de l'Œuvre que
nous avons à réaliser.
Questions
et réponses
(Avant
de passer à l'explication de ce travail sur l'élimination
des Moi, nous consignerons certains enseignements donnés
par le V. M. Samaël Aun Weor, lors d'un cours pour
former des instructeurs nationaux et internationaux, au
Monastère Gnostique de Guadalajara, au Mexique. Les
disciples inscrits à ce cours se réunirent
un jour avec le Maître qui apporta des précisions
et des explications très intéressantes, en
réponse aux questions des assistants, sur l'élimination
de l'Ego).
Maître
Samaël : un défaut découvert doit être
un défaut éliminé. Avant de connaître
et d'éliminer notre trait psychologique, nous devons
travailler intensément de façon générale
sur l'ensemble de nos défauts, puisque ce trait psychologique
a des racines très profondes dans nos existences
antérieures ; pour le connaître, il est nécessaire
d'avoir travaillé inlassablement durant au moins
cinq ans.
Question
: Maître, vous nous avez enseigné que nous
devons avoir de l'ordre et de la précision dans l'élimination
des défauts, mais il y a quelque chose que je n'arrive
pas à saisir, lorsque vous dites qu'un défaut
découvert doit être un défaut compris
et éliminé. Mais j'ai cru comprendre qu'il
doit y avoir une succession dans le travail. Je vous pose
cette question parce que, comme on sait, beaucoup de défauts
se manifestent durant une journée : le matin, par
exemple, pourrait se manifester la luxure, ensuite quelque
chose nous met en évidence et alors surgit l'orgueil,
puis quelqu'un nous engueule ou on passe proche de se faire
renverser par une auto, et la colère s'empare de
nous, etc. Nous voyons alors une succession de faits et
de manifestations des défauts, c'est pour cela peut-être
que je comprends mal cette question de la recherche d'un
trait psychologique. Comment pourrions-nous comprendre cela
et sur quoi exactement devrions-nous travailler ?.
Réponse
: Il faut avoir de l'ordre dans le travail, c'est certain,
mais en tout cas, lorsque, le soir venu, tu relaxes ton
corps, tu dois pratiquer l'exercice de rétrospection
qui doit s'étendre non seulement sur ta journée
mais aussi sur toute ton existence et même tes existences
antérieures, à partir des événements
qui se sont déroulés durant le jour. Tu devras
alors passer en revue, visualiser, reconstruire les événements
de la journée, et une fois qu'ils ont été
recensés et reconstruits, tu procéderas au
travail, d'abord sur un événement auquel tu
pourras consacrer peut-être quinze minutes, puis sur
un autre événement auquel tu pourras consacrer
une demi-heure, puis sur un autre encore auquel tu pourras
consacrer dix minutes, tout dépend, en fait, de la
gravité des événements ; ainsi donc,
en suivant l'ordre dans lequel ils se sont présentés,
tu pourras travailler sur eux tranquillement et dans l'ordre.
Question
: et les éliminer un après l'autre, ou éliminer
toute cette succession ?.
Réponse
: on doit aussi procéder par ordre. Dans tout travail
sur n'importe quel élément psychologique entrent
en jeu divers facteurs : 1) la découverte, 2) le
jugement, 3) l'exécution. On applique les trois moments
à chaque élément étudié,
c'est-à-dire : découverte, ceci concerne les
circonstances dans lesquelles tu as découvert un
défaut ; jugement ou compréhension profonde
du défaut ; exécution, avec l'aide de la Divine
Mère Kundalini. C'est ainsi que l'on doit travailler,
parce que si tu travailles sur tes défauts en les
prenant un par un, pense un peu comment la chose va se présenter.
Ce sera très difficile, tu n'en finiras jamais.
Je
vais vous donner un exemple pour que vous compreniez tous
très bien de quoi je veux parler : supposons qu'un
homme quelconque surprend sa femme, son épouse, ou
son amie, avec un autre homme ; sans doute ne le supporterait-il
pas et il ne pourrait rester calme, et alors surgirait en
lui, comme résultat, le Moi de la Jalousie, ensuite,
il pourrait se sentir blessé dans son amour-propre,
puis viendrait la colère bientôt suivie d'une
foule d'insultes et d'injures, résultat de cette
très mauvaise transformation.
Il
va de soi que si cet homme voulait éliminer ces Moi
un par un chaque jour, alors qu'en serait-il des autres
?. Qu'est-ce qu'il en ferait, à quel moment travaillerait-il
sur eux ?. Cette façon de procéder s'avère
de toute évidence impossible, car on ajournerait
le travail sans jamais le terminer, sans aller jusqu'au
bout de la démarche entreprise, et tout deviendrait
très compliqué et ne pourrait se terminer
autrement que par un échec.
Dans
ce cas, il nous faut être pratiques, et pour cela
nous devons travailler sur le terrain de la vie pratique,
sur ce qui arrive chaque jour. Il faut donc cesser de théoriser
sur des sottises et de penser à des choses impossibles
à réaliser, il ne faut plus perdre de temps
si en vérité nous voulons changer radicalement,
sinon nous remettons toujours le travail au lendemain, et
ce lendemain n'arrivera jamais. Il est nécessaire
d'éliminer ce Moi qui laisse tout pour demain, car
c'est aujourd'hui même que nous devons le faire. Nous
devons travailler avec ténacité afin de créer
la mémoire du travail.
Didactique
de la dissolution du Moi
Nous
donnerons à présent la didactique précise
en ce qui concerne la Méditation de la Mort du Moi.
Il ne faut pas confondre la divagation avec la Méditation.
Au sujet de la Méditation de la Mort du Moi, il est
indispensable de travailler avec l'imagination positive,
la volonté créatrice et la concentration pour
obtenir graduellement l'état de la véritable
méditation. Cette pratique comporte diverses étapes,
qui peuvent être réduites aux trois mentionnées
précédemment : découverte du défaut,
revoir les circonstances de sa manifestation ; jugement,
ce qui englobe tout le travail de compréhension du
défaut ; et enfin, élimination. Assis confortablement
par terre ou sur une chaise, nous commençons par
relaxer notre corps, pour mieux réaliser la pratique.
Deuxièmement, il est nécessaire d'effectuer
un exercice de rétrospection, afin de revivre et
de reconstituer les différents événements
et scènes de la journée, en revivant ces événements
dans l'ordre même où ils se sont produits,
et en les agençant successivement selon la façon
dont nous allons travailler sur eux conformément
à la gravité de la faute.
En
troisième lieu vient l'observation sereine dans laquelle
entre l'analyse réflexive sans identification d'aucune
espèce, afin de comprendre la manière d'agir
du défaut en question.
La
quatrième étape c'est « l'analyse superlative
unitotale » qui est en relation avec le bistouri de
l'autocritique : on effectue l'incision du défaut,
afin d'obtenir l'annihilation complète.
Vient
ensuite, en cinquième lieu, le jugement, lors duquel
nous devons invoquer le Kaom intérieur, c'est-à-dire,
ce que nous avons appelé la « Réflexion
superlative de notre Etre ». Cette phase peut aussi
être appelée la « Mise en accusation
de soi-même », c'est une véritable instruction
judiciaire où nous faisons le sommaire de toutes
les charges que nous avons contre le défaut, les
amertumes, les peines, les malheurs et tout ce qu'il nous
a causé, sans rien omettre, nous devons énumérer
tout ce que ce défaut nous a fait souffrir, afin
qu'au terme de cette instruction il soit bel et bien exécuté.
La
sixième étape, enfin, est appelée l'élimination.
Nous devons alors invoquer à l'intérieur de
chacun de nous la Shakti Kundalini afin de lui demander
l'élimination ou l'annihilation totale du coupable,
du condamné à mort, de l'Ego incriminé.
Nous devons la prier avec notre cœur, et voir à
l'aide de notre imagination et sentir au moyen de notre
émotion comment elle l'exécute et annihile
complètement, sans aucune pitié, car il doit
en être ainsi. Nous la voyons clouer sa lance dans
le cœur même du monstre, nous voyons ensuite
comment, avec son épée flammigère,
représentant le sperme sacré, elle décapite
et incinère entièrement cet Ego, et nous voyons
aussi celui-ci s'amenuiser jusqu'à devenir un petit
enfant, pur et innocent, lequel représente la vertu
accaparée par le Moi ; de ce petit enfant se libère
une flamme de couleur bleue qui se fond dans notre cœur
en suscitant à l'intérieur de chacun de nous
la vertu même et en rendant une action de grâces.
De cette façon, nous verrons, à travers le
sens de l'autoobservation, qu'au fur et à mesure
que le défaut mourra jusqu'à ce qu'il n'en
reste plus rien, notre conscience s'éveillera et
se développera.
Il
est à noter que les gens mariés doivent effectuer
cette pratique durant l'Arcane, durant l'union sacrée
du Lingam et de la Yoni, en demandant avec ferveur à
leur Mère Divine l'élimination du ou des défauts
qu'ils ont préalablement compris. Nos frères
célibataires feront cela en réalisant la pratique
du Vajroli Mudra.
Tout
ceci suppose un processus prolongé et des souffrances
volontaires de notre part, ainsi que beaucoup de patience
et de ténacité ; il ne faut pas croire que
c'est quelque chose de facile, mais il ne faut pas non plus
nous mettre à ressasser les difficultés que
nous allons avoir, car tous les problèmes seront
peu à peu clarifiés et résolus à
mesure que nous travaillerons toujours plus sur nous-mêmes.
En un mot, le travail même nous donnera progressivement
cette faculté de discernement quant à ce que
nous devons réaliser et à la façon
dont nous devons le réaliser.
C'est
ainsi que nous devons, chacun, travailler, et laisser la
Divine Mère accomplir aussi son travail. Elle sait
ce qu'elle doit faire. Grâce au sens de l'auto-observation,
nous verrons peu à peu les résultats. Si nous
avons beaucoup de dévotion et faisons beaucoup de
prière, « tout le reste viendra par surcroît
».
Voilà
donc en ce qui a rapport au premier facteur de la Révolution
de la Conscience. Nous espérons que tous nos frères
auront compris cela et le mettront en pratique, s'ils veulent
vraiment obtenir la Réalisation intime de leur Etre.
Chaque fois que vous éprouverez une certaine confusion
quant au travail sur vous-mêmes, relisez ce petit
livre qui n'a été conçu que dans le
but de vous être utile.
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