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23. La Mission de l'Avatar
Q
- Maître, beaucoup pensent que Samaël est un
pseudonyme, que ce n'est pas votre véritable nom.
R
- Je vais vous dire une grande vérité : il
s'avère que Samaël n'est pas un pseudonyme.
Plusieurs croient que c'est un pseudonyme, or je suis réellement
Samaël. Vous avez probablement lu ou entendu dire que
dans la Kabbale hébraïque on définit
Samaël comme le Régent de la planète
Mars, comme un Ange, mais aussi comme un démon. Mais
pourquoi affirme-t-on d'abord que Samaël est un Ange,
puis qu'il est un démon ? Simplement parce que sur
les hauts plateaux d'Asie centrale, quand la race Aryenne
a commencé à exister sur la face de la Terre,
j'ai commis la même erreur que le comte Zanoni. J'avais
un corps immortel, un corps que j'avais acquis en Lémurie
; car j'ai vu s'enfoncer la Lémurie, lentement, à
travers dix mille ans, dans l'océan Pacifique. J'ai
connu aussi l'Atlantide et j'ai accompagné le Manou
Vaïvaswata dans son exode. Nous fuyions alors l'Atlantide,
avec le Peuple élu, vers le plateau central de l'Asie.
J'avais toujours le même corps qu'en Lémurie.
Malheureusement, je le répète, j'ai commis
une erreur fatale dans la vieille Asie, plus précisément
dans les Himalayas. Il y avait là-bas plusieurs royaumes
; c'est dans l'un de ces royaumes que je me réfugiai,
avec tous ceux qui avaient pu échapper à la
catastrophe de la submersion de l'Atlantide. Je n'avais
pas le droit de prendre une épouse, parce qu'aux
Fils de Dieu il est défendu de prendre femme, puisqu'ils
n'en ont plus besoin ; mais je n'ai pas obéi et c'est
ainsi que j'ai chuté. J'ai pris une épouse
! ... Ma Divine Mère me convoqua alors dans une caverne
profonde et me montra le sort qui m'attendait. Je vis de
la pluie, des larmes, des maladies, de la misère.
Je me vis comme un Juif errant parmi tous les peuples de
la Terre. J'implorai son pardon, mais il n'y avait plus
de recours : j'avais mis le doigt là où il
ne fallait pas. Bref, j'étais tombé. On m'enleva
donc ce merveilleux corps immortel que j'avais acquis en
Lémurie et je fus soumis à la terrible roue
des naissances et des morts, comme tout un chacun. Ainsi
donc, la réalité crue des faits est que je
suis Samaël, et je le dis en toute franchise ; ce n'est
donc pas un pseudonyme. Mon Etre réel est bien la
Monade-Régent de la planète Mars. Quant à
moi, je suis devenu un « Bodhisattva tombé
». Tous les « Moi » avaient ressuscité
dans ma personne ; j'étais alors devenu un véritable
diable ; j'allais très mal dans la vie, je filais
un mauvais coton, comme on dit, mais dans ma présente
existence j'ai fini par comprendre la nécessité
d'éliminer tous les agrégats psychiques, de
réaliser le Grand-Oeuvre et de retourner au Père.
Je vous parle donc à coeur ouvert ; je suis Samaël
Aun Weor : Aun Weor est mon nom en tant que Bodhisattva
; Samaël est le nom de la Monade. Je suis conscient
de l'aube de la vie, j'ai assisté à l'aurore
de la création. Je suis ici depuis les premiers rayons
de l'aurore, depuis que le coeur du système solaire
a commencé à palpiter, depuis la nuit profonde
du Grand Pralaya. Je suis venu ici parce que mon Dieu intérieur
profond, mon Père « qui est en secret »
m'y a envoyé, afin de servir l'humanité, ce
que je suis en train de faire. Je suis resté tombé
pendant quelques siècles, oui, j'en conviens, mais,
grâce à Dieu ! je me suis levé du limon
de la Terre et je me suis consacré à la réalisation
du Grand-Oeuvre du Père. Je dis donc uniquement ce
que j'ai expérimenté. Je me suis introduit
dans ce corps pour aider l'humanité, afin de travailler
pour l'humanité. Au nom de la vérité,
je vous l'affirme : je suis l'Archange Samaël ! Si
les sots ne le croient pas, que m'importe ? Qu'ils se moquent
s'ils en ont envie, cela ne m'importe pas non plus. Je dis
qui je suis, sans me soucier qu'on me croie ou non, sans
me préoccuper des railleries, du scepticisme que
cette affirmation peut soulever. Ce que je dois faire, c'est
dire qui je suis quand on m'interroge à ce sujet
et enseigner la doctrine, afin d'obéir aux ordres
de mon Père, mon Père qui est en secret.
Q
- Que pensez-vous de cet autre mouvement gnostique parallèle
auquel des gens prétendent appartenir ?
R
- Il n'y a qu'un seul et unique Mouvement gnostique, il
n'y en a pas deux. Il nous faut un Mouvement gnostique fort,
puissant, pour tourner la page de l'Histoire et inaugurer
l'ère nouvelle dans l'auguste tonnerre de la pensée.
Que l'on sache une fois pour toutes que Samaël Aun
Weor est le médiateur entre le Mouvement gnostique
en général et la Fraternité de la Lumière
intérieure. Le Patriarche gnostique est membre actif
de l'Ordre supérieur établi par le Logos dans
toute la nature. Les membres de cet Ordre supérieur
vivent en divers endroits du monde et sont toutefois inconnus
de l'humanité. Le Patriarche ne fait qu'obéir
aux ordres de la Fraternité de la Lumière
intérieure ; tout en donnant des ordres, il obéit
lui-même à des ordres. Ainsi donc, quiconque
fait obstacle au Patriarche gnostique s'oppose par le fait
même à la Fraternité Blanche. Apprenez
qu'il n'y a pas deux ni trois Patriarches, mais un seul,
lequel est le cinquième des sept, dont je ne suis
que l'instrument, très imparfait sans doute, mais
l'instrument quand même. Je tiens à le préciser,
mon insignifiante personne ne vaut rien, elle n'a strictement
aucune valeur. Mais, malheureusement pour les uns, heureusement
pour les autres, il y a en moi le Seigneur du rayon de la
Force, et nulle organisation ne peut s'épanouir sans
le concours de la Force. Mon insignifiante personne ne vaut
pas cinq sous mais, je le répète, en moi réside
le cinquième des sept, le Seigneur de la Force. Je
suis l'Avatar du Verseau, que les humanoïdes de cette
époque le croient ou non. Je suis ici pour livrer
un message, pour préparer l'humanité à
affronter les terribles événements qui s'en
viennent. Je connais à fond le Sentier de la Révolution
de la Conscience et c'est mon rôle, en tant qu'Avatar,
de dévoiler la science du Sentier. Tous les «
homoncules rationnels » appelés à tort
hommes, ne veulent que se libérer de la mort ; ils
ne savent pas se libérer de la vie. Bienheureux ceux
que la beauté glaciale de la Sainte Déesse
Mère-Mort a dignifiés ! Bienheureux ceux qui
ont détruit la vanité de l'existence et l'illusion
de ce monde ! ceux qui ont annihilé le Moi et ont
traversé tous les abîmes ! La Mort ! Ce qui
était tout pour nous n'est aujourd'hui plus rien.
Lorsque je suis tombé, j'ai beaucoup souffert. Mais
je suis finalement descendu dans la Forge des Cyclopes et
j'ai appelé à mon secours la divine Beauté
sépulcrale. J'ai crié de toutes les forces
de mon Ame : « Ô isis, je t'en supplie, retire
ton voile ! Eternité, rends-moi ce que tu m'as enlevé
: ma tunique de pourpre, mon « Habit de Noces »
! Abîme du mystère profond, restitue-moi ce
que tu as englouti ! Aie pitié, nuit obscure !. »
À force de luttes je suis parvenu à la Deuxième
Naissance (la naissance spirituelle), j'ai revêtu
à nouveau l'Habit de Noces de l'Ame, j'ai appris
à mourir en moi-même. De sorte que je suis
vivant et néanmoins je suis mort. Ah ! si les gens
pouvaient comprendre tout cela ! Si seulement ils voulaient
prendre ce chemin que je leur indique ! Ainsi donc, moi,
Samaël, je me suis incarné dans ce corps pour
vous venir en aide. Je suis votre Avatar, votre Bouddha
Maïtreya. Je suis descendu des mondes supérieurs
pour vous aider. Je suis totalement disposé à
le faire, je veux vous éveiller, je veux vous illuminer
! Sachez que vous n'êtes pas seuls, je suis avec vous,
en esprit et en vérité. Lorsque vous pensez
à moi, je suis avec vous, et je serai avec vous jusqu'à
la consommation des siècles. Invoquez-moi quand vous
en aurez besoin et j'accourrai à votre appel : que
vous coûte-t-il de vous concentrer sur moi et de m'appeler
mentalement ? Je ne suis pas descendu des mondes supérieurs
pour perdre mon temps. Je suis là pour vous aider,
pour vous servir. Ayez confiance, allez de l'avant avec
courage, volonté et ténacité ! Ces
enseignements que vous êtes en train de recevoir se
répandront sur toute la face de la Terre. Mes soeurs
et frères, l'heure est venue de vous abreuver de
ces enseignements immortels et de vous lancer au combat
! L'heure est venue de nous préoccuper de l'essentiel
: nous connaître nous-mêmes profondément
!
Q
- Avant la grande catastrophe qui s'en vient, n'est-ce pas
?
R
- Oui, en effet... Je vais vous raconter à ce propos
quelque chose d'extraordinaire : lorsque, après avoir
beaucoup lutté pour me remettre debout, j'ai reconquis
dans l'existence présente le grade d'Adepte qualifié,
je fus reçu dans le monde Causal, parce que c'est
dans le monde Causal que se trouve le temple de la Grande
Loge Blanche. Dans ce temple donc, je vis des Adeptes défiler
de façon militaire ; tous me saluèrent avec
le salut gnostique. Ils défilaient devant mon insignifiante
personne, uniquement pour me souhaiter la bienvenue, pour
m'accueillir parmi eux, comme ils le font pour n'importe
quel Adepte qui est reçu dans ces régions.
La communication entre eux et moi était entièrement
télépathique. Il y avait là des Adeptes
chinois, allemands, anglais, français, de toutes
les parties du globe. C'étaient des Adeptes qui travaillaient
dans le Grand-Oeuvre du Père. Mais je n'apercevais
pas un seul sourire sur leurs lèvres. Personne ne
souriait. Leur visage à tous était imprégné
d'un terrible sérieux. On me communiqua télépathiquement
la raison de cette gravité ; on me fit part - sans
user de paroles - du grand événement qui est
à la veille de se produire, qui est déjà
aux portes : les millions d'êtres humains qui périront
par le feu, l'eau et les tremblements de terre. Auparavant,
il y aura eu les guerres, la famine, les épidémies
de toutes sortes, une terrible désolation... Bref,
on ne lisait sur leur visage aucun sourire, aucune joie
: il n'y avait certes pas de quoi se réjouir. C'est
pourquoi je voyais cette sévérité terrible
assombrir leurs traits. On me fit comprendre - toujours
sans paroles - la grande responsabilité qui pèse
sur mes épaules, celle de créer et de guider
« l'Armée du salut mondial ». On me dit
aussi que tout navire qui n'avance pas serait « coupé
». C'est-à-dire que si un groupe gnostique
se laisse aller, disons, à la négligence,
à la dérive, s'il ne pratique pas l'enseignement
mais végète, ce groupe sera « coupé
», on lui enlèvera la force psychique, l'aide
indispensable des mondes supérieurs, et ce groupe
échouera. Il faut donc créer une « Armée
», laquelle sera emmenée au moment opportun
en un lieu déterminé avant la grande catastrophe.
Je connais cet endroit, mais je ne puis le révéler
afin de ne pas nuire au Grand-Oeuvre du Père. Les
gens qui auront pu se réfugier en ce lieu ne subiront
aucun préjudice. Y seront conduits ceux-là
seuls qui démontrent concrètement qu'ils travaillent
sur eux-mêmes. Le moment venu de partir, ils seront
avisés. « Soeurs et frères, leur dira-t-on,
voici venu le moment de nous réunir pour nous rendre
à l'endroit désigné, d'où nous
pourrons contempler le duel que le feu et l'eau se livreront
pendant des siècles... » Lorsque cette bataille
sera terminée et que de nouvelles terres auront émergé
du fond des océans, un groupe choisi s'en ira vivre
sur ces nouvelles terres et deviendra le noyau de la sixième
grande Race-Racine future. En attendant, toute la Terre
sera enveloppée de feu et de vapeur d'eau. Il faudra,
dans cet intervalle, achever de dissoudre l'Ego, parce que
dans le nouvel Age, dans l'Age d'or, on ne donnera pas de
corps physique à quelqu'un qui aurait encore l'Ego
; car il suffirait d'une seule personne qui ait encore l'Ego
pour que cesse l'Age d'or : elle corromprait l'Age d'or.
Dans l'Age d'or il n'y aura pas de frontières ; l'humanité
vivra alors sur une Terre transformée, une Terre
régénérée. Ceci est symbolisé
par le taureau ailé ; ce taureau muni d'ailes, symbole
d'une Terre régénérée, est aussi
l'emblème de l'Evangile selon Luc, qui est l'Evangile
de la Lumière, l'Evangile solaire, l'Evangile pour
le futur Age d'or. Cet Age d'or ne surviendra donc pas dans
quelques millions d'années. Il viendra dans l'ère
du Verseau, et nous nous trouvons déjà dans
l'ère du Verseau. Nostradamus dit que l'Age d'or
vient dans le Verseau, et vous savez que Nostradamus ne
s'est jamais trompé. En outre, les faits sont les
faits : Hercolubus, cette gigantesque planète qui
traversera bientôt notre système solaire, est
déjà à portée de vue des télescopes.
Que voulons-nous de plus ? Ainsi donc, l'objectif de nos
études c'est précisément cela : préparer
un groupe de gens qui formeront le noyau de la sixième
Race-Racine. Voilà ce que le Soleil s'efforce de
réaliser en ce moment dans le laboratoire de la nature
; si vous coopérez avec le Soleil, si vous travaillez
sur vous-mêmes, vous pourrez faire partie de ce noyau.
Le grand cataclysme est aux portes, cependant les gens entendent
mais ils n'entendent pas, ils voient mais ils ne voient
pas... J'étais très jeune lorsqu'on me révéla
dans les mondes supérieurs ce que je suis en train
de vous dire ; j'ai compris alors qu'il m'incombait d'accomplir
cette mission, et je me voyais devant des groupes, comme
en ce moment devant vous, leur communiquant ce que je vous
transmets, et je voyais aussi, par clairvoyance, Hercolubus.
Je voyais, à travers le temps, comment je devrais
parler aux gens plus tard, ce que je devrais leur dire.
Je voyais que beaucoup me croyaient et que beaucoup d'autres
prêtaient attention à mes propos mais ne me
croyaient pas, mettaient en doute ce que je disais, se moquaient
même. Je me voyais encore dans les rues, parlant aux
gens, mais ils ne me croyaient pas. Puis je voyais la catastrophe
arriver, et c'en était fini de tous... Ce que je
vous dis présentement s'accomplira, que vous le croyiez
ou non. Je disais la même chose aux Atlantes et ils
me raillaient. Le jour où les événements
m'ont donné raison, ils voulurent nous suivre pour
être sauvés eux aussi, ils se mirent à
notre recherche, mais nous n'étions plus là,
nous étions partis, nous avions quitté l'Atlantide.
Q
- Vénérable Maître, pour quelle raison
un Maître reste-t-il, un million d'années par
exemple, avec le même corps physique ?
R
- En vérité, c'est afin de travailler pour
une planète, pour une humanité. Comme je vous
l'ai dit déjà, j'avais moi-même un corps
immortel. J'avais acquis ce corps sur le continent Mu, c'est-à-dire,
en Lémurie. Mon corps lémurien avait obtenu
l'Elixir de longue vie, la Pierre Philosophale et la Médecine
universelle. J'ai vécu en Lémurie pendant
des millions d'années avec le même corps physique.
Je possédais toujours le même corps dans l'Atlantide.
Après la submersion du continent atlante surgit la
race Aryenne ; je vivais alors encore avec mon corps lémurien,
que j'avais donc conservé depuis des millions d'années,
et qui cependant était jeune d'apparence. Il ne paraissait
pas avoir plus de 25 ou 30 ans ; un corps de quelque quatre
mètres de haut, avec la glande pituitaire qui saillait
ici (entre les sourcils). J'ai perdu ce corps lorsque j'ai
jeté la Pierre Philosophale à l'eau un «
samedi ». Entende celui qui a des oreilles pour entendre,
car ici il y a sagesse... J'ai donc jeté la Pierre
un « samedi » et je suis tombé sous la
loi du principe Itoklanos, qui est un principe animal -
par opposition au principe Fulasnitanien, qui est celui
des hommes véritables. Lorsque l'humanité
était régie par ce dernier principe, les êtres
humains pouvaient vivre mille ans ; mais depuis sa chute,
l'humanité dépend du principe animal Itoklanos
et l'espérance de vie dépasse à peine
aujourd'hui les 65-70 ans. Celui qui reçoit l'Elixir
de longue vie s'affranchit du principe Itoklanos et devient
un « homme réel » ; il peut alors parfaitement
vivre mille ans, s'il le veut. Après quoi il peut
demander qu'on lui octroie une autre tranche de mille années
supplémentaires, et ainsi de suite... C'est ainsi
qu'il peut vivre des millions d'années. Quant à
moi, étant tombé, j'étais désormais
soumis au principe Itoklanos. Je perdis donc mon corps physique
lémurien et je devins un humanoïde comme tout
le monde qui se mit à passer d'un corps à
l'autre dans la grande roue des naissances et des morts.
Il y eut cependant une exception singulière, une
existence à part des autres : dans l'ancienne Egypte,
je réussis à parcourir toute la « Première
Montagne » et le Père recourut à cette
antique science de la momification qui mettait le corps
en catalepsie avant sa mort. Mon corps égyptien fut
donc introduit dans cet état, déposé
dans un sarcophage et placé dans une crypte souterraine
où il y avait aussi les corps de onze autres compagnons
également en état de catalepsie. Les corps
que mes compagnons et moi avons laissés dans ces
sarcophages, en un lieu secret, étaient donc bien
vivants...
Q
- Votre Père interne, votre propre Etre réel
a-t-il fait cela parce qu'il savait que vous auriez besoin
plus tard de ce corps momifié ?
R
- Exactement, il avait prévu cela dans son omniscience.
La sagesse du Père est telle que, dès l'époque
du pharaon Khéphren, il y a plus de 4000 ans, il
savait que j'allais avoir besoin un jour de ce véhicule.
C'est pour cette raison qu'il ne laissa pas ce corps mourir
mais le mit en catalepsie quelque part, dans le sol de l'Egypte,
en un lieu sûr où la pelle des archéologues
n'a jamais pu et ne pourra jamais le découvrir.
Q
- Maître, ces douze momies se trouvent-elles dans
notre monde tridimensionnel ou dans la quatrième
dimension ?
R
- Dans le monde physique ! Elles sont dans le monde physique
tridimensionnel d'Euclide, dans ce monde où nous
bougeons et vivons.
Q
- Est-ce que dans les pyramides de Teotihuacan (au Mexique)
il y a des momies de Maîtres ?
R
- Non ! Les anciens Mexicains n'étaient pas spécialisés
dans ce domaine. En Egypte, par contre, nous nous étions
spécialisés dans ces études. De sorte
que le Père, sachant cela, a laissé ce corps
là-bas, dans un sarcophage, en attendant que je puisse
le reprendre. Et je suis justement en train de me «
réincarner » dans ce corps. Depuis cette lointaine
existence, j'ai pris évidemment une foule de corps
physiques, dont celui que j'ai en ce moment. Le côté
prodigieux de cette « réincarnation »,
c'est l'échange atomique incessant, jour et nuit,
à toute heure, par lequel s'opère le changement
de véhicule. Mais c'est un processus très
douloureux, parce qu'il se produit une espèce de
désordre à l'intérieur du corps, une
sorte d'effervescence atomique, pour ainsi dire. Les organes,
à cause de cet échange d'atomes entre les
deux corps, sont dans un état d'effervescence, c'est-à-dire
qu'il y a un certain chaos organique ; de ce chaos doit
émerger un corps physique complètement transformé,
sain, apte. Et ce chaos est douloureux : à cause
de l'agitation atomique au sein des cellules, à cause
des transformations de substances, etc. Essayons d'expliquer
tout cela plus clairement : supposons qu'un atome sorte
d'ici, de mon coeur. En sortant il laisse une place vide,
n'est-ce pas ? et où va-t-il ? Vers un autre atome
qui occupe exactement le même endroit dans le coeur
du corps égyptien ; cet autre atome sort à
son tour du corps en catalepsie, laissant aussi une place
vide ; les deux atomes se croisent et atteignent leur objectif
au même moment, comblant ainsi la place vide. Mais
il y a tant de millions d'atomes (le corps est un infini
microcosmique) que l'échange prend beaucoup de temps
: c'est un peu plus long que la formation d'un foetus, bien
que cela soit coordonné avec les processus de la
gestation et de la croissance d'un enfant. Par exemple,
on me dit que je me trouve en ce moment au commencement
du commencement ; j'ai entre un et deux ans. Quand j'aurai
sept ans, je serai plus développé, à
quatorze ans encore plus, etc. Et ces âges correspondent
à des états psychologiques analogues à
ceux de la croissance d'un enfant. Ainsi, je me rends compte
actuellement d'une certaine innocence enfantine... Lorsque
j'aurai l'équivalent de trois ans, quatre ans, sept
ans, quatorze ans, vingt-et-un ans, je passerai par des
états psychologiques correspondants, j'acquerrai
progressivement de la maturité. A trente ans je serai
un homme. Mais toute cette croissance s'effectue en un peu
plus de neuf mois. Au terme de ce processus j'aurai intégré
la totalité du corps égyptien ; le corps terrestre
qui m'a été donné dans cette existence-ci
restera là-bas dans le sarcophage, à la place
de la momie.
Q
- Que ferez-vous de ce corps après, une fois que
le processus aura été complété
?
R
- Le Père saura ce qu'il convient de faire. Il a
une telle sagesse qu'il voit toutes choses. Un million d'années
pour lui c'est comme un clin d'oeil pour nous. Il est celui
qui sait... Mais il y a onze autres frères, là-bas,
dans la crypte...
Q
- Vivent-ils le même processus ?
R
- Non, et nous le déplorons... Il n'y a qu'une personne,
en l'occurrence une femme, dont j'ai l'espoir qu'elle se
réincarne prochainement dans son corps égyptien
gisant dans son sarcophage. Elle le visite souvent. C'est
une compagne de crypte ou, pour mieux dire, une «
amie de sépulcre ». Ce genre d'amis, c'est
rare, n'est-ce pas, très rare !. Cette dame vit en
ce moment aux Etats-Unis, et elle s'est un jour présentée
à moi, au cours de mon existence présente.
Nous avons conversé. « Ah ! je suis las de
cette existence, lui dis-je, je voudrais mourir ! »
Elle me répondit : « Si seulement tu pouvais
mourir ! Si seulement ! Mais ni toi ni moi ne pouvons mourir
! » Ces paroles m'intriguèrent. Je pensai :
mais que dit cette dame, puisque je suis né le 6
mars 1917 et qu'un jour ou l'autre je devrai bien mourir
? « Tu ne te rappelles donc pas, reprit la dame, qu'en
1919 tu vivais au nord du Mexique ? Tu ne te souviens pas
que je te donnais de l'argent pour te rendre à Los
Angeles, où tu allais pour moi tous les mois chercher
des lettres de change ; tu travaillais pour moi, tu étais
à mon service alors ». J'étais plutôt
incrédule, mais elle avait réussi à
piquer ma curiosité : si cela est vrai, me disais-je,
d'où est-ce que je viens ? quel âge ai-je donc
? qui suis-je ? Autant de points d'interrogation qui me
laissèrent longtemps perplexe. Jusqu'au jour où,
me trouvant en méditation dans une Troisième
Chambre, je me suis vu en l'espace de quelques millièmes
de seconde dans un sarcophage égyptien. J'aperçus
aussi la dame que j'avais rencontrée. Je lui adressai
le salut de l'Esotérisme et lui demandai : «
Comment allez-vous, ma soeur ? - Très bien, mon frère
!... Mon corps est ici : nous sommes compagnons de sépulcre
». Puis, après un moment de silence, elle s'exclama
: « Te voilà enfin, Samaël ! » Alors
je compris : j'avais là un corps momifié,
mais vivant. Après ma réincarnation sous les
traits du major Daniel Coronado, on m'avait permis d'utiliser
un peu le corps de la momie ; on accorde cette permission
de temps en temps pour maintenir en activité les
fonctions de ce corps. Et j'ai amené ce corps ici,
au Mexique. De sorte que je devais m'occuper de deux véhicules
simultanément : j'avais ce véhicule qui venait
de naître en Amérique du Sud, mon véhicule
actuel, et celui-là qui venait d'Egypte. Jusqu'au
moment où l'on jugea que je l'avais suffisamment
utilisé ; on exigea donc que je le ramène
dans son sarcophage. Un jour que je me trouvais en astral
en compagnie de Charles W. Leadbeater - vous connaissez
Leadbeater ? non ? C'était un grand clairvoyant,
aux côtés d'Annie Besant, à la Société
Théosophique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages,
dont The Masters and the Path, The InnerLife, The Chakras,
Man visible and invisible, oeuvres rattachées au
courant théosophique, mais subtilement évolutionnistes
: on y discerne en effet le dogme de l'évolution,
bien que sans trop d'insistance. Ce sont des oeuvres élémentaires,
introductives, néanmoins monsieur Leadbeater est
un grand Maître, illuminé et auto-conscient.
Il y a pas mal d'années, donc, j'ai rencontré
monsieur Leadbeater dans le monde astral. Il s'assit, puis
il s'adressa à moi en ces termes : « Nous vous
accordons en ce moment notre aide, mon frère, pour
que vous puissiez former le Mouvement gnostique, lequel
doit répandre dans le monde physique les enseignements
que nous vous transmettons en tant qu'Avatar de l'ère
du Verseau. Ces enseignements que nous vous livrerons dans
ces mondes de l'espace, l'enseignement que nous vous donnons
actuellement, appartiennent à la Sagesse blanche
». Je me rappelle avoir remercié M. Leadbeater.
Je compris aussi intuitivement qu'il allait prendre un nouveau
corps et qu'il écrirait des ouvrages d'enseignement
ésotérique. Puis il me demanda de me concentrer
sur l'Egypte, ce que je fis. Je fus transporté instantanément
en Egypte, dans la crypte souterraine, dans mon sarcophage.
J'y rencontrai un groupe de Maîtres - les propriétaires
des corps qui gisaient là. C'étaient de vénérables
vieillards avec des barbes blanches, vêtus de tuniques
égyptiennes. Lorsque je revins, je me remis en corps
astral - car j'avais voyagé en corps mental. Monsieur
Leadbeater m'attendait. « Oh ! monsieur Leadbeater,
lui dis-je, vous avez un grand pouvoir, vous m'avez dédoublé
dans le Mental ! » Puis nous nous séparâmes
; il s'en fut à travers les rues de Londres, avec
son corps astral. Monsieur Leadbeater est un homme éveillé,
auto-conscient, radiant, divin. C'est un grand Maître
qui doit bientôt reprendre un corps physique et rédiger
des oeuvres d'ésotérisme. Cela s'est passé
il y a longtemps. Bien avant que ne débute le processus
d'échange atomique entre mon corps et celui de la
momie. J'ai voulu à un certain moment me désincarner
et le Père m'a réprimandé à
cause de ça...
Q
- Pourquoi vouliez-vous quitter votre corps physique ?
R
- J'étais très fatigué, très
las... Mais le Père me gronda : « Pourquoi
rechignes-tu ?me dit-il. Je t'ai donné tout ce dont
tu as besoin : pain, vêtement, refuge... Te rappelles-tu
les dernières années de ton existence passée
? Tu errais dans les rues du « District Fédéral
» (Mexico) avec des souliers troués et des
habits en haillons, vieux et malade... Rappelle-toi cette
immonde masure où tu es mort. A ce moment-là
j'étais absent... » Il me fit comprendre que
j'avais tort de vouloir me désincarner. Après
cela a débuté le processus d'échange
atomique, et je me trouve présentement dans ce processus,
de sorte que je suis en train de me réincarner. Et
les Adeptes m'ont dit que mon visage allait ressembler à
celui de la momie, parce qu'il faut qu'il soit conforme
à l'archétype du corps. Chaque fois qu'un
atome se détache, il se produit un son, comme un
petit son de cloche. L'atome voyage dans la quatrième
verticale, mu par une force électrique, et il rencontre
en chemin l'atome qui provient du corps de la momie. L'un
va et l'autre vient, jour et nuit, tout le temps. Ce processus
provoque un désajustement temporaire de tout l'organisme...
Q
- Ce corps de la momie, est-il de couleur foncée
?
R
- Il a la peau brûlée par le soleil du désert...
L'échange atomique est déjà accompli
dans une bonne partie de la tête de même que
dans d'autres parties du corps. Tous les viscères
doivent changer de lieu. Différentes parties autonomes
et auto-conscientes de l'Etre travaillent dans cet échange.
La Minerve particulière de chacun, qui est une partie
de l'Etre, dirige tout le processus avec sagesse. Le Lion
de la Loi aide à l'échange des viscères
; notre Anubis particulier, une autre partie de l'Etre qu'il
ne faut pas confondre avec le grand Maître Anubis,
lequel a vécu en Egypte à une époque
très ancienne, travaille dans les jambes, dans les
genoux, dans tout le corps... Toutes les parties de l'Etre
travaillent. Au terme du processus le Seigneur du temps
apporte les souvenirs... Le corps vital de ce véhicule-ci,
je ne l'ai plus, il est passé à la momie,
et le corps vital de la momie est passé dans ce corps-ci.
La personnalité - la personnalité humaine
- n'est plus ici ; je ne l'ai plus la personnalité
de Victor Manuel Gomez, cette personnalité est rendue
là-bas, en Egypte...
Q
- Cette personnalité, liée à la momie,
ne se désintègre donc pas ?
R
- Non, elle ne se désintègre pas... J'ai ici
présentement la personnalité égyptienne,
c'est à travers cette personnalité que je
vous parle. Si vous parvenez à aiguiser un peu plus
vos sens, vous pourrez la voir ; cette personnalité
semble sortie d'un vieux tombeau de l'Egypte pharaonique...
Q
- Est-ce que la personnalité de Victor Manuel Gomez
ne peut mourir parce que le corps est vivant ?
R
- En effet, c'est parce que le corps est vivant. L'autre
jour, Victor Manuel Gomez a voulu me déranger. Je
donnais une conférence, je me trouvais dans la Troisième
Chambre, lorsque j'ai vu s'approcher Victor Manuel Gomez
: il venait donner une conférence, faire ce qu'il
était habitué à faire. Alors j'ai dit
: « Mes frères, formez une chaîne ».
J'ai dégainé l'épée et j'ai
esquissé la rune Sig avec l'épée, en
m'écriant : « Retourne à ton sépulcre,
ta place n'est plus ici, retourne au tombeau, sssssssss...
». Et la personnalité s'éloigna. Ainsi
donc, je ne suis plus Victor Manuel Gomez ; il est dans
un cercueil, il n'est plus. J'ai à la place la personnalité
égyptienne. Et le corps vital qui sert de support
au corps physique est le corps vital égyptien, celui
du corps égyptien. Ce corps vital égyptien
extrait, attire avec plus de force les atomes du corps physique
égyptien ; il les appelle, les réclame, les
aspire, et ils n'arrêtent pas d'arriver, arriver,
jour et nuit. C'est très éprouvant physiquement,
car je laisse un corps et j'en prends un autre simultanément.
Q
- En ce qui concerne votre prochaine mission comme Avatar
du Verseau, pouvez-vous dire quelque chose ?
R
- Nous pénétrerons en Europe par le biais
de l'Anthropologie. Nous nous introduirons partout. Il m'incombera
en outre de découvrir des cités ensevelies,
des sépulcres, de les exhumer à la lumière
du jour ; j'aurai aussi à dévoiler la doctrine
de ces villes ensevelies... Je m'en irai à la «
douzième heure », au plus tard à la
« treizième heure » d'Apollonius. Celui
qui a de l'entendement, qu'il entende, parce qu'ici il y
a sagesse. Je partirai lorsque les douze travaux d'Hercule
auront été complétés... Oui,
lorsque je me serai établi dans le treizième
Eon, c'est-à-dire, l'Absolu. Je suis présentement
un Serpent, mais je n'ai pas terminé pour autant.
Je dois supporter patiemment la douleur d'un singulier processus
qui se déroule en moi. Etant donné que chaque
particule ou chaque molécule est dotée de
conscience, la conscience de chaque particule ou les atomes
dont l'Etre a besoin pour les intégrer en lui se
libère, ce qui s'accompagne de souffrance. L'Etre
doit extraire les particules de conscience, celles que j'ai
éveillées, afin qu'elles s'absorbent en lui,
c'est là le processus qui est symbolisé par
l'aigle dévorant le serpent. Je m'en vais, mais je
reviendrai. Je dois revenir pour la raison suivante : je
n'ai pas terminé les douze Travaux d'Hercule ; je
suis parvenu au huitième Travail, mais l'auto-réalisation,
la libération finale, doit être payée
au prix de notre vie même. S'il n'y a pas mort, il
n'y aura pas résurrection. Je devrai aussi revenir
pour conduire le peuple élu dans l'exode ; c'est
l'une des principales raisons pour lesquelles je reviendrai...
D'ici-là, je me rendrai aux Canaries ; plus précisément
à cette île en djinn appelée Nontrabada
(« Insaisissable ») ou Encubierta (« Cachée
»). Je m'y réunirai avec les Recteurs de l'humanité.
Nous y demeurerons quelque temps, jusqu'à ce que
le moment soit venu de passer en Europe.
Q
- Est-ce que cette île redeviendra un jour visible
et tangible ?
R
- Pas à notre époque, à cause de la
perversité et de la dégénérescence
de l'humanité. Elle ne redeviendra visible que dans
l'Age d'or de la prochaine race humaine. De grands Maîtres,
tel Tlaloc, le grand spécialiste des eaux, qui a
beaucoup de pouvoir et de sagesse divine, reprendront alors
un corps physique.
Q
- Maître, que pensez-vous des sacrifices humains au
dieu Tlaloc, dans le Mexique précolombien ?
R
- La mythologie nahuatl impute précisément
à Tlaloc une certaine responsabilité dans
ces sacrifices humains. Je lui ai donc adressé personnellement
une récrimination dans le monde Causal. Je lui ai
demandé : « Seigneur, pourquoi avez-vous permis
ces sacrifices humains en votre nom, notamment des sacrifices
d'enfants et de jeunes filles, là-bas dans le monde
physique ? - Je ne suis pas coupable de cela, répondit
Tlaloc, jamais je n'ai exigé de sacrifices de cette
sorte ». Il me dit aussi : « Je vais revenir
dans la nouvelle ère du Verseau ». J'ai compris
qu'il devra prendre un corps physique dans l'Age d'or, après
la grande catastrophe qui s'en vient ; il prendra un corps
physique dans l'Age d'or de la future Race-Racine, la sixième
Race. On rétablira alors le culte aux Dieux ; on
reviendra aux cultes sacrés des Dieux. Jusqu'à
présent, le monothéisme exclusiviste - qui
rejette catégoriquement les Dieux saints - ne s'est
pas avéré une bénédiction pour
l'humanité, mais tout le contraire : une malédiction.
Lorsque l'humanité a rejeté les Dieux, elle
s'est corrompue et cela a conduit à l'état
de choses actuel.
Q
- Les Dieux sont-ils des intermédiaires ?
R
- Oui, les Dieux sont les intermédiaires entre l'humanité
et l'Eternel Père Cosmique Commun.
Q
- Pourquoi Jésus n'a-t-il pas restauré ce
culte aux Dieux ? Aurait-il été monothéiste
? Sinon, pourquoi ne l'a-t-il pas dit clairement ?
R
- Notre Seigneur le Christ était polythéiste
; Jésus de Nazareth n'était pas monothéiste.
Rappelez-vous ces paroles que Jésus le Christ a dites
: « Vous êtes des Dieux ! » Oui, c'est
écrit textuellement dans l'Evangile selon saint Jean
(X, 34). Jésus dit : « N'est-il pas écrit
dans votre Loi : Vous êtes des Dieux ? » Jamais
Jésus ne s'est prononcé contre les Dieux.
Ou alors, quand l'a-t-il fait ? Ce sont les gens qui l'ont
fait ; quant à lui, jamais il ne s'est prononcé
contre les Dieux saints. Dans l'Apocalypse, on parle des
Anges. Or, que sont les Anges ? Ce sont les Dieux des différentes
mythologies. Leur donne-t-on un autre nom ? Qu'importe !
En réalité, ce sont les Dieux mêmes.
Ces êtres divins sont traditionnellement distribués
selon l'ordre hiérarchique suivant Anges, Archanges,
Principautés, Puissances, Vertus, Dominations, Trônes,
Chérubins, Séraphins. Mais il y en a encore
beaucoup d'autres que l'on ne mentionne pas. Ces hiérarchies
angéliques représentent donc les Dieux saints.
Toutefois, nous ne voulons pas dire que parce que nous rendons
un culte aux Dieux saints nous allons sous-estimer l'Eternel
Père Cosmique Commun. Jamais nous n'avons nié
l'Eternel Père Cosmique Commun ; ce que nous rejetons,
c'est le Dieu du dogme orthodoxe, la terrible divinité
vindicative de la loi du Talion : « oeil pour oeil,
dent pour dent ». En fait, Dieu n'est absolument pas
un individu, humain ou divin, en particulier ; Dieu est
les Dieux, il est l'Armée de la Voix, la Grande Parole,
le Verbe, le Logos créateur, l'Unité Multiple
Parfaite. Le mot Elohim doit être traduit correctement
par « Dieux et Déesses ». Une religion
sans Déesses est à mi-chemin du complet athéisme.
Q
- Maître Samaël, à quoi attribuez-vous
le fait qu'il y ait un nombre aussi élevé
de frères qui abandonnent le Chemin et se retirent
du Mouvement gnostique ?
R
- Nous devons penser avant tout au centre de gravité
permanent. Incontestablement, très rares sont les
personnes qui ont formé en elles ce centre. Comme
nous le savons, l'Ego est composé d'une multitude
de « Moi », de « Je », c'est-à-dire
que nous n'avons pas un Moi singulier mais pluriel ; notre
Conscience, ou notre Essence, se trouve embouteillée
dans cette multiplicité d'éléments
inhumains qui constituent l'Ego. Tous ces éléments
psychiques luttent à l'intérieur de nous pour
la suprématie. L'élément qui aujourd'hui,
par exemple, jure loyauté au Mouvement gnostique
est remplacé un peu plus tard par un autre qui n'a
aucun intérêt pour le Mouvement, et alors la
personne se retire. Si les gens comprenaient qu'à
l'intérieur de nous il n'y a pas une seule et unique
personne, mais de nombreuses personnes, ils comprendraient
aussi pour quelle raison le comportement et le caractère
de chacun sont aussi variables. L'homme qui aujourd'hui
jure fidélité à une femme n'est pas
toujours le même ; ce qui se passe, c'est que celui
qui a fait serment n'est autre que l'un des nombreux Moi
de l'homme, et ce Moi est lui-même bientôt remplacé
par un autre ; lorsque cet autre Moi prend le contrôle
de la machine humaine, le serment d'amour devient sans fondement.
Le sujet s'en va, s'éclipse, et la femme reste là,
déçue. A l'intérieur de chaque corps
humain vivent beaucoup de Moi. Le Moi qui aujourd'hui est
résolu à fouler le Sentier en lame de rasoir
est plus tard remplacé par un autre moi que le Sentier
n'intéresse aucunement, et nous voyons alors, tôt
ou tard, la personne se retirer. Ainsi donc, à l'intérieur
de nous-mêmes il y a une foule de personnes : l'une
s'intéresse à la Gnose, l'autre s'intéresse
aux affaires, une autre aux choses de l'amour, une autre
encore déteste la Gnose, etc. Si nous étions
une seule personne, si nous étions un seul et unique
Moi individuel, jamais nous ne nous retirerions du Mouvement
gnostique, c'est bien évident. Ainsi donc, ne nous
étonnons pas de voir les gens quitter la Gnose, ils
n'ont pas de centre de gravité permanent et, par
conséquent, il serait impossible qu'ils aient une
continuité de propos.
Q
- Croyez-vous qu'après vingt-cinq ans de labeur le
Mouvement gnostique soit arrivé au maximum de son
développement, ou pensez-vous, au contraire, qu'il
progressera davantage ?
R
- Le Mouvement gnostique s'est développé énormément
depuis que nous l'avons lancé publiquement en 1950.
Avant cette date, nous avons travaillé de façon
discrète. Notre labeur n'en est pas pour autant arrivé
à sa conclusion, absolument pas ! Le Mouvement gnostique
s'est beaucoup développé au Mexique, où,
jour après jour, il grandit d'une façon extraordinaire
; il est aussi bien implanté au Guatemala, au Salvador
qui est devenu une véritable forteresse gnostique,
au Honduras, au Costa Rica, en Colombie, au Venezuela, en
Equateur, au Pérou, en Bolivie, en Argentine et au
Brésil. En ce moment, grâce au travail admirable
de quelques frères, plusieurs de nos oeuvres ont
été traduites en anglais, de sorte que très
bientôt nos livres circuleront aux Etats-Unis. Nous
pensons établir dans ce pays, ainsi qu'au Canada,
des bases puissantes avant d'aller répandre la Gnose
en Europe. Pour toutes ces raisons je dis : nous ne pouvons
faire moins qu'arriver à la conclusion que notre
labeur, loin d'être terminé, ne fait que commencer.
Pensons aux autres races, langues, pays... Notre oeuvre
est mondiale. Nous sommes, je le répète, au
début seulement.
Q
- Maître, vous avez prophétisé que les
gnostiques se multiplieront par millions dans le monde entier,
mais qu'ils seront persécutés. Quand cela
s'accomplira-t-il ?
R
- Nous sommes aux temps de la fin, prédits par les
grands Maîtres du passé, l'heure de la grande
apostasie est arrivée, l'Antéchrist se manifeste
avec tout son pouvoir et il est bien évident que
nous ne pouvons nous attendre de sa part qu'à des
persécutions. A propos de l'Antéchrist, je
tiens à préciser qu'il ne s'agit pas d'une
personne venue du centre de l'Asie ou d'ailleurs, comme
le supposent certains. L'Antéchrist vit à
l'intérieur de chaque personne, il est l'antithèse
du Christ dans le psychisme de chacun d'entre nous, il est
le contraire du Christ intime et il s'avère en fait
terriblement pervers, affreusement matérialiste,
ennemi de tout ce qui a une saveur de spiritualité.
Il se manifeste intensément en chaque personne et
dans toute l'humanité. L'Antéchrist se manifeste
de plus en plus, au fur et à mesure que nous approchons
du cataclysme final. Cela amènera inévitablement
des persécutions pour tous ceux qui suivent le chemin
du Christ.
Q
- Maître, il y a une question que plusieurs se posent
: pour parvenir à la Libération finale, est-il
nécessaire de fréquenter les Centres gnostiques
? doit-on appartenir au Mouvement gnostique ?
R
- Le Mouvement gnostique est le véhicule au moyen
duquel nous propageons les idées gnostiques. Les
« Lumisiaux » sont des organismes vivants chargés
de travailler en accord avec ces idées pour le bien
de l'humanité. Chaque Centre gnostique est un organisme
complet, chaque frère d'un Sanctuaire déterminé
s'avère, par conséquent, un organe de cet
organisme que l'on appelle Lumisial ou Sanctuaire. Lorsqu'un
Lumisial travaille de façon harmonieuse, il est comparable
à un organisme qui fonctionne de façon coordonnée
et merveilleuse ; le résultat est toujours bénéfique
pour les membres de ce Lumisial. Puisque ces membres ressemblent
aux organes d'un corps, il est certain que lorsqu'ils travaillent
de façon coordonnée, lorsqu'il n'y a pas d'arythmie
ou d'inharmonie dans l'organisme, l'échange mutuel
de forces entre tous les frères se révèle,
en résumé, très utile pour le développement
intérieur de chacun. Mais quand il y a arythmie,
c'est-à-dire, quand les membres du Lumisial, les
organes de l'organisme, ne travaillent pas de façon
coordonnée et harmonieuse, il est évident
que des forces préjudiciables pour tout le monde
sont alors générées. Je considère
toujours cela comme une chose très utile d'appartenir
à un Lumisial, parce que l'échange des forces
est bénéfique pour tous. Grâce au Lumisial,
nous pouvons amener l'Essence à se développer
en nous ; ce qui se trouve à l'état latent
peut s'épanouir. On parvient à la Libération
par le travail sur soi-même, mais il est très
important pour le débutant comme pour celui qui marche
sur le Sentier, d'appartenir à un organisme ésotérique,
afin d'être renforcé intimement dans son travail
secret.
Q
- Pourriez-vous nous préciser quelles sont les fonctions
des Sièges nationaux par rapport à celles
du Siège patriarcal ?
R
- Les Sièges nationaux ont pour fonction d'organiser
à l'échelle nationale le Mouvement gnostique.
Ils sont donc appelés à mettre de l'ordre.
Tâche ardue, certes, car il s'agit de coordonner des
caractères différents, de former des groupes,
d'organiser l'Association dans tous ses aspects. En résumé,
nous pourrions dire que les fonctions des Sièges
nationaux sont de caractère organisationnel. Pédagogique
également, car tout ce qui touche à la divulgation
et à la diffusion de l'enseignement les concerne
directement. Les Sièges nationaux doivent en outre
s'occuper de l'aspect édition, voir à publier
et distribuer les livres ; car les oeuvres sont essentielles
pour apporter le corps de doctrine dans tous les recoins
de la Terre. La mission spécifique du Siège
patriarcal est différente. Le Patriarche doit livrer
à l'humanité le Message pour la nouvelle ère
du Verseau. Le Patriarche doit aller chercher l'enseignement
dans les mondes supérieurs de Conscience cosmique,
puis le transmettre au monde. Il faut que le Patriarche
écrive les oeuvres, constitue un corps de doctrine
et le répande à travers le monde, il doit
aussi travailler à la formation de « l'Armée
du salut mondial », etc. En résumé,
nous dirons que la tâche principale du Patriarche
est de livrer le Message. Tandis que la tâche des
Sièges nationaux est davantage d'organiser le Mouvement
gnostique au niveau de chaque pays, en tenant compte, évidemment,
des directives du Siège patriarcal.
Q
- Nos frères gnostiques se demandent souvent quelle
est la raison pour laquelle vous ne pouvez sortir du Mexique,
étant donné que la plupart des Initiés
ont beaucoup voyagé. Etes-vous une exception à
cet égard ?
R
- Un jour que j'étais dans cet état d'extase
que l'on appelle Nirvikalpa Samadhi, je fis la même
question à ma Divine Mère Kundalini. La réponse
fut : « Parce que l'on détruirait ton corps
qui a coûté à la nature tant de travail,
tant d'efforts à créer ». J'objectai
alors : « Qu'importe que l'on détruise mon
corps, j'aime l'humanité et je suis prêt à
donner jusqu'à la dernière goutte de mon sang
pour elle ». La Mère Divine Kundalini, après
avoir écouté mes paroles, ajouta : «
C'est qu'on détruirait non seulement ton corps, mais
aussi celui de beaucoup d'autres et cela ne serait pas de
l'amour ; en outre, rappelle-toi que tu es l'Avatar de l'ère
nouvelle du Verseau et que tu dois livrer à l'humanité
un enseignement complètement différent de
tout ce qui a été donné dans le passé,
une doctrine tout à fait révolutionnaire,
la doctrine de la nouvelle ère... ». Ayant
écouté ces raisons, je me contentai de répondre
: « Bien, j'obéirai ! ».
Q
- Des personnes ont souligné le fait que certains
de vos ouvrages sont remplis de diatribes, de critiques
sévères contre certains auteurs ésotéristes.
Il ne manque pas de gens pour trouver une contradiction
entre cette attitude et la « doctrine du coeur »
que vous professez dans plusieurs oeuvres. Pourriez-vous
nous dire la raison de ces attaques ?
R
- L'agriculteur qui veut semer doit d'abord arracher les
buissons, les chardons, brûler la mauvaise herbe et
les feuilles mortes, nettoyer son champ de tout ce qui l'encombre,
pour pouvoir planter le grain d'où sortira la vie.
Les ouvriers qui veulent construire une maison commencent
par fendre le sol, creuser dans la dure terre, afin d'établir
des fondations solides pour la maison. Moi aussi, qui ai
la responsabilité de livrer le Message pour la nouvelle
ère du Verseau, je dois accomplir le dur labeur de
n'importe quel ouvrier ou agriculteur ; signaler le chemin,
indiquer l'obstacle, montrer le danger, dénoncer
l'erreur, avant de pouvoir semer le grain culturel de la
nouvelle ère qui commence au milieu de l'auguste
tonnerre de la pensée.
Q
- Maître, nous aimerions savoir comment vous faites
pour écrire vos oeuvres. D'où tirez-vous votre
information ? Est-ce qu'on vous aide ? Combien d'oeuvres
devez-vous écrire pour accomplir votre mission ?
R
- Je ne sais pas encore combien d'oeuvres il me faudra écrire.
L'information, je l'obtiens des mondes supérieurs
de Conscience cosmique. J'ai habituellement recours au Nirvikalpa
Samadhi, terme qui désigne l'état d'extase,
de ravissement, et, immergé dans cet état,
je sollicite l'information ; je l'obtiens, puis je la rapporte
dans le monde physique. La chose véritablement la
plus ardue, la plus difficile pour moi, consiste précisément
à adapter à l'atmosphère culturelle
contemporaine, à la réalité actuelle,
toute l'information que je rapporte des mondes supérieurs.
Il me faut par conséquent documenter l'enseignement,
ce que je fais avec une infinie patience ; je dois lire
un grand nombre d'ouvrages pour être en mesure de
traduire dans le langage et les notions d'aujourd'hui les
informations que je reçois dans les autres plans
de conscience. Ainsi donc, la réalité, c'est
que le corps de doctrine je l'apporte des dimensions supérieures
de la Nature et du Cosmos. En fait, la tâche d'écrire
des oeuvres s'avère extrêmement difficile ;
quand on pense à tout ce que cela implique, il faut
coordonner l'aspect spirituel avec les questions purement
rhétoriques, grammaticales, philosophiques, avec
le contexte socio-culturel d'une époque, avec une
logique et un vocabulaire qui correspondent aux seules réalités
du plan physique... Nous comprenons alors à quel
point ce travail est exigeant et délicat.
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