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22. L'Eternel Principe Féminin et notre Jeshua Particulier
«
Dieu comme Père est Sagesse, Dieu comme Mère
est Amour. Sagesse et Amour sont les deux piliers fondamentaux
de la Grande Loge Blanche ».
«
Aimer, qu'il est beau d'aimer. Seules les grandes Âmes
peuvent et savent aimer. L'amour est tendresse infinie...
l'amour est la vie qui palpite en chaque atome comme elle
palpite en chaque soleil ».
«
L'Amour ne peut être défini, car il est la
Divine Mère du Monde ».
Samaël
Aun Weor, Le Mariage Parfait, chapitre II
Avant
tout, il est nécessaire de revenir sur l'Éternel
Féminin et de disserter un peu sur notre Seigneur
le Christ. Je veux que vous prêtiez tous attention.
Assurément, Dieu comme Mère est le fondement
de cette grande Création. Nous devons nous identifier
toujours davantage avec l'Éternel Féminin.
Nous devons voir en chaque femme la vive représentation
de cet Éternel Féminin ; il est bien évident
que la femme naît pour une sainte prédestination
: celle d'être mère. Chaque jeune fille est
une Mère en puissance.
Si
nous nous remémorons celle qui nous a bercé
tendrement et qui nous a nourri de ses seins lorsque nous
étions tout petit, nous y découvrons un vibrant
poème, très intime, profond, naturel, d'une
extraordinaire simplicité, d'une grandeur qui passe
toujours inaperçue pour tous ces humanoïdes
qui ont la conscience endormie. Je veux que vous preniez
tous conscience de ce qu'est cette strophe pathétique,
cette mélodie ineffable qui chante l'Éternel
Principe Féminin. Elle s'avère très
compatissante, la Grande Mère, lorsqu'elle nous offre
cette poésie, sans que nous le méritions,
après que nous ayons été pervers, que
nous nous soyons traînés dans la poussière
de la terre de vie en vie.
Nous
mourons, puis nous retournons pour être bercé
à nouveau dans un berceau, sans l'avoir mérité,
pour être aimé par quelqu'une qui ne voit en
nous qu'un espoir, pour être conduit par celle-là
qui est tout amour. Cela semble paradoxal, ce serait inexplicable
s'il n'y avait pas l'Omnimiséricordieux et Éternel
Père Cosmique Commun, Aelohim, comme disaient les
Anciens. Si nous reculons un peu plus dans le cours du temps,
nous pourrons arriver, grâce à l'éveil
de la conscience, à nous rappeler la maman que nous
avons eue dans notre existence passée. Nous nous
y voyons une autre fois entouré d'attentions délicieuses,
à nos oreilles parviennent les berceuses de celle
qui a mis tout son espoir en nous ; nous nous voyons faisant
nos premiers pas et porté dans ses bras, et si nous
poursuivons ainsi notre exercice rétrospectif, nous
allons nous rappeler non la dernière mais l'avant
dernière existence, et nous allons nous retrouver
encore une fois avec l'un de ces poèmes, les tendres
accents d'une berceuse murmurée à notre oreille
de petit enfant. Et ainsi de suite, en remontant rétrospectivement
le fil du temps, de siècle en siècle, d'âge
en âge, nous pouvons entendre toujours les mêmes
chants, la même douce berceuse, sentir l'Éternel
Féminin qui nous aime, nous porte dans ses bras,
nous nourrit de ses seins, nous dorlote...
Ces
mamans que nous avons eues à travers d'innombrables
existences et que nous semblons avoir perdu dans le temps,
sont toutes, en réalité, l'expression même
de la Grande Mère Cosmique. Dans les yeux de notre
Devi Kundalini Shakti, de notre Mère Cosmique particulière,
individuelle, nous voyons l'éclat de tous les yeux
des innombrables mères que nous avons eues dans le
passé. En Elle, notre Divine Mère Kundalini,
en Elle, notre Isis particulière, sont représentées
toutes ces mamans qui nous ont aimé au cours des
innombrables siècles. C'est pourquoi nous devons
aimer véritablement notre Mère Cosmique, vive
représentation de l'Éternel Féminin.
Toutes celles qui ont veillé sur nous à travers
l'histoire, toutes celles qui nous ont chanté des
berceuses, toutes celles qui nous ont nourri, ne sont au
fond qu'une seule et unique Mère : Elle, Isis, de
qui aucun mortel n'a levé le voile, Neith, la Bienheureuse
Déesse Mère du Monde. En ce qui concerne cet
Éternel Féminin, Dieu-Mère, nous devons
savoir que notre Devi Kundalini particulière est
un rayon de cette Bienheureuse Déesse Mère
du Monde.
Ainsi
donc, l'Éternel Féminin a pris soin de nous
au cours de tous ces siècles, nous a bercé
dans tous ces berceaux, oui c'est elle, notre Divine Mère,
qui a veillé sur nous, en elle sont personnifiées
toutes les mamans du monde, toutes celles que nous avons
eues à travers les âges. Heureusement, nous
ne les avons pas perdues, elles sont toujours là
dans notre Divine Mère.
Si
les gens avaient la conscience éveillée, ils
sauraient valoriser davantage cet Être qu'est la Mère,
mais les gens ont la conscience endormie et à cause
de cela ils sont incapables d'apprécier réellement
cette créature qu'est la Mère. Il est donc
nécessaire de prendre de plus en plus conscience
de ce qu'est l'Éternel Féminin. Bien sûr,
nous ne méritons pas ce qu'on nous a donné
; après avoir été des fripouilles,
des pervers, on nous récompense avec un berceau et
une douce maman qui nous berce dans ses bras. Cela semble
paradoxal mais, je le répète, si ce n'était
la miséricorde de Celui qui n'a pas de nom, cela
deviendrait inexplicable. Malheureusement, nous grandissons,
et alors l'Égo se manifeste. Dans les premières
années, c'est l'Essence qui se manifeste dans la
créature, c'est pour cette raison que les petits
enfants sont si beaux ; à mesure que nous grandissons,
la personnalité se développe et l'Égo
commence à se manifester, lentement, jusqu'au moment
où il entre définitivement en action. Alors,
nous devenons différents, les belles pensées,
celles que nous avions dans le berceau, sont oubliées,
sont perdues. L'enchantement de nos premiers pas est relégué
à l'oubli, et les nobles intentions que nous avions
lorsque nous étions petits sont foulées aux
pieds et il n'en reste même pas le souvenir.
Autour
de l'Essence, l'Égo se fortifie de plus en plus ;
la personnalité se renforce, se précise, elle
acquiert certaines particularités, habitudes, préjugés,
envies, etc. Et dès lors l'Essence est reléguée
aux archives dans les tréfonds du psychisme, condamnée
à l'oubli. Finalement, la personnalité avec
tous ses préjugés, finalement, l'Égo
qui se manifeste à travers le mental, remplace cette
Essence, où se trouvent ces nobles intentions que
nous avions quand nous étions petits.
Nous
ne voulons pas nous rendre compte que nous avons été
des enfants, nous l'oublions volontiers. Jésus, le
Grand Kabire a dit : « Si vous ne redevenez comme
des enfants, vous ne pourrez pas entrer au Royaume des Cieux
». Il y a quelque chose qui nous empêche d'être
des enfants : c'est cet Égo que nous avons en nous,
ce paquet de souvenirs, de passions, de peurs, de haines,
de rancunes, de luxure, etc. Si nous voulons la véritable
félicité, il n'y a pas d'autre recours que
de nous rappeler ces bonnes intentions que nous avions lorsque
nous étions de petits enfants ; avant que l'Égo
ait eu l'opportunité de se manifester, bien avant
que la personnalité se soit formée, lorsque
nous en étions encore à nos premiers pas,
lorsque nous avons pris de bonnes intentions, de saines
résolutions que nous avons oubliées plus tard.
Nous les avons oubliées quand la personnalité
s'est formée définitivement. Nous les avons
oubliées quand l'Égo est entré en action
; nous sommes devenus alors différents et nous ressentons
même une certaine satisfaction d'être devenus
autres. Nous avons jeté aux oubliettes la simplicité
de l'innocence et, fascinés, trompés, hallucinés,
nous avons grandi. Notre condition d'adultes compliqués
et tortueux est-elle supérieure à l'innocence
que nous avions ?
Il
nous faut maintenant, mes chers frères, devenir droits,
comprendre la nécessité de retourner au point
de départ originel, à l'enfance dans l'Esprit
et dans le coeur. Il n'y a qu'un seul chemin : appeler notre
Divine Mère Kundalini, savoir aimer vraiment notre
Divine Mère Kundalini.
Et
de quelle façon pouvons-nous nous rapprocher de notre
Mère Divine ? Avant tous, mes frères, en apprenant
à aimer notre mère terrestre. C'est là
le point de départ, étant donné qu'elle
est la vive représentation de l'Éternel Féminin.
Nous devons apprendre à aimer toutes les mères
du monde et, quant à nous, les hommes, il nous faut
apprendre à voir dans chaque femme une mère,
la vivante représentation de l'Éternel Féminin.
Lorsque nous voyons une femme, si la première chose
qui nous vient à l'esprit, c'est la luxure, des pensées
morbides, alors nous insultons l'Eternel Féminin,
nous foulons aux pieds notre Mère Divine, nous souillons
celle qui est tout amour. Il y a un proverbe qui dit : «
C'est à l'oeuvre que l'on connaît l'ouvrier
», et non aux intentions. À quoi sert-il d'aimer
notre mère, si nous ne le démontrons pas par
des faits ? À quoi sert-il de dire que nous aimions
l'Éternel Féminin, si la première chose
qui nous vient à l'esprit devant une femme, ce sont
des pensées morbides et luxurieuses. Où donc
est l'amour de l'Éternel Féminin, de la Divine
Mère ? Est-ce en l'insultant, en la foulant aux pieds
dans toute femme que nous rencontrons que nous lui exprimons
notre amour ?
Réfléchissez,
mes frères, rendons-nous dignes, si vraiment nous
voulons marcher avec Devi Kundalini Shakti ; alors, nos
coeurs enflammés d'amour s'approcheront d'Elle et
Elle en nous. Personne ne pourrait éliminer les éléments
inhumains que l'on porte en soi sans son aide. De même
qu'elle nous lavait quand nous étions petits, elle
élimine de nous toutes les saletés que nous
avons à l'intérieur, tous ces aspects abominables
qui, dans leur ensemble, constituent l'Égo, le «
Moi », le « soi-même ».
Vous
croyez que cette époque est plus belle que votre
enfance, mais vous vous trompez, parce que tant que vous
n'aurez pas reconquis l'enfance perdue dans l'Esprit et
dans le coeur, vous ne pourrez absolument pas atteindre
la libération finale. L'une des épreuves par
lesquelles doit passer tout débutant sur le Chemin,
c'est l'épreuve du feu. Lorsque nous sommes sortis
victorieux de cette épreuve, nous devons entrer dans
le « Salon des Enfants » : c'est ainsi que l'on
appelle un temple très spécial où nous
sommes reçus lorsque nous avons triomphé.
Alors les Adeptes de la Fraternité Blanche, les membres
du Collège d'Initiés de la Blanche Confrérie,
tous sous l'aspect de petits enfants, nous souhaitent la
bienvenue avec les salutations d'usage, on leur dit : «
Que la paix soit avec vous ! », ils répondent
: « Et avec votre Esprit ! ».
Mais
pourquoi prennent-ils la forme d'enfants pour nous souhaiter
la bienvenue lorsque nous sortons victorieux de l'épreuve
du feu ? Il n'y a pas de doute que c'est par le feu seulement
que nous pouvons reconquérir l'enfance, l'innocence.
C'est pourquoi il est indispensable de travailler avec le
Feu Sacré, avec la sainte Flamme de l'Amour. Sachez
aimer, mes chers frères ! Rappelons-nous aussi le
Christ Jésus sur sa croix au pied de laquelle nous
retrouvons Marie la Divine Mère ; elle ne pouvait
pas manquer, impossible qu'elle soit absente de cette scène
! Sur la croix figure l'INRI : Ignis Natura Renovatur Integra,
« le Feu renouvelle intégralement la Nature
». Il en est ainsi.
Il
nous faut maintenant rencontrer le Grand Kabire à
l'intérieur de nous. Lorsque nous lisons les Épîtres
de l'Apôtre Paul, nous pouvons constater avec surprise
qu'il ne fait presque pas mention de Jésus, le Grand
Kabire, du Christ historique ; il fait toujours allusion
à un Christ intime. Indéniablement, Jésus
vient du nom hébreu Jeshua, qui signifie «
Sauveur ». Il est le sauveur que nous cherchons à
l'intérieur de nous-mêmes. Il est toujours
dans les bras de sa mère ; il est l'enfant Horus
chez les Égyptiens, qui est représenté
dans les bras d'Isis. Il est indispensable de savoir que
ce « Jeshua » vit dans les bras de notre Mère
Kundalini particulière. Le Crestos Cosmique ne pourrait
absolument pas se manifester à travers notre conscience
s'il ne se convertissait pas d'abord en notre Jésus
particulier.
En
vérité, il y a d'abord les trois Logos : le
Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ils forment un
tout unique, qui est appelé Osiris chez les Égyptiens.
Mais il y a surtout Isis, son dédoublement, la Mère
Divine, l'épouse. Elle et Lui s'aiment et s'unissent,
et comme résultat de cet amour, elle engendre —
par le pouvoir et la grâce de l'Esprit Saint, c'est-à-dire,
par l'oeuvre et la faveur de son Époux —, dans
son ventre immaculé et virginal, le Crestos, le Deuxième
Logos. Celui-ci descend dans son ventre ; c'est le «
fils de sa fille », comme on l'appelle dans la Divine
Comédie, le Fils de la Divine Mère Kundalini.
Elle le porte dans ses bras ; c'est pourquoi Isis porte
toujours Horus dans ses bras, et Marie, Jésus. Mais
notre Divine Mère porte notre Jésus Intime
dans ses bras lorsque, ayant beaucoup aimé notre
Mère Divine, nous devenons dignes et que nous méritons
de nous convertir en Sa maison, en la maison du Seigneur.
On
dit qu'il naît dans une étable à minuit,
parmi les animaux, oui, les animaux du désir : cette
étable est notre propre corps. C'est là qu'il
naît. Ensuite, le Jeshua, notre Sauveur intime individuel,
doit grandir et se développer, il doit subir en lui-même
toutes les tentations et les vaincre. Il est contraint d'abriter
les puissances des ténèbres et il doit vaincre
les ténébreux en lui-même. Il doit vivre
comme un homme parmi les hommes et avoir chair et os, notre
chair, évidemment. Il doit être un homme parmi
les êtres qui peuplent la surface de la terre, il
doit vivre sa Passion et triompher. C'est pourquoi il est
notre Sauveur. Nos processus psychologiques deviennent ses
processus, qu'il doit ordonner et transformer, ses préoccupations
et ses désirs qu'il doit désintégrer.
C'est avec raison qu'il est appelé le « Saint
Ferme », car il ne peut être vaincu et, finalement,
il triomphe et se couvre de gloire. C'est-à-dire
que le Feu sacré, personnifié en Jeshua, notre
Jeshua, non le Jeshua historique mais le nôtre, est
digne de toute louange, de toute gloire et de toute majesté.
Je vous parle à travers ma propre expérience,
car c'est ainsi que le Christ mon Seigneur me rachète,
me sauve.
Il
aime sa Mère et sa Mère l'aime. C'est par
l'intermédiaire de sa Mère seulement, qu'il
peut naître dans notre étable intérieure
pour se convertir en notre Sauveur. Si nous n'aimons pas
la Mère de Jeshua, nous n'aimons pas non plus son
Fils. Comment le Fils peut-il venir à nous si nous
n'aimons pas sa Mère ? Celui qui veut l'aimer doit
le démontrer « en chair et os », en aimant
celle qui lui a donné la vie et en la voyant, elle,
dans chaque femme. Ainsi donc, mes frères, il est
devenu nécessaire de comprendre ce grand mystère
du Christ et de la Divine Mère. Il est nécessaire
de redevenir simples, tolérants et modestes. Ainsi
seulement, mes chers frères, marcherons-nous sur
le véritable chemin.
Je
veux que vous réfléchissiez sur ce dont nous
parlons aujourd'hui. Je veux que vous reveniez au point
de départ originel, que vous vous rappeliez votre
premier amour. Sortez de cette vie compliquée, de
ces voies tortueuses du mental. Prenez le sentier béni
de la Christification. Celui qui veut vraiment être
sauvé doit savoir aimer. Comment pourrions-nous réellement
aimer la Femme, si la première chose qui nous vient
à l'esprit quand nous voyons une femme ce sont des
pensées érotiques et luxurieuses ? Cela, c'est
l'insulter, c'est l'offenser, ce n'est pas l'aimer. On pourrait
m'objecter qu'il y a une foule de femmes de mauvaise vie,
de danseuses de cabaret, etc. Et bien, serions-nous des
juges, pour nous permettre de juger ainsi l'Éternel
Féminin ? De quel droit pourrions-nous le faire ?
Qui a fait de nous les juges de l'Éternel Féminin
? Est-ce que nous nous croyons des saints ? Ou est-ce que
nous avons recouvré l'Innocence originelle ? Nous
ne devons pas juger. Celui qui est libre de toute faute,
qu'il jette la première pierre ! Les femmes elles-mêmes
doivent voir dans chaque femme une mère ; et les
mères elles-mêmes doivent aimer leur mère.
Les femmes doivent adorer leur Divine Mère Kundalini,
si vraiment elles veulent mériter un jour de recevoir
le « Saint Ferme ».
Il
y a une sainte prière qui dit : « Source de
divines réjouissances, révoltes et souffrances,
dirigez vos actions vers nous. Sainte Affirmation, Sainte
Négation et Sainte Réconciliation, transsubstantiez-vous
en moi, pour mon Être, Saint Dieu, Saint Ferme, Saint
Immortel, ayez pitié de nous ». C'est un cantique
précieux adressé aux trois grandes Forces
Primaires de l'Univers. Ces trois forces constituent en
elles-mêmes le Père, Osiris, qui, en se dédoublant,
se transforme en Neith et, de l'Union de Lui et de Elle
naît notre Jeshua particulier, notre Jésus-Christ
Intime, tout à fait propre à nous-mêmes,
celui qui doit entrer en nous dans notre corps, pour nous
sauver.
Dans
cette prière, très intéressante est
la partie qui dit : « Saint Dieu, Saint Ferme, Saint
Immortel », car le Vieux des Siècles de la
Kabbale est le Saint Dieu ; le Saint Ferme est Jeshua, notre
Jeshua intime particulier, parce que, en se réincorporant
en nous, il prend en charge tous nos processus psychologiques
pour les transmuter à l'intérieur de lui-même,
il prend toutes nos passions pour les vaincre en lui-même,
et il supporte en chair et en os toutes les tentations qui
nous assaillent, pour les vaincre en lui-même. Personne
ne peut faire tout cela, hormis le Saint Ferme.
Elle
est également intéressante, cette partie qui
parle de la Sainte Affirmation, de la Sainte Négation
et de la Sainte Réconciliation, parce que la première
force est celle de l'Éternelle Affirmation, le Père
; la seconde est celle de l'Éternelle Négation,
celle du Fils ; et la troisième, celle de l'Éternelle
Conciliation, le Saint-Esprit. Le Père affirme et
le Fils nie, mais qu'est-ce que le Fils nie ? Pourquoi dit-on
que le Fils nie ? Il nie, car il ne veut pas tout ce que
nous voulons : passions, défauts psychologiques,
etc. Et pourquoi appelle-t-on le Saint Esprit, la Sainte
Réconciliation ? Parce que c'est avec cette force
que nous nous réconcilions. Avec qui ? Avec la Divinité.
Cette force est, de toute évidence, liée à
la force sexuelle, c'est la force qui a formé notre
corps, c'est la force avec laquelle notre corps s'est développé
dans le ventre de notre mère. C'est la force qui
nous a amenés à l'existence.
On
dit : « Transsubstantiés en moi, pour mon Être
pour notre Être.» On dit que les Trois Forces
Primaires de l'Univers : celle du Père bien-aimé,
celle du Fils très adoré et celle de l'Esprit
très sage, passent par la transsubstantiation en
nous pour notre Être. Comprenez-vous ce que cela signifie,
mes chers frères ?
Transsubstantier
veut dire qu'une substance est convertie en une autre. Vous
comprenez maintenant ce que cela signifie : que les trois
Forces Primaires passent par la transsusbstantiation en
nous et pour nous. C'est quelque chose de grandiose, et
il est certain que nous avons besoin de cristalliser en
nous-mêmes les Trois Forces Primaires.
Ainsi
donc, mes chers frères, réfléchissez,
efforcez-vous d'éliminer le Moi psychologique, retournez
à votre premier amour, essayez de reconquérir
l'Innocence dans votre coeur, luttez pour y parvenir, apprenez
à aimer l'Éternel Féminin, et ainsi
vous pourrez avoir un jour la joie d'incarner en vous-mêmes
le Jésus particulier individuel. Je ne veux pas sous-estimer
le Grand Kabire qui a livré cette doctrine, en Terre
Sainte. Si le Grand Kabire est grand, c'est parce qu'il
nous a enseigné, précisément, la Doctrine
de l'Éternel Sauveur, notre Sauveur intérieur,
profond, notre Jeshua.
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