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2. Le Feu Sacré
Voir 1955
Les Mystères du Feu
Samaël Aun Weor
Alerta Gnosticos, court texte paru dans la revue gnostique
Abraxas Internacional n° 47 en fév-mars 1976
En
ces instants de crise mondiale et de faillite de tous les
principes moraux, les gnostiques doivent demeurer alertes
et vigilants comme la sentinelle en temps de guerre.
Il
est nécessaire d'être toujours sur un pied
d'alerte pour se prémunir contre les assauts qui
nous viennent de tous côtés. Ainsi existe-t-il
aux Etats-Unis une loge noire déguisée sous
le titre « d'Eglise Gnostique » et qui enseigne
tout le contraire de ce que nous enseignons.
Nous
savons bien que le Christ est le Feu du feu, la Flamme de
la flamme, la signature astrale du Feu ; cependant, cette
loge hait le Feu et nous déteste, nous qualifiant
de magiciens noirs parce que nous travaillons avec le Feu
sacré.
Sur
la croix du Rédempteur du monde est écrit
le mot sacré Inri : Igne Natura Renovatur Integra
: par le Feu la nature est renouvelée intégralement.
Inri
c'est le Feu, Inri c'est le Christ Cosmique, le Logos solaire,
Unité multiple parfaite. Ceux qui s'élèvent
contre le culte du Feu, s'élèvent en fait
contre le Christ Cosmique.
Aucun
thème de méditation ne se révèle
plus profitable au gnostique véritable que celui
du Feu sacré.
Le
Feu nous enveloppe et nous baigne de toutes parts ; il nous
vient par l'air, par l'eau, et par la terre elle-même,
qui sont ses conservateurs et ses différents véhicules.
Notre
naissance est le résultat concret et spécifique
de sa réincorporation ; notre mort, la conséquence
fatale de sa désincarnation.
Prométhée
a volé le Feu du Ciel pour animer l'homme qu'il avait
formé, comme Dieu dans la Bible, avec le limon de
la terre.
Vulcain
a créé Pandore, la première femme,
que Minerve a dotée du mouvement, en lui insufflant
très subtilement le Feu vital.
Un
simple mortel, le fameux sculpteur Pygmalion, désireux
d'épouser Galatée, l'œuvre de ses propres
mains, implore Vénus d'animer, grâce au Feu
céleste, sa sublime statue de marbre.
Essayer
de découvrir la nature et l'essence du Feu, c'est
essayer de découvrir le Christ Intime, dont la présence
réelle s'est toujours manifestée sous l'apparence
ignée.
Le
buisson ardent (Exode, 2, 2) et l'incendie du Sinaï
au moment où Dieu livra à Moïse le Décalogue
(Exode, 19, 18), sont deux manifestations ignées
du Divin.
Dans
l'Apocalypse, le Dieu Intime de chacun de nous apparaît
sous la figure d'un Etre de jaspe et de sardoine couleur
de flamme, assis sur un trône incandescent et fulgurant
(Apoc. 4, 3-5). La vision du Verbe, au début de l'Apocalypse,
est tout aussi frappante : « Ses yeux sont comme une
flamme ardente, et son visage est comme le Soleil qui brille
dans tout son éclat » (Apoc. 1,14-16).
«
Notre Dieu est un Feu dévorant », écrit
Paul de Tarse dans son Epître aux Hébreux (12,
29).
Les
Perses considéraient le Feu comme l'image la plus
parfaite du Logos solaire. Zoroastre, bien qu'il n'ait pas
introduit le culte du Feu, durant le règne du roi
perse Hystapès, a profondément amplifié
ses rites.
Le
Pretaheos des grecs était un foyer perpétuel.
Dans les sanctuaires étrusques, Sabins et romains
consacrés à la merveilleuse Vesta, déesse
du Foyer, on entretenait un Feu perpétuel.
Les
diverses cultures autochtones de l'Amérique préhispanique
ont toujours rendu un culte au Feu.
Moïse
a conservé la pratique du Feu perpétuel dans
le lieu sacré, parmi les cérémonies
qu'il a prescrites aux Israélites et dont il a fixé
minutieusement les détails.
Le
Feu sacré continue de resplendir glorieusement sur
les autels chrétiens malgré la haine que ressentent
les ténébreux contre un tel culte.
Inri,
le Feu, n'est jamais le résultat de la combustion
mais sa cause originaire. Lorsque le feu se dégage
de la matière qui le retient enfermé, il se
manifeste et alors apparaît le phénomène
connu sous le nom de combustion. La combustion est l'émanation
ignée, jamais la cause originaire du feu, comme le
supposent les ignorants instruits.
Les
ennemis du Feu se sont établis partout, et la menace
qui pèse en ce moment sur nous tous rend indispensable
notre plus grande vigilance dans toutes les circonstances
de la vie.
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