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13. La Gnose
1.
Qu'est-ce que la Gnose ?
Les
principes de base de la Grande Sagesse Universelle, ou Gnose,
sont toujours identiques. Bouddha, Hermes Trismégiste,
Quetzalcoatl, Jésus de Nazareth le Grand Kabire,
etc., ont transmis un message.
Provenant
du Très-Haut, chacun de ces messages recèle
en lui-même des principes identiques, de caractère
complètement impersonnel et universel.
Le
corps de la doctrine que nous transmettons à présent
renferme les mêmes principes que ceux enseignés
en secret par le Bouddha Siddharta Sakyamuni et par le Grand
Kabire Jésus à leurs disciples. C'est, nous
le répétons, le même corps de doctrine.
Cependant, il est livré maintenant sous forme révolutionnaire
et s'accordant avec le rythme vibratoire de la Nouvelle
Ere du Verseau.
Il
nous est permis de dire que le Mouvement Gnostique International
n'est pas une école de plus. Il est le véhicule
par lequel s'exprime la Gnose d'hier, celle d'aujourd'hui,
et la Gnose pour l'Eternité. Le mouvement gnostique
est l'initiateur d'une ère nouvelle de profonds changements
psychologiques. C'est une armée fondée par
des hommes et des femmes qui ont assumé la tâche
insolite de se révolutionner eux-mêmes, réalisant
ainsi leur auto-réalisation intime.
Etant
donné que les études gnostiques ont beaucoup
progressé ces derniers temps, aucune personne cultivée
ne devrait aujourd'hui tomber comme jadis dans l'erreur
fort simpliste de faire surgir les courants gnostiques d'une
quelconque latitude spirituelle exclusive.
Dans
n'importe quel système gnostique, il est bien certain
que nous devons tenir compte de ses éléments
hellénistiques et orientaux, incluant la Perse, la
Mésopotamie, l'Inde, le Tibet, la Palestine, l'Egypte,
etc. Nous ne devrions jamais ignorer les principes gnostiques
perceptibles dans les cultes sublimes des Nahuacs, Toltèques,
Aztèques, Zapotèques, Mayas, Incas, Chibchas,
Quechas et d'Indo-Amérique, etc.
Ainsi
donc, c'est une erreur de croire que la Gnose est un simple
courant métaphysique introduit au sein du Christianisme.
Au contraire, la Gnose constitue une exactitude existentielle,
avec des caractéristiques propres, enracinées
dans la plus antique, élevée et raffinée
civilisation ésotérique de tous les peuples
dont l'histoire, lamentablement, n'est pas bien connue par
les anthropologues modernes. La Gnose est une doctrine-synthèse,
la première de l'Humanité, et serait, par
conséquent, d'origine aussi lointaine que le monde.
Le
mot perse "Jina", d'où vient le terme grec
"Gnosis", n'est pas que l'hispanisation de ce
mot gréco-latin. Sa véritable écriture
dérive du parsi et de l'arabe, et n'est pas "Jina",
mais "Djin" ou "Djinn". C'est ainsi
que nous le voyons utilisé par plusieurs auteurs.
La
Jana, Gnana, Yana ou Gnosis est donc la science de Jano,
la science de la Connaissance Initiatique, et les variantes
de son nom sont nombreuses. Il en existe une dans chaque
langue.
L'objectif
fondamental de la Gnose, en ce 20ème siècle,
est celui de former des hommes conscients. Son but se fonde
sur le fait que, dans les conditions actuelles, l'être
humain est à peine un "animal intellectuel",
plein d'infinies contradictions psychologiques. Les conséquences
d'une condition psychologique si infortunée sont
facilement prévisibles : douleurs, souffrances mécaniques
et inutiles, maladies, vieillesse et mort prématurées.
Le
mouvement gnostique et ses écoles fournissent méthodes
et systèmes spéciaux propres à ce que
chacun de nous s'auto-libère de tous ces fléaux
affligeant aujourd'hui l'Humanité.
En
ce sens, la Gnose nous invite à comprendre que, en
nous, il y a quelque chose au-delà du purement physique.
Nous avons un corps de chair et d'os, cela est évident,
mais, bien que tous acceptent cette réalité,
très peu comprennent que nous avons en plus une psychologie
particulière, susceptible de modifications.
En
général, les personnes croient qu'elles sont
uniquement en relation avec le monde extérieur. Mais
le gnosticisme universel enseigne que nous sommes aussi
en relation avec un monde intérieur ou espace psychologique,
invisible pour les sens physiques, mais visible pour ce
que les orientaux appellent "troisième oeil",
ou clairvoyance.
Ce
monde intérieur est beaucoup plus vaste et il contient
beaucoup plus de choses intéressantes que l'environnement
physique vers lequel nous sommes toujours penchés,
utilisant pour lui les fenêtres des cinq sens.
Les
pensées, tout comme les émotions, les désirs,
les espoirs, la peur, les jalousies, les frustrations, etc.,
sont des faits intérieurs, psychologiques, non visibles
pour les sens ordinaires, communs, courants. Cependant,
ils sont plus réels, par exemple, que la table de
la salle à manger ou que les fauteuils du salon.
Certes,
nous vivons davantage dans le monde extérieur ; certes,
comme il en est ainsi, nous accordons non seulement une
plus grande importance au superficiel, mais aussi à
ce qui, en réalité, manque d'importance. En
conséquence, nous vivons dans un monde que nous ne
connaissons pas, chacun étant conditionné
par ses intérêts personnels, subjectifs et
égoïstes, par ses passions, désirs, préoccupations
et souffrant mécaniquement, sans savoir par quoi,
ni pour quoi.
Or,
il existe plus de sens internes qu'externes. Diverses écoles
ont des méthodes pour les développer, mais
cela pourrait nous conduire à la désorientation
et à l'échec si nous ne commençons
pas par développer le sens de l'auto-observation
psychologique. Le développement de ce sens de l'observation
intime nous conduit graduellement vers la Connaissance pure,
en nous permettant de réaliser un inventaire psychologique
de ce que nous sommes et de ce que nous ne sommes pas. En
arrivant à ce stade de la Connaissance de soi, le
reste des sens internes se développera aussi extraordinairement.
Ainsi
donc, auto-découvrant ce que nous sommes intérieurement,
et éliminant ce qui est à l'intérieur
de nous-mêmes et qui nous rend la vie amère,
nous résoudrons l'énigme de notre existence
et développerons toutes nos possibilités latentes.
C'est pourquoi on nous a dit : "Homme, connais-toi
toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux".
2.
La Gnose
En
parlant très franchement et sans ambages, nous dirons
: la Gnose est un fonctionnalisme très naturel de
la conscience, une Philosophia Perennis et Universalis.
Incontestablement, la Gnose est la connaissance supérieure
des choses.
Savoir
qui il est, d'où il vient et où il va a toujours
été une aspiration fondamentale de l'homme.
A
cette nécessité primordiale répond
la Gnose. Le terme grec "Gnosis" signifie "Connaissance".
Obtenir la Connaissance intégrale de soi-même
et de l'Univers, de son destin matériel et spirituel
est le véritable objectif des études gnostiques.
Cependant,
il est clair que nous ne pouvons accéder à
cette Connaissance en utilisant les moyens intellectuels
ordinaires ou la simple croyance ou la théorisation.
Incontestablement, la Connaissance gnostique échappe
toujours aux analyses normales du rationalisme subjectif.
L'intellect comme instrument de cognition, est insuffisant,
terriblement pauvre.
Distinguons.
Faisons bien la différence entre intellect et Conscience.
L'intellect s'éduque intellectuellement ; la Conscience
s'éduque avec la dialectique de la Conscience.
Nous
ne devons jamais confondre l'intellect (ou la mémoire)
avec la Conscience, puisqu'ils sont aussi différents
que la lumière des feux de l'automobile l'est de
la route où nous roulons.
La
Connaissance gnostique est relative à la Réalité
infinie de chacun de nous, avec ce que nous n'avons pas
encore assumé : le Maître interne, l'Etre.
L'authentique
sagesse appartient à l'Etre. L'auto-connaissance
de l'Etre est un mouvement supra-rationnel qui relève
de lui, qui n'a rien à voir avec l'intellectualisme.
Seule
la Conscience peut connaître ce qu'est le réel,
ce qu'est la vérité. Seule la Conscience peut
pénétrer dans la profondeur légitime
de l'Etre.
Malheureusement,
notre Conscience est endormie. Elle est plongée,
engloutie, embouteillée parmi des milliers "d'agrégats
psychiques", "d'éléments inhumains"
ou de "moi-défauts".
L'auto-connaissance,
l'auto-gnose ou connaissance vivante expérimentée
par la Conscience implique l'annihilation de tous les "moi"
comme travail préalable, urgent, que l'on ne peut
ajourner.
Le
"moi", "l'égo", le "moi-même"
(haine, convoitise, ambition, luxure, envie, paresse, gourmandise,
peur, jalousies, dogmes, présomptions, préconcepts,
etc.), limite notre capacité cognitive, ne nous permet
pas de savoir qui nous sommes, d'où nous venons ni
où nous allons.
La
Gnose est, fondamentalement, une attitude face à
la vie. A cause du "moi", notre attitude face
à la vie est erronée. La Gnose aspire à
restituer, à l'intérieur de chacun de nous,
la capacité d'apprendre à vivre consciemment
et intelligemment. Bien entendu, cela n'est pas possible
si nous ne travaillons pas sur nous-mêmes, si quelque
chose ne meurt pas en nous.
Dans
toute transformation authentique existe mort et naissance
à la fois. Chacun de nous porte, dans son moi intérieur,
une création erronée ; il est indispensable
de détruire la fausse pour que surgisse en vérité
une nouvelle création.
"Si
le grain ne meurt, la plante ne naît pas". Et
lorsque la mort du "moi" est absolue, cela qui
doit naître est aussi absolu.
Nous
avons besoin de créer l'Homme à l'intérieur
de chacun de nous, ici et maintenant. L'Homme véritable
n'est pas le résultat de la mécanique évolutive,
ni ne surgit de quelque croyance ou théorisation.
L'Homme réel naît à l'intérieur
de nous lorsque nous avons annihilé, sur la base
de travaux conscients et d'efforts continus, tous les facteurs
psychologiques qui nous convertissent en "animaux intellectuels".
Le
gnostique sincère souhaite un changement radical,
total et définitif ; il sent, intimement, les impulsions
secrètes de l'Etre ; de là son angoisse, son
rejet, son embarras face aux divers "éléments
inhumains" qui constituent le "moi".
La
Conscience égoïque, c'est-à-dire la Conscience
embouteillée dans l'égo, s'accuse douloureusement
en vertu de son propre conditionnement. Cela signifie que
les diverses formes de Connaissance : art, science, philosophie
et religion, s'affaiblissent, se déforment en passant
par l'appareil psychique de "l'animal intellectuel"
très erronément appelé "homme".
La
Gnose est : l'art, la science, la philosophie et la religion.
pour capter la profonde signification de ces quatre piliers
sur lesquels s'appuie la Gnose, il nous faut faire fonctionner
la conscience.
En
dissolvant le "moi "l'égo" le «
moi-même », la Conscience se libère,
s'éveille, s'illumine et devient, comme corollaire,
l'auto-connaissance, l'auto-Gnose. La légitime révélation
plonge ses fondements irréfutables dans l'auto-Gnose.
La révélation gnostique, toujours immédiate,
directe, intuitive, exclut radicalement les opérations
intellectuelles de type subjectif : elle n'a rien à
voir avec l'expérience ; elle assemble des données
fondamentales sensorielles.
3.
La Gnose face au problème de la connaissance
PHENOMENE
: Ce que nous pouvons percevoir avec nos sens physiques
ou au moyen d'appareils de mesure.
NOUMENE
: Ce que ni les sens, ni les appareils n'arrivent à
percevoir.
Nous
dénommerons "apparence" ce que nous pouvons
percevoir du phénomène et essence la partie
du phénomène que nous ne pouvons percevoir.
Atteindre
l'essence du phénomène doit être la
finalité de la connaissance.
Il
existe diverses théories prétendant expliquer
le problème de la Connaissance. Mais l'idée
fondamentale est que chaque être humain, en tant que
sujet à faculté cognitive, arrive à
la vérité, c'est-à-dire arrive à
connaître ce qu'est le phénomène en
lui-même, non seulement en tant qu'apparence, mais
aussi en tant qu'essence.
La
Gnose montre, à ce sujet, que tant que la Conscience
demeure embouteillée dans le "moi" dans
le "moi-même", dans mes propres concepts",
mes « théories », etc., il reste impossible
de connaître directement la crue réalité
des phénomènes naturels tels qu'ils sont en
eux-mêmes.
S'ouvrir
au nouveau est classiquement la "faculté difficile".
Malheureusement, les hommes ne veulent voir, ne souhaitent
découvrir, dans tous les phénomènes
naturels, que leurs propres préjugés, préconcepts,
opinions et théories ; personne ne peut voir le nouveau
sans un mental libre et spontané.
Que
les phénomènes parlent aux sages serait tout
indiqué, mais les sages de ces temps ne savent pas
voir les phénomènes, ils veulent seulement
voir en eux-mêmes la confirmation de tous leurs préconcepts.
Lorsque
nous voyons exclusivement dans les phénomènes
de la nature nos propres concepts, nous ne voyons pas le
réel des phénomènes, mais nos concepts.
En
aucune manière les phénomènes naturels
ne coïncident exactement avec les concepts formulés
par le mental. La vie se déroule d'instant en instant
et lorsque nous la capturons pour l'analyser, nous la tuons.
Autrement
dit, lorsque nous tentons de découvrir les concepts
en observant tel ou tel phénomène naturel,
nous cessons de percevoir la réalité du phénomène,
et nous ne voyons que le reflet de nos théories et
concepts démodés, ce qui n'a rien à
voir avec le fait observé.
Distinguez
donc le concept de la réalité. Une chose est
le concept. Une autre chose, très différente,
est la réalité de la vie, libre dans son mouvement.
D'autre
part, il est bon aussi de savoir que toutes les lois de
la nature sont à l'intérieur de nous. Si nous
ne les découvrons pas dans notre intérieur,
nous ne les découvrirons nulle part ailleurs.
Incontestablement,
l'homme se trouve à l'intérieur de l'univers
et l'univers à l'intérieur de l'homme.
Le
réel est ce que l'on expérimente à
l'intérieur de soi ; seule la Conscience peut expérimenter
la réalité.
Le
langage de la Conscience est symbolique, intime, profondément
significatif, et seuls les Hommes Eveillés peuvent
le comprendre.
4.
La Science Gnostique
Le
monde tridimensionnel n'est pas tout ; et certainement rien
de plus qu'une feuille de l'arbre de vie.
La
théosophie orientale et les diverses écoles
de type pseudo-ésotériste et pseudo-occultiste,
nous parlent des plans suprasensibles. Indubitablement,
le terme « plans » nous paraît un peu
confus, il donne l'idée de superficies sur superficies,
en forme d'escalier. Précisément, c'est pour
cela que nous, dans notre nomenclature gnostique, avons
résolu de ne pas utiliser ce terme et préférons
parler de régions ou mondes pour situer les zones
distinctes de l'univers et du cosmos. Ainsi la Connaissance
se fait plus intelligible, plus claire.
Il
est incontestable qu'au-dessus de la région tridimensionnelle
d'Euclide, nous avons les dimensions supérieures
de la nature ; il est indubitable qu'au-dessous de la région
prénommée de l'espace, nous avons les infradimensions
de la nature, dûment situées à l'intérieur
de l'organisme planétaire dans lequel nous vivons.
Celui
qui réveille sa Conscience a accès à
la science objective universelle et pure ; c'est pour cela
que nous ne devons pas nous laisser fasciner par la science
subjective ultramoderne : biologie, physique, chimie, etc.,
qui, au fond, résulte de quelque chose de purement
superficiel.
Ce
que le gnosticisme universel nomme "science pure"
n'est réalisable que pour les hommes à la
Conscience éveillée et n'a rien à voir
avec les théories des différentes écoles,
lycées et universités de la terre.
Ainsi
donc, lorsque nous parlons de science gnostique, ou science
objective de l'Etre, nous pensons à celle qui est
exprimée, par exemple, dans le calendrier aztèque
ou "Pierre Solaire" ; nous pensons aux vaisseaux
cosmiques, de type tétradimensionnel, utilisés
par les humanités des autres mondes ; nous pensons
à la science pure des alchimistes médiévaux,
etc.
Les
sages gnostiques connaissent les systèmes d'investigation
de l'Orient et de l'Occident. Les gnostiques investiguent
les dimensions supérieures de l'espace et aussi les
infradimensions, avec les systèmes et méthodes
des yogis hindoustans. Ils étudient le monde physique
avec les méthodes d'investigation occidentales. Les
deux systèmes se complètent et s'harmonisent
pour nous donner une culture et une civilisation hautement
mystiques, hautement techniques et scientifiques.
5.
La Gnose comme Philosophie
Réellement,
comme philosophie, la Gnose est un fonctionnalisme de la
Conscience qui jaillit de diverses latitudes. Ceux qui pensent
qu'elle a son origine uniquement en Perse, en Irak, en Palestine
ou dans l'Europe médiévale, sont dans l'erreur
; la philosophie gnostique se rencontre dans n'importe quelle
oeuvre hindoue, dans n'importe quelle pierre archéologique,
etc.
Avec
l'aide de l'anthropologie gnostique, nous pouvons mettre
en évidence ce que nous affirmons. Bien entendu,
sans une information préalable sur l'anthropologie
gnostique, l'étude rigoureuse des diverses pièces
anthropologiques des cultures serpentines Aztèque,
Toltèque, Maya, Egyptienne, Inca, etc., serait impossible.
Les
anciens manuscrits mexicains, les papyrus égyptiens,
les briques assyriennes, les "rouleaux de la mer Morte",
étranges parchemins, ainsi que certains temples très
anciens, monolithes sacrés, vieux hiéroglyphes,
pyramides, sépulcres millénaires, etc., offrent
dans leur profondeur symbolique un sens gnostique qui échappe
définitivement à l'interprétation littérale.
Jamais ils n'ont eu une valeur explicative de nature exclusivement
intellectuelle.
Le
rationalisme spéculatif des anthropologues et historiens
modernes, au lieu d'enrichir le langage gnostique, l'appauvrit
lamentablement, alors que les récits gnostiques,
écrits ou allégorisés dans n'importe
quelle forme artistique, s'orientent toujours vers l'Etre.
C'est dans ce très intéressant langage de
la Gnose, semi-philosophique et semi-mythologique, que se
présentent une série de constantes extraordinaires,
symboles avec une base ésotérique qui, en
silence, parlent à la Conscience. Les divins et les
humains savent bien que "le silence est l'éloquence
de la sagesse".
6.
L'Art Gnostique ou Art Royal de la Nature
L'art
gnostique que nous rencontrons dans toutes les pièces
archaïques, dans toutes les pièces antiques,
dans les pyramides et dans tous les anciens obélisques
de l'Égypte des pharaons, dans le Mexique antique,
chez les Mayas, dans les reliques archéologiques
des Aztèques, Zapotèques, Toltèques,
etc., dans les hiéroglyphes et dans les bas-reliefs
de l'antique Egypte, dans la Chine, dans les vieux parchemins
du Moyen-Age, chez les Phéniciens, Assyriens, etc.,
dans les peintures et sculptures de Michel-Ange, dans "La
Joconde" de Léonard de Vinci, dans la musique
de Beethoven, de Mozart, de Liszt, de Richard Wagner, dans
les oeuvres de la littérature universelle : "l'Illiade"
et "l'Odyssée" d'Homère, "La
Divine Comédie" de Dante et plusieurs autres
qui contiennent les mêmes principes de la Sagesse
Universelle, seulement exprimés de différentes
façons. Toutes les pièces archaïques
sont occultées dans le voile du symbolisme philosophique.
Il
y a deux expressions d'art ; premièrement, l'art
subjectif qui ne conduit à rien ; deuxièmement,
l'art royal de la nature, l'art transcendantal, fondé
sur la loi du Sept. Evidemment, un tel art contient en lui-même
de précieuses vérités cosmiques.
7.
La Mystique Transcendantale
Il
est nécessaire d'établir une distinction claire
entre les formes religieuses et les principes religieux.
Il
est nécessaire de savoir que les principes sont des
formules cosmiques vivantes et que les formes religieuses
sont les systèmes distincts ou modes d'enseignement
de ces principes.
Sur
la question de la religion, nous étudions la religiosité
dans sa forme la plus profonde. La Gnose étudie la
science des religions.
La
Gnose va au fond du religieux, elle cherche le "Religare",
relier l'âme à l'Etre Réel Intérieur,
avec le Divin qui habite au fond de nous. Cela implique
de grands super-efforts car nous devons éliminer
le "je" de la Psychologie Expérimentale
; c'est seulement ainsi qu'est possible le "Religare"
dont nous parlèrent les sages de l'Antiquité.
La
religiosité que nous possédons est complètement
scientifique, hautement philosophique et profondément
artistique. Nous devons chercher la Déité,
le divin à l'intérieur de nous ; nous savons
que si nous ne découvrons pas ce que nous appelons
"Dieu" à l'intérieur de nous, nous
ne le découvrirons nulle part ailleurs.
Pour
nous auto-connaître, nous devons nous préoccuper
de l'auto-Gnose. Lorsque nous arrivons à l'auto-Gnose,
nous nous connaissons nous-mêmes, nous connaissons
notre Etre Réel Intérieur, et ce processus
de s'auto-connaître, de connaître notre Etre
Intime, est précisément l'auto-Gnose.
C'est
ainsi que la science, l'art, la philosophie et la religion
sont les quatre colonnes fondamentales du mouvement gnostique.
8.
Conclusion
La
science, l'art, la philosophie et la religion sont des formes
de Connaissance. Sur ces quatre piliers, nous, étudiants
de la Gnose, nous appuyons pour arriver à l'auto-réalisation
intime de l'Etre.
Aussi
bien la science et la philosophie que la religion et l'art
commencent à servir la véritable Connaissance,
seulement lorsqu'ils nous conduisent vers l'essentiel, seulement
lorsqu'ils nous permettent de vérifier, en pleine
conscience, les valeurs internes de tout ce qui est, de
tout ce qui a été, de tout ce qui sera.
Cependant,
il est nécessaire de se rappeler que la séparation
de ces quatre piliers du savoir démontre la partialité
et la pauvreté de chacune d'elles, scission qui est
arrivée seulement dans nos temps modernes.
Certainement,
les sciences, l'art, la philosophie et la religion en ces
temps se trouvent divorcés et cela est lamentable.
Dans les temps antiques, l'art par exemple était
profondément religieux, extraordinairement scientifique
et philosophique. Aujourd'hui, ces quatre aspects de la
psyché humaine sont déliés les uns
des autres et cette dislocation a provoqué comme
conséquence ou corollaire une involution certaine.
Le gnosticisme universel fait la différence, précisément,
entre l'art subjectif et l'art objectif. L'art objectif
réunit les caractéristiques de science, de
philosophie et de religion : l'art subjectif est délié
des aspects philosophique, mystique et scientifique.
De
façon similaire, une religion authentique, en elle-même,
réunit l'art, la philosophie et la science, autant
qu'une science qui se distingue comme telle, comprend la
philosophie, la religion et l'art.
Une
religion qui s'oppose à la science et une science
qui s'oppose à la religion sont également
fausses.
Il
est évident qu'une science anti-religieuse tombe
dans le matérialisme dogmatique et une religion anti-scientifique
se développe dans les aspects purement exotériques,
externes, ayant comme base les spéculations intellectuelles
des théologiens.
L'expérience
gnostique permet, au dévot sincère, de se
connaître et de s'auto-réaliser intégralement.
On
entend par auto-réalisation le développement
harmonieux de toutes les infinies possibilités humaines.
Il
ne s'agit pas de données intellectuelles capricieusement
réparties, ni de simples bavardages superficiels,
de causeries ambiguës ; tout ce que nous avons dit
dans ces paragraphes se traduit comme expériences
authentiques, vivantes, réelles.
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