|
10. La Moisson du Soleil
Voir
PR30
Le Centre de gravité Permanent
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "La Cosecha del
Sol"
«
Toute race créée par le Soleil n'a pas d'autre
raison d'être que de servir aux intérêts
de cette création et à l'expérience
solaire. Si le Soleil échoue dans son expérience,
il perd tout intérêt pour cette race qui se
trouve, par le fait même, condamnée à
la destruction et à l'involution » (La Psychologie
révolutionnaire).
Avant
toutes choses il nous faut comprendre qu'il y a en nous
quelque chose de plus que la simple matière physique.
Nous avons un corps de chair et d'os, bien sûr, c'est
une réalité incontournable, mais très
peu comprennent que nous avons aussi une psychologie susceptible
de modifications. Il faut absolument le comprendre si nous
voulons vraiment nous transformer. Ceux qui admettent qu'ils
ont une psychologie propre commencent dès lors à
s'auto-observer, afin de se connaître. Lorsqu'on entreprend
de s'auto-observer, c'est le signe qu'on veut prendre les
moyens de se transformer. Or, cette transformation est indispensable.
La
vie en tant que telle n'est vraiment pas très attrayante.
Naître, grandir, vieillir et mourir s'avère
plutôt vide de sens. Est-ce uniquement pour cela que
nous vivons ? Travailler pour survivre et subsister misérablement
est absurde. Et pas seulement les pauvres, mais les riches
aussi vivent de façon misérable. Il y a deux
manières de se rouler dans la boue : il y a ceux
qui se vautrent dans la boue du dénuement et ceux
qui se roulent dans la fange de la richesse. Tout cela est
désolant ! Bref, vivre ainsi, au jour le jour, vivre
pour vivre, exister comme ça, parce qu'on existe,
sans savoir pour quelle raison, ni dans quel but, est une
chose qui n'a aucun sens.
Qui
sommes-nous ? Quelle est l'objet de notre existence ? Sa
raison d'être ? Tous ces efforts, ces désirs
inassouvis, ces préoccupations, ces souffrances...
Tout cela pour mourir bêtement à la fin !
Chacun
de nous, sur Terre, n'est rien d'autre qu'une machine ayant
pour fonction de transformer de l'énergie. Il se
passe que les énergies planétaires du système
solaire, que les énergies du cosmos ne peuvent être
captées directement par la Terre qui a besoin pour
cela d'intermédiaires, de canaux spécialement
conçus à cette fin. Et c'est précisément
le rôle que remplit la vie organique sur cette Terre.
Car celle-ci est un organisme vivant qui doit se nourrir
pour vivre, qui a besoin pour subsister des énergies
cosmiques. Tout comme nous, la Terre a besoin d'énergie
pour vivre. Mais alors que nous puisons notre énergie
dans les aliments, les énergies dont se nourrit la
Terre proviennent des planètes et étoiles
de l'espace. La vie organique à la surface de la
planète sert donc de canal transmettant l'énergie
cosmique à l'intérieur de l'organisme planétaire.
Il ne s'agit pas seulement de transmettre mais, d'abord,
de transformer cette énergie universelle, de l'adapter
afin qu'elle soit assimilable par l'organisme de la Terre.
Comme
la Terre est différente des autres planètes
du système solaire, l'énergie provenant du
cosmos infini doit être transformée pour pouvoir
nourrir notre planète et elle ne pourrait pas être
transformée s'il n'y avait pas des canaux destinés
à cette fonction de transformation. Et c'est le Soleil
qui a créé ces canaux, qui sont constitués
par la fine pellicule de vie organique que le Logos a fait
croître sur l'écorce terrestre.
Ainsi
donc, la délicate pellicule de la vie organique -
végétale, animale et humaine - est indispensable
pour que les énergies sidérales puissent être
transformées et transmises à l'intérieur
de la Terre. Ainsi seulement la Terre peut-elle vivre ;
sinon elle ne pourrait pas exister en tant qu'organisme
vivant.
Par
conséquent, nous, les êtres humains, sommes
simplement des canaux, des machines à travers lesquels
l'énergie cosmique doit passer. Notre rôle
est de capter certaines formes d'énergie, de magnétisme,
que nous transformons inconsciemment et retransmettons ensuite
aux couches intérieures de l'organisme planétaire.
C'est pour cela que nous existons...
Que
d'amertumes devons-nous subir pour que la Terre continue
d'exister, pour que cette masse planétaire continue
à tourner autour du Soleil ! Et nous qui nous croyons
si grands, si puissants, alors que nous ne sommes que de
petites machines transformatrices d'énergie. Et nous
devons continuer à mener nos petites existences médiocres
pour que cette gigantesque masse planétaire continue
d'exister. C'est la raison de notre existence : servir à
l'économie planétaire. Triste destinée
que la nôtre ! Travailler pour manger, nous vêtir,
nous loger, besogner sans relâche pour survivre, pour
servir à l'économie de la nature ! Que lui
importe, à la nature, nos idées, nos croyances,
nos convictions ! La seule et unique chose qui l'intéresse,
c'est de recevoir la nourriture dont elle a besoin, l'aliment
énergétique qui doit passer par notre corps.
Et
nous, pendant ce temps, comment vivons-nous ? Nous nous
bagarrons à la maison, dans la rue, nous nous entretuons
sur les champs de bataille ; nous peinons sous le talon
d'un tyran, celui de l'usine ou du bureau ; nous payons
des taxes, des impôts en tant que citoyens, nous payons
un loyer pour qu'on ne nous jette pas dehors, etc., et tout
cela afin que cette masse planétaire continue d'exister,
afin que cette planète continue de faire partie du
concert des mondes, afin qu'elle puisse palpiter et vivre...
Combien
de gens souffrent de toutes sortes de maladies, combien
n'ont pas de quoi manger, combien de vieillards sont affligés
de divers maux, combien d'enfants sont grondés, battus
quotidiennement, tout cela pour faire vivre une masse planétaire.
C'est plutôt cruel, direz-vous, une mécanique
impitoyable, n'est-ce pas ?
Si
seulement nous étions des êtres humains, au
moins serions-nous quelque chose, mais nous ne sommes même
pas cela. Que de pauvres humanoïdes intellectuels,
portant leur peine de vivre : voilà ce que nous sommes
! Cette vision des choses semblera à certains bien
pessimiste, car il y a quand même des « compensations
» : il y a les fêtes, les réjouissances,
les rires devant une coupe de vin, les danses, la vie semble
avoir ses moments de bonheur, mais c'est que nous ne savons
pas ce qu'est le bonheur ; nous confondons les instants
de plaisir avec l'authentique et véritable bonheur.
De toute évidence, nous faisons fausse route.
Que
reste-t-il après ces fugaces moments de plaisir ?
La désillusion, la lassitude, la déception...
Un homme et une femme croient s'adorer : ils se marient,
mais en réalité, ils étaient fascinés,
éblouis, ils ne s'aimaient pas vraiment ; ils pensaient
qu'ils s'aimaient, mais ils ne s'aimaient pas. Ce qui se
passe, c'est que l'on confond l'amour avec la passion ;
une fois la passion animale satisfaite, tout ce qui reste
dans le couple qui semblait tant s'adorer, c'est la lassitude,
la déception, voire le dégoût... Toute
leur existence devient banale, médiocre, routinière
: on ne parle plus que de compte en banque, de loyer à
payer, des vêtements qui sont sales et qu'il faut
laver, du déjeuner qui doit être prêt
à temps, parce qu'on doit partir pour le travail,
etc. Une sortie de temps en temps, une promenade, un petit
voyage, pour se distraire, pour échapper à
l'ennui, ou une fête qui finit en soûlerie,
avec la déception qui s'ensuit...
C'est
ainsi que la vie passe et que nous devenons des vieillards
; et quand nous sommes devenus vieux, nous nous sentons
des « vétérans », nous aimons
voir nos petits-enfants nous appeler « grand-papa
» ou « grand-maman » et nous aimons leur
raconter notre triste histoire dont nous sommes si fiers
: « Dans mon temps c'était tellement mieux,
les choses se passaient comme ceci ou comme cela , un tel
a fait telle chose à tel autre... » Ou : «
Mon frère est mort dans telles circonstances, mon
cousin a perdu sa fortune à la bourse, etc. ».
Ou encore, nous leur narrons telle sanglante bataille à
laquelle nous avons pris part, leur exhibant, preuves à
l'appui, nos mémorables blessures de guerre, nos
galons dont nous nous enorgueillissons... Et la mort vient
enfin mettre un terme à cette existence. Est-ce pour
cette vie misérable que nous travaillons tant ? est-ce
pour cela que nous souffrons tant ?
Que
c'est triste et pitoyable, tout cela !
Heureusement,
le Logos a prévu quelque chose de plus. Le Soleil
est compatissant envers nous. Car, s'il est vrai qu'il a
fait de nous de simples petites machines servant à
l'économie de la nature, de cette nature qu'il a
créée, il n'est pas moins vrai qu'il a aussi
un intérêt créateur. Il ne crée
pas une nature pour le simple plaisir, il ne crée
pas une vie organique au service d'un monde chargé
d'accomplir des rotations autour du centre solaire pour
s'amuser ou se distraire, sans un but précis. Avoir
créé cette planète pour rien n'aurait
pas de sens ; il doit l'avoir créée pour quelque
chose, sinon, ce serait faire preuve, pour ainsi dire, d'une
suprême sottise. Vous même vous ne le feriez
pas ; vous ne vous mettriez pas à fabriquer laborieusement
un objet, un appareil, l'amenant à l'existence pour
rien, pour ensuite le détruire...
Je
suis convaincu que cette création a un objectif ;
elle a coûté des efforts et le Logos exige
un prix en retour. S'il a pris la peine de créer
cette fine pellicule organique à la surface de notre
monde, c'est qu'il veut en retirer quelque chose ; il a
un intérêt dans tout cela, et il a parfaitement
raison. Ce qu'il veut, c'est récolter une moisson
d'Hommes solaires. L'idée est intéressante,
mais très difficile à réaliser. Il
s'agit d'une expérience, en quelque sorte, une expérience
extrêmement laborieuse dans le tube à essai
de la nature. Le Soleil, donc, veut créer des Hommes
solaires.
Rappelons-nous,
incidemment, le philosophe grec Diogène avec sa lanterne.
On raconte que Diogène se promenait un jour dans
les rues d'Athènes, brandissant une lanterne allumée
en plein midi et disant partout qu'il cherchait un homme
; mais il n'en a pas trouvé. Il allait d'une maison
à l'autre, interrogeait les passants, frappait à
la porte des savants et des artistes d'Athènes, sa
lampe à la main, cherchant dans tous les recoins,
les corridors, les patios... « Que cherches-tu donc,
Diogène », lui demandait-on. « Je cherche
un homme ! - Mais les rues sont remplies d'hommes, les places
publiques sont pleines d'hommes... - Ce ne sont pas des
hommes, rétorquait-il, ce sont des bêtes :
ils mangent, dorment et vivent comme des bêtes ! »
Il va sans dire qu'il se faisait ainsi de nombreux ennemis
: les gens se sentaient personnellement offensés
par les propos de Diogène. Mais il avait raison :
dans toute cette foule il cherchait des hommes et il n'en
trouva pas. II est très difficile de trouver un homme
véritable.
Méprisant
les richesses, Diogène n'avait même pas de
maison ; il vivait, dit-on, dans un tonneau. Alexandre le
Grand, qui mit une partie de l'Europe et de l'Asie sous
son sceptre, lui rendit visite à Corinthe et Diogène,
sur son lit de mort, s'offrit le luxe d'éconduire
Alexandre le Grand ! En effet, lorsque celui-ci lui demanda
s'il désirait quelque chose, Diogène lui répondit
: « Que tu te retires et que tu me laisses seul avec
mon Soleil », c'est-à-dire, avec son Dieu intérieur.
Ainsi, l'humble Diogène, qui mangeait et dormait
dans un tonneau, mit le grand conquérant à
la porte ! C'est un luxe que tout le monde ne peut pas se
permettre, n'est-ce pas ?
En
un mot, nous pouvons affirmer qu'il est très difficile
de rencontrer des hommes authentiques, dans le sens le plus
complet du terme.
Toutefois,
nous disions que dans le laboratoire de la nature le Soleil
veut créer des hommes véritables. Il a déposé
à cet effet dans nos glandes sexuelles les germes
pour l'homme. Ces germes pourront se développer,
à la condition de coopérer avec le Soleil
; nous cesserons alors d'être de simples machines
parlantes, ce que nous sommes actuellement, pour devenir
de véritables hommes, des rois de la création.
Prétendre
que cette humanité est composée d'hommes,
c'est très exagéré. Car, à mon
sens, l'homme est le maître et le seigneur, le roi
de la création, comme il est écrit dans la
Genèse. L'homme a été créé
pour régner sur toutes les espèces animales
et végétales, pour dominer les éléments,
les eaux de la mer, l'air, le feu et la terre... S'il n'est
pas un roi, il n'est pas un homme !
Lequel
d'entre vous peut commander aux éléments ?
Lequel est capable de déchaîner ou d'apaiser
les tempêtes ? De mettre en activité les volcans
ou de faire trembler la terre ? D'apaiser la mer démontée
ou d'éteindre un incendie ? Si nous ne sommes pas
les maîtres de la création, nous ne sommes
pas des hommes, car l'homme a été créé
pour dominer la création. Ainsi, nous sommes des
rois ou ne le sommes pas. Si un tremblement de terre peut
tuer dix mille personnes, comme on l'a vu récemment,
si un ouragan ou un raz-de-marée peut tout détruire
et faire des milliers de victimes, si les éléments
peuvent nous balayer aussi facilement que nous écrasons
du pied une fourmilière, où est le seigneur
et maître de la création ? Où est cette
faculté de commander à la nature qui devrait
être la caractéristique de l'homme ? En outre,
si nous sommes victimes de toutes les circonstances de notre
vie, si nous ne savons même pas manier les circonstances
à notre gré, de quoi sommes-nous les rois
?
Par
conséquent, bien que nous nous pensions des hommes,
nous ne sommes que de simples « animaux intellectuels
» condamnés à la peine de vivre. Mais
il y a dans nos glandes sexuelles des germes qui pourraient
nous permettre de nous transformer en hommes. Ces germes,
avons-nous dit, peuvent se développer si nous collaborons
avec le Soleil et avec les « idées solaires
». C'est pour cela, principalement, que le Soleil
a créé la race humaine : pas seulement pour
qu'elle serve à l'économie de la nature, mais
dans le but bien défini de récolter une moisson
d'Hommes solaires.
Au
temps du prophète Abraham, le Soleil a récolté
une bonne moisson d'Hommes solaires. Pendant les huit premiers
siècles du Christianisme, il a obtenu une autre petite
récolte, et quelques « fruits » encore
au Moyen-Âge. À notre époque il fait
une dernière tentative, car, étant donné
que l'humanité perverse de notre siècle est
devenue ennemie des idées solaires, terriblement
matérialiste, complètement mécanique
et lunaire, le Soleil tente un ultime effort pour prélever
une toute petite moisson d'Hommes solaires. Après
cela, une fois la récolte effectuée, il détruira
la race humaine, parce qu'elle ne sera plus utile à
son expérience. À quoi servirait alors cette
race ? Elle n'aurait plus aucune raison d'exister, car elle
ne servirait plus à l'expérience du Soleil
! Des gens qui n'ont plus aucun intérêt pour
les « idées solaires », qui ne pensent
qu'à leur compte en banque, aux rutilantes automobiles,
aux actrices d'Hollywood, des gens qui ne veulent que satisfaire
leurs passions charnelles, assouvir leurs désirs,
s'enivrer, se droguer, etc., ces gens ne sont plus d'aucune
utilité pour l'expérience du Soleil. Des hommes
et femmes de cette sorte doivent être détruits,
et c'est précisément ce que le Soleil s'apprête
à faire : détruire ces gens et créer
une nouvelle race humaine, sur de nouveaux continents qui
surgiront du fond des mers...
Avant
peu, les continents actuels seront engloutis dans les eaux
; les palais des gouvernements, les hôtels de ville,
les somptueuses résidences seront habités
par les poissons et les phoques. Des terres nouvelles émergeront
des océans et une nouvelle humanité s'y épanouira,
une race spéciale, différente, qui pourra
servir à l'expérience du Soleil.
Qu'on
l'accepte ou non, c'est la réalité des faits
! Je parle de ces choses à une époque fiévreuse,
à une époque où les gens ne croient
même plus à la « fin du monde »,
où les gens se préoccupent uniquement de gagner
de l'argent, du qu'en dira-t-on, de la dernière mode,
des plaisirs et de la luxure, où les gens disent
seulement : « Mangeons et buvons, profitons du moment
présent, parce que demain nous serons morts... »
Est-il
possible de développer ces germes que le Soleil a
déposés dans nos glandes sexuelles ? Oui,
tout à fait ! Ces germes sont là pour que
l'homme naisse en nous, de la même façon que
le papillon naît de la chrysalide. Mais avant tout,
il faut qu'il y ait la disponibilité à l'homme.
Sinon, l'homme ne peut pas naître en nous. Les germes
sont là, mais ils peuvent se perdre, et généralement
ils se perdent. Car ce sont des germes très difficiles
à développer. Il nous faut pourtant développer
ces germes, et nous ne pourrons le faire que si nous coopérons
avec le Soleil.
La
création de l'Homme Solaire
Pour
développer en nous la disponibilité à
l'homme, nous avons besoin du Feu solaire, du Fohat, qui
est la force génératrice, de nature sexuelle
; ce Feu central, vivant et philosophal peut engendrer à
l'intérieur de la cosmo-biologie de l'« animal
rationnel » l'authentique mutant, l'homme véritable.
Quand
on parle de la sexualité, les gens pensent aussitôt
à leurs vices, à leur lascivité, à
leur déplorable fornication, à leurs tristes
adultères...
L'énergie
sexuelle imprègne toute la création ; elle
est étroitement liée au pouvoir universel
de l'amour. Indéniablement, l'amour jaillit du fond
même de la conscience, c'est une fonction de l'Être,
c'est une énergie cosmique et transcendantale. Pour
qu'il y ait de l'amour entre deux êtres, il faut qu'il
y ait affinité de pensées, affinité
de sentiments, des préoccupations mentales similaires.
Le baiser est la communion mystique de deux âmes,
avides d'exprimer de manière sensible ce qu'elles
vivent intérieurement ; l'acte sexuel est la consubstantialisation
de l'amour dans la réalité psycho-physiologique
de notre nature.
Regardons
un vieillard amoureux : il rajeunit, les énergies
qui fluent du fond de la conscience réactivent ces
micro-laboratoires que sont les glandes endocrines, dont
la sécrétion hormonale est enrichie, ce qui
donne plus d'énergie, de vitalité, de santé.
Car les hormones, diffusées par la circulation sanguine,
opèrent un processus de reconstruction, de revitalisation
cellulaire.
Il
importe, donc, de réfléchir sur ce qu'est
la sexualité, sur ce qu'est l'amour, parce que le
sexe et l'amour sont intimement liés. Il faut cependant
éviter de confondre l'amour avec la passion. L'amour
est une chose grandiose : seules les grandes âmes
peuvent et savent aimer !
Nous
devons apprendre à travailler avec le pouvoir merveilleux
du sexe. C'est grâce à l'amour, grâce
à la sexualité, grâce à cette
force extraordinaire qui imprègne tout ce qui est,
tout ce qui a été et tout ce qui sera, que
les créatures peuvent se reproduire et se multiplier
sur la face de la Terre, qu'il peut y avoir des fleurs et
des fruits... Par conséquent, considérer le
sexe comme une chose dégoûtante, comme tabou,
comme un péché, comme un motif de honte, c'est
un blasphème contre l'Esprit-Saint, cela équivaut,
franchement, à cracher sur le sanctuaire du Troisième
Logos. Si toute la nature a été engendrée
par le pouvoir merveilleux du Troisième Logos, si
c'est par la force sexuelle que nous sommes venus au monde,
il est dès lors indispensable de comprendre ce qu'est
cette force, afin de ne pas la profaner et d'apprendre à
l'utiliser pour nous transformer radicalement.
Nous
avons donné à maintes reprises la clé
de la transmutation sexuelle : connexion du lingam yoni
sans éjaculation de l'ens-seminis, parce que dans
l'ens-seminis il y a tout l'ens-virtutis du Fohat. Voilà
la clé, voilà le secretum secretorum de la
transmutation de nos énergies créatrices.
J'ai usé d'un langage subtil, car le sexe est sacré
et la clé de la transmutation doit être exposée
de manière appropriée. Celui qui a de l'entendement,
qu'il entende, qu'il travaille, c'est ce qui importe. Quand
on transmute le sperme sacré en énergie, on
peut engendrer un changement total…
Les
sages alchimistes médiévaux nous parlent du
« Mercure de la Philosophie secrète »
; le Mercure désigne l'Âme métallique
du sperme sacré. Lorsqu'on ne commet pas le crime
de renverser la Coupe d'Hermès Trismégiste
- le « trois fois grand » Dieu Ibis-Thot - et
qu'on transmute le sperme, on fabrique le Mercure des Sages,
lequel n'est autre que l'énergie créatrice
qui monte jusqu'au cerveau. Cependant, les alchimistes le
savent, avant d'être utilisable ce Mercure doit passer
par des phases déterminées. Savoir préparer
le Mercure est indispensable. Au début, les eaux
mercurielles sont noires comme le charbon, putréfiées,
immondes. Beaucoup d'alchimistes perdent leur temps, car
ils ne blanchissent jamais les eaux de la vie, et ils ne
les blanchissent pas tout simplement parce qu'ils ne savent
pas raffiner le « Sacrement de l'Église de
Rome ». Comprenez bien : si vous lisez le mot Roma
à l'envers, vous obtenez le mot... amor (amour),
n'est-ce pas ? Le Sacrement de l'Église de Rome,
c'est donc le Sacrement de l'Amour, et ce Sacrement est
profané par de nombreux néophytes : ils travaillent
grossièrement, de façon passionnelle, dans
la Forge des Cyclopes ; ils ne raffinent pas leur travail
et leurs eaux restent noires. Quand on commence à
raffiner le travail, ces eaux deviennent blanches, ineffables
; on acquiert alors le droit de porter la tunique blanche
de Thot, la tunique de la chasteté. Beaucoup plus
tard, lorsque les eaux deviennent jaunes, elles peuvent
être fécondées par le Soufre. Le Soufre,
c'est le Feu latent dans nos organes créateurs. S'étant
uni au Mercure, c'est-à-dire à l'énergie
sexuelle, le Feu s'élève victorieusement par
le canal médullaire spinal jusqu'au cerveau.
L'ascension
du Feu sacré est extraordinaire. Le premier centre
qu'il ouvre, au cours de cette ascension, c'est le centre
magnétique du coccyx, l'Église d'Éphèse,
qui nous confère la domination de l'élément
terre. Le second centre que le Feu ouvre est situé
à la hauteur de la prostate ou de l'utérus
et nous donne pouvoir sur les eaux tumultueuses de l'océan.
Le troisième centre magnétique à s'ouvrir
est localisé à la hauteur du nombril et il
nous confère le pouvoir de commander à l'élément
feu ; nous pouvons alors activer ou apaiser les volcans
de la Terre. Le quatrième centre qui s'ouvre est
situé à la hauteur du cœur, et il nous
donne le pouvoir d'entrer et sortir de notre corps à
volonté ou de mettre notre corps en état de
djinn ; l'éveil de ce centre magnétique nous
confère la domination de l'élément
air. Le cinquième centre que le Feu ouvre est situé
dans le larynx créateur et nous confère le
pouvoir du Verbe et la faculté d'entendre les symphonies
du cosmos. Le sixième centre qui s'ouvre est localisé
à la hauteur de l'espace entre les sourcils et nous
confère la clairvoyance, faculté qui nous
permet de voir les mondes supérieurs. Le septième
centre à s'ouvrir est situé dans la glande
pinéale (ou épiphyse) et il nous confère
le pouvoir de la polyvoyance, soit la faculté de
voir dans toutes les régions de l'espace infini.
Le
Mercure uni au Soufre ouvre tous ces centres. Lorsque le
Mercure s'unit au Soufre, c'est-à-dire au Feu, il
devient rouge pourpre. Malheureusement, je le répète,
nombreux sont ceux qui stagnent, parce qu'ils ne raffinent
pas le Sacrement de l'Église de Rome.
L'excédent
du Soufre, du Mercure et du Sel sublimé qui résulte
de leur union, se cristallise dans nos cellules, dans notre
système nerveux orthosympathique et prend alors la
forme merveilleuse du corps Astral ; ce corps splendide
est fabriqué dans le laboratoire de notre organisme.
On sait qu'on a un corps Astral quand on peut en faire usage,
comme les mains ou les pieds. Le corps Astral nous permet
de visiter d'autres planètes du système solaire
et de nous mettre en contact avec les trente Éons
qui sont apparus à l'aurore de la création.
Le corps Astral permet de nous mettre en contact avec tous
les Décans, Archanges et Trônes qui existent
dans l'Univers et de voyager dans tous les mondes de notre
galaxie, y compris Sirius, qui est la « capitale »
de la galaxie, l'étoile centrale autour de laquelle
gravite toute la voie lactée ; en effet, toutes les
constellations de la voie lactée, tous les systèmes
solaires, dont le nôtre, tournent autour de Sirius
; c'est le centre de gravitation de tous ces mondes, le
nôtre inclus.
L'Initié
qui a fabriqué un corps Astral a la permission d'aller
jusqu'au soleil central Sirius ; il lui est défendu
d'aller plus loin, car au-delà de Sirius il y a d'autres
galaxies régies par des lois différentes qu'il
ne peut pas comprendre, à son stade de développement.
Moi-même, lorsque j'ai eu mon véhicule sidéral
Astral, que l'on appelle Eïdolon en Haute-Magie, j'ai
voulu aller au-delà de Sirius, mais j'ai été
ramené à Sirius, car il nous est défendu
d'aller au-delà. J'ai appris qu'il y a là-bas
d'autres galaxies dont nous ne comprendrions pas les lois
; il y a également des antigalaxies, de l'antimatière,
des antisoleils, des antiatomes... Des galaxies d'antimatière,
par exemple, s'avèrent pour nous totalement incompréhensibles.
Même des savants comme Einstein seraient absolument
ignorants dans les domaines de la physique ou des mathématiques
si on les emmenait vivre dans une galaxie d'antimatière
où les charges électriques, notamment, sont
inversées. Une étoile régie par une
telle physique est impensable pour nous, devant l'antimatière
tous nos livres de science sont caducs. Dans une galaxie
gouvernée par des lois que nous ne pouvons comprendre,
même avec un corps Astral nous serions comme des bouts
de bois ballottés par l'orageux océan. Comment
pourrions-nous communiquer avec des gens ayant un corps
d'antimatière et dont les concepts correspondent
à des dimensions que nous ignorons ? Il serait impossible
de comprendre quoi que ce soit.
Ainsi
donc, il vaut vraiment la peine de posséder un corps
Astral, afin de connaître d'autres régions
de l'espace, même si nous ne pouvons pas aller au-delà
de Sirius.
Une
fois que nous nous sommes offerts le « luxe »
de créer ce véhicule, il faut aussi créer
le corps Mental, si nous voulons être des hommes dotés
d'un mental individuel, parce qu'en ce moment nous n'avons
pas de Mental individuel, mais plusieurs : car il y a en
nous l'Égo, le Moi de la psychologie expérimentale,
et celui-ci est pluralisé ; il est indéniable
que chacun des éléments qui constituent l'Égo
a son propre mental. Il y a donc en nous plusieurs mentaux
et chacun a ses idées, ses conceptions, ses justifications
; chacun a sa logique propre et peut donc argumenter, se
défendre, attaquer, commenter, discuter, etc. Chaque
mental peut parfaitement se défendre devant un tribunal
avec une intelligence surprenante, disant par exemple :
« J'ai eu raison de tuer cet homme, parce qu'il avait
fait telle chose, parce qu'il avait commis tel ou tel délit...
»
Le
Moi de la luxure a également sa logique ; il pourrait
se présenter devant les meilleurs tribunaux et parvenir
à se justifier en s'appuyant sur les plus grandes
autorités en psychologie. Il dispose de nombreux
arguments ; il pourrait dire, textes savants à l'appui,
que sa luxure est une fonction naturelle de l'être
humain, que tous les êtres doivent développer
leur potentiel sexuel, ou que ce n'est pas de la luxure
mais un épanouissement normal de sa fonction érotique
et que l'Éros est naturel et qu'il existe en chacun
de nous, plus ou moins développé. Il pourrait
donner une conférence sur la question, dicter un
cours magistral dans une faculté universitaire, en
décrivant au tableau toute la physiologie de l'Éros
en relation avec le fonctionnement des organes et glandes
sexuelles, devant un public ébahi...
Ainsi
donc, chacun des nombreux Moi que nous avons en nous a sa
logique propre, son mental, ses raisonnements. Soulignons
le fait que chaque mental, à l'intérieur de
nous, discute avec les autres, se heurte aux autres, se
dispute avec eux, etc., comme l'auto-observation psychologique
nous permet de le constater.
Il
nous faut donc créer un Mental individuel, ce qui
sera impossible si nous ne transmutons pas le sperme sacré
en énergie. Par la transmutation nous fabriquons,
avons-nous dit, ce que les alchimistes appellent le Mercure,
et c'est avec le Mercure des Sages uni au Soufre que nous
pouvons cristalliser, former, créer en nous le Mental
individuel. Lorsqu'on possède un corps Mental, on
peut intégrer, assimiler toute la science de l'Univers
; on peut également utiliser le véhicule Mental
pour voyager dans l'espace sacré et pénétrer
dans le Devachan, c'est-à-dire, la région
mentale supérieure du cosmos et de la nature.
Le
Mental individuel est un véhicule splendide, extraordinaire,
mais ce n'est pas tout. Les gens en général
sont victimes des circonstances, ils sont les jouets des
circonstances de leur vie, ils dépendent de la loi
des accidents, comme on peut le constater quotidiennement.
Nous ne pourrions véritablement apprendre à
contrôler les circonstances tant que nous n'avons
pas créé le corps de la Volonté consciente
(ou corps Causal). Lorsque nous avons fabriqué ce
corps, nous ne sommes plus esclaves des circonstances, nous
pouvons au contraire les orienter à notre guise,
nous en devenons seigneur et maître. Ce corps n'est
créé qu'avec le Mercure des Sages, qui résulte
de la transformation ou transmutation de l'énergie
créatrice.
Dotés
des corps Astral, Mental et Causal, en plus d'un corps physico-éthérique
vivifié, régénéré, nous
recevons alors nos principes animiques et spirituels et
nous devenons des hommes véritables, des hommes réels.
Le corps Causal est le dernier des véhicules que
nous devons créer ; l'homme causal est l'homme véritable.
Dans le monde des causes naturelles, nous pouvons voir les
hommes véritables travailler pour l'humanité
; ce sont d'authentiques Boddhisattwas dans le sens transcendantal
du terme, des Boddhisattwas qui travaillent sous la direction
du Père qui est en secret. Chacun obéit à
son Père divin, car « il y a autant de Pères
dans le Ciel que d'hommes sur la Terre », chacun de
nous a son Père éternel. L'homme causal, l'homme
véritable se développe donc sous la direction
du Père et vit dans le monde des causes naturelles.
C'est dans cette région que résonnent les
symphonies du cosmos, c'est dans cette région que
l'on entend les mélodies de la vie universelle. On
retrouve aussi dans cette région le Karma, car c'est
là que travaillent les Seigneurs de la Loi.
L'homme
véritable peut absorber en lui ses véhicules
Astral et Mental pour vivre dans le monde Causal d'où
il peut se projeter à volonté dans le Mental
cosmique et ses profondeurs ou vers les régions du
monde Astral, pour se manifester ensuite dans le monde physique.
Ainsi, pour pouvoir vivre à vos côtés,
pour pouvoir échanger avec vous, je dois me projeter
depuis le monde Causal, car j'ai mon centre de gravité
dans le monde des causes naturelles. De là je me
projette d'abord vers le Mental, puis vers l'Astral et enfin,
je viens ici-bas, dans ce monde physique, pour m'entretenir
avec vous. Il me faut une concentration constante pour être
en mesure de discourir avec vous, parce que mon centre de
gravité est là-bas, dans le Causal ; je suis
un homme du monde Causal, et ce que je vous dis, ce que
je vous explique, c'est pour obéir à mon Père
éternel, car on m'a ordonné de vous livrer
cet enseignement, ce que je fais avec le plus grand plaisir,
afin que vous puissiez fouler le sentier de la révolution
de la Conscience, de la révolution en marche, de
la révolution spirituelle intégrale !
Je
veux donc que vous compreniez que ce qui compte, c'est d'accéder
à l'état d'homme, que le Soleil a un intérêt
à créer des hommes. Le Soleil veut récolter
une moisson d'Hommes solaires, et il y travaille fébrilement
en ce moment. Comprenez bien que lorsqu'une race perd tout
intérêt pour les idées solaires, le
Soleil perd à son tour tout intérêt
pour cette race et la détruit, car elle n'est plus
d'aucune utilité pour son expérience. Mais
avant de la détruire, il fait un suprême effort
pour extraire une dernière récolte, si minime
soit-elle, d'Hommes solaires. Si vous répondez à
notre appel, s'il se crée en vous la disponibilité
à l'homme, le Soleil pourra peut-être vous
élever à l'état d'Hommes solaires,
mais il faut que vous coopériez avec le Soleil ;
ainsi seulement pourrez-vous vous transformer en Hommes
solaires.
Avant
tout, il est urgent que vous appreniez à transmuter.
L'Homme solaire ne peut être créé qu'avec
l'énergie solaire, et cette énergie est contenue
précisément dans le mercure brut des alchimistes,
dans le minéral brut, expressions qui désignent
le sperme sacré. Ceux qui commettent le crime de
l'extraire de leur organisme en s'abandonnant à leurs
passions charnelles s'enfonceront définitivement
dans les mondes infernaux, jusqu'à leur désintégration
finale.
Pour
que les germes de l'homme puissent se développer
dans notre organisme, il faut qu'ils soient vivifiés
par les rayons ou les émanations du Soleil Sacré
Absolu ; sinon les germes demeurent inféconds, dégénèrent
et involuent, jusqu'à la « deuxième
mort ».
|