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98. La Magnificence du Christ et la Misère de l'Ego
(La Force du Christ et la Dissolution de l'Ego)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LA MAGNIFICENCIA
DEL CRISTO Y LA MISERIA DEL EGO (La Fuerza del Cristo y
la Disolución del Ego)"
Voilà
donc arrivé l'instant précis de nous rencontrer
tous ici, dans ce bois, pour un échange mutuel d'impressions.
Nous sommes réellement une grande famille appelée
à transformer le monde. Avant tout, il convient que
chacun d'entre-nous se préoccupe de se transformer
lui-même. Si nous nous transformions nous-mêmes,
nous transformerions le monde ; et comme ceci est notre
désir, nous devons travailler sur nous-mêmes...
(Le
Maître se place à un endroit plus haut pour
continuer de parler)
Ici,
je suis un peu plus haut !... Nous sommes, comme vous le
voyez, dans un lieu très beau, entouré de
très beaux arbres ; il y a là, devant les
yeux de chacun d'entre nous, un ancien Monastère...
Sans
aucun doute, ce qui est fondamental, c'est la partie mystique
; CE QUI COMPTE, C'EST LE CHRIST INTIME...
Ce
Monastère, ces arbres, ont une certaine saveur christique
délicieuse qui nous invite à la Transformation
Spirituelle...
On
a beaucoup parlé du Christ historique ; on a beaucoup
parlé de Jésus de Nazareth en tant que Grand
Messager ; mais le moment est venu de penser au Christ Intime
: le Christ est une réalité d'instant en instant,
de moment en moment ; ce qui compte, c'est le Christ Intime
; Lui peut nous transformer totalement ; Il vient en nous
lorsque l'Ego est mort. Nous devons travailler intensément
sur nous-mêmes en dissolvant les éléments
indésirables que nous portons à l'intérieur
de nous. C'est ainsi que le Christ viendra en nous...
Mes
frères, c'est le moment, pour l'humanité,
d'apprendre à mieux comprendre l'ÉSOTÉRISME
CHRISTIQUE SOLAIRE ; l'instant est venu pour nous de chercher
le Christ au-dedans de nous-mêmes, ici et maintenant.
Il
nous donne Pouvoir sur tout ce qui est, sur tout ce qui
a été, sur tout ce qui sera. Celui qui incarne
le Christ acquiert le Pouvoir sur le Feu, sur l'Air, sur
l'Eau, sur la Terre.
Je
veux vous démontrer maintenant, dans la pratique,
LE POUVOIR DU CHRIST ; et je vais vous le démontrer
en dissolvant un petit nuage qu'il y a là-bas. Vous
voyez ce petit nuage, là-bas ? Je vais le désintégrer
en 4 minutes. Asseyez-vous s'il-vous-plaît...
Il
est là, devant vos yeux, en train de se désintégrer
; regardez le !... Je l'ai désintégré
là pour que vous voyiez le Pouvoir du Christ Intime.
Il agit sur toute la Nature. Mais je vais en désintégrer
un autre, un peu plus grand. Celui qui est sur le côté
droit. Vous le voyez ?... Là, on l'a désintégré
! Vous êtes satisfaits ?...
D.
Oui, Maître...
M.
Ainsi donc, le Christ incarné dans un homme a un
pouvoir sur la Nature entière, sur le Cosmos, sur
le Feu, sur l'Air, sur l'Eau, sur tout ce qui est, sur tout
ce qui a été, sur tout ce qui sera. Moi, j'aime
vous parler avec des faits...
Ainsi,
mes chers frères, je vous invite à suivre
le CHEMIN DU CHRIST INTÉRIEUR ; à penser au
Christ, non pas comme un personnage historique, mais comme
à une Force Intime. Le Christ est le Logos ; et le
Logos existe dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été
et dans tout ce qui sera. C'est une force comme l'Électricité,
comme le Magnétisme, comme la Force de Gravité,
etc. Cette Force extraordinaire s'exprime à travers
n'importe quel homme convenablement préparé.
Nous,
ce qu'il nous faut, c'est DISSOUDRE NOS DÉFAUTS PSYCHOLOGIQUES,
en finir avec nos erreurs, réduire en cendres l'Ego
pour que le Christ vienne en nous. Le Christ Intime ! Celui
qui, maintenant, a pu désintégrer, en votre
présence, deux nuages.
Je
termine sur ces paroles, frères. Nous allons continuer
notre excursion. Paix Invérentielle !
D.
Paix Invérentielle ! [...]
M.
Maintenant, tous les frères convenablement concentrés,
nous allons chanter notre puissant mantra AUM.
AAAAAAAAOOOOOOOOOMMMMMMM
(Ils répètent)...
TAT
(Ils répètent ainsi : TAAAAAAAT).
SAT
(Ils répètent ainsi : SAAAAAAAT].
Bon,
je dois vous dire que vous chantez très mal. Ce n'est
pas ainsi. Je vais les chanter en premier, seul, pour que
vous appreniez à le faire ensuite. Car il semble
que les frères se trompent en chantant ces mantras,
là-bas, dans les lieux respectifs où ils travaillent
dans l'ésotérisme. Je vais les chanter en
premier : AAAAAAAAOOOOOOOOOMMMMMMM
TAT,
SAT, TANNNNNN, PAAANNN, PAAZ
C'est
comme ça. Répétez le donc, (ils le
répètent).
Ces
mantras, il faut toujours savoir les chanter correctement,
pour que se produise et apparaisse leur effet [...] la droite
sur la gauche, on baisse les mains et voilà, bien
sûr, le signe du microcosme...
Refaites-le...
Ah, c'est bien, maintenant on va s'asseoir sur le sol, parce
que je vais vous donner une conférence :
Mes
frères, nous nous sommes tous réunis car nous
devons avoir un entretien profond ; nous devons examiner
tous nos points de vue, en relation précisément
avec ce qui nous intéresse...
Avant
tout, nous devons nous informer, faire des investigations,
chercher ; mais que cherchons-nous ? Que voulons-nous ?
Que désirons-nous ? Nous sommes ici à cause
de quelque chose et pour quelque chose. Alors, pourquoi
sommes-nous ici ?
Évidemment,
nous avons quelques inquiétudes et c'est quelque
chose que vous ressentez ; nous devons donc savoir comment
résoudre ces inquiétudes, de quelle façon
travailler, voilà ce qui est important.
Nous
sentons tous qu'il y a quelque chose, quelque chose que
l'humanité ne connaît pas. Nous sentons tous
qu'il y a des forces, des merveilles de la Création
que les gens sont loin de soupçonner. Nous cherchons
quelque chose, mais que cherchons-nous ? Que désirons-nous
?
Si
nous étions heureux, nous ne serions pas en train
de chercher quelque chose, n'est-ce-pas ? Mais nous ne sommes
pas heureux, c'est pourquoi nous cherchons ; nous ressentons
une inquiétude ou une série d'inquiétudes
intimes ; nous savons qu'il y a quelque chose de plus et
que ce monde douloureux n'est pas tout. Cela, nous le savons
! Et nous cherchons ce « quelque chose de plus »...
Mes frères, l'heure des grandes réflexions
est arrivée...
Nous
avons lu de très beaux livres. Qui n'a pas entendu
parler une fois des « Mille et Une Nuits » ?
Nous avons lu les Quatre Évangiles : les miracles
que faisait le GRAND KABIRE JÉSUS, apaisant les tempêtes,
calmant les vents, etc. Pour les gens, cela paraît
impossible. Mais, je vous ai démontré qu'il
n'est pas impossible de désintégrer un nuage
(aujourd'hui, en votre présence, j'ai désintégré
deux nuages). Nous pouvons aussi calmer une tempête
ou déclencher un ouragan si nous le voulons. Tous
ces pouvoirs existent en réalité, à
l'état latent en chacun de nous, en chacun de vous
et ils peuvent se développer. De sorte, donc, que
ce qui est raconté dans « Les Mille et Une
Nuits », ce n'est pas une fantaisie. Les miracles
du Grand Maître Jésus de Nazareth, ce n'est
pas une fantaisie ; les miracles des Apôtres, ce n'est
pas non plus une fantaisie...
Mais
il faut chercher quelque chose. Qu'est-ce que nous cherchons
? Qu'est-ce que nous voulons ?
Nous
aspirons tous à quelque chose. À quoi aspirons-nous
? Si nous aspirons à quelque chose, si nous ressentons
vraiment ce que nous sommes en train de ressentir, pourquoi
vivons-nous dans cet état si douloureux où
nous nous trouvons ? Pourquoi ? Pourquoi souffrons-nous
? Ce sont des énigmes que nous devons résoudre...
Mes
frères, je vous invite donc à réfléchir...
Qu'est-ce qui nous empêche d'être en communication
avec les créatures invisibles de la Nature ? Qu'est-ce
qui nous empêche d'entrer dans la Dimension Inconnue
? Si d'autres ont pu le faire, pourquoi, nous, nous ne pouvons
pas ?
On
dit qu'il y a des saints qui lévitaient. Pourquoi
nous autres nous ne pouvons pas le faire ?
On
dit qu'ANANDA, le disciple de Gautama (le BOUDDHA SAKYAMUNI),
traversa une roche de part en part, en présence de
toute la congrégation, sans se faire aucun mal. Qu'est-ce
qui se passe avec nous ? Pourquoi ne pouvons-nous pas le
faire ?... Les gens modernes se moquent de toutes ces choses,
ils les considèrent comme de pures fantaisies, des
idioties sans la moindre importance, etc. Les ultramodernes
se croient très sages, mais ils ne savent rien des
Mystères de la Vie et de la Mort. Eisenhower est
mort entouré de docteurs ; Staline, en Russie, est
mort entouré des meilleurs chirurgiens de l'époque
; ils sont tous morts.
Alors,
où est la science des pédants ? Pourquoi n'ont-ils
pas réussi à rallonger la vie au-delà
de la normale ? Pourquoi doit-on vieillir comme tout le
monde et mourir ? Beaucoup de pseudo-sages, de très
grands érudits meurent comme tout le monde ; alors
? En quoi consiste la science de ces scientifiques modernes
? Pourquoi tant de théories, s'ils ne sont pas capables
de défendre la vie humaine, qui est ce qui a le plus
de valeur ? Pourquoi voulons-nous leur science ? S'il nous
faut mourir comme tout le monde, alors où est la
science des sages ?...
Je
vous invite à réfléchir un peu, à
vous écarter un « tantinet » de tout
ce dépotoir de théories que nous avons dans
la cité, pour réfléchir : je comprends
que la Nature est à l'intérieur de l'homme
; nous comprenons que l'homme est à l'intérieur
de la Nature. Mais l'affirmer pour l'affirmer, simplement
parce que nous devons l'affirmer, simplement parce que nous
devons dire quelque chose, cela ne nous satisfait pas non
plus.
IL
NOUS FAUT EXPÉRIMENTER. Oui, expérimenter
! C'est ce dont nous avons besoin. Mais il y a quelque chose
qui nous empêche d'expérimenter. Quelle est
cette chose ? Les Psychologues nous parlent du Moi psychologique,
du Moi de la Psychologie expérimentale, etc., mais
nous autres, nous allons plus loin, avec une Psychologie
plus profonde, avec une Psychologie Révolutionnaire,
rebelle. Nous savons, en vérité, qu'il y a
des pouvoirs énormes en nous, mais il faut que ces
pouvoirs s'expriment à travers nous et nous n'y parvenons
pas. Qu'arrive-t-il ? L'heure est venue de découvrir
la cause de notre douleur, c'est indispensable...
Le
Moi Psychologique est une réalité que personne
ne peut nier. Nous avons tous un Moi et nous savons que
nous l'avons. Quand nous frappons à une porte et
que quelqu'un nous demande : « Qui est-ce ? »,
nous répondons : « Moi »... Ainsi, personne
ne peut nier le Moi Psychologique. Mais ce Moi Psychologique,
qu'est-ce que c'est ? Y aurait-il une manière de
le photographier, un écran de radar capable de l'enregistrer,
quelque plaque très sensible qui puisse réellement
le graver ?... Il n'y a pas de doute qu'à l'avenir
existeront les possibilités les plus extraordinaires,
comme celle de pouvoir photographier le Moi de la psychologie
; on n'en est pas loin.
On
a déjà réussi à photographier
les Ondes Mentales et on a pu photographier le FOND VITAL
ORGANIQUE (on le nomme « Corps bioplastique »).
Nous savons bien que c'est le corps vital de l'Ésotérisme
Christique. Il n'est donc pas étrange que, dans le
futur, on puisse photographier les différents éléments
qui constituent le Moi ; cela ne doit pas nous surprendre.
Ainsi,
mes frères, je vous invite à réfléchir
: quand le Moi n'existait pas, la seule chose qui existait
au-dedans de nous était ce qu'on appelle la «
Conscience », l'« Essence », ce que nous
avons d'Âme. Alors la vie était belle ; il
n'existait ni le mien ni le tien ; tout était à
tous et chacun pouvait cueillir sur l'arbre du voisin, sans
aucune crainte. C'était l'ÂGE D'OR, l'Âge
des Titans, l'Âge où des rivières d'eau
pure de vie, émanaient lait et miel...
Le
corps humain de cette époque ressemblait à
une caisse de résonnance qui enregistrait toutes
les ondes de la Nature et du Cosmos : les yeux ne s'étaient
pas atrophiés comme maintenant ; tout être
humain pouvait percevoir la moitié d'un HOLTAPAMNAS.
Qu'entend-on par « Holtapamnas » ? La moitié
des tonalités de la couleur. Un Holtapamnas a exactement
cinq millions et demi de tonalités de couleur. Malheureusement,
lorsque le Moi naquit en nous, à cause des diverses
erreurs commises, le sens de la vue s'atrophia et se mit
à dégénérer de plus en plus.
Et maintenant, c'est à peine si nous percevons les
sept tonalités de la couleur, les sept couleurs fondamentales
du prisme solaire. La vue est dégénérée...
Même
à l'époque de l'ancienne Babylonie, la vue
n'était pas autant dégénérée.
L'École des Peintres de Babylonie pouvait enregistrer
des milliers de tonalités de couleur. Il est arrivé
la même chose avec les autres FACULTÉS : quand
le Moi s'est développé en chacun de nous,
la Conscience a été emboutie, a été
embouteillée, a été attrapée
par ce Moi, et les capacités pour pouvoir entendre,
toucher et palper se sont également dégénérées...
Dans
la LÉMURIE, tout être humain pouvait utiliser,
articuler 51 VOYELLES. Ecoutez bien ! 51 voyelles et 300
CONSONNES. Mais, avec le développement du Moi au-dedans
de nous-mêmes, la capacité de la parole a dégénéré
et, aujourd'hui, c'est à peine si nous arrivons à
articuler les voyelles et consonnes de notre alphabet...
L'odorat
était encore très développé
en Babylonie ; il existait une école qui se consacrait
exclusivement à l'étude de l'odorat. Le Roi
[...] de cette époque ferma cette école, parce
que les disciples de cette même école découvrirent
les mauvaises manigances du Gouvernement. Cela ne convenait
naturellement pas au Roi et c'est pourquoi il fit fermer
l'école. Toutes les affaires suspectes étaient
enregistrées par l'odorat des disciples de cette
école...
En
d'autres temps, je connus, dans le Pacifique, les îles
Malabars ; sept îles merveilleuses... J'étais
toujours étonné, en passant par là,
de voir les habitants de ces îles. C'étaient
des géants qui mesuraient jusqu'à trois mètres
de haut ; leurs os étaient élastiques ; leur
oreille était double et une cloison qui était
au milieu leur donnait une double ouïe ; ils avaient
deux langues et pouvaient parler avec deux personnes différentes,
avec deux interlocuteurs à la fois, dans des langues
différentes...
Ils
manipulaient des serpents... Je me rappelle que chaque fois
que les navires passaient par là, je les voyais manipuler
des couleuvres ; ils soignaient avec des serpents. Nous,
nous savons bien que le serpent à sonnettes soigne
le cancer. Cela a déjà été démontré,
même si les hommes de la Science officielle le rejettent.
Que
sont devenus ces gens, ces habitants des Malabars ? Ils
ont disparu. Du jour au lendemain, on n'entendit plus parler
des Malabars, absolument plus...
Nous,
les ésotéristes, nous savons bien ce qui est
arrivé. Ce que je vais vous dire, les scientifiques
intolérants de notre époque, les modèles
de sagesse, les pseudo-savants ultramodernes qui, eux, savent
tout et ne savent rien, ne l'accepteraient pas. Mais la
crue réalité, c'est que les habitants des
Malabars furent dûment sélectionnés
par le Roi du Monde, par MELCHISÉDECH, Roi de Salem.
(« Ni père, ni mère, ni aucune lignée
connue », pour parler au sens terrestre, comme dit
Paul de Tarse. Parce que le Père du Divin Melchisédech
est une réalité et sa Mère Divine en
est une autre).
Mais
parlons de MELCHISÉDECH en tant qu'Homme. Il sélectionna
donc ces gens et les emmena dans son Royaume souterrain,
dans l'AGARTHI (Il y a un Royaume souterrain, même
si beaucoup le nient. Les entrées de ce royaume sont
connues par plus d'un demi million de personnes en Asie).
C'est là que vit MELCHISÉDECH, Roi de Salem,
et c'est précisément lui, MELCHISÉDECH,
qui est le Génie de la Terre. Nous savons bien que
le Grand Kabire Jésus témoigna de l'existence
de MELCHISÉDECH...
Oui,
mes frères, réfléchissons un peu :
bien sûr, ces êtres n'avaient pas développé
l'Ego et c'est pourquoi ils pouvaient faire des prodiges
et des merveilles. Ils furent sélectionnés...
L'Ego
est un ensemble d'éléments indésirables
qui vivent à l'intérieur de nous. Si les amibes
sont réelles, si les vers, dans l'estomac, les microbes,
dans tout le corps, sont réels, pourquoi les divers
éléments inhumains qui constituent l'Ego ne
seraient-ils pas réels ? Bien sûr qu'ils sont
réels !
Au-dedans
de ces éléments indésirables EST EMBOUTEILLÉE
LA CONSCIENCE, l'Essence, notre partie animique. À
cause de cela, malheureusement, les êtres humains
ont perdu leur pouvoir sur la Nature ; ils ne sont plus
capables d'entrer en Terre Promise, dans les Champs d'Olisis,
dans l'Éden où des rivières d'eau pure
de vie émanent lait et miel...
SI
NOUS DÉTRUISONS L'EGO, LA LUMIERE NAIT, nous restons
illuminés, nous nous éveillons ; nous commençons
à exercer des pouvoirs sur le Feu, sur l'Air, sur
l'Eau, sur la Terre. Il faut que l'Ego soit dissout, désintégré
; nous le portons tous en nous et il faut le détruire.
Si nous n'agissons pas de cette façon, NOUS N'AURONS
PAS LA PUISSANCE d'utiliser les Pouvoirs du Feu, de l'Air,
de l'Eau et de la Terre ; mais si nous détruisons
l'Ego, si nous le désintégrons, si nous le
réduisons en cendres, les Pouvoirs, la Lumière,
la Sagesse et l'Amour authentique viendront évidemment
à nous ; mais il faut en finir avec l'Ego, le désintégrer,
il faut le réduire en cendres, en poussière
de la Terre, en poussière cosmique...
Colère,
convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise,
sont les sept éléments les plus destructifs
que nous portons en nous et ils constituent l'Ego. On dit
que Jésus de Nazareth sortit sept démons du
corps de Marie Madeleine. Eh bien ce sont les sept Péchés
Capitaux qui, si nous les multiplions encore par sept autres
et sept autres, et encore et encore, nous obtiendrons une
Légion. Chacun de nous porte une Légion à
l'intérieur ; dans l'Évangile, on appelle
le possédé « Légion » :
-
« Quel est ton nom ? »
-
Il lui dit : « Légion ».
Chacun
de nous est une légion, mais une légion de
démons. Malheureusement, dans ces conditions, notre
Conscience est embouteillée dans la légion,
elle se trouve dans chaque démon. C'est pourquoi
nous sommes des incapables ; c'est pourquoi nous n'avons
pas l'authentique Illumination ; c'est pourquoi nous ne
pouvons plus manier les Éléments de la Nature,
etc. Mais si nous détruisons la Légion, si
nous cessons d'être une légion (comme nous
nomme l'Évangile), alors demeurera de nouveau en
nous la Conscience libre, sans tache, pure, propre, droite.
Ainsi,
mes frères, l'heure est venue de comprendre la nécessité
de DISSOUDRE L'EGO, de le réduire en cendres, de
le convertir en poussière de la Terre, en poussière
cosmique. Tout être humain a, en général,
3 % de Conscience éveillée et 97 % de Conscience
endormie. Lorsque nous éliminons certains éléments
indésirables que nous portons à l'intérieur
de nous (que ce soit la colère, que ce soit la convoitise,
que ce soit la luxure, que ce soit l'envie, que ce soit
l'orgueil, la paresse ou la gourmandise, etc.), le pourcentage
de Conscience augmente, parce que l'Essence emprisonnée
dans ces éléments indésirables s'émancipe
et ainsi nous pouvons arriver à avoir 4 % de Conscience
Éveillée, 5 %, 10 % etc. Celui qui arrive
à avoir 50 % jouira d'une Grande Illumination. Mais
pour arriver à rester complètement illuminés
et resplendissants, il faut au moins 100 % de Conscience
éveillée. Maintenant, mes frères, vous
commencez à voir qu'il est nécessaire de s'éveiller.
Vous
êtes endormis ; rendez-vous compte que vous êtes
endormis. Vous n'êtes pas éveillés ;
le monde n'est pas tel que vous le voyez ; vous le voyez
en rêves ; vous n'avez pas encore vu le monde ; vous
le voyez à travers votre fantaisie, à travers
votre rêve, mais vous ne connaissez pas le monde,
vous ne l'avez pas vu ; vous y vivez et vous croyez que
vous le connaissez, mais il n'est pas tel que vous le croyez.
Il est différent et il a sept DIMENSIONS BASIQUES,
fondamentales, mais vous ne les connaissez pas.
Il
vous faut sortir de l'état hypnotique dans lequel
vous vous trouvez ; quand vous sortirez de cet état,
VOUS VERREZ LE MONDE TEL QU'IL EST : Vous verrez l'air de
diverses couleurs ; au lieu de ces arbres physiques, vous
verrez les Élémentaux gigantesques des arbres
; vous verrez la Terre de façon très différente,
vous verrez que c'est un organisme vivant et que vous êtes
accrochés à l'épiderme de cet organisme,
de cet animal vivant que vous nommez « Terre ».
Vous la verrez de manière très différente.
Jusque là, vous ne l'avez pas vue, vous ne connaissez
pas la planète Terre.
Et
les pseudo-scientifiques (ces pédants ultramodernes
de l'Antéchrist) encore moins. Ils ne savent rien
de rien. Les scientifiques de l'Antéchrist non seulement
ignorent, mais, de plus, ils ignorent qu'ils ignorent. Ils
croient savoir beaucoup de choses, alors qu'en vérité
ils ne savent rien. Et non seulement ils ne savent pas mais,
en plus, ils ne savent pas qu'ils ne savent pas...
RÉVEILLEZ-VOUS,
MES FRÈRES ! Sortez de la léthargie dans laquelle
vous vous trouvez ! Réveillez-vous ! Mais l'Éveil
n'est possible qu'en éliminant les éléments
indésirables que vous portez à l'intérieur
de vous. La partie pratique de tout cela est fondamentale.
Si moi, je ne vous parlais pas, maintenant, de la partie
pratique, de la façon de désintégrer
ces éléments indésirables pour obtenir
l'Éveil et voir le monde tel qu'il est, alors j'aurais
perdu mon temps, je ne vous aurais rien dit. Mais je vous
invite à l'Auto-observation Psychologique ; je vous
invite à entrer sur le terrain d'une Psychologie
expérimentale, révolutionnaire, rebelle, à
sortir de l'état de coma dans lequel vous vous trouvez...
Les
endormis acceptent très facilement l'idée
qu'ils ont un corps de chair et d'os, parce qu'ils peuvent
le toucher physiquement ; mais cela leur coûte d'accepter
qu'ils ont une Psychologie, parce que celle-là, par
contre, ils ne peuvent ni la voir ni la toucher. Lorsque
quelqu'un admet vraiment qu'il a une Psychologie, il commence
à s'observer lui-même. Et quand quelqu'un commence
à s'observer lui-même, alors, évidemment,
il se convertit en une personne distincte, en une personne
différente, en quelqu'un qui a des inquiétudes
intimes, en quelqu'un qui veut changer, en quelqu'un qui
veut s'éveiller.
C'est
sur le terrain de la vie pratique que nous devons nous AUTO-DÉCOUVRIR,
dans la relation avec les gens de notre propre maison, dans
la relation avec nos amis, au café, au restaurant,
à l'usine ; si nous sommes alertes et vigilants comme
le vigile en temps de guerre, nous pourrons voir nos défauts
; il est évident que les défauts cachés
affleurent spontanément et alors nous les voyons.
Un
défaut découvert doit être COMPRIS profondément,
dans tous les Niveaux du Mental ; un défaut découvert
doit être correctement ÉLIMINÉ.
Éliminer,
c'est ce qui est fondamental : ÉLIMINER. Nous ne
pourrons pas éliminer sans avoir compris.
Quelqu'un
peut éliminer un défaut quand il sait qu'il
l'a et quand il l'a compris ; sinon, comment l'éliminer
? Pensons à cela mes chers frères : l'élimination.
Mais comment éliminer ?
Tous
les peuples ont rendu un culte à Tonantzin, à
Marie, Maya, Isis, Adonia, Rhéa, Cybèle, etc.
Les anciens peuples de l'Anahuac étaient serpentins
à cent pour cent. Nous savons bien que cet Éternel
Féminin, Dieu-Mère comme on dit en Ésotérisme
christique, est symbolisé par le cobra sacré
des anciens mystères, le serpent igné de nos
pouvoirs magiques que les hindous appellent toujours Kundalini.
Si
quelqu'un a compris qu'il a tel ou tel défaut de
type psychologique et que ce défaut est un obstacle
pour atteindre la Sagesse, il doit alors se concentrer sur
ce cobra sacré des anciens mystères que les
orientaux ont appelé Kundalini ; il doit vraiment
le supplier avec insistance, comme les disciples d'Isis,
dans les anciens mystères, suppliaient leur Mère
bénie de désintégrer le défaut
qu'ils avaient intégralement compris dans tous les
niveaux du mental.
Vous
pouvez être sûrs que Devi Kundalini Shakti vous
aidera, à condition que votre conduite soit droite.
C'est par ce chemin que nous allons désintégrer,
réduire en cendres, convertir en poussière
cosmique nos défauts psychologiques. Le mental à
lui seul ne pourra jamais altérer fondamentalement
aucun défaut de type psychologique. Le mental peut
étiqueter les défauts sous des noms différents,
les faire passer d'un département de l'entendement
à un autre, les cacher à soi-même et
aux autres, les justifier ou les condamner, mais pas les
altérer radicalement.
Il
faut un pouvoir qui soit supérieur au mental. Heureusement,
ce pouvoir existe en chacun de nous ; je veux me référer
de façon emphatique à Devi Kundalini Shakti.
C'est seulement avec ce pouvoir transcendantal que nous
pouvons réellement éliminer les divers éléments
à l'intérieur desquels est embouteillée
la Conscience. Si nous désintégrons ces éléments,
l'éveil survient ; on acquiert le pouvoir sur le
feu, sur l'air, sur l'eau, sur la terre, sur la nature entière,
sur le cosmos...
Je
crois que les frères sont en train de comprendre
la nécessité de désintégrer
leurs erreurs, de désembouteiller la Conscience,
de la rendre libre. Personne ne peut savoir ce qu'est la
véritable liberté tant que la Conscience se
trouve dans les oubliettes immondes du Moi psychologique.
Personne ne peut savoir ce qu'est la Félicité
tant que la Conscience continue à être emprisonnée
dans les oubliettes immondes du Moi.
Personne
ne peut savoir réellement ce qu'est la VÉRITÉ,
tant qu'il ne l'expérimente pas. Et personne ne peut
arriver à expérimenter la Vérité
tant que la Conscience se trouve dans le moi-même,
dans le Je même, dans ma Personne, dans ce que Je
suis, dans ce qu'est chacun de nous.
La
Vérité n'est pas une question de théories,
ni de concepts, ni de suppositions ; la Vérité,
il faut la voir, la toucher, la palper, il faut l'expérimenter,
comme lorsque l'on met le doigt dans le feu et qu'on se
brûle...
Une
opinion, aussi respectable soit-elle, n'est pas la Vérité
; une idée sur la Vérité ne veut pas
dire que c'est la Vérité ; un concept, aussi
sage soit-il, sur la Vérité, n'est pas non
plus la Vérité ; la Vérité est
l'inconnu d'instant en instant, de moment en moment ; la
Vérité, il faut l'expérimenter, et
elle ne peut être expérimentée qu'en
l'absence du Moi. Il est nécessaire de réduire
le Moi en poussière pour que la Vérité
reste en nous.
Jésus-Christ
a dit : « Connaissez la Vérité et elle
vous rendra libres ». Il est nécessaire de
connaître la Vérité, mais elle ne peut
être connue si elle n'est pas expérimentée
; et on ne peut l'expérimenter qu'en l'absence du
Moi.
Il
faut donc désintégrer le Moi, le réduire
en poussière, pour que reste en nous la Vérité.
Alors, nous serons comblés de plénitude, la
félicité sera dans nos coeurs, le bonheur
sans limite ; nous verrons le monde tel qu'il est et non
pas comme il semble être ; nous écouterons
les plus sublimes symphonies du Cosmos ineffable ; nous
serons bienheureux, d'un bonheur sans limites, nous serons
en état de béatitude parfaite ; toute larme
disparaîtra de nous, il n'y aura alors plus de douleur.
Tant que le Moi continue de vivre, nous devrons souffrir
: Les racines de la douleur, nous les portons en nous-mêmes
et pas en dehors de nous ; elles se trouvent dans les différents
défauts que nous portons à l'intérieur
de nous.
Le
monde est très différent... L'heure est venue
de « mourir » pour voir le monde tel qu'il est.
Ainsi, mes chers frères, je vous invite à
la dissolution du Moi, du moi-même, du soi-même.
C'est ainsi seulement que vous pourrez jouir de la Félicité
authentique...
Bien,
mes chers frères, maintenant, je vais me limiter
à écouter vos questions et après nous
exercerons, à l'aide de l'Esprit Saint, notre Don
de Guérison. Voyons, mon frère.
Disciple.
Nous autres, en réalité, portons-nous le Christ
ou devons-nous l'incarner ?
Maître.
Le Christ Intime, IL FAUT L'INCARNER. Il est comme l'Électricité,
comme la Force de Gravité ; il se trouve dans chaque
atome du Cosmos ; il est profondément caché
au fond de tout ce qui est, de tout ce qui a été,
de tout ce qui sera ; il n'est pas un individu humain ou
divin ; il est au-delà de la Personnalité
et du Moi ; il est ce qui est, ce qui a toujours été
et ce qui toujours sera. Il est la vie qui palpite en chaque
atome comme elle palpite en chaque soleil. Il faut l'incarner
! À celui qui sait, la parole donne pouvoir, personne
ne l'a prononcée, personne ne la prononcera, si ce
n'est celui qui l'a incarnée. Il faut incarner le
Verbe. Il est écrit : « Au commencement était
le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe
était Dieu, et par lui toutes choses furent faites,
et sans lui, rien de ce qui est fait n'aurait été
fait »... Il faut l'incarner. On l'incarne en suivant
le Sentier de la Christification, en dissolvant les éléments
indésirables que nous portons à l'intérieur
de nous, en transmutant la Libido Sexuelle citée
par Saint Augustin, en travaillant dans la Forge des Cyclopes...
Une autre question ?
D.
[...]
M.
TOUS LES ÊTRES qui peuplent la surface de la Terre
SONT SOMNAMBULES. Tous ces millions d'êtres humains
qui vont et viennent dans les rues de la ville sont somnambules.
Le gérant qui s'occupe de sa gérance est somnambule,
ainsi que le misérable ouvrier agricole qui travaille
sa terre. Tous les humanoïdes intellectuels sont des
somnambules ; ainsi, frère, ne te préoccupe
pas de cette question de somnambulisme, parce que «
c'est du pareil au même ».
D.
Maître, comment peut-on savoir si l'on est en train
de travailler convenablement à la dissolution du
Moi ?
M.
Le sens de l'Auto-observation Psychologique devra se développer
peu à peu ; il se développe à l'usage.
Au début, tu pourras découvrir que tu as tel
ou tel défaut psychologique grâce à
la simple association intellectuelle, et tu t'attacheras
à travailler pour le désintégrer. Mais,
plus tard, avec le temps, à mesure que tu continueras
de t'auto-observer, le sens de l'Auto-observation Psychologique
se développera et, enfin, le jour viendra où
tu pourras voir parfaitement tes défauts ou des Mois
qui personnifient ces défauts. Tu pourras les voir
et tu pourras voir le travail que tu es en train de réaliser.
Mais, IL FAUT D'ABORD QUE LE SENS DE L'AUTO-OBSERVATION
PSYCHOLOGIQUE SE DÉVELOPPE. Et il se développe
à l'usage, en l'utilisant. Parce qu'il est écrit
que « un sens qu'on n'utilise pas s'atrophie ».
Il faut l'utiliser, le sortir de son état d'atrophie
grâce à l'Auto-observation constante. Voilà
!
D.
En travaillant intensément, en combien de temps peut-on
« mourir » ?
M.
LE TEMPS N'A PAS DE RÉALITÉ, c'est quelque
chose de purement subjectif... Quelle heure est-il ?
D.
Deux heures vingt-cinq...
M.
Pourrais-tu me mettre ces heures ici pour qu'on les examine,
pour voir de quels éléments chimiques elles
sont faites ? Alors, qui a inventé ça ? Cela
n'a aucune réalité, C'EST UN CONCEPT SUBJECTIF,
rien de plus ; quelque chose qui est fait pour les mécanismes
d'horloge. LE TEMPS N'EXISTE PAS. Il n'existe qu'un Éternel
Instant, un Éternel Maintenant.
Le
Soleil se lève et se couche, et entre le lever et
le coucher du soleil, nous mettons nos chères heures
: c'est une de nos fantaisies, parce qu'entre le lever et
le coucher du soleil, il n'y a pas d'heures ; tous ces processus
se réalisent d'instant en instant, de moment en moment.
Ainsi,
le concept de l'effort compte, mais plus que le concept
de l'effort, LA SEULE CHOSE QUI COMPTE là dedans,
CE SONT LES TERRIBLES SUPER-EFFORTS INTIMES qu'il faut réaliser
en nous-mêmes et au-dedans de nous-mêmes, ici
et maintenant.
Et
cela n'est pas une question de pur intellectualisme. Pour
dissoudre les Mois, les défauts, pour annihiler le
moi-même, l'Ego, il faut passer par de terribles crises
émotionnelles pendant le travail. N'oubliez pas que
« Si l'eau ne bout pas à cent degrés,
ce qu'il faut cuire ne peut être cuit et ce qu'il
faut désintégrer ne peut être désintégré
». De même, si nous ne passons pas par de terribles
crises émotionnelles, l'Ego ne se désintègre
pas et ce qui doit se cristalliser en nous ne se cristallise
pas. À mesure que nous allons désintégrer
l'Ego, ce que nous appelons « Âme » va
se cristalliser en nous. Mais, qu'est-ce que l'Âme
? Des pouvoirs, des attributs, des vertus, des forces spéciales...
Et, à la fin, en désintégrant ce qu'il
faut désintégrer, en cuisant ce qui doit être
cuit, le jour viendra où TOUTE L'ÂME SE CRISTALLISERA
EN NOUS et alors nous serons une Âme et notre propre
corps sera devenu une Âme. Il faut cristalliser en
nous ce que l'on nomme « Âme ». Vous m'avez
compris ?
D.
Oui, Maître...
M.
Une autre question ?
D.
Oui, Maître, je voudrais vous demander [...] c'est-à-dire
qu'on ne peut pas travailler sur tous les défauts
en même temps, alors, je voudrais que vous me disiez
comment nous pouvons faire pour éliminer chacun d'eux
ou bien si nous pouvons travailler avec tous ?
M.
Eh bien, tout dépend si nous sommes bien «
rodés ». Parce que c'est sur le terrain de
la vie pratique que nous allons nous voir entièrement,
tels que nous sommes. Supposons donc que nous ayons une
fiancée et que nous marchions dans la rue. Et nous
rencontrons cette fiancée en train de parler tout
bas, très bas, avec un autre « copain ».
Que sentirons-nous ? Nous sentirons de la jalousie, pas
vrai ?
D.
De la jalousie...
M.
Et si nous arrivons à nous sentir irrités
?
D.
De la colère, aussi...
M.
Bon... Et si nous ressentons beaucoup de douleur, qu'est-ce
qu'il y a eu ?
D.
Du sentiment ; du ressentiment...
M.
Donc, l'amour-propre a été blessé...
Le Moi de l'amour-propre a été blessé...
Ainsi, il y a trois Moi dans cet exemple : le Moi de la
jalousie, le Moi de la colère, le Moi de l'amour-propre.
Que faire ? De retour à la maison, nous devons donc
ENTRER EN MÉDITATION, RECONSTRUIRE LA SCÈNE
avec l'Imagination Créatrice et ensuite essayer de
COMPRENDRE le Démon de la jalousie, qui a été
fondamental, celui de la colère et celui de l'amour-propre.
UNE FOIS CES TROIS COMPRIS (on va les comprendre chacun
séparément, mais une fois compris) NOUS PROCÉDONS
À L'ÉLIMINATION.
Nous
comprendrons d'abord celui de la jalousie. Au moyen de l'analyse,
nous arriverons à la conclusion que la jalousie est
absurde. Ensuite, CONCENTRÉS SUR DEVI KUNDALINI,
NOUS DEMANDERONS SA DÉSINTÉGRATION.
Nous
nous concentrerons sur la colère et nous verrons
que la colère est de la folie, que la colère
est une forme de folie, qu'elle est bestiale. Nous nous
concentrerons sur Devi Kundalini et lui demanderons la désintégration
de ce Démon. Nous comprendrons celui de l'amour-propre,
celui de l'auto-importance, et nous prierons alors Devi
Kundalini de désintégrer cet élément
psychologique de l'amour-propre, parce que l'amour-propre
est absurde...
Ainsi,
chacun de ces trois éléments étant
compris, nous allons donc les désintégrer.
Dans chaque scène de la vie pratique entrent en jeu
plusieurs Mois, et ceux-là, quelle que soit la scène,
il faut les réduire en poussière... Voilà
ma réponse...
D.
Pour nous concentrer sur notre Mère Divine, quel
mantra faut-il prononcer pour pouvoir la matérialiser
?
M.
Pourquoi veux-tu la matérialiser ?
D.
Pour pouvoir m'adresser à Elle...
M.
Dis-moi, quand tu parlais avec ta « petite mère
», dans ton enfance, avais-tu besoin de quelque technique
spéciale ?
D.
Non...
M.
Si tu avais faim, tu demandais du lait à ta maman
et elle te donnait le sein (tu criais simplement, et c'est
tout). Donc, C'EST PAREIL AVEC NOTRE MÈRE COSMIQUE,
c'est la même chose : comme le fait l'enfant qui pleure
lorsqu'il a faim. Il commence à pleurer « Eehh,
eeehh ». Alors la « petite mère »
sait qu'elle doit lui donner le sein et elle le nourrit.
Nous devons faire de même, nous autres, avec notre
Divine Mère Kundalini, c'est tout. Être naturels,
être spontanés, parler avec elle, crier, prier,
et, à la fin, notre « petite mère »
doit savoir ce qu'elle va faire pour nous... Voyons, frère...
D.
[...]
M.
Bon, bon, bon... « Ne mélangez pas le gymnase
avec la magnésie ». Tu dois savoir que c'est
différent, mon frère. La question du Karma
est une chose, mais ce que tu dis est autre chose, c'est
différent, c'est de la Magie Sexuelle, CE SONT DEUX
DÉPARTEMENTS DIFFÉRENTS...
Maintenant,
parlons de Karma, vu que c'est cela dont tu veux parler.
Si tu es en train de passer, par exemple, par telle ou telle
souffrance, que faire ? Il faut SE CONCENTRER SUR ANUBIS
(le Grand Régent de la Loi), LUI DEMANDER, pour le
moins, qu'il te donne UNE OPPORTUNITÉ pour payer
en TRAVAILLANT POUR L'HUMANITÉ ; négocie avec
lui par le biais de la Méditation profonde ; et travaille
de quelque façon pour le bien de nos semblables.
Par exemple, nous pouvons servir beaucoup le peuple avec
les chaînes, en diffusant la Connaissance, en la répandant
partout, en amenant les autres sur le Chemin Ésotérique
et, bien sûr, ainsi nous aurons une opportunité
pour annuler les vieilles dettes, c'est évident.
Ainsi,
le Karma est une chose, et le travail avec la Transmutation
est autre chose, c'est différent. Le Karma appartient
au DÉPARTEMENT DE LA LOI et la Transmutation appartient
au LABORATOIRE ALCHIMIQUE. Ce sont deux Ministères
différents. Le Laboratoire de l'Alchimiste est le
Laboratoire de la Nature, et le Laboratoire de la Nature
est en nous-mêmes, ici et maintenant. Il est constitué
de tous ces ustensiles qui sont symbolisés clairement
dans les vieux textes d'Alchimie.
Il
faut étudier l'Alchimie ! Étudie Sendivogius,
étudie Nicolas Flamel, Raymond Lulle [...] étudie
Fulcanelli (il est formidable), tu verras que, grâce
à l'Alchimie, tu peux te transformer... Voyons, ma
soeur...
D.
Pourriez-vous, s'il-vous-plaît, expliquer cette question
des Mois Bons ?
M.
Ah !!! Ils vont jusqu'à être sympathiques.
Mais, en vérité, je te le dis, aussi bons
soient-ils, ILS NE SAVENT PAS FAIRE LE BIEN : ils font le
bien quand on ne doit pas le faire. C'est grave. Un fumeur
de marijuana, par exemple, vient nous demander l'aumône
et on la lui donne. Pourquoi ? Parce que le Moi Bon la lui
a donnée. Arrive un ivrogne qui nous demande l'aumône
et on la lui donne pour qu'il continue de prendre de la
« pulque » au café ou de la tequila ou
ce qu'il aime le plus, non ? Ainsi, c'est ce que font les
Bons Mois : ils font le bien quand on ne doit pas le faire.
Rappelons-nous
quelque chose de très important : est bon ce qui
est à sa place ; est mauvais ce qui est hors de sa
place. L'eau dans le lavabo est bonne ; l'eau, en dehors
du lavabo, envahissant la salle, entrant dans les chambres,
est mauvaise. Le feu, par exemple, est magnifique dans la
cuisine ; mais il est mauvais hors de la cuisine, brûlant
les rideaux de la salle. Ainsi, ce qui est à sa place
est bon, et ce qui est hors de sa place est mauvais...
Il
s'avère que les Mois Bons font le bien alors qu'on
ne doit pas le faire ; pourquoi ? Parce qu'ils sont subjectifs
à cent pour cent. IL NOUS FAUT DÉSINTÉGRER
LES MOIS BONS et il nous faut désintégrer
LES MOIS MAUVAIS. Un bon industriel, quelqu'un qui a une
usine spécialisée en... en pantalons, me disait
clairement l'autre jour :
-
Maître, si je désintègre le Moi qui
fait des pantalons, qui est un Moi Utile, qui est un Moi
Bon, alors mon usine fermera (qu'il repose en paix et l'usine
ferme).
Je
lui ai dit :
-
Elle ne fermera pas ! parce que l'Être a beaucoup
de parties autonomes et conscientes, et il y a une partie
consciente de toi-même, une partie de ton propre Être,
qui peut parfaitement remplacer ce Moi Bon ou utile, et
qui fera les pantalons beaucoup mieux. Total : l'usine ne
fermera pas, elle continuera... Voyons, ma soeur...
D.
[...] Nous sommes en train de méditer chaque jour
sur lui et nous n'arrivons à rien. Et toujours ils
se manifestent...
M.
Bon, ça, par contre, c'est « de la farine d'un
autre sac », tu sais ? Il arrive qu'il y ait des Mois
si forts, tellement forts, que tu ne les désintègres
même pas avec une bombe atomique. Dans ce cas, il
ne reste pas d'autre remède que d'appeler la foudre
de la Kundalini en pleine Forge des Cyclopes, c'est-à-dire
que c'est la [...] QUI SEULEMENT SE DÉSINTÈGRE
PENDANT LA COPULATION CHIMIQUE, quand on travaille dans
la Neuvième Sphère, au moyen de l'Électricité
Sexuelle Transcendante. C'est ainsi seulement, à
l'aide de la Mère Divine, qu'on pourra désintégrer
les Mois de ce genre...
D.
[...] Si l'on a fait cette pratique [...] et on a demandé
en priant la Mère Divine...
M.
IL TE MANQUE PLUS DE COMPRÉHENSION, et il y a certains
types de MOIS QUI NE SE DÉSINTÈGRENT PAS DU
JOUR AU LENDEMAIN. Il y a des Mois qui durent même
des années avant d'être désintégrés.
Ils sont si forts que l'on met des années entières
avant de pouvoir les désintégrer... C'est
que « ce n'est pas du gâteau » tu sais
?
D.
Pour travailler avec un défaut, il faut se confronter
à lui. Mais dans le cas de la luxure [...]
M.
Le Moi de la luxure... ou LES MOIS DE LA LUXURE SONT MULTIPLES.
Chaque scène a un Moi de luxure différent
: si toi, par exemple, tu te mets à regarder une
jeune fille... c'est-à-dire que tu vois qu'elle a
de très belles jambes et tu ressens de la luxure,
c'est un Moi que tu dois désintégrer, réduire
en cendres, en poussière de la terre, en poussière
cosmique. Mais, si un autre jour, il arrive qu'une autre
jeune fille passe, et là ce ne sont plus les jambes
qui attirent ton attention, mais le fait qu'elle ait une
très belle poitrine, alors c'est un autre Moi que
tu dois désintégrer ; et si, un autre jour,
tu t'asseois pour peindre des paysages dans l'Astral et
que là tu portes de l'intérêt à
une dame, dans qui sait quel luxueux appartement, alors
ceci est un autre Moi. Alors tu dois les étudier
chacun séparément. Tu m'as compris ?
D.
Oui, Maître.
M.
Bien sûr, l'autre jour, un « chango »
(comme nous disons par ici, ou singe ou ouistiti, comme
on dit là-bas, dans d'autres pays) retint mon attention
car, à Acapulco, il regardait toutes les jeunes filles
ainsi [...] Et il regardait surtout leurs jambes. Évidemment,
c'était un singe très amoureux. Heureusement
ils l'avaient attaché avec une corde. Il n'y a aucun
doute que ce pauvre « chango » (le pauvre singe
ou gorille ou quoi que ce soit) ait été un
humanoïde dégénéré, c'est
pourquoi il a cette habitude de dégénéré.
Bien sûr, bien que cela paraisse incroyable, ces créatures
ont des Mois très forts...
J'ai
connu un chimpanzé, là-bas, à Chapultepec.
Ils le tenaient enfermé dans une cage. Il se sentait
terriblement offensé quand on lui disait : «
vilain singe ». Alors, il s'agitait, il criait, il
sautait et se retournait contre la personne, même
si c'était avec les bananes qu'il était en
train de manger. Il les jetait à la personne. Il
tolérait tout sauf qu'on lui dise « vilain
singe »... Bon... Tu as une autre question, mon frère
?
D.
Oui, Maître. On dit que pour éliminer les défauts,
il faut travailler avec la « Forge ». Est-ce
que l'âge a quelque chose à voir ?
M.
L'âge ?
D.
Oui, si on est très jeune ou très vieux...
M.
Bon, un petit vieux de 90 ans ne peut déjà
plus mâcher l'eau, tu sais ? Tu ne vas pas attendre
d'arriver à 90 ans pour travailler dans la Forge
Incandescente de Vulcain. Tu es jeune et...
D.
Non, mais, à partir de quel âge ? Disons, 15
ou 16 ou 21. On a besoin de combien ? On devra avoir...
M.
Écoute, je vais te dire une chose : selon la Loi
de la Nature et du Cosmos, on peut commencer à avoir
un contact sexuel seulement À PARTIR DE 21 ANS :
le germe qui entre dans le ventre maternel pour son développement
et sa gestation, par le fait de naître, de venir au
monde, une fois qu'il est devenu une créature vivante,
n'a pas terminé son développement ; il continue
ses processus de développement pendant les 7 premières
années, les 14 premières années, jusqu'à
21 ans. Par conséquent, avoir une relation sexuelle
avant 21 ans est une monstruosité, c'est un délit.
À
d'autres époques, on respectait ces règles,
ces lois ; mais maintenant l'humanité est totalement
dégénérée.
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