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96. Rigueur Ésotérique de la Semaine
Sainte (Le Christ Cosmique et la Semaine Sainte)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "RIGOR ESOTÉRICO
DE LA SEMANA SANTA (El Cristo Cósmico y la Semana
Santa)"
Avant
tout, il est nécessaire de comprendre à fond
ce qu'est réellement le CHRIST COSMIQUE.
Il
est urgent de savoir, au nom de la vérité,
que le Christ n'est pas un phénomène purement
historique. Les gens ont l'habitude de considérer
le Christ comme un personnage historique qui aurait existé
il y a mille neuf cent soixante dix-sept ans. Un tel concept
s'avère erroné, parce que le Christ ne relève
pas du temps, le Christ est atemporel ; le Christ se développe
d'instant en instant, de moment en moment ; le Christ, en
lui-même, est le Feu Sacré, le Feu Cosmique
Universel.
Si
nous frottons une allumette, le feu jaillira. Les scientifiques
diront que « le feu est le résultat de la combustion
», mais c'est faux ; le feu qui jaillit de l'allumette
est contenu dans l'allumette ; à cela près
qu'avec le frottement nous le libérons de sa prison
et qu'il apparaît. Nous pourrions dire que «
le feu, en lui-même, n'est pas le résultat
de la combustion, mais plutôt que la combustion est
le résultat du feu ».
Il
convient de comprendre, mes chers frères, que nous,
ce qui nous intéresse le plus, c'est le Feu du Feu,
la Flamme de la Flamme, la Signature Astrale du Feu.
La
main qui actionne l'allumette pour qu'apparaisse la flamme
a du feu, de la vie ; sinon, elle ne pourrait pas bouger.
Après que l'allumette se soit éteinte, la
flamme continue d'exister dans la Quatrième Verticale.
Les
scientifiques ne savent pas ce qu'est le feu ; ils l'utilisent,
mais ils ne le connaissent pas. Ils ne savent pas davantage
ce qu'est l'électricité ; ils l'utilisent
mais ne la connaissent pas.
Ainsi,
mes chers frères, il convient que vous compreniez
ce qu'est le FEU. Avant que l'Aurore de la Création
ait vibré intensément, le Feu avait fait son
apparition.
Rappelez-vous,
mes chers frères, qu'il y a deux UNS. Le Premier
Un est AELOHIM ; le Second Un est ELOHIM ; le Premier Un
est le NON-MANIFESTÉ, l'INCONNAISSABLE, la Divinité
que l'on ne peut peindre, ni symboliser, ni graver au burin.
Le Second Un émane du premier Un et il est le DÉMIURGE
ARCHITECTE DE L'UNIVERS : le Feu.
Je
veux que vous compreniez que l'un est le feu qui brûle
dans la cuisine ou sur l'autel, et l'autre est le Feu de
l'Esprit en tant qu'Aelohim ou en tant qu'Elohim. Elohim,
donc, c'est le Démiurge, l'Armée de la Voix,
la Grande Parole. Chacun des Constructeurs de l'Univers
est une Flamme Vive, un Feu vif ; il est écrit que
« Dieu est un Feu Dévorateur ». Le Feu
est le Christ, le Christ Cosmique.
Elohim,
en lui-même, a surgi d'Aelohim ; Elohim, en lui-même,
se dédouble pour initier la manifestation cosmique
dans le Deux, en son ÉPOUSE, en la MÈRE DIVINE,
et lorsque le Un se dédouble en Deux, surgit le Trois
qui est le Feu.
Les
créatures du Feu rendent le Chaos fécond pour
que surgisse la vie. Lorsque le Un se dédouble en
Deux, le Troisième apparaît toujours : le Feu.
Le Feu rend fécondes les Eaux de l'Existence et alors
le Chaos se convertit en androgyne divin.
Ainsi,
il convient de comprendre que l'Armée de la Voix,
l'Armée de la Parole est Feu et que ce Feu vif, ce
Feu Vivant et Philosophal, qui rend féconde la Matière
Chaotique, est le Christ Cosmique, le Logos, la Grande Parole.
Mais pour que le Logos apparaisse, pour qu'il vienne à
la manifestation, le Un doit se dédoubler en le Deux,
c'est-à-dire que le Père se dédouble
en la Mère, et de l'union des deux opposés
naît le Troisième : le Feu. Ce Feu est le Logos,
le Christ, qui rend possible l'existence de l'Univers à
l'Aurore de n'importe quelle Création.
Ainsi,
mes chers frères, il convient que nous comprenions
mieux ce qu'est le Christ. Ne nous contentons pas du rappel
de la question purement historique. Parce que le CRESTOS
est une réalité d'instant en instant, de moment
en moment, seconde après seconde. Il est le Créateur
; le Feu a le pouvoir de créer les atomes et de les
désintégrer ; le pouvoir de manier les Forces
Cosmiques Universelles, etc. Le Feu a le pouvoir d'unir
tous les atomes et de créer des Univers, de même
que le pouvoir de désintégrer des Univers.
Le monde est une boule de feu qui s'embrase et s'éteint
en fonction des lois.
Ainsi
donc, le Christ est le Feu. Voilà pourquoi vous verrez,
sur la croix, les quatre lettres : « INRI »,
ce qui signifie :« IGNIS NATURA RENOVATUR INTEGRA
» (le Feu renouvelle intégralement la Nature).
Maintenant,
je crois que vous comprenez pourquoi la Signature Astrale
du Feu, la Flamme de la flamme, l'Occulte, l'aspect ésotérique
du Feu, nous intéresse. C'est qu'en réalité
le Feu est christique, il a le pouvoir de transformer tout
ce qui est, tout ce qui a été et tout ce qui
sera. Ce qui nous intéresse, c'est INRI : sans INRI,
il ne nous est pas possible de nous christifier.
Je
vous ai dit, ce soir, que le Christ Intime, le Christ Cosmique
doit faire trois pas, de haut en bas, à travers les
sept Régions de l'Univers. Je vous ai dit aussi que
le Christ doit faire trois pas, de bas en haut (voilà
le mystère des TROIS PAS et des SEPT PAS de la Maçonnerie).
C'est dommage que les frères maçons aient
oublié cela.
En
tout cas, le Crestos, le Logos, resplendit au Zénith
du Minuit Spirituel, aussi bien au Couchant qu'à
l'Orient, et chacune de ces trois positions est respectée
dans les Sept Régions. Le mystique qui est guidé
par l'Étoile de Minuit, par le Soleil Spirituel,
sait ce que signifient ces Trois Pas, à l'intérieur
des sept Régions. Pensons aussi au Soleil, pensons
à la Foudre et au Feu... Voilà les Trois Flambeaux,
les trois aspects du Logos, dans les Sept Régions.
Lorsque
le Un se dédouble en le Deux, surgit le Troisième,
et celui-ci est le Feu qui crée et recrée
de nouveau. Ce Troisième peut créer avec le
Pouvoir de la Parole, avec la Parole Solaire, avec la Parole
Magique, avec la Parole du Soleil Central. C'est ainsi que
crée le Logos !
C'est
au moyen du Feu que nous pouvons nous christifier ; c'est
en vain que le Christ serait né à Bethléem
s'il ne naissait pas aussi dans notre coeur. C'est inutilement
qu'il aurait été crucifié et serait
mort et ressuscité en Terre Sainte, s'il ne naissait,
ne mourrait et ne ressuscitait pas aussi en nous...
Nous
avons besoin d'incarner le Crestos Cosmique, l'ESPRIT DU
FEU, de le faire chair en nous. Tant que nous ne l'aurons
pas fait, nous serons morts aux choses de l'Esprit, parce
que Lui est la Vie, il est le Logos, il est la Grande Parole
: HERU-PA-KROAT... Il est VISHNOU.
Je
vous ai dit, ce soir, que le mot « Vishnou »
vient d'une racine qui est « VISH » et qui signifie
: « pénétrer ». Il pénètre
dans tout ce qui est, a été et sera. Nous
avons besoin qu'il pénètre en nous pour nous
transformer radicalement. C'est seulement au moyen du Feu
que nous parviendrons à annihiler l'Ego. Celui qui
prétend annihiler l'Ego uniquement avec l'intellect
marche sur le chemin de l'erreur.
De
toute évidence, nous devons nous auto-connaître
si nous voulons nous christifier, et si nous voulons nous
auto-connaître pour atteindre la Christification,
nous devons nous auto-observer, nous voir nous-mêmes,
nous observer nous-mêmes. C'est par ce chemin seulement
qu'il sera possible de parvenir un jour à la désintégration
de l'Ego.
L'Ego
est la somme totale de tous nos défauts : Colère,
Convoitise, Luxure, Envie, Orgueil, Paresse, Gourmandise,
etc. « Même si nous avions mille langues pour
parler et un palais d'acier, nous n'arriverions pas à
énumérer complètement tous nos défauts
».
Je
disais que nous avons besoin de nous auto-observer afin
de nous auto-connaître, parce que si nous nous observons
nous-mêmes, nous découvrirons nos défauts
psychologiques et nous pourrons travailler sur eux. Lorsqu'un
homme admet qu'il a une psychologie, il commence à
s'observer et cela le convertit, de ce fait, en une créature
différente.
Ce
soir, je veux que vous compreniez, mes chers frères
gnostiques, la nécessité d'apprendre à
s'observer soi-même, à se voir soi-même.
Mais, il faut savoir s'observer, car une chose est l'Observation
Mécanique et une autre est l'Observation Consciente.
Celui
qui prendrait connaissance pour la première fois
de nos enseignements dirait : « Mais qu'est-ce que
je gagne à m'observer ? Cela est fastidieux ! J'ai
vu que j'ai de la colère, j'ai vu que j'ai de la
jalousie. Et après ? ». Il s'agit là,
bien sûr, de l'Observation Mécanique !
Nous
avons besoin d'Observer l'Observé. Je le répète
: nous devons observer l'observé, et c'est là
l'Observation Consciente de nous-mêmes.
L'Observation
Mécanique de nous-mêmes ne nous conduira jamais
à rien (elle est absurde, inconsciente, stérile).
Ce qu'il nous faut, c'est l'Auto-observation Consciente
de soi-même. C'est ainsi seulement que nous pourrons
véritablement nous auto-connaître afin de travailler
sur nos défauts.
Avons-nous
ressenti de la Colère à un instant donné
? Nous allons observer l'observé ! - la scène
de la colère - peu importe que nous le fassions plus
tard, mais nous allons le faire. Et en observant l'observé,
ce que nous avons vu en nous, nous saurons si cela fut réellement
de la colère ou non, car cela a pu être provoqué
par une syncope nerveuse que nous avons prise pour de la
colère. Avons-nous été soudainement
envahis par de la jalousie ? Alors, nous allons observer
l'observé ! Qu'avons-nous observé ? Peut-être
notre femme se trouvait-elle avec un autre type ? Et, si
c'est une femme, peut-être a-t-elle vu son mari avec
une autre femme et ressenti de la jalousie ? En tout cas,
très sereinement et dans une profonde méditation,
nous observerons l'observé pour savoir si, réellement,
il y a eu ou non de la jalousie.
Quand
nous observerons l'observé, nous le ferons au travers
de la méditation et de l'auto-réflexion évidente
de l'Être. Ainsi, cette observation devient consciente.
Lorsqu'on se rend conscient de tel ou tel défaut
de type psychologique, on peut le travailler avec le Feu.
On
devra se concentrer sur Stella Maris (Tonantzin, Rhéa,
Cybèle, Marah, etc.). Elle est une partie de notre
propre Être, mais dérivée. C'est le
Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, le Cobra sacré,
un Feu Ardent. Elle pourra, avec ses Pouvoirs Flammigères,
désintégrer le défaut psychologique,
l'agrégat psychique que nous aurons auto-observé
consciemment. Et il est évident qu'à son tour,
l'Essence ou le Feu embouteillé dans l'agrégat
psychique que nous aurons désintégré
resplendira, il sera libéré ; et, au fur et
à mesure que nous désintégrerons les
agrégats, les pourcentages d'Essence, qui sont un
Feu Christique, se multiplieront ; et, un jour, le Feu resplendira
à l'intérieur de nous-mêmes, ici et
maintenant.
Nous
avons besoin que le Feu brûle en nous ; seul INRI
(nom sacré mis sur la croix du Martyr du Calvaire)
peut détruire les agrégats psychiques. Ceux
qui prétendent désintégrer tous ces
agrégats sans tenir compte du Feu marchent sur le
chemin de l'erreur et non seulement ils avancent mal, mais
aussi ils égarent les autres.
On
dit que le Crestos est né dans le village de Bethléem,
il y a mille neuf cent soixante dix-sept ans, mais c'est
faux ! Parce que le village de Bethléem n'existait
pas à cette époque. Bethléem vient
d'une racine chaldéenne : « BEL » et
Bel est le Feu, la Tour de Feu des Chaldéens.
Dans
notre corps, la Tour est la tête et le cou, car le
reste du corps est le Temple, mais la Tour est la tête
et le cou. Celui qui a réussi à élever
le Feu en lui-même, celui qui a pu le faire monter
jusqu'à la tête, jusqu'au cerveau, jusqu'au
sommet, de ce fait, il pourra se convertir en le Corps du
Crestos qui est le Feu, l'Esprit du Feu.
Et
c'est l'Esprit du Feu, cet Esprit Originel Primitif, qui
pourra nous christifier totalement. Le Feu, le Fohat, brûlant
à l'intérieur de nous, nous transformera radicalement.
Une fois que le Feu brûlera en nous, nous serons totalement
changés, nous serons convertis en créatures
complètement différentes, nous serons convertis
en êtres distincts et nous jouirons alors de l'Illumination
complète et des pouvoirs cosmiques.
Ainsi,
une fois cela compris, mes chers frères, nous devons
travailler avec le Feu. « A celui qui soit, la Parole
donne pouvoir, personne ne l'a prononcée, personne
ne la prononcera, si ce n'est celui qui l'a incarnée
».
Le
Christ, l'Esprit du Feu, n'est pas un personnage purement
historique ; c'est l'Armée de la Parole, c'est une
force qui se trouve au-delà de la Personnalité,
de l'Ego et de l'Individualité. C'est une force comme
l'électricité, comme le magnétisme,
un pouvoir, un Grand Agent Cosmique Universel ; c'est la
force électrique qui peut engendrer de nouvelles
manifestations. Ce Feu Cosmique entre dans l'homme qui se
trouve dûment préparé, dans l'homme
qui a la Tour de Bethléem ardente.
Lorsque
le Christ s'incarne dans un Homme, celui-ci se transforme
radicalement. Il est l'Enfant Dieu qui doit naître
en chaque créature. Et de même qu'il naquit
dans l'Univers, il y a des millions d'années, pour
organiser totalement ce système solaire, de même
aussi doit-il naître en chacun de nous. Il naît
dans « l'étable de Bethléem »,
c'est-à-dire parmi les animaux du désir, parmi
les agrégats psychiques qu'il doit briser, parce
que seul le Feu peut briser de tels agrégats ; ainsi,
le Feu apparaît là où se trouvent ces
agrégats, pour les détruire, pour les changer
en poussière cosmique et libérer l'Âme,
l'Essence. Comment pourra-t-il libérer l'Âme
s'il n'entre ou ne pénètre pas profondément
dans l'organisme humain ?
En
Orient, le Christ est VISHNOU et, je le répète
: la racine « Vish » signifie : « Pénétrer
». Le Feu, le Christ, le Logos, peut pénétrer
profondément dans l'organisme humain pour brûler
les scories que nous avons à l'intérieur de
nous. Mais nous avons besoin d'aimer le Feu, d'adorer le
Feu, de rendre un culte à la Flamme.
L'heure
est venue de comprendre que seul le « Fohat »
peut nous transformer radicalement. Le Christ oeuvre en
nous en brisant les racines du mal. INRI désintégrant
les agrégats psychiques est formidable ! Il les réduit
en cendres. Mais il nous faut travailler avec le Feu.
C'est
pourquoi, dans nos travaux de Concentration, nous invoquons
le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, parce que
c'est seulement avec le Feu que nous pouvons pulvériser
tous les éléments psychiques indésirables
que nous charrions à l'intérieur de nous.
Le froid lunaire ne pourra jamais briser les agrégats
psychiques ; nous avons besoin des pouvoirs flammigères
du Logos, nous avons besoin d'INRI pour nous transformer.
Oui,
mes chers frères qui êtes réunis avec
moi ce soir : comprenez que nous sommes dans la Semaine
Sainte, et la Semaine Sainte a sept jours.
Dans
les temps anciens, tout était régi par le
Calendrier Solaire : Lune, Mercure, Vénus, Soleil,
Mars, Jupiter et Saturne. Les jours étaient : Lundi,
Mercredi, Vendredi, Dimanche, Mardi, Jeudi et Samedi. Malheureusement,
ce calendrier fut altéré par des fanatiques
du Moyen Âge.
La
Semaine Sainte est profondément significative. Rappelez-vous
les SEPT et les TROIS PAS de la Maçonnerie. Le Christ
doit avant tout, brûler dans notre corps humain ;
plus tard, la Flamme doit se déposer au fond de l'Âme
et, enfin, au fond de l'Esprit. Ces Trois Pas à travers
les Sept Sphères sont profondément significatifs.
Évidemment, ces Trois Pas basiques, fondamentaux,
se trouvent contenus dans les Sept Sphères du Monde
et de l'Univers.
Incontestablement,
la Semaine Sainte a des racines ésotériques
très profondes, car l'Initié doit travailler
sur les Forces Lunaires et sur les Forces de Mercure, et
avec les Forces de Vénus, du Soleil, de Mars, de
Jupiter et de Saturne. Le DRAME COSMIQUE se déroule
dans sept Régions et en accord avec les sept Planètes
du système solaire.
La
Flamme doit apparaître dans le Corps Physique, elle
doit avancer dans le Corps Vital, elle doit poursuivre son
chemin sur le Sentier Astral, elle doit continuer son voyage
dans le Monde du Mental, elle doit parvenir à la
Sphère de Vénus (dans le Monde Causal), elle
doit poursuivre sa route par le Monde Bouddhique ou Intuitionnel,
et enfin, le septième jour, elle sera parvenue au
Monde d'Atman, le Monde de l'Esprit : alors le Maître
recevra le BAPTÊME DU FEU qui le transformera radicalement.
Il
est évident que tout le Drame Cosmique, tel qu'il
est écrit dans les « Quatre Évangiles
», devra être vécu à l'intérieur
de nous-mêmes, ici et maintenant. Ce n'est pas quelque
chose de purement historique, c'est quelque chose qu'on
doit vivre ici et maintenant.
Les
TROIS TRAÎTRES qui crucifient le Christ, qui le mènent
à la mort, sont à l'intérieur de nous-mêmes.
Les Maçons les connaissent ; nous, les Gnostiques,
les connaissons aussi : JUDAS, PILATE et CAÏPHE. Judas
est le DÉMON DU DESIR qui nous tourmente. Pilate
est le DÉMON DU MENTAL qui a des excuses pour tout,
et Caïphe est le DÉMON DE LA MAUVAISE VOLONTÉ
qui prostitue l'autel.
Ce
sont les Trois Traîtres qui livrent le Christ pour
30 pièces d'argent. Les 30 pièces représentent
tous les vices et toutes les passions de l'humanité...
Ils échangent le Christ contre des bouteilles à
la taverne ; ils échangent le Christ contre la maison
de prostitution ou le « lit de Procuste » ;
ils échangent le Christ contre de l'argent, contre
les richesses, contre la vie sensuelle ; ils le vendent
pour 30 pièces d'argent.
Mes
frères, rappelez-vous que des multitudes de personnes,
des multitudes de gens demandent la crucifixion du Seigneur,
toutes ces multitudes qui crient : « Crucifie-le !
Crucifie-le ! » ne sont pas celles d'il y a mille
neuf cent soixante dix-sept ans, non ! Ces gens qui demandent
la crucifixion du Christ sont au-dedans de nous-mêmes,
je le répète, ici et maintenant ; ce sont
les agrégats psychiques inhumains que nous portons
à l'intérieur de nous ; ce sont tous ces éléments
psychiques indésirables que nous portons en nous
(les DÉMONS ROUGES DE SETH), vive personnification
de tous nos défauts de type psychologique. Ce sont
eux qui crient : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! Crucifie-le
! ». Et le Seigneur est livré à la mort.
Qui
sont ceux qui le fouettent ? Ne serait-ce pas, par hasard,
les « multitudes » que nous portons à
l'intérieur de nous ? Qui sont ceux qui crachent
sur lui ? Ne serait-ce pas tous ces agrégats psychiques
qui personnifient nos défauts ? Qui sont ceux qui
lui mettent la couronne d'épines ? Ne serait-ce pas,
par hasard, tous ces avortons de l'Enfer que nous avons
créés ?
L'événement
de l'histoire christique n'est pas d'hier, mais d'aujourd'hui,
il est du présent ; pas simplement une chose du passé,
comme le croient les ignorants instruits. Mais ceux qui
comprennent travaillent pour la Christification.
Le
Seigneur est élevé sur le Calvaire, et sur
les sommets majestueux du Calvaire, il dit : « Celui
qui croit en moi ne sera jamais dans les ténèbres,
mais il aura la Lumière de la Vie. Je suis le Pain
de Vie, Je suis le Pain Vivant ; celui qui mange ma chair
et boit mon sang aura la vie éternelle et Je le ressusciterai
au dernier jour. Qui mange ma chair et boit mon sang demeurera
en moi et moi en lui ».
Le
Seigneur ne garde rancune contre personne... « Mon
Père, entre tes mains je remets mon Esprit ! ».
Une fois cette grande parole prononcée, on n'entendit
rien d'autre que des éclairs et des coups de tonnerre,
au milieu de grands « cataclysmes intérieurs
». Une fois accompli ce travail de l'Esprit du Feu,
le Christ (ou le « Crestos », le Christus, Vishnou,
celui qui pénètre) sera déposé
dans son Sépulcre Mystique.
Et
moi je vous dis, au nom de la Vérité et de
la Justice, que le troisième jour après cela
[...] Après cela, il se lèvera, il ressuscitera
dans l'Initié, pour transformer celui-ci en une créature
parfaite. Celui qui y arrivera se convertira, par le fait
même, en un Dieu terriblement divin, au-delà
du bien et du mal.
Ainsi,
le Christ (Notre Seigneur, l'Esprit du Feu) descend, il
veut entrer en chacun de nous pour nous transformer, pour
nous sauver, pour mettre en pièces les agrégats
psychiques que nous portons à l'intérieur
de nous, pour faire de nous quelque chose de différent,
pour nous convertir en Dieux.
Nous
devons apprendre à voir le Christ, non du point de
vue simplement historique, mais comme le Feu, comme une
réalité présente, comme « INRI
».
Il
avait, dit-on, DOUZE APÔTRES. Ces douze apôtres
sont à l'intérieur de nous-mêmes, ici
et maintenant. Ce sont les Douze Parties Fondamentales de
notre propre Être, les DOUZE PUISSANCES.
À
l'intérieur de chacun de vous, dans votre propre
Être Intérieur Profond, il y a un PIERRE qui
est en rapport avec les Mystères du Sexe ; il y a
un JEAN qui représente le Verbe, la Grande Parole,
Héru-Pa-Kroat. Il y a aussi un THOMAS qui nous enseigne
à manier le Mental. Il y a un PAUL qui nous montre
le chemin de la Sagesse, de la Philosophie et de la Gnose.
À
l'intérieur de nous-mêmes se trouve aussi un
JUDAS ; non pas ce Judas qui livre le Christ pour 30 pièces
d'argent, non ! Un Judas différent, un Judas qui
comprend à fond ce qu'est la question de l'Ego, un
Judas dont l'Évangile Secret nous conduit à
la dissolution du Moi-même, du Soi-même. Il
y a un PHILIPPE capable de nous enseigner à voyager
hors du corps, à travers l'espace. Il y a un ANDRÉ
qui nous indique avec une très nette précision
ce que sont les Trois Facteurs de la Révolution de
la Conscience : NAÎTRE, c'est-à-dire comment
se fabriquent les Corps Existentiels Supérieurs de
l'Être ; MOURIR, comment se désintègrent
l'Ego et les facteurs particuliers qui sont spécifiquement
en relation avec nous, avec chacun de nous ; SE SACRIFIER
POUR L'HUMANITÉ : la Croix de Saint André,
indiquant le mélange du Soufre et du Mercure si indispensables
pour la création des Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être au moyen de l'accomplissement du DEVOIR
PARLOK, est profondément significative.
MATTHIEU,
scientifique comme personne, existe aussi en nous et nous
enseigne la Science Pure, inconnue des scientifiques qui
ne connaissent que ce charnier des théories universitaires
qui sont à la mode aujourd'hui et qui demain tombent
dans l'oubli. La Science Pure est complètement différente
! Seul Matthieu peut nous en instruire.
LUC,
avec son Évangile Solaire, est un Prophète,
il nous indique ce que doit faire l'humanité à
l'Âge d'Or.
Chacun
des douze Apôtres est à l'intérieur
de nous-mêmes, car notre Être a Douze Parties
Fondamentales, les Douze Apôtres, ici et maintenant.
Ainsi,
ceux qui veulent parvenir à être Mages, au
sens transcendantal du terme, doivent apprendre à
se mettre en relation avec eux-mêmes, avec chacune
des Douze Parties de l'Être ; et ceci n'est possible
qu'en brûlant avec INRI les agrégats psychiques
que nous portons à l'intérieur de nous. Tant
que l'Ego existera en nous, la relation correcte avec toutes
et chacune des parties de notre Être s'avérera
impossible. Mais si nous incinérons l'Ego, alors,
oui, nous pourrons établir des relations correctes
avec nous-mêmes et avec chacun des Douze Apôtres
qui existent à l'intérieur de nous.
Ainsi,
ôtez-vous de la tête l'idée des Douze
Apôtres historiques ; cherchez-les au-dedans de vous-mêmes,
c'est là qu'ils sont ! Tout est à l'intérieur
de nous-mêmes, ici et maintenant.
L'heure
est venue d'un Christianisme plus Ésotérique,
plus pur, plus réel. L'heure est venue de sortir
de la question purement historique et de passer à
la réalité des faits.
La
CROIX du Calvaire est elle-même profondément
significative. Nous savons bien que le PHALLUS vertical
à l'intérieur du CTÉÏS formel
forme une croix. En d'autres termes, nous dirons avec emphase
que le LINGAM-YONI correctement connecté forme une
croix. C'est avec cette croix que nous avons besoin d'avancer
sur le sentier qui doit nous conduire jusqu'au Golgotha
du Père.
Ce
soir, je vous invite tous à entrer sur le Chemin
de la Christification.
N'oubliez
pas que chaque fois que le Seigneur de Compassion vient
au monde, il est haï par trois catégories d'hommes
: d'abord par les ANCIENS, les gens pleins d'expérience
qui disent : « Cet homme est fou, voyez ce qu'il apporte,
écoutez ce qu'il dit, ce n'est pas conforme à
ce que nous pensons, nous avons de l'expérience,
cet homme porte préjudice, il est nuisible ».
Deuxièmement : il est rejeté par les SCRIBES,
c'est-à-dire les intellectuels de l'époque.
Chaque fois que le Seigneur de Gloire est venu au monde,
les intellectuels se sont dressés contre lui, ils
le haïssent mortellement parce qu'il ne rentre pas
dans leurs théories, il représente un danger
pour leurs systèmes, pour leurs sophismes, etc. Et,
troisièmement, il est haï par les SACERDOTES,
parce qu'ils voient tous en lui un danger pour leurs sectes
respectives.
Ainsi
donc, au nom de la Vérité, je vous dis que
le Christ est terriblement révolutionnaire, rebelle.
Il est le Feu qui vient brûler toutes les pourritures
que nous portons à l'intérieur de nous ; il
est le Feu qui vient réduire en cendres nos préjugés,
nos idées préconçues, les intérêts
que nous avons créés, nos abominations et
même nos expériences de type personnel, etc.
Croyez-vous,
peut-être, que le Christ pourrait être accepté
par tous ces millions d'êtres humains qui peuplent
le monde ? Vous vous trompez ! Chaque fois qu'il vient,
les multitudes s'élèvent contre lui. C'est
la crue réalité des faits !
C'est
de la Semaine Sainte que je suis en train de parler... J'affirme,
au nom de la Vérité et de la Justice, que
seul le Fohat, brillant à l'intérieur de nous,
pourra nous sauver. Aucune théorie, aucun système
ne pourra nous conduire à la libération ;
ceux qui prétendent briser l'Ego à partir
de pures théories, avec le froid intellect, sont
des êtres purement réactionnaires, conservateurs,
retardataires ; ils marchent sur le chemin de la grande
tromperie.
Cette
BABYLONE que nous portons au-dedans de nous, cette Ville
Psychologique que nous portons à l'intérieur
de nous, où vivent les démons de la Colère,
de la Convoitise, de la Luxure, de l'Envie, de l'Orgueil,
de la Paresse, de la Gourmandise, etc., doit être
détruite par le Feu.
Nous
avons maintenant besoin d'élever à l'intérieur
de nous la Jérusalem Céleste. Rappelez-vous
que les fondations de la Jérusalem Céleste
sont douze et que sur chacune d'elles est écrit le
nom d'un Apôtre. Les noms des Douze Apôtres
se trouvent sur les douze fondations.
Cette
Jérusalem, nous devons l'édifier au-dedans
de nous-mêmes. Mais, ce ne sera possible que le jour
où nous détruirons par le Feu « Babylone
la Grande », la mère de toutes les fornications
et abominations de la Terre, la ville psychologique que
nous portons intérieurement. Quand nous y parviendrons,
nous érigerons la Jérusalem : la Grande «
Jérusalem Céleste », ici et maintenant,
à l'intérieur de nous-mêmes.
Je
le répète, la base de cette Jérusalem
Céleste, ce sont les Douze Apôtres. Je ne suis
pas en train de faire allusion à ceux qui vécurent
il y a 1977 ans (qui sont purement symboliques), non !...
Je suis en train de parler des Douze Puissances qui existent
à l'intérieur de nous-mêmes, les Douze
Parties de l'Être Auto-Conscientes et Indépendantes
; elles sont le fondement de la Jérusalem que nous
devons édifier à l'intérieur de nous-mêmes.
La
ville de Jérusalem a douze portes et à chacune
des douze portes se trouve un Ange ; vous devez les avoir
! Car ils représentent chacun des Douze à
l'intérieur de nous-mêmes. Et les Douze portes
sont Douze Perles Précieuses, ce sont Douze Portes
de Liberté, Douze Portes de Lumière et de
Splendeur, Douze Pouvoirs Cosmiques. Et toute la ville est
d'Or Pur, ses rues, ses avenues et ses places, l'Or de l'Esprit
que nous devons fabriquer dans la « Forge des Cyclopes
».
La
Ville n'a pas besoin de lumière extérieure,
ou de soleil extérieur, ou de lune extérieure,
parce que le Seigneur est sa lumière, et il brûlera
à l'intérieur de nous-mêmes... il est
le Feu.
Le
mur de la Grande Cité mesure 144 coudées.
Si nous additionnons ces chiffres entre eux : 1 + 4 + 4,
nous obtenons 9 (la NEUVIÈME SPHÈRE, le SEXE),
car c'est seulement au moyen de la transmutation de l'Énergie
Créatrice que nous pourrons faire brûler le
Feu en nous.
La
ville a une étendue de 12 000 stades, et cela nous
rappelle les DOUZE TRAVAUX D'HERCULE nécessaires
pour arriver à la complète Auto-réalisation
Intime de l'Être ; cela nous rappelle les DOUZE AEONS
; cela nous rappelle les Douze Apôtres.
Et
au centre de la ville se trouve L'ARBRE DE LA VIE, les DIX
SEPHIROTHS de la Kabbale hébraïque : KETHER,
CHOKMAH et BINAH, en tant que couronne séphirotique
; CHESED, GEBURAH, TIPHERETH, NETZAH, HOD, JESOD et MALKUTH,
les SEPT RÉGIONS de l'Univers.
L'Arbre
de la Vie est l'allégorie des DOUZE GRANDES RÉGIONS
COSMIQUES. Heureux celui qui parvient au TREIZIÈME
AEON, là où doit toujours être PISTIS
SOPHIA !
À
l'intérieur de la Jérusalem Céleste,
nous trouvons aussi les VINGT-QUATRE ANCIENS qui, prosternés
à terre, déposent leur couronne aux pieds
de l'Agneau ; l'Agneau Immolé est le Feu qui brûle
dans l'Univers depuis l'aurore de la Création, depuis
l'aube de cet Univers. Les Vingt-quatre Anciens sont aussi
vingt-quatre parties importantes de notre propre Être
et l'Agneau lui-même est l'Être de notre Être.
Heureux
celui qui peut se nourrir des fruits de l'Arbre de la Vie,
parce qu'il sera immortel ! Heureux celui qui peut se nourrir
de chacun de ces fruits, celui qui peut, en vérité,
se nourrir de ce courant de vie qui provient de l'Aeon 13,
jusqu'au corps humain, car jamais il ne connaîtra
les maladies et il deviendra immortel ! Mais, pour pouvoir
se nourrir de l'Arbre de la Vie, il faudra, avant tout,
avoir éliminé les agrégats psychiques.
Rappelez-vous que les agrégats psychiques, vive personnification
de nos erreurs, altèrent le corps vital, et une fois
celui-ci altéré, il endommage le corps physique
; c'est ainsi que surgissent en nous les maladies.
Qu'est-ce
qui produit les ulcères ; n'est-ce pas par hasard
la colère ? Qu'est-ce qui produit le cancer, n'est-ce
pas par hasard la luxure ? Qu'est-ce qui produit la paralysie,
ne serait-ce pas par hasard la vie matérialiste,
grossière, égoïste et fatale ?
Les
maladies sont produites par les agrégats psychiques,
les Démons Rouges de Seth, vive personnification
de nos erreurs. Lorsque tous les Démons Rouges de
Seth auront été annihilés avec le Feu,
lorsque notre Personnalité même aura été
consumée, nous nous nourrirons alors de l'Arbre de
la Vie. La vie, descendant depuis l'Absolu au travers des
13 Aeons pénétrera dans notre corps et nous
rendra immortels ; nous recouvrerons la santé et
jamais plus nous n'aurons de maladies.
Les
scientifiques, avec toutes leurs sciences pour guérir,
ne servent à rien et, s'ils guérissent, le
patient retombe malade. Il est clair que l'Ego inocule le
venin de sa morbidité et de sa pourriture à
l'intérieur des organes et il les détruit
; voilà l'origine des maladies. Les gens veulent
une panacée pour se soigner, mais tant qu'ils auront
l'Ego vivant, ils seront malades.
L'heure
est venue de comprendre qu'il nous faut brûler la
« Babylone » à l'intérieur de
nous-mêmes et édifier « Jérusalem
». Vue de loin, la « Jérusalem Céleste
» est comme une pierre de Jaspe transparente comme
le cristal... Oui ! C'est la PIERRE PHILOSOPHALE ! Heureux
celui qui obtient la Pierre Philosophale, car il se transformera
radicalement et il aura des pouvoirs sur le Feu, sur l'Air,
sur l'Eau et sur la Terre ! Un Christianisme Pur, Ésotérique,
voilà ce qu'il nous faut ! Mais un Christianisme
Vivant, non un Christianisme mort ; un Christianisme Gnostique
qui peut nous transformer radicalement. Le Mouvement Gnostique,
l'Église Gnostique, nos Études Gnostiques
Anthropologiques montreront à l'humanité le
Sentier de la Libération.
Mais
tels que nous sommes, avec l'Ego vivant, fort, robuste,
nous marchons sur le chemin de l'erreur. Nous devons apprendre
à aimer le Feu et à travailler réellement
avec les Mystères du Feu ! Ici s'achève ma
conférence de ce soir... Paix Invérentielle
!
Disciple.
Maître, quelles sont, en premier lieu, les conditions
requises pour incarner le Christ ?
Maître.
Bon, la question me paraît plutôt intéressante.
Ce qui est nécessaire, c'est autre chose que des
conditions. Indiscutablement, il est nécessaire d'avoir
fabriqué les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être et d'être en train de travailler fébrilement
à la dissolution de l'Ego animal. C'est seulement
lorsqu'on a fabriqué les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être que l'on peut se donner le luxe de recevoir
l'INITIATION VÉNUSTE. C'est, évidemment, avec
l'Initiation Vénuste que l'on obtient l'incarnation
du Christ Intime dans le coeur de l'Homme. C'est tout !
D.
Merci beaucoup Maître. L'autre question est : que
faut-il pour incarner l'Intime ou le Maître interne
?
M.
Il y a donc quelque chose qu'il faut savoir parfaitement
bien : que l'Être et l'Ego sont incompatibles. Personne
ne peut avoir une complète manifestation de l'Intime
ou de l'Être, suivant comme nous voulons l'appeler,
à l'intérieur de nous-mêmes, ici et
maintenant, s'il a l'Ego vivant. Ainsi, n'importe quel aspirant
peut avoir reçu les Huit Grandes Initiations, mais
s'il a l'Ego, l'Être ne pourra s'exprimer à
travers lui. Et c'est tout ; que cela soit très clairement
compris !
D.
Merci Maître... Le Nom Occulte est-il à l'Intime
ou au Bodhisattva ?
M.
Le Nom Occulte est celui de l'Être en Général
; de l'Être, et de l'Être de l'Être ;
prenez en compte que l'Être est l'Être, et la
raison d'Être de l'Être est l'Être lui-même.
D.
Quand le Christ s'incarne, qui l'incarne ? Quand on incarne
le Christ, qui l'incarne ?
M.
On a dit que ce sont les Hommes véritables, authentiques
qui l'incarnent. Comprenez par Hommes véritables,
ceux qui possèdent les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être. Et ils l'incarnent quand ils reçoivent
l'Initiation Vénuste, c'est l'Initiation de Tiphereth.
Indiscutablement,
beaucoup ne comprennent pas cette question... Il est évident
que personne ne pourra recevoir le Christ Intime s'il n'a
pas un « Temple » établi pour lui ; ce
« Temple » est formé, je le répète,
par les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être
; ceux qui possèdent ces « corps » sont
réellement des « Hommes ».
L'Initiation
Vénuste est pour les « Hommes », non
pour les « Animaux Intellectuels ». Seuls les
Hommes peuvent incarner le Christ Intime. Cela, à
condition de travailler fébrilement à la dissolution
de l'Ego. Alors, il vient réellement nous aider.
Il vient nous aider à l'élimination des éléments
inhumains que nous portons à l'intérieur de
nous.
Il
naît dans une « Crèche » ou «
Étable de Bethléem ». Et cette «
Crèche », cette « Étable »,
n'est simplement pas autre chose que l'homme lui-même.
Car lorsqu'il vient en nous, nous possédons encore
ces éléments inhumains du Désir et
il doit éliminer de tels éléments.
À
mesure qu'il va éliminer ces dits éléments
et sous-éléments [...], il va se développer
jusqu'à se convertir en « Homme ». Quand
il s'est converti en « Homme » véritable,
il prêche la parole, il enseigne, son Verbe résonne
de toutes parts...
Il
doit vivre le Drame Cosmique à l'intérieur
de nous-mêmes, ici et maintenant ; il doit naître
en nous, croître, se développer, se convertir
en homme et, ensuite, il doit vivre tout le Drame de la
Via Crucis, et enfin mourir et ressusciter.
Il
est inutile que le Christ soit né à Bethléem,
s'il ne naissait aussi dans notre coeur. Il est inutile
que le Christ soit mort et ressuscité en Terre Sainte,
s'il ne meurt ni ne ressuscite aussi en nous. C'est une
synthèse abrégée, car écrire
sur ce sujet signifie écrire d'énormes volumes.
Je suis en train de parler synthétiquement, brièvement...
D.
Il y a une inquiétude par rapport à l'Involution,
Maître : il y en a beaucoup qui comprennent qu'on
involue par les Règnes Animal, Végétal
et Minéral. Alors qu'une de vos récentes explications
indique qu'après avoir accompli leurs 108 vies, les
vagues humaines involuent directement dans les Mondes Infernaux,
prenant évidemment des caractéristiques animaloïdes,
végétaloïdes et minéraloïdes.
Mais, beaucoup de gens rejettent cet enseignement du fait
- disent-ils - que ce n'est pas écrit, ou que personne
n'a rien dit à ce sujet. Nous voudrions que vous
vous prononciez à ce sujet.
M.
Les gens rejettent cet enseignement de la TRANSMIGRATION
DES ÂMES (enseigné par Pythagore et par le
Seigneur Krishna, en Inde, mille ans avant Jésus-Christ),
simplement parce qu'ils sont habitués aux théories
évolutionnistes des écoles pseudo-ésotériques,
pseudo-occultistes de cette époque ténébreuse
du Kali Yuga.
Ils
n'y sont pas accoutumés parce qu'on continue à
leur répéter le Dogme de l'Évolution
tous les jours, sans aucune modification ; ils sont habitués
à de multiples sophismes de distraction, etc., et
quand on leur parle de la « Transmigration des Âmes
», il sont scandalisés, car lesdites écoles
n'enseignent pas cette doctrine. Mais, puisque notre devoir
est de dire la vérité et rien d'autre que
la vérité, nous ne voyons aucun inconvénient
à soulever le voile.
Ainsi,
il y a assez de documentation sur ce que je suis en train
de dire dans les enseignements du Seigneur Krishna en Inde
et dans la « Doctrine de la Métempsychose »
enseignée par Pythagore en Grèce. Il y a aussi
de la documentation, sur ce que nous sommes en train de
dire, dans beaucoup d'écoles archaïques de l'antiquité.
Nous ne sommes pas en train d'affirmer quelque chose «
à priori », nous ne sommes pas en train de
dire des choses empiriques. Il y a de la documentation très
sérieuse, je le répète, sur ce que
nous disons.
L'Avatar
de l'Inde, le Grand Krishna, ne se trompait pas, puisque
c'était un Avatar, un Homme Christifié, et
qu'il enseigna cette doctrine pour le bien de l'humanité.
Pythagore
ne se trompait pas non plus quand il enseigna la Doctrine
de la Métempsychose en Grèce. Et, en ce qui
me concerne, j'enseigne ce dont je suis sûr, ce que
j'ai expérimenté ; je ne suis pas en train
de répéter ce que d'autres ont dit. La Doctrine
qu'ils prêchèrent, je l'ai expérimentée,
et je l'ai très bien expérimentée.
À l'intérieur de moi se trouve celui qui s'appelle
le Kalki Avatar de l'Ère du Verseau. Lui, il connaît
la Transmigration des Âmes, non en théorie,
ni parce que d'autres le disent, mais par expérience
propre, directe, vécue. De plus, puisque j'ai la
Conscience éveillée, je peux affirmer ce que
j'ai vécu au cours de différentes éternités.
Et c'est tout !
D.
Alors, Maître, les Âmes... les êtres humains,
en accomplissant le cycle de Vie, involuent-ils directement
sans passer physiquement par l'Animal, le Végétal
et le Minéral ?
M.
Les Âmes qui accomplissent leurs 108 Existences involuent
dans les entrailles de la Terre ; elles involuent en passant
par des états animaloïdes, végétaloïdes
et minéraloïdes. Dans la Neuvième Sphère
elles se désintègrent, elles sont réduites
en poussière cosmique ; alors, ces Âmes dépourvues
de l'Ego, après avoir obtenu la désintégration
absolue de l'Ego Animal, sortent à la surface pour
commencer de nouveaux processus évolutifs qui doivent
commencer par l'état Minéral, continuer avec
le Végétal, se poursuivre avec l'Animal, jusqu'à
reconquérir l'État Humain qui, autrefois,
s'était perdu.
Lors
de leur retour à l'État Humain, on assigne
de nouveau à ces Âmes 108 Existences. Et, évidemment,
ce que l'on recherche avec la descente dans les Mondes Infernaux,
c'est précisément libérer l'Âme,
l'Essence, la Conscience qui est embouteillée, enfermée,
emprisonnée dans tous les agrégats psychiques
qui par eux-mêmes constituent l'Ego.
Si
on ne désintégrait pas ces Egos, l'Âme
ne pourrait être libérée. Ainsi, la
Grande Loi a donc permis d'établir, à l'intérieur
de chaque planète, le Monde Minéral submergé
pour que les Âmes puissent y être libérées
: elles peuvent donc être délivrées,
pour que le matériel psychique puisse être
restauré. Ainsi, le matériel psychique, l'Âme
en soi, peut s'échapper des agrégats psychiques
grâce à la désintégration de
ces derniers dans la Neuvième Sphère.
Il
y a deux façons de libérer la Conscience,
l'Âme. L'une : détruire les agrégats
psychiques ici-même et maintenant. Nous pouvons faire
cela en travaillant sur nous-mêmes quotidiennement,
d'instant en instant, de moment en moment. Et l'autre :
si nous ne sommes donc pas capables de désintégrer
les agrégats psychiques, alors la Conscience Cosmique
a disposé pour cela des Mondes Infernaux. Là,
dans les entrailles des Mondes Infernaux, la Nature se charge
de désintégrer ces agrégats au moyen
de forces internes centrifuges. Une fois les agrégats
désintégrés, la Conscience, l'Âme,
se retrouve libre, elle revient, au retour, à l'état
d'innocence, elle redevient innocente, pénètre
dans l'Éden pour démarrer de nouveaux processus
évolutifs qui recommenceront par l'état Minéral...
D.
Bien Maître, merci beaucoup. Cet éclaircissement
est nécessaire, car les étudiants ont toujours
cru que l'être humain, après les 108 Vies,
passe par le chien, le rat, l'araignée et par toute
cette série d'animaux qui sont mal considérés,
c'est-à-dire qui vivent ici, à la surface,
dans les étapes évolutives ; alors cette confusion
existe chez beaucoup d'étudiants, chez un grand nombre
; alors, nous vous remercions pour cet éclaircissement.
Maintenant, il y a une inquiétude concernant un frère
gnostique qui, au cours de ses méditations et de
ses pratiques, s'est mis en contact avec une certaine entité,
dont nous ne savons pas si elle est positive ou négative,
mais il l'appelle « le roi des sept mers ».
Elle l'informe, lui parle, l'oriente et l'aide à
faire des guérisons et des choses de ce style. Nous
voudrions que vous nous éclairiez, Maître.
M.
Eh bien, chacun peut se donner le luxe de penser comme il
veut. La crue réalité des faits, c'est que
tant que l'on n'a pas la Conscience éveillée,
objective, tant qu'elle n'a pas été libérée
des agrégats psychiques, on n'est pas un investigateur
compétent de la vie dans les Mondes Supérieurs
et personne ne peut rien savoir sur l'Être, sur le
Réel, sur la Divinité, etc.
Avant
tout, il faut la désintégration absolue des
divers éléments inhumains que nous portons
à l'intérieur de nous. Une fois cela obtenu,
certes, la Conscience devient objective ; cela obtenu, on
arrive véritablement à expérimenter
le Réel ; cela obtenu, on se convertit en investigateur
compétent de la vie dans les Mondes Supérieurs.
Mais
il existe par ici beaucoup de subjectivité. Il y
a beaucoup de gens qui, sans avoir détruit l'Ego,
sont déjà des investigateurs, sont déjà
des Mahatmas, communiquent déjà avec les Dieux,
etc., et tant d'autres bêtises... Ce sont de pauvres
gens à la psyché subjective : malheureusement,
ils existent.
D.
Que pouvez-vous nous dire en ce qui concerne « Le
Roi des sept mers ? »
M.
Eh bien ! Qu'est ce que c'est que « le Roi des sept
mers » ?... D'où sortent ces choses ? Les océans
sont peuplés de millions de Consciences Atomiques.
Et c'est tout ! Il y a aussi des Néréides
dans l'étendue des mers, des Ondines, des Sirènes.
Et de cela, précisément Frank Hartmann en
parle amplement dans son livre intitulé « Les
Élémentaux ». Mais, en ce qui concerne
« le Roi des sept mers », ces choses sont des
bêtises. Nous avons parlé des Devas. Il y en
a beaucoup dans toutes les mers. Des créatures de
l'Eau abondent en masse jusque dans les rivières,
dans les lagunes. Soyons sérieux dans l'investigation,
mais on ne peut être sérieux si on n'a pas
la Conscience objective.
D.
Serait-ce une entité qui se fait appeler ainsi ?
M.
Bon, cela ne m'intéresse pas. Là... sont des
choses si subjectives que, franchement, cela ne m'intéresse
pas de m'occuper de ces choses.
D.
Merci beaucoup Maître.
D.
Selon ce qu'ont dit certaines personnes, les enfants qui
naissent actuellement ne sont pas issus de la Transmutation,
mais en ce qui me concerne je pense que s'il y a union sexuelle
avec la transmutation sans écoulement, alors, comment
peut-on appeler ces enfants de chasteté ?
M.
Ce mot « Chasteté », est très
difficile, tu sais ! Calculez : « Chas-te-té
». C'est difficile de rencontrer cela. Je crois que
même les Mahatmas les plus exaltés du Ciel
n'ont pas la Chasteté. Arriver à la Chasteté
Absolue est quelque chose de très di-ffi-cile. Il
est nécessaire d'avoir obtenu l'Annihilation Bouddhique.
Un
homme peut s'avérer, apparemment, très chaste,
ici, dans le Monde Physique, vivre en accord avec toutes
les règles de la chasteté, transmuter incessamment
le sperme sacré en Énergie Créatrice,
etc., et tant d'autres choses, mais il n'est pas chaste
pour autant ; si on le soumet aux épreuves dans les
Mondes Internes, c'est-à-dire si on le soumet à
une épreuve dans le Subconscient, dans le Préconscient,
dans l'Infraconscient, dans l'Inconscient, vous verrez qu'il
échoue. C'est très bien qu'il transmute, c'est
extraordinaire, merveilleux et loué soit-il parce
que c'est par ce chemin que se réalise le Grand Oeuvre.
Mais,
de là à être chaste, il y a une certaine
différence, oui, et très grande. Même
les saints les plus saints, si on les soumet à des
épreuves dans les 49 niveaux du Subconscient pour
voir s'ils en sortent chastes, je suis sûr qu'ils
n'en sortent pas chastes. Ils pourraient réussir
à être chastes jusque dans les 48 Régions
du Subconscient, mais dans la 49ème ils échoueraient.
D.
Alors, comment nommer précisément les enfants
qui naissent mais qui ne proviennent pas de l'écoulement
?
M.
Alors, ce sont simplement des spermatozoïdes sélectionnés
et c'est tout ! Il est clair que si on ne renverse pas le
« Vase d'Hermès Trismégiste »,
le « Trois Fois Grand Dieu Ibis Thot », n'importe
quel spermatozoïde à maturité peut s'échapper
des glandes endocrines sexuelles pour féconder un
[...] Non, non, non, non, car le fait d'arriver à
être chaste, c'est très di-ffi-cile. Je t'ai
déjà dit que même les saints les plus
grands du Ciel qui se croient chastes, si on les éprouve
pour voir, si on les soumet à des épreuves
dans les 49 Régions du Subconscient, ils peuvent
s'avérer chastes dans quelques régions, mais
pas dans toutes.
D.
On me pourrait pas alors les appeler « Enfants de
Transmutation » ?
M.
Comment voulez-vous les appeler ? Si ce n'est pas le cas.
Des « enfants », et n'en parlons plus. De quoi
nous enorgueillissons nous tant ? Alors, parce qu'un petit
enfant est né sans qu'il soit nécessaire de
renverser le Vase d'Hermès, c'est déjà
un Surhomme ou un Dieu, ou quoi ? Non ! C'est « un
enfant » comme un autre. C'est tout !
C'est
le fait que nous nous aimons trop nous-mêmes qui nous
fait penser qu'en naissant sans qu'il soit nécessaire
de renverser le Vase d'Hermès, un enfant est déjà
un Dieu. Pourquoi ? À cause de l'Amour Propre que
nous étendons aussi à l'enfant ; si nous ne
sommes rien de plus que de pauvres idiots, nous pensons
que l'enfant sera ce que nous n'avons pas pu être.
C'est de l'Amour Propre et rien d'autre ! Nous nous aimons
trop nous-mêmes.
D.
L'Orgueil...
M.
L'Amour Propre. Le Moi de l'Amour Propre est très
développé chez tout le monde. Nous avons tous
été fabriqués en accord avec l'Amour
Propre. Et tout cet « amour » que nous disons
ressentir pour nos semblables, nos amis, nos frères,
la femme ou les enfants, n'est pas autre chose qu'une extension
de l'Amour Propre et c'est tout !
C'est-à-dire
que nous menons une vie trop fausse ; nous ne nous voyons
jamais tels que nous sommes. Nous pensons toujours que nous
sommes ce que nous ne sommes pas. Et, bien que nous disions
que nous sommes et nous sommes et nous sommes, nous ne serons
jamais plus que ce que nous sommes, parce que nous sommes
toujours ce que nous sommes...
D.
Très bien, nous remercions le Vénérable
Maître pour ses réponses à ces questions
très inquiétantes.
M.
[...] Des os et un poignard ensanglanté dans la main
droite... « Un bon accueil ! ». Comment ce type
d'accueil vous paraît-il ?
D.
Un peu lugubre.
M.
Ah ?
D.
Un peu macabre...
M.
Alors, macabre !
D.
On croit que c'est quelque chose de ténébreux.
M.
C'est clair ! Et ensuite on demande au néophyte,
ils lui demandent... Un moine :
-
Bon, et vous, que voulez-vous ? Voulez-vous l'Adeptat ou
voulez-vous vous retirer tout de suite de cet Univers ?
-
Maître, ce que je veux, c'est ne pas revenir dans
ce monde, partir d'ici et ne jamais revenir...
-
C'est ce que vous voulez ?
-
Oui, c'est ce que je veux
-
Bien, prononcez cette parole » (ils lui donnent un
mantra).
Bien
entendu, le néophyte la prononce et, en la prononçant,
il tombe, mort, instantanément. Ils le désincarnent
ici même. Ensuite, une fois qu'il est désincarné,
ils l'instruisent, dans les Mondes Internes, sur la désintégration
de l'Ego. Et avec l'aide de la Mère Divine Kundalini,
il va donc désintégrer l'Ego dans les Mondes
Internes. Le jour où il a accompli la désintégration
de l'Ego dans les Mondes Internes, l'Essence reste alors
libre, convertie en ce qu'elle est : un élémental
de la Nature (car c'est ce qu'elle est) ; et, en tant qu'élémental,
elle plonge pour toujours au sein de l'Éternel Père
Cosmique Commun. Elle s'enfonce en tant qu'Élémental,
en tant que simple Élémental de la Nature.
D.
Maître, et s'il choisit l'Adeptat ?
M.
S'il choisit l'Adeptat, alors ils l'emmènent dans
une cabane dans la montagne ; il doit dormir là.
À minuit, il entend quelques trompettes macabres
(ces trompettes sont faites de vrais os de cadavres) ; un
Maître Bhon s'approche de lui et lui conseille de
« ne pas suivre ce chemin qui est très dangereux
; il vaut mieux qu'il se résolve à suivre
le chemin que suivent, par exemple, ceux du Sentier en Spirale,
Nirvanique, parce qu'ils ont, ainsi, des Paradis déterminés,
etc., de ne pas continuer sur le Chemin Direct » plus
amer que le fiel...
Mais,
si le disciple insiste pour l'Adeptat et le Chemin Direct
qui conduit à l'Absolu, ils invoquent alors les Mois
ici-même. Ils ont des formules pour matérialiser
physiquement ses propres Mois ; ils matérialisent
physiquement tous ses Mois. Et ils le laissent là,
seul, dans la cabane, luttant contre tous les Mois.
Si,
par hasard, il arrive à survivre (cela, il faut savoir
si on peut le faire), car le plus sûr c'est qu'il
meure, que ce soit pendu ou torturé ou ce que vous
voudrez, mais si, par hasard, il vit pour raconter l'histoire
à ses petits enfants, alors il connaît bien
ses Mois, il sait bien qu'il doit les désintégrer
et comment il doit travailler pour les réduire en
poussière.
D.
Maître, et avec quoi se défend l'Adepte ?
M.
Avec sa propre foi et sa Conscience, rien de plus...
D.
Rien de physique ?
M.
Rien !
D2.
Des Conjurations ou pas ?
M.
S'il les sait, eh bien, il récite tout ce qu'il sait.
Il ne lui reste pas d'autres remèdes.
D.
Et ils l'attaquent alors physiquement ?
M.
Physiquement ! Car ils les lui matérialisent physiquement...
D.
Ils se lancent sur lui et l'attaquent ?
M.
C'est clair que oui, car ils lui matérialisent tous
ses démons ici-même.
D.
Alors, ce ne serait pas surperflu de connaître le
Kung-fu et le Karaté.
D2.
Ouuhhh, le Maître dit qu'ils connaissent, dans ces
endroits... Ils connaissent le judo...
M.
[...] Des formules et, plus tard, la Magie Sexuelle (la
Magie Sexuelle enseigne tout le Tantrisme), cela vient ensuite
: tous les systèmes tantriques et toute la Science
des Tantras. Ils enseignent tous les Tantras, la Magie Sexuelle.
Après
tout cela, s'il n'a pas de Prêtresse ou d'Épouse,
alors ils lui en amènent rapidement une : «
La voici, pour que tu travailles ! ». Le disciple
commence alors à travailler dans la Neuvième
Sphère ; mais, s'il lui arrive de renverser le Vase
d'Hermès, voyez [il fait signe avec le doigt de se
couper le cou] : fuisshh, ils lui « font la peau »
sur le champ ; ils ne lui pardonnent pas de s'être
moqué d'eux. Ils considèrent cela comme un
manque de respect envers le Temple et envers eux.
D.
Maître, connaissez-vous le cas d'un Adepte qui aurait
passé cette épreuve ?
M.
Non, quelques Bhons ; et encore, ils se comptent sur les
doigts d'une main et il reste des doigts...
D.
Et pourquoi utilisent-ils cette manière, Maître
?
M.
Ils suivent des coutumes très anciennes ; ils sont
ainsi, drastiques, violents, depuis des temps immémoriaux
; ils ont toujours été ainsi.
D.
Sont-ils des Maîtres complètement réalisés
?
M.
Mais ils sont violents. Ils ne connaissent pas « les
eaux tièdes » ; là-bas, il n'y a de
considérations pour personne. Dans un Monastère
Bouddhiste Bhon, on doit se déterminer pour la vie
ou pour la mort. Ils ne connaissent pas de demi-mesures
; ils ne connaissent pas autre chose, ils conservent des
systèmes archaïques et rien d'autre ne leur
importe et ils ne veulent rien savoir d'autre. C'est pour
cela que Blavatsky les a confondus avec des Mages Noirs.
Elle les qualifia de « mages noirs » ; ce n'est
pas qu'ils soient noirs... Non, ils ne sont pas «
noirs », il s'avère qu'ils sont violents...
D.
Drastiques !
M.
Drastiques, radicaux, ils n'y vont pas de « main morte
».
D.
C'est leur idiosyncrasie.
M.
C'est leur manière d'être et personne ne les
sortira de là. Ils sont ainsi et c'est tout.
D.
Même si c'est un Adepte ?
M.
Oui, car ils sont ainsi ; c'est une École...
D.
On voit la même chose dans le Matérialisme,
des gens qui sont drastiques en tant que matérialistes
[...] les chinois [...]
M.
Eh bien, là-bas, il n'y a pas de matérialistes,
car les chinois de Mao ne sont pas non plus matérialistes.
Là-bas, il n'y a pas de matérialisme. Mao
non plus n'était pas matérialiste. Lisez la
poésie de Monsieur Mao pour voir : un pur chant aux
Dieux ! Révérence et culte aux Dieux. Là,
il n'y a pas de matérialisme ; ça, ce sont
des choses du monde occidental...
D.
Cela ne paraît-il pas une contradiction avec le fait
qu'il ait été marxiste ?
M.
Qui ?
D.
Lui
M.
Mais, il n'a pas suivi la Dialectique Marxiste, il n'a rien
utilisé d'autre que le système économique
et c'est tout. Il a occupé les autres avec son...
D.
Alors, ce n'était pas sa philosophie ?
M.
Sa philosophie était une espèce de Taoïsme
ou de Bouddhisme libre et c'est tout... Ou Bouddhisme libre.
D.
Maintenant, il y a peu de temps, ils étaient en train
d'employer une politique de critique contre l'enseignement
de Confucius ; alors, à partir de cela, ils travaillaient
dans le domaine économique et c'est tout. Alors,
ici on est embarrassé et on a du mal à croire
et à être d'accord avec ce que vous avez dit,
on croit qu'il était plutôt opposé à
Confucius.
M.
Non, c'est une espèce de révolution culturelle,
mais ils ne sont pas, à proprement parler, matérialistes,
ils sont... tous les gens du Monde Oriental sont, au fond,
entièrement spirituels, du pur spiritualisme ; ce
sont des gens différents, qui ne sont pas compris
par les Occidentaux.
D.
Maître, si un Gnostique entre dans ces Monastères
Bhons, il ne reste, parmi nous, aucun survivant, n'est-ce
pas ?
M.
Eh bien, Il est difficile que quelqu'un, parmi les Gnostiques,
reste vivant. Les Gnostiques ont l'habitude, si on leur
dit une petite parole dure, de se sentir aussitôt...
ils ont aussitôt du ressentiment, comme des enfants
réprimandés, avec une seule petite parole.
Alors, comment se comporteraient-ils avec les Bhons ? Qu'en
pensez-vous ?
D.
Ils sortiraient en courant !
M.
Dans le Monde Oriental, les choses sont différentes.
Par exemple, dans ces pagodes bouddhistes du Japon, si on
ne garde pas la posture correcte, le Moine arrive et pan
! Il nous fouette avec la baguette, avec le bâton
; ils nous attrapent pour nous donner la bastonnade...
D.
Et cela est-il normal au Japon ?
M.
Et dans tout le Monde Oriental. Demandez à M.A.N.,
ils lui ont donné des coups de bâton ; Au Japon,
ils lui ont donné des coups de pelle, pan !...
D.
[...]
M.
Pour n'importe quelle bêtise, parce qu'il ne garde
pas la posture, parce qu'il n'est pas comme il doit être,
finalement, n'importe quelle chose est un motif plus que
suffisant. Un Moine demanda par exemple :
-
« Maître, quelle est la nature du Vide Illuminateur
? »
Alors,
le Maître attrapa la baguette qu'il avait, la crosse,
et pan ! Il lui donna un coup, ici, sur la bouche, avec
sa crosse. Ici, dans le Monde Occidental, les disciples
auraient peur que le Maître leur donne un coup. Là-bas,
en Orient, c'est normal. Mais il est clair que ces méthodes
sont trop drastiques. Comme, par exemple, celles de cette
école de Bhons, car il me semble qu'elle n'est plus
faite pour notre époque. Elle a pu avoir accompli
quelques finalités merveilleuses à une époque
lointaine, mais, pour notre époque, elle est passée
de mode, n'est-ce pas ?
D.
Peut-on arriver ainsi à l'Absolu ?
M.
Comment ?
D.
L'un d'entre-eux peut-il, avec ces méthodes, arriver
à l'Absolu ?
M.
À l'Absolu ?... Celui qui désintègre
l'Ego arrive à l'Absolu. Mais, qu'il soit Bhon ou
non, ce qui importe, c'est de le désintégrer.
Eux, ils sont ainsi, drastiques. Par contre, l'École
des Dad-Dugpas, elle, est différente. Nous avons
déjà parlé de « l'homme aux gants
verts ». Ce sont des adorateurs de l'Ego, ils rendent
un culte aux Mois, c'est pour cela qu'ils ont attaqué
Gurdjieff. L'« homme aux gants verts » a attaqué
Gurdjieff ; c'est clair.
D.
Était-il allemand ou de l'Inde ?
M.
Qui ?
D.
Ce monsieur aux « gants verts » ?
M.
Tibétain !
D.
Dans le livre [...]
M.
C'était un homme du clan des Dad-Dugpas, un Dugpa
; mais Hitler lui fit un accueil unique en son genre et
le considéra comme l'homme qui apportait les clés
du Royaume d'Agartha où vivent les Dieux Aryens.
Tout le peuple Allemand se mobilisa pour recevoir l'«
homme aux gants verts » ; Et c'était un Dugpa,
un « mage noir » terrible ! C'est pour cela
qu'il attaqua Gurdjieff, pour cela ! Ne voyez-vous pas que
Gurdjieff est contre l'Ego ? Et cet homme ne put permettre
que l'on parle contre l'Ego, car c'était un «
mage noir ». Un « mage noir » est un «
mage noir », c'est clair. Pour le « mage noir
», les Mois sont des valeurs extrêmement riches.
Ils s'occupent exclusivement de fortifier ces Mois... de
les fortifier, et ils les fortifient terriblement et ils
les appellent « leurs valeurs »... Pour eux,
ce sont « leurs valeurs », « leurs valeurs
les plus riches »... Ils ont leur corps de doctrine
à leur manière ; ce sont les « mages
noirs »...
D.
[...]
M.
Bien, il y eut une époque [...] Ainsi, l'«
homme aux gants verts » était du Clan du Dad-Dugpa...
D.
Était-ce lui qui guida Hitler ?
M.
Hitler était un disciple de Gurdjieff. C'est pourquoi,
un jour, Hitler a dit : « je connais le Surhomme,
je l'ai vu, il est terriblement cruel ; moi-même j'ai
eu peur »... Beaucoup ont pensé qu'il se référait
à l'« homme aux gants verts », non !
Il se référait à Gurdjieff.
D.
Maître, et depuis quelle époque Hitler connaissait-il
Gurdjieff ?
M.
Presque depuis la veille de la Seconde Guerre Mondiale...
à la veille de la Seconde Guerre Mondiale...
D.
Alors, il connaissait certains aspects ésotériqnes,
non ?
M.
Hitler ? Oui.
D.
Hitler a-t-il connu l'Arcane, Maître ?
M.
Oui...
D.
Avec Eva Braun ?
M.
Oui... Il n'y a aucun doute qu'il travailla avec Eva Braun.
Hitler voulait suivre réellement le Chemin du Surhomme,
mais j'ai compris que le clan du Dad-Dugpa le fit dévier
et le poussa à s'engager sur le Chemin Noir... C'est
ce que j'ai compris... C'est ainsi... Maintenant, la Doctrine
de Gurdjieff n'est pas la propriété de Gurdjieff
; il l'a sortie du Tibet, elle vient des Tibétains.
En Orient, elle reçoit une dénomination ;
au Tibet, cette Doctrine s'appelle la « DOCTRINE DES
MULTIPLES », propriété de... elle est
tibétaine.
Et
Gurdjieff est allé étudier au Tibet et c'est
là qu'il apprit la Doctrine. Elle n'est pas de Gurdjieff
; ce qu'il enseigna est Tibétain, cela vient du Tibet,
parce que Gurdjieff fut un Lama Tibétain.
Maintenant,
cela ne veut pas dire, non plus, que les Tibétains
soient les détenteurs exclusifs de la Doctrine des
Multiples ; la Doctrine des Multiples fut enseignée
en Égypte ; je l'ai enseignée en Égypte,
je l'ai enseignée sur la terre des Pharaons, en Égypte
: la Doctrine des Multiples... Seulement, nous, en Égypte,
nous appelions les Mois autrement ; au lieu de dire Moi,
nous disions simplement « LES DÉMONS ROUGES
DE SETH ». Et nous voulions que l'Essence, à
laquelle nous avions aussi ajouté le titre de HORUS,
soit libérée des Démons de Seth.
Ainsi,
cette Doctrine était aussi connue dans les Mystères
d'Éleusis, dans les Mystères de Samothrace,
de Troie, de Rome, de Carthage, etc., donc, elle n'est pas
la propriété d'un seul homme. Je suis en train
de l'enseigner comme je l'ai vécue ; mais si je disais
que cette Doctrine est exclusivement mienne, je trahirais
aussi la vérité ; cette Doctrine n'est l'exclusivité
de personne. On va l'enseigner à mesure que l'on
va la vivre ; c'est conformément à la façon
dont je vais la vivre, dont je l'ai expérimentée
et vécue, que je l'enseigne à tous les frères.
Et c'est tout.
D.
Maître, et ce nouveau mouvement de « Krishna
Hare Hare » qu'est-ce... ?
M.
Nous ne nous prononcerons en aucune manière contre
la Religion de Krishna. La Religion de Krishna est très
sage. Mais, malheureusement, la Religion de Krishna n'est
pas comprise actuellement, pas même par ses propres
coreligionnaires. Ceux qui enseignent la Religion de Krishna,
réellement, bien qu'ils croient la connaître,
ils ne la connaissent pas. Car, pour pouvoir connaître
la Doctrine de Krishna, il faut la vivre. En outre, Krishna
a enseigné quelque chose que les adeptes de Krishna,
actuellement, ne savent pas : KRISHNA ENSEIGNA LE TANTRISME
ET LES TANTRAS, Krishna enseigna LA DOCTRINE DE LA TRANSMIGRATION
DES ÂMES ; et ces sympathisants de la Religion de
Krishna ne connaissent ni la Doctrine de la Transmigration
des Âmes, ni le Tantrisme...
D.
Pardon, Maître, on vous demande au téléphone...
M.
On me demande au téléphone ?
D.
Oui, on vous demande...
M.
Bien, je suis occupé en ce moment (c'est pourquoi,
je ne me laisse pas mener mécaniquement), dis-lui
que je suis occupé, réponds-lui...
De
sorte que Krishna enseigna une Doctrine Merveilleuse, il
enseigna le Tantrisme... le Tantrisme, et il enseigna la
Doctrine de la Transmigration des Âmes. Que savent
maintenant les gens sur cela ?
D.
En tout cas, Maître, vous savez que les Krishnas ont
[...]
M.
Ils ont la principale série de Mantras qui sont ceux
qui disent : « Hare Krishna, Hare Krishna, Hare Hare,
Krishna Krishna, Hare Hare, Rama Rama, Hare Hare, Rama Rama
» et je ne sais quoi d'autre. Bon, au total oui, ces
mantras sont très bons (je ne dis pas le contraire,
comme Mantras, ils sont très bons, et ils servent
à sortir en Astral), mais savent-ils le sens de cela
? Ils ne le savent pas. Connaissent-ils le Tantrisme ? Ils
ne savent rien sur le Tantrisme. Connaissent-ils la Transmigration
des Âmes ? Ils n'en savent rien.
D.
Maître, pardonnez-moi, mais c'est urgent... (il va
au téléphone).
D.
[...] C'est un Grand Maître ?
M.
Le DALAÏ-LAMA est, pour ainsi dire, l'Autorité
Théocratique du Tibet... théocratique... mais
le Dalaï-Lama n'est pas actuellement au Tibet ; il
vit au nord de l'Inde.
Il
a dû fuir avec l'arrivée des communistes Chinois,
de sorte qu'il vit maintenant au nord de l'Inde. C'est donc
un Maître Auto-réalisé et complet ;
ce n'est pas n'importe quel profane ni un simple mandarin,
mais un Maître...
D.
Est-ce que ça veut dire que tous les dirigeants du
Tibet ont été des Maîtres ?
M.
Bon, il ne faut pas exagérer, tu sais ? Nous devons
être mesurés... Mesurés...
D.
Mais, pour le moins, dans le cas de ce Dalaï-Lama,
oui, il est comme un [...]
M.
Le cas de ce Dalaï-Lama, oui, c'est un Maître
Auto-réalisé et Conscient. Un jour, j'ai reçu
précisément la visite du Dalaï-Lama.
J'étais dans les Mondes Supérieurs et j'ai
résolu de discuter avec lui ; il est venu à
moi et nous avons discuté ; il voulait me consulter
(ou consulter celui qui est à l'intérieur
de moi, puisque mon insignifiante personne ne vaut rien).
Je lui fis cette réponse :
-
Bon, je répondrai, tu pourras me consulter, mais
dans le Monde Physique, pas ici ; si tu peux pénétrer
dans le Monde Physique, nous parlerons dans le Monde Physique,
de personne à personne. Il accepta le défi
; je dis :
-
C'est bien, Vénérable Maître, je vais
passer au Monde Physique.
-
Bien, nous parlerons là-bas...
Et
je suis revenu et me suis remis dans mon corps. Lorsque
je me suis remis dans mon corps, que je me suis bien réincorporé
et tout, j'ai dit : « Bon, nous allons maintenant
voir ce qui va arriver, voyons ce qui se passe »...
Il n'y avait qu'une chaise près du lit... Nous allons
voir ce qui se passe... J'attendais... Tout d'un coup un
homme est entré dans la chambre...
D.
Ici, dans votre maison ?
M.
Dans une autre maison, dans le quartier sud où nous
vivions auparavant... Accompagné de deux autres Lamas
; ce Lama, le Dalaï, imposant, merveilleux, est entré,
il a salué...
-
Assieds-toi mon frère, lui dis-je.
Il
n'y avait qu'une chaise et il s'assit là ; les deux
autres se placèrent de chaque côté de
lui. Je lui dis :
-
Je te félicite d'avoir tenu paiole ; ici, dans le
Monde Physique, nous pouvons parler.
-
Parfaitement !
J'ai
crû qu'ils allaient me parler de sujets politiques
ou de choses de ce genre ; non ! Il s'agissait de consultations
personnelles du Dalaï-Lama et des deux autres Moines
qui l'accompagnaient (de hauts Mages Tibétains).
Par
contre, j'ai observé attentivement le Dalaï
: un Adepte à cent pour cent ! au sens le plus complet
du terme. Merveilleux !
J'ai
parlé avec lui de ce dont je devais parler ; ensuite,
nous nous sommes séparés aimablement ; ils
sont partis, il s'est submergé dans l'Astral pour
aller en Inde. Le Dalaï-Lama fait cela !...
D.
Et Lobsang Rampa, Maître ?
M.
Lobsang Rampa, c'est un Maître qui a pour objectif
de susciter la curiosité des gens, pour voir comment
attirer les gens vers l'Ésotérisme. Il a fait
quelque chose, et beaucoup sont venus à la Gnose
grâce à Mardi Lobsang Rampa, c'est pourquoi
[...] Mardi Lobsang Rampa. Cela ne signifie pas que quelqu'un
peut s'auto-réaliser avec les Enseignements qu'il
donne, mais, pour le moins, il suscite l'inquiétude
spirituelle pour que les gens cherchent la Doctrine.
D.
Maître, vous avez dit un jour que lorsque le Dalaï-Lama
retournera en Chine [...]
M.
Oui, lorsqu'il m'appartiendra de revenir (écoutez
le terme : Revenir) au Tibet, alors le Dalaï-Lama y
sera déjà [...]
D.
[...]
M.
La Chine va subir de fortes convulsions politiques et, à
la fin, elle devra se retirer de l'Himalaya. Exactement,
on travaille durement pour réussir à ce qu'elle
se retire bientôt de l'Himalaya. On travaille très
durement. Les différents moines tibétains
sont très occupés ; et ils devront finalement
se retirer. Il y a déjà des forces qui sont
en train de provoquer le retrait des forces du communisme,
des Chinois du Tibet. Ils se retireront bientôt, les
forces sont déjà en action ; ils devront partir
de l'Himalaya et laisser alors le Tibet en paix. C'est intéressant...
Le
pays du Tibet a été envahi, non pas une fois,
mais plusieurs fois. Un jour, c'était un groupe qui
vivait en sainte paix (lors de l'invasion de l'Angleterre,
qui fut l'une des premières invasions) ; le Tibet
souffrit beaucoup. On a su dans le pays des Lamas, là-bas
en Asie, qu'une armée anglaise faisait route vers
le Tibet pour l'envahir.
Naturellement,
le peuple se réunit pour prendre des mesures ; il
était déjà en train d'organiser une
armée pour combattre les envahisseurs (les envahisseurs
anglais), mais quelque chose d'imprévisible arriva
: à cette époque, il existait, au Tibet, un
groupe de sept Individus Sacrés. L'un d'eux (le plus
important, le chef, l'héritier des antiques connaissances
de TSONG-KHA-PA) se présenta en pleine assemblée
et dit :
-
« Mesdames, Messieurs, les enfants [...] recevons
les envahisseurs les bras ouverts. Ce n'est pas juste que
nous combattions qui que ce soit ; ils sont aussi des fils
de l'Eternel Père Cosmique Commun, ce sont nos frères
; nous n'avons pas de raison de les tuer, c'est absurde
de répandre le sang »...
Bien
sûr, tous le respectaient car c'était l'un
des sept Individus Sacrés. Plus tard, lui-même
s'engagea à sortir à la rencontre des anglais
pour leur souhaiter la bienvenue. Et il partit leur souhaiter
la bienvenue... Qu'arriva-t-il ? Ils lui tirèrent
dessus, ils le tuèrent [...] alors, la marche de
toute cette armée d'envahisseurs se poursuivit en
direction du Tibet. Cela fut très grave. Alors, bien
sûr, il commit une erreur très grave...
Il
aurait été facile, très facile de stopper
cette armée. Rendez-vous compte qu'ils devaient passer
par des lieux tels que des gorges entre des montagnes où
il y a des rochers en quantité ; il aurait suffi
de les laisser arriver dans l'une de ces gorges et de faire
rouler tous ces rochers, et aucun d'entre-eux n'aurait survécu
; ils en auraient bien terminé avec l'armée
d'envahisseurs !
Mais
ce Saint « s'est mis le doigt dans l'oeil jusqu'à
l'omoplate », car les anglais s'emparèrent
du Tibet ; ils tuèrent, pillèrent, incendièrent,
firent tout ce qui leur chantait avec le peuple... Un peuple
qui ne s'occupait de personne, fut attaqué par ces
anglais...
D.
Maître, cela serait-il une vertu mal utilisée
?
M.
Une vertu hors de sa place. N'importe quelle vertu, aussi
belle soit-elle, si elle est hors de sa place, cause des
dommages. Ce qui convenait ici, c'était de combattre
les envahisseurs, de les détruire ; organiser une
armée pour les combattre, c'est clair.
D.
La Loi permet-elle cela ?
M.
Mais bien sûr ! Toi, en tant que chef de famille,
si tu es avec ta femme, tes enfants et tout, dans une maison
et qu'un groupe de bandits vient pour les attaquer : que
fais-tu ? Tu vas laisser tuer ta femme et tes enfants ?
D.
Je leur donne des coups de bâton...
M.
Ou que fais-tu ?
D.
Je leur donne des coups de bâton [il répète].
M.
Tu ne vas pas les bénir. Pendant qu'ils sont en train
de violer ta femme et de tuer tes enfants, tu dirais : «
Oh, petits bandits, écoutez, ne faites pas cela sinon
le Karma vous châtiera »... Tu dois donc défendre
ta femme, tes enfants et tout le monde...
D.
Employer les mêmes armes qu'eux ?
M.
Ton devoir est de te battre et de mourir dans la lutte ;
en luttant, comme les hommes, sur le lieu de bataille. Voilà,
ce qu'il faut faire.
D.
Maître, et MILAREPA, est-ce un Maître encore
vivant ou bien désincarné ?
M.
Il a désincarné, il y a longtemps.
D.
Était-il un Grand Maître ?
M.
Celui-ci, le Nirvana l'a avalé.
Bien,
de sorte qu'alors, messieurs, il faut accomplir son devoir.
Bien sûr, le plus grave dans l'histoire, c'est que
le chef en personne de tout le groupe des sept mourut et
qu'il avait les trésors laissés par Tsong-Kha-Pa.
Alors, les autres restèrent sans ces trésors,
évidemment ; ils voulurent pratiquer le SACREMENT
ALMOADZIEN, mais c'était déjà trop
tard.
A
cet effet, chacun recueillit une certaine quantité
de sang avec une seringue ; ils mélangèrent
ensuite ce sang, l'injectèrent au mort, car ils avaient
réussi à aller ramasser le cadavre [...] rien
du Sacrement Almoadzien, cela provoqua plutôt certaines
forces qui furent terribles : ils incendièrent même
[...]
D.
[...]
M.
Bon, si c'est un Maître, par exemple, qui doit se
désincarner, alors, avant de se désincarner,
il mélange le sang de tous ses disciples dans une
coupe ou un calice et il mélange son sang avec le
leur. Alors tous les sangs se mélangent... Tenez
compte que dans le sang, il y a un élément
qui est l'HAMBLEDZOIN DE L'ÊTRE, c'est à dire
le sang [...] c'est possible, grâce à ce Sacrement,
à ce pouvoir de l'Hambledzoin de l'Être, à
ce sang Astral avec lequel le Maître reste connecté
: le Maître peut se matérialiser physiquement,
rendre le corps astral visible et tangible dans le Monde
Physique, c'est-à-dire le sortir du corps astral
du Monde, de la Région des Sacrements et le mettre
dans le Monde Physique... mettre l'Astral ici, dans le Monde
Physique, et continuer à vivre durant un an comme
une personne en chair et en os (comme s'il était
une personne en chair et en os).
Au
bout d'un an, ce n'est plus possible, parce qu'en raison
du processus Trogo Autoegocratico Cosmique Commun, le Soleil
réabsorbe, attire l'Astral du Maître, il l'emporte.
Tant qu'un Maître est dans la Région des Sacrements,
il peut continuer à sortir de la Région des
Sacrements et à entrer dans le Monde Physique pour
se rendre visible et tangible physiquement.
Ils
ont voulu faire cela avec le Maître désincarné,
pour qu'il leur remette les trésors de Tsong-Kha-Pa
; mais il se trouve que ce Sacrement Almoadzien ne peut
se faire que lorsqu'on est en vie et avec la Liturgie appropriée
; comme ils ne l'avaient pas fait, ils restèrent
alors privés des trésors de Tsong-Kha-Pa.
L'invasion
fut terrible ; les anglais assénèrent aux
sept Saints, aux sept Individus Sacrés, le coup de
grâce définitif. Bien sûr, cet Individu
Sacré « s'était mis le doigt dans l'oeil
» et, pour cela, il a dû récolter un
grand Karma.
D.
[...]
M.
Tout ce qui est à sa place est bon, mais ce qui est
hors de sa place est mauvais. Une vertu, aussi sainte soit-elle,
est mauvaise si elle est hors de sa place.
Celui-ci
a commis une mauvaise action qu'il devra payer, c'est clair
; il eût été de son devoir de s'engager,
ou le mieux aurait été de ne pas s'engager
; et s'il s'était engagé, cela aurait dû
être pour former une armée. Mais, s'il ne voulait
pas se mêler de cela, le mieux aurait été
de ne pas s'en mêler ; qu'il s'éloigne par
là-bas dans une montagne et qu'il ne se mette pas
« dans le pétrin », qu'il laisse le peuple
faire ce qu'il veut [...] mais il s'en mêla pour saboter
la formation militaire qu'était en train de faire
le peuple. Il produisit beaucoup de dommages, car par sa
faute, moururent beaucoup de gens ; tout le pays fut saccagé
; beaucoup de crimes furent commis.
D.
Maître, et avec l'invasion de la Chine, il n'y eut
pas non plus de résistance ?
M.
Si, il y a eu de la résistance et il continue à
y en avoir, car le Tibet ne s'est pas rendu et il ne se
rendra jamais. Il continuera toujours [...] et comme se
mettent en mouvement certaines forces secrètes, les
Chinois sortiront bientôt du Tibet.
D.
Les Chinois [...] Tibet a des forces ésotériques.
M.
Oui, ils le savent, et il est sûr qu'ils ont le mal
de mer avec la propagande rouge et qu'ils n'arrêtent
pas de causer des dommages à l'Himalaya.
D.
Maître, il y a une version qui dit que les Chinois
sont entrés au Tibet pour chercher précisément
[...] que cette invasion n'est pas seulement politique,
mais qu'ils cherchaient aussi [...]
M.
Non, non. Ce sont des commérages ! Et, en plus, les
Initiés Tibétains se sont retirés de
l'Asie et de toutes les villes qui sont là-bas ;
tous sont passés dans l'Himalaya, ils vivent dans
les rochers escarpés, dans les volcans éteints
; les momies et tout ont été déplacées
dans certains lieux secrets parmi les volcans de l'Himalaya...
Tout a changé de lieu.
Au
Tibet, il existait une danse très curieuse, une série
de ballets sur des échasses. Des individus travestis
en diables, déguisés avec de nombreux visages
capricieux, imitant des monstres, etc., ce n'était
que pour représenter les Mois. C'était une
cérémonie qui se faisait publiquement, cela
ressemblait à un carnaval. Les Tibétains le
comprenaient, mais les Chinois ne le comprendraient pas
et c'est pourquoi tout cela devint secret.
D.
[...]
M.
En tout cas, nous avons là-bas un monastère
: l'Ordre Sacré du Tibet, entouré de grandes
murailles ; l'édifice est assez grand, avec ses vastes
salles, une vaste cour où se réunissent parfois
les Adeptes [...] un Monastère [...] Mais les Chinois
communistes ne tomberont pas sur le Monastère. Il
est submergé dans la Quatrième Verticale ;
ils ne dénicheront jamais ce Monastère, bien
qu'ils passent à proximité, ils ne le verront
pas...
D.
Est-ce le Shambhala, Maître ?
M.
Le Shambhala est autre chose, c'est une autre région.
D.
Et le Shangri-La, Maître ?
M.
C'est une autre région ; ce sont des Régions
Jinas.
D.
Vous devez aller au Shangri-La ?
M.
Au Shangri-La... Aujourd'hui, cela fait de la peine lorsqu'on
contemple la vallée d'Amitabha envahie par les forces
ténébreuses sino-communistes, on ressent une
véritable tristesse... Car, dans cette Vallée
d'Amitabha, on célébrait alors beaucoup de
fêtes, on faisait beaucoup de fêtes religieuses
; elle était toujours remplie d'une certaine mystique
spirituelle. Et maintenant, en voyant les Chinois communistes
dans la Vallée d'Amitabha, on ressent [...]
Pour
atteindre l'endroit où se trouve le Monastère,
il faut traverser la Vallée d'Amitabha... Je connais
toutes ces montagnes escarpées du Tibet, dans l'Himalaya.
Et il m'a été donné d'y conduire beaucoup
de voyageurs. Écoutez bien : il m'est arrivé
de les conduire et il m'appartient de conduire beaucoup
de voyageurs.
D.
À ce sujet, Maître, on dit que, lors de l'invasion
chinoise (j'ai entendu des commentaires), vous avez guidé
un certain groupe pour les protéger des envahisseurs.
M.
Oui, j'ai dû faire certaines... mais ce furent plutôt
des ordres ésotériques : j'ai dû donner
certaines indications, des conseils, des instructions, etc.
J'ai dû les donner.
Tout
ce qui a trait à l'Himalaya est très intéressant.
Il y reste encore des vestiges d'anciens royaumes, de royaumes
qui ont existé dans l'Himalaya, il ne reste plus
rien d'autre que leurs empreintes, leurs vestiges [...]
Je connais très bien l'Himalaya. Aujourd'hui, les
temps ont changé et des anciennes cités, il
ne reste que des ruines.
Mais,
le plateau de l'Asie Centrale est très intéressant.
Il y a un petit groupe de Lamas qui possèdent des
vaisseaux cosmiques. Ce petit groupe est, à l'heure
actuelle, complètement retiré de l'Asie ;
il vit dans un lieu inaccessible aux Chinois communistes,
là-bas, au fond, un tout petit... Une vallée
entourée d'énormes montagnes recouvertes de
neige et de glace ; ils se trouvent dans une grande caverne
[...] un groupe de Lamas ; c'est là qu'ils gardent
secrètement les vaisseaux. Avec ces vaisseaux, ils
voyagent vers d'autres mondes habités.
De
sorte qu'il y a bien un groupe de gens sur Terre qui possède
ces vaisseaux et qui voyage vers d'autres mondes de l'Espace.
Il y a aussi un autre groupe que nous connaissons bien et
qui est en Amazonie. Il est formé d'un groupe de
disciples de Marconi. Et il semble qu'il y ait aussi un
autre petit groupe en Argentine qui possède des vaisseaux.
Mais celui avec lequel je suis directement en contact est
le groupe des Lamas Tibétains de l'Himalaya qui possède
des vaisseaux cosmiques.
Ils
ont peu de vaisseaux, une petite quantité, mais c'est
suffisant pour se déplacer vers n'importe quel monde
de l'espace infini et être en contact direct avec
les extraterrestres en personne.
De
sorte que le monde entier n'est pas comme nous le voyons
ici : le monde a d'autres faces, d'autres formes, d'autres
gens très différents. Je vivrais volontiers
tout le temps là-bas, avec ces gens ; mais on doit
rester là pour pouvoir faire l'oeuvre du Père,
pouvoir travailler fébrilement, en donnant l'Enseignement.
Si ce n'était pas le cas, je serais tout le temps
là-bas ; et je dis « tout le temps »,
car par moments, je suis là-bas. En effet, il m'arrive
parfois, même dans les montagnes, de diriger certaines
caravanes. Des caravanes de voyageurs qui ne connaissent
pas les routes, mais moi, par contre, je connais ces routes.
D.
En Astral, Maître ?
M.
Physiquement, physiquement... Ne t'étonne pas de
cela... Physiquement, et ne t'étonne pas de cela...
D.
Ce somt des hommes d'un haut niveau ou des gens communs
et ordinaires ?
M.
Des caravanes qui demandent la faveur d'être guidées,
et on doit les guider parmi les montagnes.
D.
Ils vous appellent, ils vous invoquent ?
M.
Pas personnellement, mais ils nous demandent un service,
pas seulement à moi, mais à d'autres guides,
et je suis l'un d'entre-eux... Voyons...
D.
Lorsque vous apparaissez physiquement là-bas, apparaissez-vous
avec le costume que vous portez ici, en ce moment, ou un
autre costume ; ou c'est là-bas que vous vous changez
aussitôt après pour... avec [...]
M.
Là-bas, je porte un costume tibétain. Au sujet
de l'Ubiquité... ne vous étonnez pas de cela.
Le phénomène de l'Ubiquité est un phénomène
très connu en Science Jinas ; il est tout-à-fait
normal...
D.
[...] Vous êtes présent dans différents
endroits en même temps.
M.
Eh bien oui. Je peux vivre simultanément dans un
autre lieu ; je peux vivre là-bas et simultanément
vivre ici en même temps.
D.
Simultanément ?
M.
Simultanément...
D.
Et physiquement ?
M.
Et physiquement !
D.
Vous dites que vous pouvez faire cela ?
M.
Je connais la Science... (Rires). Je peux travailler physiquement
là-bas pour guider des voyageurs à travers
les montagnes et être ici à parler avec vous.
D.
Maître, dans votre oeuvre « Le mystère
de la Fleuraison d'Or », vous dites que Milarepa était
24 fois en même temps [...]
M.
Oui, c'est certain. Milarepa a eu de très grands
pouvoirs, et pour finir, le Nirvana l'a avalé ; là-bas,
chacun est libre de choisir le Chemin qu'il veut. De mon
côté, je ne suis pas ce Chemin, je suis le
Chemin Direct, celui des hommes qui renoncent à la
félicité pour rester travailler ici avec l'Humanité.
La Voie Directe, c'est la meilleure !
[suit
une conversation à voix basse que l'on n'entend pas].
D.
Maître, en ce qui concerne le fait de déménager
physiquement [...] pour les pays d'Amérique [...]
M.
Je n'ai pas d'ordre pour l'Amérique du Sud, rien
; je vais constamment là-bas en Astral, je mets aussi
mon Corps en état de Jinas ; mais d'aller vivre là-bas
ainsi ou... (on interrompt la réponse du Maître
avec la question suivante).
D.
Ou apparaître physiquement et [...]
M.
Et bien, j'y vais constamment : pour certains, je me rends
visible et tangible. Pas avec tous, car nous ne sommes pas
là pour satisfaire la curiosité de [...] mais
s'il est nécessaire de se rendre visible et tangible
où que ce soit, je le fais physiquement, n'importe
où, pas n'importe où, mais je le fais quand
c'est nécessaire.
D.
Maître, si la récolte du Mouvement Gnostique
est perdue, que reste-t-il à faire ?
M.
Être... les choses vont mal parce que, simplement,
les frères ne s'emploient pas à travailler
dans la dissolution de l'Ego. C'est de ce point de vue que
nous disons qu'ils vont mal.
Tant
qu'un homme ne passe pas par l'Annihilation Bouddhique,
il n'a rien fait. Tant qu'un homme ne travaille pas sur
sa propre vie, il perd misérablement son temps.
En
réalité, la vie est un film. Avec la mort,
nous retournons au point de départ du film, nous
l'emportons vers l'éternité ; avec le retour,
nous rapportons notre film pour le projeter de nouveau sur
l'existence, sur le tapis de l'existence. Mais c'est le
même, il ne change pas. C'est le même qui se
répète d'existence en existence ; le même
film, celui de toujours.
Si
un homme ne travaille pas sur sa propre vie pour modifier
ce film, il perd donc misérablement son temps. À
la fin, le nombre d'existences, le cycle de manifestation
se termine et il doit involuer dans les entrailles de la
Terre. C'est la réalité des faits.
Ainsi,
il peut avoir été très gnostique, s'il
ne transforme pas sa vie, il perd son temps misérablement.
Et un homme ne transforme pas sa vie tant qu'il ne dissout
pas l'Ego. Ceux qui ne travaillent pas dans la dissolution
de l'Ego sont en train de perdre misérablement leur
temps. C'est la crue réalité des faits.
D.
Il nous revient souvent, à nous les Gnostiques, de
lutter contre les ténébreux, par exemple,
lorsque... comme beaucoup, j'ai connu particulièrement
des possédés et il nous incombe de faire des
conjurations de toutes sortes. Je voudrais vous demander
: est-ce une tâche qui nous incombe, par laquelle
nous devons passer, dans le but de... c'est-à-dire
pour acquérir de l'expérience, ou comment
on explique cela, Maître ?
M.
C'est que nous, les Gnostiques, qui sommes sur le Chemin,
sur le Sentier, il nous incombe de lutter contre nous-mêmes,
contre les ténébreux que nous portons à
l'intérieur de nous-mêmes, à l'intérieur
de notre propre maison, c'est normal. Si on ne lutte pas
contre soi-même, on est « perdu ». On
doit lutter pour la destruction des agrégats psychiques
inhumains que nous portons à l'intérieur.
C'est la crue réalité des faits.
D.
Et les possédés ?
M.
Les possédés sont des possédés
; il y en a eu de tout temps et il y en aura dans le futur.
Ce sont des cas [...] des machines, par exemple, trop vulnérables...
alors des agrégats psychiques étrangers se
mettent à l'intérieur de ces machines, c'est
tout.
D.
Nous incombe-t-il à nous, les Gnostiques, de secourir
à tout moment ces possédés ou par tous
les moyens, ou seulement dans des cas pour que [...]
M.
Eh bien, lorsqu'on vous demande ce service...
D.
Seulement lorsqu'on nous le demande ?
M.
Oui, c'est ainsi !
D.
Car on ne peut pas se mêler...
M.
Des affaires d'autrui ; si on nous demande ce service, il
n'y a pas [...]
D.
[...]
M.
Bien sûr !
D.
Voyez, Maître, je voudrais vous poser une question,
car il y a eu de la confusion chez beaucoup de frères.
Et maintenant, en parlant ici ce matin, j'ai encore eu cette
confusion.
M.
Eh bien !
D.
Ils considèrent que l'arrivée d'Hercolubus
[...] ils montrent en 1999. Comme vous pensez que vous allez
répandre votre Doctrine en Asie, au Japon, en Afrique,
ma question est donc ; si pendant 10 ou 15 ans, cette propagande
de la Doctrine leur est étrangère, il ne va
pas rester du temps à ces gens pour leur Auto-réalisation
Intime de l'Être, car Hercolubus s'approche déjà
; mais si c'est en 2500, alors, oui, il y a suffisamment
de temps ! Alors, j'aimerais que vous éclaircissiez
cela.
M.
Le mental des êtres humains est curieux : il pense
toujours à toutes ces choses. En réalité,
en vérité, qui a dit qu'il connaissait la
date exacte de la Grande Catastrophe ? Il n'y en a qu'un
qui la connaît et c'est le Père qui est en
secret.
Que
Nostradamus dise que cela arrive en 1999, c'est l'affaire
de Nostradamus. Je ne pense pas que ce soit en 99. J'ai
dit en 2500, mais cette date est symbolique, car 2 plus
5 fait 7 ; je veux dire que lorsque le Septième Sceau
sera rompu, surviendra la Grande Catastrophe. C'est la crue
réalité des faits.
L'humanité
a jusqu'ici rompu Six Sceaux ; il reste le Septième
à rompre. Elle a rompu le Premier Sceau avec la Première
Sous-Race, sur le Plateau de l'Asie Centrale ; le Second
fut rompu dans le Sud de l'Inde et dans toute l'Asie en
général, avec la Seconde Sous-Race ; le Troisième
fut rompu par la Troisième Sous-Race, en Égypte,
en Chaldée, en Phénicie, en Syrie, en Babylonie,
etc. ; le Quatrième Sceau fut rompu à l'époque
gréco-romaine des césars ; le Cinquième
fut rompu par les Saxons, les Teutons, les Anglais, etc.
; le Sixième fut rompu quand les Espagnols envahirent
l'Amérique Latine et se mélangèrent
avec les races autochtones ; et le Septième Sceau
doit être rompu maintenant, avec le mélange
de tous les sangs du monde entier aux États-Unis,
en Europe, etc., c'est-à-dire avec l'avènement
de la Septième Sous-Race de la grande Race Aryenne.
Celle-ci
est là pour déchirer donc le Septième
Sceau. A quelle heure va-t-il se déchirer ? Je ne
le sais pas ; les Anges du Ciel ne le savent pas non plus,
ni même le Fils, seul le Vieillard des Siècles
le sait ; personne ne le sait. Ce que je sais, c'est qu'il
doit être rompu, car Hercolubus est vu par les astronomes.
Les astronomes ont déjà fait des cartes de
la Grande Catastrophe. Pourquoi ne les publient-ils pas
? Car c'est interdit, ils sont censurés, il ne leur
est pas permis de déclencher une psychose collective.
Mais
nous, nous l'avons ; vous avez vu la carte ; elle vient
d'une bibliothèque de périodiques ; elle est
officielle, elle vient du Gouvernement ; elle vient des
astronomes. Et tout comme les astronomes d'ici l'ont, les
astronomes de toute l'Europe, de l'Asie et de partout, l'ont
aussi. Elle est officielle, c'est un sujet officiel et les
gouvernements eux-mêmes en ont connaissance. Il est
seulement interdit de le divulguer pour éviter la
psychose collective.
Mais
maintenant, Hercolubus arrive et il est vu par tous les
astronomes du monde entier, et c'est lui qui amène
la tragédie, c'est cela l'arrivée d'Hercolubus.
La première chose qui jaillira à la surface
sera le feu liquide de l'intérieur du monde. Bien
sûr, c'est un monstre, un géant des milliers
de fois plus grand que la Terre qui s'approche dangereusement
de notre monde ; que va-t-il alors arriver ? Il doit aspirer
magnétiquement, non seulement le feu, mais également
l'eau. Il y aura des vagues monstrueuses comme on n'en a
jamais vues ; le feu devra jaillir de l'intérieur
de la Terre, le feu liquide ; des volcans surgiront de partout
et même une partie de la croûte terrestre volera
en éclats ; tout le feu liquide se déversera
donc sur toute la surface du monde, sur tous les continents
; ce sera le jour du Grand Incendie Universel...
C'est
donc une chose logique étant donné l'attraction
magnétique de ce monde qui s'approche trop. Et tout
ce qui est en vie périra par le feu. Enfin, au maximum
de l'approche d'Hercolubus, se produira la révolution
des axes de la Terre et la pauvre Terre se renversera :
Les Pôles se convertiront en Équateur et l'Équateur
en Pôles ; les mers changeront de lit et les continents
actuels se retrouveront au fond des océans. C'est
ainsi que périra toute l'humanité. Il ne restera
personne de vivant pour raconter l'histoire. De ceux [...]
de l'humanité « personne ne sera épargné
». C'est la crue réalité des faits.
Nous
allons organiser une petite armée, un petit groupe
: nous trouverons des millions de personnes et parmi ces
millions, nous allons voir combien il y en aura qui se montreront
dignes d'être amenés dans le nouvel exode biblique,
avant la Grande Catastrophe.
Le
nouvel exode sera effrayant. Tous les frères (nous
tous qui allons travailler) devront sortir les élus,
les sortir, dirions-nous, de tous les côtés,
de tous les pays, les nations et les langues ; ils devront
être emmenés dans un certain lieu du Pacifique...
Un lieu qui existe dans le Pacifique d'où l'on pourra
voir la catastrophe sans subir aucun dommage.
En
ces jours-là, la Terre sera enveloppée de
feu et de vapeur d'eau. Et ces élus seront le noyau
de la future Sixième Race Racine. Il surgira de nouvelles
terres du fond des mers, de nouveaux continents se formeront
et, quand un double arc-en-ciel apparaîtra dans les
nuages, signal d'une nouvelle alliance de Dieu avec les
Hommes, ce sont ces élus qui vivront dans ces nouvelles
terres et d'eux sortira la totalité de la nouvelle
Grande Race, la Sixième Race Racine.
Quand
cela surviendra, ces élus ne devront plus avoir à
l'intérieur d'eux ne serait-ce qu'une particule d'Ego.
Car celui qui possédera quelque chose de l'Ego ne
sera pas admis sur la Terre Promise de demain. On n'admettra
là-bas que des gens innocents, des gens dépourvus
d'Ego, absolument innocents. Voyez-vous ce que cela signifie
? Celui qui aura l'Ego ne sera pas admis... il ne sera pas
admis.
D.
Vont-ils rester sur l'île ?
M.
Ils se désincarneront et on donnera un corps exclusivement
à ceux qui n'ont pas d'Ego. Car, dans la future Grande
Race, il n'y aura personne avec l'Ego, pas même un
pour cent d'Ego ; ne vivront là que des gens innocents,
ceux qui auront conquis l'innocence, ou reconquis l'innocence
dans le mental et dans le coeur.
D.
Maître, à quoi est dû ce double arc-en-ciel,
c'est-à-dire que cela ne s'est produit que de rares
fois ? Car, étant dans une petite ville de l'Équateur,
à Bamahoyo, j'ai eu l'opportunité de voir
un arc-en-ciel bien marqué et un autre formé
plus ou moins à moitié [...]
M.
Ce sont des phénomènes très importants
: un signal mystique ou ésotérique. Lorsque
apparaîtra ce double arc-en-ciel dans les nuages,
à cet âge là, à cette époque
là, cela annoncera l'Âge d'Or ; je le ferai
devant l'humanité [...] cette nouvelle humanité.
De sorte qu'il ne restera rien de ces Aryens pervers qui
peuplent maintenant la surface de la Terre, rien, absolument
rien. C'est la crue réalité des faits.
D.
Maître, je voudrais vous demander en quoi consiste
l'obsession psychique dont vous avez parlé ce soir
en Troisième Chambre ?
M.
[...]
D.
Non, non ; Maître, lorsque je me suis endormi et que
vous m'avez réveillé, et alors vous avez dit
que c'était une obsession psychique.
M.
Une entité ténébreuse qui s'est mise
dans ta peau [...]
D.
Oui, Maître. J'ai senti, à ce moment là,
que mon coeur battait très vite...
M.
C'est que c'était un ténébreux... tu
peux être sûr que c'était un ténébreux,
parce que j'ai dû le faire sortir [...] il ne faut
pas permettre aux ténébreux de s'engouffrer
à l'intérieur de nous, il faut être
sur ses gardes.
D.
Que faut-il faire dans ces cas-là ?
M.
Les faire sortir, c'est pour cela qu'il y a les conjurations
; ou leur jeter de l'eau à la figure.
D.
Comment se défend la personne elle-même ?
M.
En ne baissant pas la garde. Lorsqu'on sait que les ténébreux
peuvent entrer, on ne baisse pas la garde.
D.
Maître, j'ai cru que c'était vous qui veniez...
J'ai senti qu'une personne venait vers moi, alors j'ai cru
que c'était vous qui veniez vers moi, car je sentais
qu'il venait avec une crosse, je sentais comme une crosse
qui tapait et je me suis dit : « C'est le Maître
Samaël qui vient vers moi »... Mais après,
j'ai senti comme si vous veniez vers moi, mais immédiatement
comme si vous aviez changé de...
M.
De route !...
D.
De route, oui, c'est ainsi, je l'ai ressenti ainsi et je
me suis dit : « Peut-être qu'une personne va
passer ». Mais, au moment où j'ai senti cela,
je me suis senti comme si j'étais conscient, vous
me comprenez ? J'étais en attente, ou je me préparais
à ce qui allait arriver, mais j'étais là...
Et mon coeur battait très vite.
M.
Je ne te dis pas... mais c'était un ténébreux
qui a profité du moment où ton mental était
tranquille et [...] c'était un ténébreux,
parce que j'étais en train de l'observer en détail,
et c'est pourquoi il a fallu le faire sortir et je l'ai
fait : c'était un ténébreux...
D.
Maître, bien que j'aie demandé de l'aide à
ce moment-là, disons par exemple, à vous ou
à la Maîtresse Litelantes, alors, comment expliquer
que le ténébreux soit pourtant entré
?
M.
C'est que celui-ci s'était déjà installé
; après s'être installé dans les cinq
cylindres de la Machine, il ne veut pas abandonner la Machine.
Voilà le problème. Et pour le sortir de là,
il faut y mettre un peu de force : lutter et le jeter, le
conjurer... Que me disais-tu ?
D.
Non, rien, Maître...
M.
Cette affaire de ténébreux est terrible. C'est
terrible, ces ténébreux qui envahissent les
organismes et tout !
D.
Est-ce par récurrence ?
M.
Non... On baisse la garde et les ténébreux
s'engouffrent sans permission dans la « maison »
; ne laissez pas les ténébreux s'engouffrer
à l'intérieur de vous, ne le permettez pas
! Il faut être en garde !... En garde !
D.
C'est-à-dire, Maître, qu'il faudra ne pas s'oublier
soi-même ? Lorsqu'on baisse la garde, c'est lorsqu'on
s'oublie soi-même ?
M.
Bien sûr ! Lorsqu'on oublie son propre Être,
on baisse la garde ! C'est ainsi. En tout cas, je vous ai
déjà dit que, dans la vie, le principal, réellement
le principal, c'est l'Annihilation Bouddhique, passer par
l'Annihilation Bouddhique ; et, à cet effet, il faut
travailler très dur. On peut annihiler ou désintégrer
les Mois, les agrégats psychiques (on peut le faire
parfaitement), à travers la méditation et
la prière, la [...]
Maintenant,
la force la plus importante qui existe pour désintégrer
les agrégats psychiques, c'est la Forge des Cyclopes.
Il y a là une force électrique terrible qui
nous permet de réduire en poussière nos agrégats
psychiques.
J'ai
réduit en poussière les agrégats psychiques
qui me restaient, simplement en faisant du travail dans
la Forge des Cyclopes, intentionnellement, objectivement,
et là je les ai réduits en poussière.
D.
Maître, est-il plus facile de désintégrer
les Egos avec les Corps Solaires déjà construits
ou en tant que disciple ?
M.
C'est de toute manière la même chose, et ce
n'est pas si facile. C'est une lutte à mort que l'on
doit soutenir contre soi-même, qu'on ait les Corps
ou qu'on ne les ait pas, c'est la même chose.
D.
C'est-à-dire que la personne qui a déjà
ses Corps Solaires fabriqués a aussi la possibilité
de se convertir plus rapidement en Hanasmussen ?
M.
Celui qui a les Corps Existentiels Supérieurs de
l'Être grâce à l'accomplissement du Devoir
Parlok de l'Être peut alors se convertir en Hanasmussen
avec un double centre de gravité s'il n'élimine
pas les agrégats psychiques, c'est clair. S'il les
élimine, c'est merveilleux ! Il se convertit en Homme
Solaire. Mais s'il ne les élimine pas, il se convertit
alors en Hanasmussen, avec un double centre de gravité.
C'est la crue réalité des faits.
M.
Lorsqu'il s'agit d'agrégats psychiques, que ce soit
avec les Corps ou sans les Corps, de toute manière,
il a « échoué », il va à
l'Abîme et à la Seconde Mort.
D.
Maître, par rapport au sujet de ce soir, ce que vous
avez dit de l'entité, est-ce un Ego à moi
dont une entité extérieure prend possession
à ce moment-là ?
M.
C'est une entité X, n'importe laquelle ; ne te préoccupe
pas et n'y pense plus, car tu es en train de l'attirer.
D2.
Le mieux est de l'oublier ?
M.
Oublie cela, n'y pense plus !...
D.
Non, Maître, je dis cela parce que, par exemple, la
dernière fois, la guérison de la Semaine Sainte,
vous vous rappelez ?
M.
Oui...
D.
Alors, à la maison, parfois quand je fais une pratique,
cela m'est arrivé, mais je demande de l'aide à
la Mère Nature ; alors, vous m'avez dit : «
Tu vibres beaucoup avec la Mère Nature ». J'ai
senti alors une chose semblable ; je voudrais donc que vous
me montriez la différence entre ce cas et l'autre.
M.
C'est l'expérience pratique qui va te l'indiquer.
Applique-toi à appeler ta Divine Mère Kundalini
et travaille, c'est tout ; l'expérience te l'indiquera,
cela ne s'apprend pas [...] cela s'apprend sur le tas.
En
tout cas, n'oublie pas que tu es un Bodhisattva ; tu «
te mets le doigt dans l'oeil » en acceptant ces ténébreux,
compris ? Tu as les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être formés ; tu ne dois plus les fabriquer,
tu les as ! Maintenant, tout ce que tu dois faire, c'est
désintégrer l'Ego, le réduire en poussière,
le réduire en cendres, c'est tout. Et ne pas admettre
de ténébreux dans ton corps, c'est tout.
Ainsi,
mes chers frères, il est donc vital de comprendre
que la force principale pour désintégrer les
agrégats psychiques inhumains que nous portons à
l'intérieur de nous est précisément
la Forge des Cyclopes, c'est-à-dire dans la Forge
Incandescente de Vulcain ; c'est là que se trouve
la Force la plus grande.
Si
on ne travaille pas, alors, simplement on retarde l'Annihilation
Bouddhique. Et on doit passer par la Grande Annihilation
si on veut avoir une réalité, si l'on veut
véritablement, être. Tant qu'on n'est pas passé
par l'Annihilation Bouddhique, on n'a aucune réalité,
on est un simple robot, comme je vous le disais hier soir
: « Pro-gram-mé ». Qui nous programme
? Nos propres impressions passées nous programment...
On est programmé, on est un robot et rien de plus
qu'un robot programmé par les impressions. C'est
une synthèse, comme exemple, qu'il faut savoir comprendre.
Être
un robot... je crois que cela n'a rien d'agréable,
n'est-ce pas ? Il vaut mieux avoir une réalité
et on a une réalité lorsqu'on passe par l'Annihilation
Bouddhique. Tant que l'on n'est pas passé par l'Annihilation
Bouddhique, on n'a pas de réalité.
Mais,
pour ce qui est de la dissolution des agrégats, je
veux vous dire qu'il y en a qui sont très difficiles
à dissoudre, tel celui de l'auto-mérite :
penser que l'on a du mérite pour tout. Nous, les
missionnaires, nous devons faire attention à cela
(je me considère aussi comme un missionnaire ; je
sors aussi en mission, en tournée, pour toucher des
gens et tout ça). Nous devons être vigilants
par rapport à ça, car il pourrait arriver
qu'en travaillant pour l'humanité, nous nous sentions
alors pleins de mérites et que nous disions : «
Bon, mais si j'ai travaillé pour l'humanité,
que je suis en train de travailler, je suis méritant
; j'ai des mérites puisque je fais quelque chose
pour l'humanité, je me suis sacrifié ».
Cette
question de l'auto-mérite est très grave,
car réellement, nous ne méritons rien. Si
je vous disais que : « J'ai du mérite, car
j'ai écrit quelques livres et j'ai formé un
Mouvement ». Il ne me semble pas que je mérite
quoi que ce soit parce que j'ai formé le Mouvement
Gnostique. Car, qui a créé le Mouvement Gnostique
? C'est celui qui est ici, à l'intérieur.
Qui est-ce ? L'Ancien des Jours, la Bonté des bontés,
la Miséricorde des miséricordes, l'Occulte
de l'occulte. Lui a du mérite, moi je ne suis que
son instrument. Les mérites sont à lui et
non à moi.
Si
je crois que j'ai tous les mérites et que vous devez
reconnaître mes mérites « parce que j'ai
créé le Mouvement Gnostique » et que
je me présente devant vous, rempli de vanité,
je suis en train de commettre une faute très grave,
car je n'ai aucun mérite, je n'ai rien fait. L'oeuvre,
c'est le Père qui l'a faite.
Je
lui ai servi de véhicule et c'est tout. Un instrument
imparfait, une « petite machine » par-là
qui sert plus ou moins au Seigneur pour écrire ses
livres : c'est lui qui les écrit, pas moi. C'est
lui, à travers cette « petite machine »,
à travers ces doigts qui sont, certes, presque à
moitié détruits d'avoir tant tapé à
la machine à écrire... C'est une « petite
machine » qui, maintenant, a même les doigts
endommagés d'avoir tant écrit ; elle est vieille,
mais ici elle sert, la « petite machine ». Mais
pourrais-je dire que j'ai des mérites ? Serais-je,
par hasard, le détenteur de la Sagesse Universelle
? C'est le Seigneur qui a les mérites, car c'est
de lui que viennent les mérites. Je suis uniquement
son véhicule, son instrument, un véhicule
imparfait ; Lui seul est parfait.
Ainsi,
donc, cette affaire du Moi du mérite, de l'auto-mérite,
il faut l'éliminer. Parce que tant qu'on aura ce
Moi de l'auto-mérite, en pensant qu'on a tous les
mérites, il ne pourra rien faire d'autre que de continuer
en tant qu'Ego ; et le fait de continuer en tant qu'Ego
est très triste, car on n'arrive pas ainsi à
la Libération.
D.
[...]
M.
Ils le peuvent toujours ; ceux qui ne le disent pas pensent
: « Je me suis sacrifié, j'ai lutté,
je suis en train de faire le Mouvement, j'ai déjà
gagné des mérites ». Cela ne nous laisse
pas mourir en nous-mêmes. On doit savoir que nous,
nous ne sommes pas plus qu'un pauvre ver et rien d'autre,
qu'on ne vaut rien, que c'est l'oeuvre du Seigneur, de l'Ancien
des Jours ; c'est lui qui fait l'oeuvre ; nous, nous ne
valons rien, nous ne sommes rien. Il faut comprendre cela.
Tant que cela ne sera pas compris, l'Ego continuera d'exister.
Bon,
maintenant, il se peut que nous le comprenions intellectuellement
et que nous disions : « oui, c'est vrai » ;
mais c'est autre chose que de le comprendre réellement
et de le sentir, n'est-ce pas ? Il faut comprendre, savoir
et sentir qu'en réalité, en vérité,
nous ne sommes rien. Seul le Père qui est en secret
a des mérites ; nous, nous n'avons pas de mérites.
Tout au plus, avons-nous servis d'instrument ; en tant qu'instrument,
nous pourrons être plus ou moins utiles.
Plus
nous serons « morts », plus nous serons utiles
; moins nous serons « morts », moins nous serons
utiles. Plus on est « mort », plus on est utile
comme instrument, mais comme instrument ! Mais croire que
c'est nous qui faisons l'oeuvre, c'est absurde ! Car nous
ne sommes rien, nous ne valons rien, nous ne méritons
rien. Car, dans des existences passées et dans la
présente, nous avons tous péché contre
le Père, nous avons commis beaucoup de crimes, beaucoup
de délits et beaucoup d'erreurs. Aucun d'entre-nous
ne peut dire : « Écoute, moi je n'ai jamais
dans ma vie, ni dans aucune existence, commis une seule
erreur ». Lequel d'entre-nous peut dire cela, lequel
? En connaissez-vous un ?
On
se prend pour un saint... Il y a un Moi qui se prend pour
un saint, le Moi de la sainteté : on croit qu'on
est divinisé, très saint, qu'on a tous les
mérites. Là, c'est le Moi pharisien. Nous
devons éliminer le Moi pharisien si nous voulons
obtenir l'Annihilation Bouddhique.
D.
Maître, il y a un problème chez les missionnaires.
Cela se produit tout le temps et je crois que cela continuera
à se produire ; c'est le fait que chacun de nous
se croit meilleur que les autres missionnaires. Et il arrive
que lorsque nous allons à un endroit où il
y a eu un autre missionnaire, le plus probable, c'est que
nous allons défaire le travail qu'un autre a fait.
Alors, il arrive toujours des problèmes de cette
nature, et des problèmes d'une sorte et des problèmes
d'une autre sorte, à cause de l'orgueil, et par le
fait que je sais plus, ou par le fait que je fais les choses
mieux que l'autre et mieux que celui-ci, alors, quand je
parle de ça avec Monsieur Celestino, il me dit :
« Il n'y a pas de missionnaire meilleur que l'autre
; celui qui est meilleur est celui qui ne fait pas d'embrouilles
; et il est meilleur car il ne le fait pas ». Voilà
ce qu'a dit Monsieur Celestino. J'aimerais, Maître,
que vous nous parliez à ce sujet.
M.
Je dis que les missionnaires doivent faire leur travail
[...] donnant l'Enseignement de partout, mais en n'interrompant
pas l'oeuvre des autres. Chacun est responsable de son oeuvre.
Si un missionnaire a réussi à établir
un Lumisial et a formé un groupe, les autres missionnaires
doivent respecter le Lumisial que celui-ci a établi
et ne pas vouloir venir de l'extérieur, de la rue,
pour le réformer, car c'est un manque de respect.
C'est
comme si quelqu'un, en ce moment, faisait irruption dans
cette maison pour dire : « cette maison est mal aménagée
: cette pièce est horrible, mettez ces meubles dehors,
ils ne servent à rien, apportez-en d'autres ; et
cette salle à manger, elle est horrible, apportez
une autre table, celle-ci ne va pas ! Et voyons en haut,
comment sont les chambres ? Changeons-les, passons les lits
d'un lieu à un autre ! ». Bon, que diriez-vous
de cette personne ? [...] Elle est en train de commettre
un abus. C'est ce que fait le missionnaire qui se met à
détruire un groupe qu'un autre est en train de diriger,
en voulant le réformer. C'est un autre délit.
Que chacun réponde de son groupe ; que chacun réponde
pour ses gens devant la Loi et devant le Père ; que
personne ne se mette dans l'oeuvre d'un autre, parce que
c'est un délit.
D.
Maître, mais dans le cas où c'est le missionnaire
international qui dit : « Bon, cela se fera sous ma
responsabilité, même si le missionnaire précédent
a dit autre chose ». Et il dit : « Bon, bien
qu'il ait fait comme ça, cela va changer et c'est
sous ma responsabilité ».
M.
C'est ce qu'on appelle « mettre son nez » là
où on ne doit pas. Qu'il aille former des groupes
nouveaux et ne veuille pas venir réformer l'oeuvre
des autres. Car chacun est chacun et chacun répond
de son oeuvre devant la Loi et devant le Père.
On
est arrivé à commettre toutes sortes d'abus
en Amérique Centrale et en Amérique du Sud,
et, bien sûr, c'est lamentable.
D.
Qu'appartient-il de faire à une Assemblée
S. dans ce cas ?
M.
L'Assemblée S. doit faire s'accomplir la Loi. Les
groupes qui sont formés, s'ils ont été
formés comme il faut, doivent continuer avec l'ordre
établi [...]
D.
Pardon, Maître, on vous parle de la Centrale de Télévision.
M.
Ah, oui ! Nous allons voir de quoi il s'agit [...]
On
est en train d'exploiter son prochain, etc., alors l'Assemblée
S. doit [...] pour rétablir l'ordre. Il est clair
que si l'Assemblée S. considère qu'il est
nécessaire d'envoyer un missionnaire là-bas,
pour mettre de l'ordre dans un Lumisial qui traverse le
chaos et que l'autre missionnaire a abandonné ses
gens, cela change les choses, c'est différent. Mais
qu'un missionnaire à la tête d'un groupe, qui
a un groupe sous sa responsabilité [...] qui a un
Lumisial qu'il a lui-même formé, qui lui a
coûté des sacrifices [...] et que soudain en
vienne un autre qui veut « tout réformer »,
c'est mauvais.
Ce
que je dis s'applique non seulement aux missionnaires, mais
aussi aux Directeurs de Sanctuaires. Personne n'a le droit
d'aller réformer le Sanctuaire d'un Directeur. Chacun
[...]
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