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92 Beauté et Splendeur du Monde de l'Esprit (L'Homme
et l'Univers qui nous entoure)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "BELLEZA Y ESPLENDOR
DEL MUNDO DEL ESPÍRITU (El Hombre y el Universo que
nos rodea)"
Frères,
nous voici tous réunis ce soir et nous allons commencer
notre conférence. J'espère que vous y porterez
le maximum d'attention. L'heure est venue d'étudier
plus profondément tout ce qui est en relation avec
l'homme et l'univers qui nous entoure. Avant tout, il est
indispensable de comprendre à fond les processus
de la vie et de la mort. Incontestablement, il existe dans
l'être humain des facultés de cognition superlatives,
extraordinaires, qui se trouvent à l'état
latent et qui, convenablement développées,
peuvent nous servir à étudier à fond
l'homme et l'univers.
Il
est certain que ce qui compte, en chacun de nous, ce sont
les mondes internes. La pensée, le sentiment, les
émotions, les désirs, les aspirations sont
invisibles à première vue ; personne ne les
voit. Toutes ces valeurs constituent en elles-mêmes
« CE QUI EST INTERNE ».
Chaque
homme possède sa propre vie intérieure ; chaque
homme possède ses mondes internes. Si un homme ne
connaît pas son propre monde intérieur, sa
vie intime, il pourra encore bien moins connaître
les mondes internes, la vie intime de la planète
où nous vivons. Et s'il ne connaît pas la vie
intime de la planète où nous vivons, il ne
pourra pas non plus connaître la vie interne de notre
système solaire ou de la galaxie qui tourne autour
du soleil central Sirius.
Ainsi
donc, si l'on veut connaître la vie interne du système
solaire, de la Terre ou de la galaxie, nous devons commencer
par connaître nos propres mondes internes. Personne
ne pourrait connaître une personne en observant uniquement
sa forme physique, son corps physique.
Si
on nous invite à une fête, nous verrons danser
beaucoup de gens joyeux, heureux, mais, en réalité,
nous ne voyons que leurs mimiques, nous entendons leurs
voix sonores, leurs ricanements, leurs attitudes, ou nous
découvrons le « subtil sourire de Socrate »,
etc., mais nous ne savons vraiment rien de la vie interne
de ces gens.
Voir
une personnalité physique ou des personnalités
physiques - pour parler au pluriel -, ce n'est pas découvrir
la vie interne des gens. Lorsque l'on dit : « Je connais
untel ou unetelle », c'est absolument faux, car personne
ne peut connaître personne si, auparavant, il ne se
connaît pas lui-même. Dire que « nous
connaissons un ami », que « nous connaissons
sa vie intime », que « c'est un ami intime »,
c'est exagérer, car nous ne pourrons connaître
personne intimement tant que nous ne nous connaîtrons
pas nous-mêmes. Mais si quelqu'un connaît ses
propres mondes internes, il peut aussi connaître la
vie interne des personnes qui l'entourent.
Lorsque
quelqu'un découvre sa vie interne, lorsqu'il connaît
ses erreurs psychologiques, il devient donc un meilleur
ami, un meilleur frère, un meilleur fils, un meilleur
citoyen, car alors il comprend mieux les autres. Si quelqu'un
arrive à savoir par lui-même qu'il a de la
colère, il comprend alors la colère des autres
et il n'exige pas des autres qu'ils n'en aient pas, puisqu'il
sait qu'il en a. Si quelqu'un découvre qu'il est
jaloux, il ne blessera pas les autres avec sa jalousie,
il ne pourra pas exiger des autres qu'ils ne soient pas
jaloux, car si lui a de la jalousie, il se dira à
lui-même : « les autres doivent aussi l'avoir,
bien entendu... »
Ainsi
donc, il est nécessaire que nous réfléchissions
suffisamment à toutes ces choses. Ce qui compte,
c'est la vie interne de chacun de nous ; elle est plus réelle
encore que les choses physiques (que cette table, que cet
enregistreur) et elle est très proche de nous-mêmes
; elle constitue nos processus psychiques, ce que nous sommes
nous-mêmes.
Personne
ne voit la pensée des autres, à moins de posséder
la divine clairvoyance, mais la pensée existe et
elle est interne. Pour le clairvoyant, les pensées
des autres sont comme un livre ouvert. Ainsi, il est temps
que nous devenions PLUS COMPRÉHENSIFS. Nous ne pourrons
pas, je le répète, connaître la vie
interne de cette planète Terre, si auparavant nous
ne connaissons pas notre vie interne. Et nous ne pourrons
pas connaître la vie interne d'un ami, c'est-à-dire
que nous ne pourrons pas connaître vraiment un ami,
si auparavant nous ne nous connaissons pas nous-mêmes.
Ainsi
donc, la CONNAISSANCE DE NOUS-MÊMES EST FONDAMENTALE
lorsqu'on veut explorer quelque chose, lorsqu'on veut connaître
les mondes internes de la planète Terre, lorsqu'on
veut se renseigner ou faire des recherches ou enquêter
sur les Mystères de la Vie et de la Mort.
Il
est nécessaire d'éduquer, de développer
certaines facultés supranormales, dans le but d'explorer
la vie interne de la planète Terre ; mais si nous
ne commençons pas par nous connaître nous-mêmes,
ces facultés n'arriveront pas à leur plein
développement. Ainsi donc, il vaut la peine de comprendre
ce qu'est la vie intérieure et ses responsabilités...
Que
notre planète Terre ait un corps vital ? On ne peut
le nier ; en effet, elle en a un ! Nous avons nous aussi
un SIÈGE VITAL ORGANIQUE ; sans ce siège vital,
le corps physique ne pourrait pas exister.
À
l'heure de la mort, le corps physique va au sépulcre
avec le corps vital. Ce corps vital va se décomposer
lentement, près du sépulcre. Il a une couleur
phosphorescente ; il brille comme les « feux follets
» de minuit. Les voyants, généralement,
voient même le corps vital près des sépulcres,
se décomposant lentement à mesure que le corps
physique se décompose lui aussi.
Le
corps vital est le siège (je le répète)
de la vie organique. Aucun corps physique ne pourrait fonctionner
sans ce « NEXUS FORMATIVUS », sans ce corps
vital qui est fondamental pour la biologie, pour la chimie,
pour la physiologie, etc.
Il
est urgent, pressant, impératif, d'approfondir cette
question. Mais comment est le monde vital ? Car si nous
possédons un corps vital, la planète Terre
doit aussi en posséder un. Évidemment, le
corps vital de la planète Terre, c'est « l'Éden
», « le Paradis », « la Terre Promise
» dont parlait Moïse, le grand Kabbaliste Initié,
le grand législateur hébreu. Celui qui aura
développé les facultés extraordinaires
du corps vital pourra voyager dans l'Éden avec ce
véhicule. Je ne veux pas dire que la totalité
du corps vital peut être utilisée pour voyager
dans le Paradis.
Le
corps vital a quatre Éthers : d'abord, l'ÉTHER
CHIMIQUE, qui sert de base aux forces chimiques qui travaillent
dans l'organisme aussi bien dans les processus d'assimilation
que d'élimination. Deuxièmement, l'ÉTHER
DE VIE ; celui-là est en relation directe avec les
processus de reproduction de la race. Troisièmement,
l'ÉTHER LUMINEUX, qui est en relation avec les perceptions,
avec les calories, etc. Et enfin, l'ÉTHER RÉFLECTEUR,
qui est le véhicule de l'imagination et de la volonté.
Ainsi,
le corps vital possède quatre Éthers et il
est le fondement de la vie organique. L'Initié peut
extraire les deux Éthers supérieurs du corps
vital pour voyager dans la région de l'Éden.
Ces deux Éthers supérieurs sont, je le répète,
le lumineux et le réflecteur. Avec ce véhicule
on peut étudier l'Éden, le Paradis Terrestre.
Ceux
qui supposent que le Paradis Terrestre était situé
dans tel ou tel lieu de la Terre sont dans l'erreur. L'explication
que donne la Bible au sujet des fleuves « Tigre »
et « Euphrate » et du « Paradis »
situé quelque part en Mésopotamie, etc., est
complètement symbolique.
Le
paradis Terrestre, c'est le corps vital de la planète
Terre, c'est la section supérieure de ce monde tridimensionnel
d'Euclide. Le corps vital terrestre sert de siège
à la vie organique de tout notre monde Terre. Assurément,
le corps vital contient en lui-même deux sphères
: la première est la Lune et la seconde, la Terre
(elles sont comme les deux jaunes d'un même oeuf).
Cela peut paraître insolite, mais dans le fond, ça
ne l'est pas.
Rappelons-nous
que la Lune qui nous illumine dans l'espace infini a eu,
un jour, une vie, une vie riche et abondante : des mers
profondes, des volcans en éruption, une vie végétale,
animale, humaine, etc.
Ces
pseudo-ésotéristes, ces Initiés qui
affirmaient que la Lune était « un morceau
de Terre lancé dans l'espace » ont été
très mal à l'aise à cause des explorations
faites par la NASA. Les divers cailloux lunaires examinés
au carbone 14 ont indiqué que la Lune est plus ancienne
que la Terre. Alors, évidemment, ce n'est pas un
morceau de croûte terrestre lancé dans l'espace
comme le supposent à tort de nombreux ignorants.
Que
l'ÂME LUNAIRE ait été un jour transférée
à notre monde Terre, c'est évident ! Après
que ce monde (la Lune) se soit converti en cadavre, son
ÂME LUNAIRE, son PRINCIPE VITAL, fut transféré
vers cette région de l'espace et servit de «
Nexus Formativus » à notre planète Terre.
C'est pourquoi nos ancêtres d'Anahuac appelaient la
Lune, « notre GRAND-MÈRE LUNE ».
Madame
Blavatsky dit que « la Lune est la mère de
la Terre ». Pour les Initiés de l'Anahuac,
la Lune est « la grand-mère » car la
Lune est la mère de la Terre et si la Terre est notre
mère, alors il en résulte que la Lune est
notre grand-mère.
Vous
voyez comment, avec une grande sagesse, ils définissaient
quelque chose que les intellectuels modernes, avec toute
leur importance, n'ont pas pu définir (entre parenthèses,
j'ai constaté qu'en réalité la sagesse
est terriblement simple ; elle a une ingénuité,
une innocence stupéfiante). Évidemment, la
Lune joue un grand rôle dans l'économie organique
de notre monde Terre. Puisque le corps vital de la Terre
comprend aussi la Lune, la Lune a la possibilité
d'agir de manière directe sur notre Terre, sur les
organismes, etc.
Nous
savons bien quel rôle elle joue par rapport aux marées
hautes et basses ; nous connaissons bien sa relation avec
la fonction ovarienne du sexe féminin ; nous connaissons
bien la relation existant entre les diverses maladies et
les CYCLES LUNAIRES, avec la santé mentale des gens
qui se trouvent dans les asiles et qui, durant les changements
de Lune, sont encore plus malades, etc. La Lune influe directement
sur la conception de toutes les créatures vivantes.
En Lune croissante, la sève monte ; en Lune décroissante,
elle descend, et cela est extraordinaire.
Ainsi
donc, l'investigation du monde vital est quelque chose qui
en vaut la peine... Dans l'Éden, c'est-à-dire
dans le monde vital, existent de véritables merveilles.
Celui qui sait voyager dans le Paradis avec son corps vital
peut voir là-bas les races humaines existantes.
Il
y a des RACES PARADISIAQUES qui vivent dans la Quatrième
Verticale, qui sont humaines ; elles vivent à nos
côtés, mais sont invisibles pour nous. Je connais
une de ces races ; ils ont un corps physique et se reproduisent
comme nous ; ils vivent dans notre entourage sans que les
gens les voient, à cause des différentes modifications
de la matière.
Il
y a des races humaines qui ne sont pas encore sorties du
Paradis et qui sont joyeuses, heureuses ; des gens en chair
et en os, invisibles pour les gens qui vivent dans la région
tridimensionnelle d'Euclide ; des gens édéniques,
paradisiaques, qui n'ont pas encore mangé de ce fruit
dont on nous a dit : « N'en mangez pas, car si vous
mangez de ce fruit, vous mourrez », des gens qui ont
su obéir à ce commandement...
Le
monde vital ou monde de l'Éden est très beau.
Là-bas, les montagnes sont transparentes comme le
cristal et elles ont une belle couleur bleue ; les mers
sont bleues ainsi que les champs... La couleur de base fondamentale
de l'Éden est le bleu ; mais cela ne veut pas dire
que toute la gamme des couleurs n'existe pas dans l'Éden.
Elle existe, mais c'est le bleu intense de l'éther
qui est fondamental.
Le
monde vital est très beau. Il y a là des temples
extraordinaires ; c'est là que se trouvent les TEMPLES
DES ÉLÉMENTAUX DE LA NATURE.
Chaque
plante, par exemple, est le corps physique d'un Élémental.
L'une est la famille des orangers, l'autre celle des pins,
une autre celle de la menthe, une autre celle des rosiers,
etc. Ces familles élémentales végétales
possèdent leurs temples dans l'Éden ; c'est
là que se réunissent ces créatures
innocentes afin de recevoir les instructions des DEVAS qui
les gouvernent. Celui qui sait voyager en corps éthérique
peut parfaitement vérifier directement par lui-même
ce que je vous affirme en ce moment.
Il
vaut donc la peine de s'enquérir, d'étudier
plus profondément cette Doctrine, afin de découvrir
tous ces prodiges...
JEAN
BAPTISTE vit indubitablement dans le Monde Vital, c'est-à-dire
dans l'Éden, dans le Paradis. Jean Baptiste est un
véritable illuminé, un CHRISTUS, quelqu'un
qui a incarné en lui-même le Verbe, la Parole,
le Christ Intime. Pour pouvoir pénétrer dans
l'Éden, il est nécessaire de savoir voyager
avec le corps vital et d'avoir reçu une éducation
ésotérique profonde.
Bien
au-delà de ce corps vital (qui est si précieux),
nous découvrons ce que nous pourrions appeler le
« MONDE ASTRAL ». Le véritable Initié
possède un corps astral (tous les êtres humains
ne le possèdent pas, mais l'Initié, lui, le
possède). La planète Terre aussi possède
un corps astral.
Le
Monde Astral est merveilleux. En soi, c'est le MONDE DE
LA COULEUR ; il a sept tonalités de base, fondamentales,
en accord avec les sept notes du Spectre Solaire, en accord
avec les sept couleurs de base. Le Monde Astral possède
des régions extraordinairement sublimes et d'autres,
malheureusement, qui sont infernales. Dans le Monde Astral
nous trouvons les colonnes d'Anges et aussi les colonnes
de Démons (on pourrait dire que dans le Monde Astral
les ANGES et les DÉMONS se combattent). Celui qui
possède un corps astral peut voyager dans ces régions
du Monde Astral. Il peut les connaître, il peut découvrir
leurs prodiges, etc. On peut dire, avec emphase, que le
Monde Astral, c'est le MONDE DES SACREMENTS, et cela a évidemment
été démontré d'un point de vue
ésotérique.
N'importe
quel Adepte véritable possède un corps astral.
Il est possible de rendre le corps astral visible et tangible
après la mort du corps physique. Il existe dans le
haut ésotérisme un SACREMENT appelé
« ALMOATZIEN ». Grâce à ce sacrement
(après la mort du corps physique), un Maître
peut vivre pendant un an, matérialisé dans
le Monde Tridimensionnel d'Euclide (c'est-à-dire
ici, dans le monde physique), pour instruire ses dévots.
Le Sacrement Almoatzien est terrible. Lorsqu'un Maître
veut instruire physiquement ses disciples, après
avoir perdu son corps dense, il peut le faire, il peut matérialiser
le corps astral, le rendre tangible devant ses disciples,
à condition d'avoir (d'abord) réalisé
le Sacrement Almoatzien. Ce sacrement est terrible ! L'Adepte
mettra un peu de son sang à l'intérieur de
sa coupe ou de son Calice et ses disciples, l'imitant, mettront
aussi du sang dans ce Calice ; ils mélangeront tous
leur sang et célébreront un Rite, mais un
Rite très spécial où chacun boira le
sang du Calice et alors le Sacrement Almoatzien se réalisera.
Avant
tout, cela mérite une explication scientifique claire
et précise. Dans le sang artériel, dans le
sang humain, existe l'HAMBLEDZOIN DE L'ÊTRE (LE SANG
ASTRAL) : des corpuscules de sang subtil qui correspondent
à l'Astral. La liturgie, combinée à
l'opération du sang, comme je l'ai cité, permet
à l'Hambledzoin de l'Être (c'est-à-dire
le sang astral contenu dans le sang physique) d'entrer donc
dans la partie astrale de chacun de ceux qui ont célébré
le sacrement. Ainsi, dans le Maître vient demeurer
l'Hambledzoin de l'Être de chacun de ses étudiants
et dans les étudiants, l'Hambledzoin de l'Être
du sang de leur Maître. Pour être plus clair,
le sang astral, contenu dans le sang physique, parviendra
à la partie astrale des disciples et du Maître.
C'est
ainsi, et seulement ainsi, que le Maître, après
la mort du corps physique, pourra se matérialiser,
vivre avec son corps astral ici, dans la région tridimensionnelle
d'Euclide, dans ce monde dense [...] est la Région
de la Lumière, la seconde, la Région des ténèbres
« où l'on n'entend que des pleurs et des grincements
de dents »...
Ainsi
donc, le monde astral est un MONDE FOHATIQUE (angélique
ou diabolique) et c'est une chose que nous devons comprendre.
Dans
le Monde Astral vivent les morts, les « âmes
en peine », les « esprits captifs » et
aussi ceux qui se livrent à la Haute ou Basse Magie.
Dans le Monde Astral nous trouverons Elohim Gibor ou Andraméleck,
Michaël ou son antithèse, Chavajoth ; Raphaël
ou Lilith ou Nahemah ; Michel ou Lucifer, etc. C'est là
que vivent les colonnes d'anges ou de démons qui
se combattent mutuellement. Ceux qui se consacrent spécialement
à la Magie pratique se situent dans le Monde Astral.
Rappelons-nous précisément d'Éliphas
Lévi, l'Abbé Alphonse-Louis Constant ; c'est
un grand Maître qui se trouve incontestablement dans
le Monde Astral. Il y vit, il y travaille, c'est là
qu'il existe parce qu'il est Magicien.
Il
faut revaloriser le mot « Magicien ». En ces
temps malheureux, on appelle « Magicien » le
charlatan, le prestidigitateur, l'enjôleur ignorant
qui se sert de l'habileté de ses mains pour duper
le peuple.
Dans
les temps anciens, le « MAGICIEN » était
un Sage, un Illuminé, celui qui connaissait les Mystères
de la Vie et de la Mort, celui qui avait saisi le Sceptre
de Pouvoir, celui qui avait développé dans
son anatomie occulte le FEU SERPENTIN ANNULAIRE qui se développe
dans le corps de l'ascète.
Dans
le monde astral, on peut invoquer les Anges et aussi les
Démons. Il existe des formules angéliques,
ineffables, grâce auxquelles les Elohim peuvent nous
assister ; mais il existe aussi des formules mantriques
diaboliques ou liturgiques grâce auxquelles il est
possible d'invoquer les Démons.
Anges
et Démons obéissent au Mage. Le Mage est celui
qui sait entrer dans le Monde Astral à volonté,
celui qui est capable d'abandonner son corps physique pour
se mouvoir précisément dans la Région
Astrale. Moi-même, je ne pourrais pas appeler «
Mage », un individu qui ne sait pas sortir du corps
physique à volonté.
Les
Mages vivent dans le Monde Astral. L'Adepte qui s'est dédié
à la Haute ou Basse Magie doit forcément vivre
dans le Monde Astral.
Le
Monde Astral en soi est un monde aux couleurs scintillantes,
terribles. Le FEU ASTRAL brûle ardemment dans tout
l'Univers. Nous y trouvons les âmes désincarnées
(elles vivent là, elles existent là) et nous
pouvons converser avec elles, si nous savons laisser le
corps physique à volonté.
Au-delà
du Monde Astral, il y a le MONDE DU MENTAL. Lorsqu'un homme
est capable de fabriquer un CORPS MENTAL, lorsqu'il le possède,
il est également capable de voyager dans le Monde
du Mental Universel. Dans le Monde du Mental, nous trouvons
le savoir, la sagesse.
C'est
là que se trouvent tous les TEMPLES DES DIEUX, les
TEMPLES D'HERMÈS TRISMÉGISTE, où l'on
mentionne ses oeuvres, où l'on rend un culte à
sa sagesse. Rares sont ceux qui savent voyager en corps
mental. Cela est dû au fait que rares sont ceux qui
ont fabriqué, pour leur usage personnel, un corps
mental. Lorsqu'on apprend à voyager en corps mental,
on découvre que le mental de la Terre est gigantesque.
Dans le Mental de notre planète Terre nous trouvons
les faubourgs, les marchés, etc. mais nous trouvons
aussi la partie subliminale de l'Entendement Universel.
Dans
le Monde du Mental, il y a de tout. C'est là que
se trouvent les pensées de chaque personne, les idées
de chacun, etc.
Certaines
Âmes qui, dans leur vie, ont eu une bonne conduite,
sont récompensées : pendant un certain temps,
elles demeurent dans le « DEVACHAN », c'est-à-dire
dans la Région du Mental Supérieur, et elles
vont jusqu'à visiter le monde CAUSAL, même
si, plus tard, une fois la récompense terminée,
elles doivent revenir encore une fois à un nouveau
corps physique.
Dans
le Monde du Mental, il y a DOULEUR ou FÉLICITÉ,
tout dépend de la région où nous sommes.
Dans les régions inférieures du Monde du Mental,
il y a la douleur ; dans les régions supérieures
du Monde du Mental, il y a la félicité.
Dans
le Monde du Mental, nous trouvons aussi beaucoup de DEVAS
qui aiment l'Humanité ; ils travaillent pour le bien
commun ; ils luttent pour le bien de tous ces millions de
personnes qui peuplent la surface de la Terre...
Mes
frères, l'heure est venue de comprendre clairement
que si l'on ne connaît pas son propre mental particulier,
si l'on ne connaît pas ses processus mentaux, si on
n'a pas appris à subjuguer son mental et à
contrôler ses sens, on pourra encore moins connaître
le Mental Cosmique, le Mental Universel. Rappelons-nous
que « le mental qui est esclave des sens rend l'Âme
aussi invalide que le canot que le vent égare sur
les eaux »...
Comment
pourrions-nous connaître le Mental Universel sans
connaître notre propre Mental, sans avoir étudié
les 49 NIVEAUX DE L'ENTENDEMENT, sans avoir encore créé
un véritable corps mental, sans avoir encore désintégré
tous ces éléments indésirables que
nous portons dans l'entendement ? Ainsi donc, il est possible
d'explorer le Monde du Mental lorsqu'on a exploré
son propre Mental. Bien au-delà de cette région
du Mental Universel ou du Mental Terrestre se trouve le
MONDE DES CAUSES NATURELLES. Si on n'a pas fabriqué
un CORPS CAUSAL pour son usage particulier, comment pourra-t-on
explorer le MONDE DES CAUSES COSMIQUES ? Comment pourra-t-on
voyager en corps causal ? Comment pourra-t-on connaître
le Monde des Causes Naturelles ?
On
doit étudier LES CAUSES de sa propre VIE : on doit
découvrir les causes de ses erreurs, on doit se connaître
soi-même pour pouvoir avoir le droit de se convertir
en HOMME CAUSAL.
Seul
l'Homme Causal peut vivre consciemment dans le Monde Causal
; seul l'Homme Causal peut voyager dans le Monde des Causes
Naturelles ; seul l'Homme Causal a donc accès aux
ARCHIVES SECRÈTES de la Région des Causes.
Dans
le Monde des Causes Naturelles, le BLEU INTENSE et profond
prédomine de nouveau. Les Adeptes du Monde Causal
travaillent pour l'Humanité ; on les voit vêtus
comme on l'est sur Terre. Ils ont leurs temples et sont
très occupés par les travaux qu'ils réalisent
pour le bien commun. Dans le monde des Causes Naturelles,
nous trouvons la LOI DE LA BALANCE ; l'Homme Causal travaille
toujours en accord avec la Balance Cosmique ; il vit dans
le plus parfait équilibre. Dans le Monde Causal,
nous découvrons qu'il n'y a pas d'effet sans cause,
ni de cause sans effet ; la cause se transforme en effet
et l'effet se convertit en une nouvelle cause qui engendre,
à son tour, un autre effet. Les LOIS DE CAUSE ET
D'EFFET sont réelles et peuvent être connues
à fond par des investigations dans le Monde des Causes
Naturelles.
L'Homme
Causal est l'homme qui a fabriqué un corps causal
; l'Homme Causal est celui qui a une VOLONTÉ INDIVIDUELLE.
Nous
devons dire, en le soulignant, que « l'animal intellectuel
», erronément appelé « homme »,
ne possède pas encore une véritable Volonté.
À l'évidence, « l'animal intellectuel
» n'est pas encore un « Homme » au sens
le plus complet du terme. Lorsqu'on s'est offert le luxe
de fabriquer un corps causal ou corps de la Volonté
Consciente, on sait réellement ce qu'est la Volonté.
Si
nous pensons à la multiplicité du Moi psychologique,
si nous considérons que chacun des défauts
que nous possédons est parfaitement représenté
par un agrégat psychique inhumain, nous arrivons
à découvrir très clairement que nous
avons de nombreuses « volontés ».
Chaque
agrégat psychique est en nous comme une entité
ténébreuse, personnifiant une erreur, et qui
possède sa propre « volonté ».
Ainsi
donc, les divers agrégats qui demeurent en nous représentent
diverses impulsions volitives. Il y a donc de nombreuses
« Volontés » (au fond de notre psyché)
qui se heurtent entre elles. L'animal intellectuel ne possède
pas une Volonté autonome, indépendante, entière,
totalement unie ; il n'y a pas d'UNITÉ dans la volonté
de l'animal intellectuel. Mais lorsqu'un homme a créé
le Corps de la Volonté Consciente, il dispose alors
d'une Volonté Individuelle avec laquelle il peut
travailler dans l'univers entier.
Dans
le Monde des Causes Naturelles, nous trouvons les Hommes
Causals, ceux qui ont créé le corps de la
Volonté Consciente. Comment pourrions-nous connaître
le Monde Causal sans connaître, au préalable,
les causes de nos propres erreurs ? Comment pourrions-nous
connaître le Monde Causal alors que nous ne connaissons
pas encore les propres causes de nos erreurs ? En vérité,
je le répète, celui qui veut connaître
les mondes internes de la planète Terre doit, avant
tout, commencer par connaître ses propres mondes intérieurs.
Cela requiert AUTO-EXPLORATION ET TRAVAIL CONSCIENT SUR
SOI-MÊME.
Au-delà
du Monde de la Volonté Consciente, nous trouvons
le MONDE BOUDDHIQUE ou INTUITIF. Évidemment, nous
ne pourrions entrer dans le Monde Bouddhique ou Intuitif
sans connaître, auparavant, notre propre RÉALITÉ
INTUITIVE, sans avoir, auparavant, développé
en nous l'INTUITION.
Il
existe une nette différence entre le processus de
Raisonnement Comparatif et l'Intuition. La raison s'appuie
sur le processus de comparaison : « ceci est blanc
parce que cela est noir », ou vice-versa. L'intuition,
c'est quelque chose de différent : c'est la perception
directe de la vérité sans le processus déprimant
de l'option...
Dans
le Monde Bouddhique ou Intuitif existe l'Intuition. Bien
au-delà de la région de l'Intuition, se trouve
la RÉGION D'ATMAN, l'Ineffable. Mais dans la région
de l'Intuition, nous découvrons la Sagesse de l'Univers
(de tout ce qui est, de tout ce qui a été
et de tout ce qui sera).
Dans
le Monde Bouddhique ou Intuitif, se trouvent la Sagesse
Ineffable, la Fraternité, l'Unité, l'Uni-Totalité,
l'Amour... Ceux qui vivent dans le monde de l'intuition
jouissent de Félicité Authentique. Ainsi donc,
il vaut la peine de s'enquérir de tout cela...
Bien
au-delà du Monde Bouddhique ou Intuitif se trouve
la région d'Atman, l'Ineffable, la RÉGION
DE L'INTIME, DE L'ÊTRE (l'Être est l'Être
et la raison d'être de l'Être est ce même
Être).
L'Intime,
en lui-même, possède DEUX ÂMES : l'ÂME
SPIRITUELLE qui est féminine, et l'ÂME HUMAINE
qui est masculine. Si nous lisons « la Divine Comédie
», nous verrons que Dante aussi cite les deux Âmes
: l'une est « CELLE QUI TRAVAILLE » (l'Âme
humaine), et l'autre « CELLE QUI CONTEMPLE »,
« celle qui se mire dans le miroir de la Nature »...
On
a beaucoup parlé du signe zodiacal des GÉMEAUX.
Je dis que c'est un signe que nous portons en nous-mêmes,
dans les profondeurs de l'Âme... L'Intime possède,
je le répète, deux Âmes : la Spirituelle,
qui est féminine, et l'Humaine, qui est masculine.
La
Spirituelle est la WALKYRIE, la GUENIÈVRE, LA REINE
DES JINAS, celle qui versa le vin à LANCELOT, dans
les coupes des délices de Sukra et de Manti.
L'Âme
humaine souffre, pleure ; elle est masculine ; à
travers elle vibre le CRESTOS COSMIQUE (la puissante médiation
astrale qui relie notre personnalité physique à
l'immanence suprême du Père Solaire)...
Pour
nous, arriver à incarner les deux Âmes est
une chose possible, mais cela requiert de rigoureuses disciplines
ésotériques ; auparavant, il faut avoir créé
les corps Astral, Mental et Causal ; il faut avoir travaillé
profondément en soi-même et à l'intérieur
de soi-même, ici et maintenant.
Seul
l'INITIÉ LIBRE, qui a éliminé l'Ego,
qui a vraiment travaillé profondément sur
lui-même, est digne d'incarner en lui-même les
deux Âmes. Cela signifie que le signe zodiacal des
Gémeaux est une réalité (en nous),
puisque ces deux Âmes sont jumelles.
Incontestablement,
l'Âme humaine doit épouser sa Dame : la Walkyrie,
la SULAMITE du Sage Salomon, celle qui figure dans «
le Cantique des Cantiques ». Celui qui parvient à
incarner en lui-même ces deux Âmes, obtient
l'ILLUMINATION TOTALE, LA SAPIENCE, LA SAGESSE.
Premièrement,
il est nécessaire de recevoir le Principe Animique
Humain (masculin) ; deuxièmement, la partie humaine
masculine doit épouser la partie spirituelle féminine.
Le LOGOS resplendit au travers de la Bouddhi, de la Walkyrie,
de la Guenièvre, de la Béatrice de Dante Alighieri.
Évidemment, les principes divins les plus puissants
sont contenus à l'intérieur de l'ÂME-ESPRIT,
de la Bouddhi. C'est pourquoi, Madame Blavatsky, dans «
La Voix du Silence », a dit : « La Bouddhi est
comme un vase d'albâtre, fin et transparent, à
travers lequel brûle la flamme de Prajna ».
Lorsque
l'Âme Humaine (ce que nous avons d'humain en nous,
ici en-dedans) se marie avec l'Âme-Esprit, vient l'Illumination
; la LUMIÈRE INTÉRIEURE s'installe en nous
; nous sommes TRANSFIGURÉS, resplendissants, illuminés.
Mais,
pour que ce contact s'établisse, il faut travailler
très dur en nous-mêmes, de façon intensive
: EN CRÉANT LES CORPS EXISTENTIELS SUPÉRIEURS
DE L'ÊTRE, EN ÉLIMINANT L'EGO ANIMAL ET EN
NOUS SACRIFIANT POUR L'HUMANITÉ SOUFFRANTE.
Ainsi,
mes frères, ce qui est intéressant, c'est
de nous convertir en véritables ADEPTES DE LA FRATERNITÉ
DE LA LUMIÈRE INTÉRIEURE. Si nous procédons
ainsi, nous arriverons à la véritable Illumination
Intime ; si nous procédons ainsi, nous atteindrons
l'authentique Béatitude, nous pourrons nous submerger
dans la Région de la Félicité légitime,
etc.
Il
est nécessaire de sortir de ces Régions de
Ténèbres où nous nous trouvons ; il
est vraiment urgent de parvenir au MONDE DES SPLENDEURS.
Il faut faire un peu de recherches, réfléchir,
je le répète, étudier ces choses. Si
nous n'analysons pas, si nous n'étudions pas ces
matières au contenu dense, jamais nous n'arriverons
à la LIBÉRATION FINALE.
Chacun
de nous doit TRAVAILLER SUR LUI-MÊME s'il aspire à
atteindre un jour l'authentique illumination. Mais, pour
travailler sur soi-même, on doit inévitablement
avoir la connaissance, les clés, les pratiques. Nous,
ici, nous donnerons peu à peu (à nos étudiants)
les systèmes, les méthodes pour travailler
sur soi-même, afin d'obtenir un changement absolu.
On
doit, avant tout, avoir de la CONTINUITÉ DE PROPOS,
car beaucoup commencent ces études et peu les terminent.
Il se trouve que les gens n'ont pas de continuité
de propos : aujourd'hui, ils commencent avec beaucoup d'enthousiasme
et, plus tard, avec le temps, ils s'écartent du Corps
de Doctrine.
Dans
le monde, il y a de tout ; il y a ceux qui « papillonnent
», ceux qui vont de petites écoles en petites
écoles et qui croient savoir beaucoup de choses alors
qu'en réalité ils ne savent rien. Nous devons
nous définir très clairement. Cette institution
ne cherche pas autre chose que l'AUTO-RÉALISATION
INTIME de l'être humain. Nous ne nous intéressons
absolument pas à ces « papillons » qui
vont d'école en école pour n'arriver à
aucune conclusion. Nous, la seule chose qui nous intéresse,
c'est de travailler sur nous-mêmes pour obtenir la
Transformation Radicale.
Nous
devons devenir des Adeptes de la Fraternité de la
Lumière Intérieure, et cela est possible en
travaillant sur soi-même, ici et maintenant.
Les
temps sont arrivés où le FILS DE L'HOMME doit
enseigner le chemin à l'Humanité. Malheureusement,
les gens « écoutent mais n'entendent pas ;
ils regardent avec leurs yeux mais ne voient pas »
; on leur indique le Sentier mais ils ne comprennent pas,
et s'ils arrivent à comprendre un peu, ils n'ont
pas de continuité de propos pour arriver au but et
bien vite ils dévient.
Le
MOUVEMENT GNOSTIQUE est comme un train en marche : quelques
passagers montent dans une gare et descendent dans une autre
; rares sont les passagers qui arrivent à la destination
finale. Ceux qui sont affiliés à notre Institution
sont invités : ils peuvent arriver au but s'ils se
le proposent... Quel dommage que les gens aient un «
mental-girouette » et qu'aujourd'hui ils pensent une
chose et demain une autre ! Si les gens étaient vraiment
SÉRIEUX, ils s'occuperaient seulement de travailler
intensément sur eux-mêmes.
Dans
cette Institution, nous enseignons aux gens comment éliminer
les agrégats psychiques indésirables que nous
portons à l'intérieur de nous. Dans cette
École, nous enseignons aux êtres humains quel
est le Chemin de l'authentique Sacrifice et comment fabriquer
les corps Astral, Mental et Causal pour se transformer en
Hommes véritables, en Hommes légitimes, en
Hommes authentiques au sens le plus complet du terme.
Évidemment,
au fur et à mesure que naît l'Homme (à
l'intérieur de « l'animal intellectuel »),
des changements extraordinaires se produisent : certains
pouvoirs, certaines facultés magnifiques se réveillent.
L'Homme intégral, l'Homme unitotal en arrive au point
de détenir un contrôle parfait sur les «
TATTVAS ». Que sont les « tattvas » ?
DES VIBRATIONS DE L'ÉTHER UNIVERSEL.
Dans
les Éléments de la Nature se trouve la synthèse
des Tattvas. Le principe vital-éthérique de
l'eau est APAS ; le principe vital-éthérique
de l'air est le TATTVA VAYU ; le principe vital-éthérique
du feu est le TATTVA AGNI ou TEJAS ; le principe vital-éthérique
de la Terre est précisément le TATTVA PRITHVI...
L'Homme
authentique, légitime, est celui qui a fabriqué
les corps astral, Mental et Causal ; celui qui est capable
d'entrer dans le Monde Éthérique, celui qui
est capable de se mouvoir dans le Monde Astral, celui qui
peut pénétrer intelligemment dans le Monde
du Mental Cosmique ou voyager dans le Monde des Causes Naturelles
et qui acquiert aussi le pouvoir sur les Éléments
de la Nature : sur la terre parfumée et sur le feu
flamboyant, sur les tempêtes et sur les ouragans.
Pour cette raison, l'Adepte arrive réellement à
se convertir en ROI DE LA NATURE ET DU COSMOS.
Les
tattvas, en eux-mêmes, appartiennent au Monde Éthérique,
à ce Monde Vital, à ce Corps Vital de la planète
Terre. Les tattvas sont des vibrations de l'Éther,
les tattvas pénètrent directement dans les
glandes endocrines de l'organisme humain, mais ne ressortent
pas de là. Les tattvas, en entrant dans les CHAKRAS,
passent par les glandes endocrines et SE TRANSFORMENT EN
HORMONES qui circulent dans le sang et c'est tout ; ils
n'en ressortent pas.
Éveiller
les POUVOIRS TATTVIQUES est stupéfiant, mais cela
n'est possible que pour l'Homme authentique, pour celui
qui est capable de vivre consciemment dans le Monde Astral
ou pour celui qui sait voyager dans le Monde du Mental ou
pour l'Homme Causal qui a établi son centre de gravité
précisément dans le Monde des Causes Naturelles.
Un
Adepte auto-réalisé est un homme au sens le
plus complet du terme ; il est Roi de la Création
car il utilise les tattvas, car il peut les manipuler à
volonté. Un Homme qui gouverne le feu, l'air, l'eau
et la terre, qui est capable d'arrêter les tempêtes,
etc., est apte à utiliser les tattvas ; c'est un
Homme, réel, un Maître auto-réalisé,
quelqu'un qui connaît les Mondes Supérieurs.
Le
moment est venu, pour chacun de vous, de lutter pour son
Auto-réalisation ; le moment est venu, pour chacun
de vous, de connaître ses propres mondes internes,
de connaître les mondes internes de ses amis et ceux
de la planète Terre, du système solaire et
de la galaxie où nous vivons. Être un Homme,
au sens le plus complet du terme, c'est quelque chose de
très grand. Mais un Homme véritable, c'est
uniquement celui qui a fabriqué les Corps Existentiels
Supérieurs de l'Être, celui qui s'est établi
en tant que CITOYEN DES MONDES SUPÉRIEURS. Un Homme
véritable est donc celui qui est arrivé à
dominer les Éléments de la Nature, non seulement
dans le Cosmos, mais à l'intérieur de lui-même,
ici et maintenant.
Si
un Homme véritable n'apprend pas à dominer
les Principes Intelligents de son propre corps physique
représentés par les GNOMES atomiques ou Élémentaux
de son système osseux, il ne pourra pas non plus
dominer les Gnomes de la planète sur laquelle nous
vivons, les Gnomes qui vivent parmi les roches de la terre...
Si
un Homme authentique ne peut pas dominer l'agitation des
ONDINES atomiques qui vivent dans ses eaux séminales
et dans la lymphe, il ne pourra pas non plus dominer les
Ondines et les Élémentaux Aquatiques des fleuves
et des mers.
Si
un Homme véritable ne peut pas dominer l'air de ses
poumons, s'il n'a pas la capacité de contrôler
vraiment les Élémentaux de son propre mental,
ceux qui jouent avec la substance de son entendement, ceux
qui bouillonnent et palpitent parmi ses inquiétudes
intelligentes, il n'aura pas non plus le pouvoir de dominer
les SYLPHES de la Nature, ceux qui gouvernent les nuages,
ceux qui provoquent les ouragans et les tempêtes.
Si
un Homme réel, authentique, ne domine pas parfaitement
ses Principes Ignés, s'il ne peut pas dominer ses
ardentes impulsions sexuelles, s'il est victime de ses propres
SALAMANDRES atomiques, il ne pourra pas non plus dominer
les Élémentaux Ignés des volcans en
éruption ou du feu de l'intérieur de la planète
sur laquelle nous vivons.
Ainsi,
pour manier les Tattvas, nous devons commencer par manier
nos propres impulsions à l'intérieur de nous-mêmes,
les Éléments Naturels que nous avons en nous.
Si
un homme n'apprend pas à dominer son Corps, il pourra
encore moins dominer le grand corps dénommé
« Terre ». Si un homme n'apprend pas à
dominer son propre corps vital, il ne pourra pas non plus
manipuler les tattvas. Si un homme n'apprend pas à
dominer ses propres émotions et ses désirs
personnels, il ne pourra pas non plus manier le Courant
Astral de la planète Terre. Si un homme n'est pas
maître de son Mental, il ne pourra pas non plus être
maître du Mental Universel. Si un homme n'est pas
maître de sa volonté personnelle, il ne pourra
pas non plus être maître de la volonté
cosmique.
Celui
qui veut s'asseoir sur le Trône de Commandement de
la Nature devra avant tout prendre possession de lui-même,
se rendre maître de lui-même, seigneur de lui-même.
Être
MAÎTRE DE LA NATURE est quelque chose de grandiose.
Mais, il n'est pas possible d'être Roi de la Création
si auparavant on ne devient pas Roi de soi-même. Pour
arriver à être Roi de soi-même, il est
indispensable d'apprendre à SE NIER SOI-MÊME.
Rares
sont ceux qui savent se nier eux-mêmes. Seul celui
qui apprend à se nier lui-même peut s'asseoir
sur le Trône de Commandement pour gouverner la Nature
entière ; seul l'Homme qui apprend à se nier
lui-même acquiert le Pouvoir sur le feu des volcans
en éruption et peut faire trembler la terre ; seul
l'Homme qui apprend à se nier lui-même peut
apaiser les tempêtes ; seul l'Homme qui apprend à
se nier lui-même peut déclencher les ouragans.
Tant
que quelqu'un n'a pas appris à se nier lui-même,
c'est un faible, un incapable, une créature victime
des circonstances.
Se
nier soi-même est apparemment très facile.
En théorie, à froid, n'importe qui se sent
capable de se nier lui-même ; à chaud, c'est
différent...
Je
vais vous donner un exemple de négation de soi-même...
Je fais appel à la question des noces matrimoniales,
pour vous en donner une idée...
Prenons
le cas de quelqu'un qui se marie en étant Alchimiste.
Nous savons bien que l'Alchimiste manie le Vitriol (verre
liquide flexible malléable) ou, pour parler en d'autres
termes, le sperme sacré ou le Mercure, comme on l'appelle
aussi (le Mercure brut). Évidemment, un Alchimiste
ne peut jamais renverser le Vase d'Hermès.
Je
ne pourrais concevoir un Alchimiste qui se consacrerait
au Grand Oeuvre et qui renverserait le Vase d'Hermès
Trismégiste, le trois fois grand Dieu Ibis Thot ou,
en d'autres termes, plus concrets, qui arriverait à
l'éjaculation de l'Ens Seminis durant la Copulation
Chimique. Si l'Alchimiste procédait de cette façon,
il échouerait, de ce fait, dans la Science de la
Transmutation Métallique.
Mais
s'il se marie, il sait qu'à cause de la surexcitation
sexuelle, s'il réalise la connexion du Lingam-Yoni
lors de sa première nuit de noces, il peut perdre
le Mercure de la Philosophie Secrète. Cependant,
il y a un grave danger : l'Athanor, c'est-à-dire
son épouse, peut exiger de lui qu'il accomplisse
la Copulation Chimique ; mais s'il sait qu'il va échouer,
ce qui serait indiqué, c'est qu'il se nie. Il doit
se nier même si la Prêtresse proteste. À
froid, tous disent que c'est simple, mais à chaud
il n'y a personne qui soit capable de le faire...
Maintenant,
supposons qu'il ne s'agisse pas d'un élément
masculin ; supposons qu'une femme qui se consacre à
l'Alchimie et à la maîtrise des Sciences Ésotériques
se marie. Évidemment, elle doit réaliser la
Copulation Métaphysique lors de sa première
nuit de noces, mais elle a peur d'atteindre, en la réalisant,
ce que la physiologie organique nomme « l'orgasme
» (la perte de l'Énergie Créatrice du
Troisième Logos). Cette nuit là, elle doit
se nier car elle n'est pas en condition...
Pourra-t-elle
le faire ? Cette dame, à froid, dira : « Oui,
je vais le faire »... Mais à chaud, les choses
changent. Et je ne suis en train de ne vous donner qu'une
petite idée, un modèle de ce qu'est «
se nier soi-même ». Il s'agit de quelque chose
de terrible !
Tant
qu'un homme ou une femme ne se nient pas eux-mêmes,
qu'ils ne sont pas capables de sacrifier leur partie animale
par amour pour le Christ Intime, le Logos, ils ne seront
pas non plus capables de s'asseoir sur le Trône de
Commandement de la Nature pour gouverner l'Univers entier.
Celui
qui veut le Pouvoir peut l'acquérir en se niant lui-même
! Nous avons un exemple concret dans le POUVOIR DE SE RENDRE
INVISIBLE ; il est possible d'obtenir ce Pouvoir et il est
merveilleux, mais on doit se nier soi-même.
Si,
au moment où un être cher rend le dernier soupir,
nous renonçons à la douleur que nous cause
une perte si néfaste, il y a négation de soi-même.
Il
est naturel, il est possible qu'en voyant notre mère
morte, notre fils, notre frère, ou notre père
terrestre, nous sombrions dans le désespoir. Mais
si, à cet instant précis, nous nous nions
nous-mêmes et que cette douleur est sacrifiée
au nom du Pouvoir Ésotérique pour obtenir
l'invisibilité, si, à ce moment-là,
nous transformons cette suprême douleur, grâce
à la Méditation Consciente, en Pouvoir de
nous rendre invisibles, la réalité sera que
nous obtiendrons, pour cette raison, un pouvoir si précieux.
Mais
qui est capable de le faire ? Qui est vraiment capable de
sourire, de renoncer à la douleur face au lit de
mort de sa mère ? Qui serait capable de sacrifier
cette douleur, de renoncer à elle devant le lit de
son père ou de son épouse décédée
? Impossible ! Il est très difficile de trouver quelqu'un
qui ait cette capacité.
Alors,
comment apprendre à se rendre invisible si nous ne
sommes pas capables d'acquérir ce pouvoir ? Pour
l'acquérir, il faut nous nier nous-mêmes ;
et si nous ne nous nions pas, obtiendrons-nous, par hasard,
ce pouvoir ?
Les
pouvoirs sont devant nous, mais ils impliquent le sacrifice
et la négation de soi-même. Par exemple : le
combustible qui fait se mouvoir une machine qui traîne
un wagon ferroviaire en marche doit être sacrifié
sur l'autel de l'énergie motrice qui fait fonctionner
tout le train.
Nous
voyons ainsi que ce combustible, par son sacrifice, se convertit
en une force distincte ; il se convertit en mouvement, en
pouvoir qui traîne un véhicule le long des
rails, c'est évident.
Ainsi,
une force inférieure quelconque peut être transformée,
grâce au sacrifice, en une force complètement
différente et dotée de caractéristiques
distinctes. La technique, c'est d'apprendre à se
nier soi-même pour transformer, grâce au sacrifice,
une force inférieure en une autre d'un type supérieur
et différent.
C'est
seulement ainsi, en procédant ainsi, en nous transformant
de cette manière, de cette façon, qu'il est
réellement possible d'arriver à être
les Rois des Tattvas, des Hommes au sens le plus complet
du terme, des Hommes Solaires, des Hommes-Dieux !
L'heure
est venue pour nous de méditer un peu sur les temps
antiques de l'Arcadie, lorsque lait et miel émanaient
des rivières d'eau pure de vie. L'Homme avait le
Pouvoir sur les Éléments de la Nature ; il
parlait alors le verbe très pur de la Divine Langue
qui, comme un fleuve d'or, court sous l'épaisse forêt
du Soleil. C'était l'Âge des Titans, l'Âge
dans lequel lait et miel émanaient des rivières
d'eau pure. Alors il n'existait ni le mien ni le tien, tout
était à tous et chacun pouvait cueillir de
l'arbre du voisin sans aucune peur. L'humanité n'avait
pas dégénéré, elle possédait
le Pouvoir sur les Tattvas...
Maintenant,
il faut reconquérir ce Pouvoir. Mais pour obtenir
de telles facultés, le sacrifice, la renonciation
à soi-même, la transformation radicale, sont
nécessaires. Dans cette Institution, nous allons
vous enseigner le chemin qui vous mènera au SURHOMME.
L'heure du Surhomme est arrivée ! Il est l'heure
de commencer à créer l'Homme ! Indiscutablement,
en premier, il y aura la création de l'Homme et ensuite
nous entrerons dans le Règne du Surhomme.
L'Homme,
en lui-même, est grandiose : c'est le Roi de la Nature
et du Cosmos. Le Surhomme est encore au-delà : le
Surhomme est l'Homme qui est parvenu à s'intégrer
avec la Divinité.
Dans
la Doctrine Secrète d'Anahuac, on dit que «
les Dieux créèrent les Hommes en bois et qu'après
les avoir créés, ils les fusionnèrent
avec la Divinité » ; ensuite, on ajoute : «
les Hommes n'arrivèrent pas tous à fusionner
avec la Divinité »...
De
sorte qu'en premier il faut créer l'Homme ; le fusionner
avec la Divinité vient en second. Quand l'Homme fusionne
avec la Divinité, il se convertit en le Surhomme
de Nietzche. Le Surhomme est une terrible réalité...
Nous
devons sortir de cet état lamentable dans lequel
nous nous trouvons (jusqu'à maintenant, nous sommes
de misérables loques dans la boue du monde), nous
devons nous régénérer et ensuite nous
intégrer avec le Divin.
Vivre
ainsi, pour vivre, vivre pour manger et exister comme des
parasites agrippés à l'épiderme de
cet animal très grand qui s'appelle la Terre est
absurde à cent pour cent.
Il
est l'heure de comprendre que nous devons changer intimement.
Ainsi donc, mes frères, nous devons étudier
de plus en plus en profondeur tout ce Corps de Doctrine,
désintégrer l'Ego, créer les Corps
Existentiels Supérieurs de l'Être et nous sacrifier
pour l'humanité. Voilà le chemin évident
à suivre.
Maintenant,
je vais vous donner l'opportunité de poser les questions
que vous avez par rapport au thème exposé
ce soir... Voyons, celui qui veut demander quelque chose
peut le faire avec la plus entière liberté...
Oui, mon frère...
Disciple.
Maître, en fin de compte, il est nécessaire
d'être honnête envers soi-même ?
Maître.
Bien sûr que oui ! Car si quelqu'un N'EST PAS HONNÊTE
ENVERS LUI-MÊME, il se trompe lui-même. Et s'il
se trompe lui-même, il se nuit à lui-même.
D.
Notre morale existe-t-elle ?
M.
Oui, chaque peuple a sa morale. La morale est esclave des
coutumes, des époques et des lieux. Ce qui était
moral autrefois est immoral aujourd'hui et vice versa. Ce
qui est moral dans un pays, est immoral dans un autre. La
morale est aussi fille des préjugés.
Il
faut PASSER AU-DELÀ DE TOUT CODE DE MORALE. Il faut
entrer dans le Règne de la COMPRÉHENSION CRÉATRICE,
dans le Règne du Surhomme... Une autre question ?...
Indubitablement,
tous les codes d'éthique qui ont été
écrits dans le monde, tous les codes de morale s'avèrent
franchement réactionnaires, conservateurs, régressifs
et retardataires.
Ce
qu'on doit faire, c'est un bilan de soi-même ; il
faut faire un INVENTAIRE de SES PROPRES VALEURS pour savoir
ce que l'on a en trop et ce qu'il nous manque, et marcher
alors où on doit marcher, en accord avec nos nécessités
psychologiques.
Mais
si on s'en tient aux postulats (rances et maladroits) de
tous les codes moraux écrits par différents
auteurs, on échouera dans cet inventaire, et en aucun
cas on n'obtiendra l'Auto-réalisation Intime de l'Être.
Il
est nécessaire de découvrir que nous avons
en nous-mêmes des éléments indésirables.
Est-ce que, par hasard, la colère, l'avidité,
la luxure, l'envie, la fierté, la paresse, la gourmandise
sont quelque chose de beau ? Nous avons des défauts
effrayants. Il faut les désintégrer, il faut
les réduire en poussière cosmique.
C'est
ainsi seulement que la Conscience peut s'éveiller.
Une Conscience illuminée, une Conscience éveillée,
peut voir le Chemin et le fouler fermement. Mais si nous
ne désintégrons pas les éléments
indésirables que nous portons à l'intérieur
de nous, évidemment, l'éveil sera impossible.
Comment, donc, un homme endormi pourrait-il investiguer
sur la vie dans les Mondes Supérieurs : dans l'Astral,
dans le Mental, dans le Causal ? Pour pouvoir être
un CHERCHEUR COMPÉTENT de la vie dans les Mondes
Supérieurs, on doit avant tout ÊTRE ÉVEILLÉ.
Il
n'est pas possible d'obtenir l'Éveil de la Conscience
tant qu'à l'intérieur de nous continuent d'exister
toute cette quantité de valeurs négatives
et néfastes que nous portons en nous, c'est-à-dire
tous nos défauts de type psychologique... Y a-t-il
une autre question ?
D.
Maître, il y a bien longtemps, je me suis demandé
s'il y aurait, sur cette planète Terre, une personne
qui n'aurait pas tout cela.
M.
Il serait bon que tu finisses de spécifier ta question.
D.
Bon, par rapport à tout ce que vous venez d'expliquer,
Maître, toutes les tares [...] on se rend compte que
d'instant en instant l'homme est exposé à
l'erreur, mais on est nombreux sur le chemin, et ici on
ne trouve pas cet homme. Je ne peux pas vous demander, Maître,
si vous êtes l'un d'eux, mais, par contre, je peux
vous demander, depuis le plus profond de mon Être,
votre réponse à ceci.
M.
Avant tout, je te remercie pour tes bonnes intentions, tes
belles paroles, la sincérité de ton coeur...
Évidemment que tant que nous n'aurons pas éliminé
de nous-mêmes tous les éléments indésirables
que nous portons, ce RAYON de LUMIÈRE sera impossible.
Mais si nous mourons en nous-mêmes, si nous parvenons
à dissoudre l'Ego animal, ce Rayon, non seulement
brillera en nous, mais se projettera aussi sur les multitudes.
Par
conséquent, il faut que nous fassions un INVENTAIRE
DE NOUS-MÊMES, comme je l'ai déjà dit,
pour savoir ce que nous avons en trop et ce qui nous manque.
Parce que beaucoup de vertus que nous croyons avoir, nous
ne les avons pas ; beaucoup de qualités nous manquent,
et nous devons les acquérir.
Ainsi,
mes frères, il est l'heure d'être sincères
envers nous-mêmes, de nous auto-découvrir,
de nous résoudre vraiment à éliminer
nos défauts de type psychologique. Une autre question
des frères ?... Tu peux prendre la parole...
D.
[...] le Chemin est uniquement personnel, personne d'autre
ne peut le parcourir à notre place, ou est-ce qu'on
peut le parcourir d'une autre manière, puisque nous
avons dit tout-à-l'heure que le Christ a pardonné
les péchés d'un homme et qu'il a dissous tous
les Egos qu'il avait ?
M.
Bien sûr, CHACUN DE NOUS DOIT FAIRE LE TRAVAIL en
lui-même ; le Maître peut seulement montrer
le Chemin et c'est tout.
C'est,
à l'évidence, sur le terrain de la vie pratique,
par rapport à nos amis, à nos parents, dans
la rue, dans le temple, à l'école ou au travail,
que nous devons NOUS AUTO-DÉCOUVRIR.
Dans
les relations sociales, existe l'auto-découverte
lorsque nous sommes alertes et vigilants comme la sentinelle
en temps de guerre. Il advient que dans les relations sociales
les défauts dissimulés surgissent spontanément
et si nous sommes alertes comme la sentinelle en temps de
guerre, alors nous les voyons.
Un
défaut découvert doit ÊTRE COMPRIS intégralement
au moyen de l'analyse, à travers la compréhension
créatrice, À TRAVERS LA MÉDITATION,
l'auto-réflexion évidente de l'Être.
Quand
on a compris tel ou tel défaut découvert,
on peut alors s'offrir le luxe de L'ÉLIMINER.
On
peut éliminer un défaut, quand on fait appel
à une Force qui est supérieure au Mental.
Le Mental, par lui-même, ne peut altérer radicalement
aucune erreur. Il peut l'étiqueter de différentes
manières, la passer d'un niveau à un autre,
la dissimuler à lui-même ou aux autres, la
justifier ou la condamner, etc., mais pas l'altérer.
Nous
avons besoin d'un pouvoir qui soit supérieur au Mental,
d'un pouvoir qui soit capable de désintégrer
n'importe quel défaut psychologique. Ce pouvoir existe
en nous-mêmes, heureusement. Je veux me référer,
de manière emphatique, à DEVI KUNDALINI-SHAKTI
(le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques, le Fohat
particulier, individuel, cette variante de notre propre
Être que les hindous appellent « Kundalini »).
Si
on fait appel à ce pouvoir, si on implore l'aide
de Devi Kundalini-Shakti, elle pourra éliminer toute
erreur psychologique dûment comprise de manière
intégrale. Mais si on veut extirper du Mental les
défauts psychologiques exclusivement sur la base
de la compréhension, on se trompe.
Il
est certain qu'au moyen du « Couteau de la Conscience
», on peut séparer de sa psyché n'importe
quel défaut psychologique, mais celui-ci continuera
autour de nous comme un démon ; il cherchera la façon,
la manière d'intervenir à un moment donné
et, à la fin, il reviendra s'installer dans les Cinq
Cylindres de la machine organique.
Par
conséquent, la compréhension seule n'est pas
suffisante, nous avons besoin d'une élimination ;
et l'élimination n'est pas possible sans une aide
supérieure.
Nous
avons besoin de ce Fohat, de cette Flamme Sacrée
qui se développe dans l'épine dorsale de l'ascète
gnostique.
Nous
avons besoin de Kundalini-Shakti (la Mère Cosmique)
; elle seule, la Divine Mère Cosmique particulière,
individuelle, de chacun de nous, peut éliminer de
notre psyché le défaut que nous avons préalablement
compris de manière intégrale dans tous les
Départements du Mental.
Voilà
le chemin évident à suivre : il faut d'abord
découvrir un défaut ; il faut ensuite le comprendre
et, finalement, l'éliminer. Les espions, pendant
la guerre, premièrement, on les observe, deuxièmement,
on les fait asseoir sur le banc des accusés et, troisièmement,
on les mène au poteau d'exécution.
Nous
devons faire de même avec nos défauts psychologiques,
avec les Mois-défauts, avec les Mois que nous portons
à l'intérieur de nous. Il y a une autre question
?...
D.
Quand on se réfère à la Mère
Cosmique [...] qui a fait référence antérieurement
aux deux Âmes que nous avons (l'Humaine et la Spirituelle)
[...] La Mère Cosmique se réfère à
l'Âme Spirituelle ?
M.
Non, je ne suis pas en train de me référer
à cela ! Je me réfère au Cobra Sacré
des Mystères d'Eleusis... [...] ils l'appellent «
Kundalini-Shakti », une variante, je le répète,
de notre propre Être.
C'est
seulement par la connaissance de l'Anatomie Occulte que
nous pouvons savoir ce que Kundalini représente dans
notre moelle épinière, dorsale. Bien sûr,
Kundalini, je le répète, c'est une partie
de notre propre Être, mais dérivée !
Ainsi,
on représente la Mère Kundalini, le Cobra
Sacré des Anciens Mystères, la Vipère
Divine, par Isis, Adonia, Insoberte, Rhéa, Cybèle,
Tonantzin, etc.
Chacun
de nous a, dans son Être intime, secret, sa propre
Mère particulière, individuelle.
Elle
seule, notre Mère Divine particulière, individuelle
(que nous l'appelions Tonantzin ou simplement Isis, Adonia
ou peu importe, elle est ce qui est, ce qui a été
et ce qui toujours sera), cette Vipère Bénie,
ce Cobra des Anciens Mystères, est la seule qui ait
le pouvoir de désintégrer n'importe quel défaut
psychologique, préalablement compris dans tous les
Départements du Mental.
D.
Alors, pour pouvoir éliminer les Egos, faut-il avoir
cette connaissance de l'Anatomie Occulte ?
M.
Pour pouvoir ÉLIMINER les différents MOIS
qui personnifient nos erreurs, la seule chose qui EST NÉCESSAIRE
EST DE SAVOIR AIMER. Si un homme n'aime pas SA PROPRE MÈRE
DIVINE, il ne pourra pas désintégrer les Mois.
Le fils ingrat ne progresse pas dans ces études.
Mais
si on aime véritablement sa Mère Intime particulière,
représentée par Marie, Maya, Isis, Adonia,
Rhéa, Cybèle, etc., on pourra alors désintégrer
ses défauts, on sera assisté.
D.
Mais si on ne connaît pas cette Mère, comment
est-ce possible de l'aimer, si cette connaissance n'est
qu'abstraite et qu'on n'a pas eu une expérience pour
pouvoir communiquer avec elle et l'aimer ?
M.
Tous les sages de l'antiquité nous ont parlé
de Dieu-Mère, je ne cite rien de nouveau. Même
le Christianisme symbolise Dieu-Mère par Marie, Maya
; en ce qui concerne les Égyptiens, ce Dieu féminin
ou Mère est symbolisé par Isis ; chez les
hébreux, il est représenté par Adonia
; il est aussi représenté par Cybèle,
dans la Crète antique ; ou par la Chaste Diane chez
les Grecs ; ou par Tonantzin, ici, dans notre patrie mexicaine.
Je
ne dis rien de nouveau, je dis que nous devons aimer Dieu-Mère.
Ce Dieu-Mère est en nous-mêmes et non hors
de nous-mêmes ; il est, je le répète,
une variante de notre propre Être (j'explique) mais
dérivée. Je vous indique que si on sait AIMER
DIEU-MÈRE, on peut obtenir l'élimination de
ses défauts psychologiques. Mais, en cela, JE NE
VOIS PAS LA NÉCESSITÉ de THÉORISER.
Aimer, c'est tout !
Un
enfant s'adresse à sa mère sans avoir besoin
de beaucoup de théories, ni de beaucoup d'analyses.
On peut aussi s'adresser à sa Mère Divine,
ineffable, peu importe le nom qu'on lui donne : Marie ou
Isis, ou comme on veut, mais on peut s'adresser à
elle avec un véritable amour, en la suppliant de
désintégrer le défaut que nous avons
compris dans tous les Niveaux du Mental. C'est une question
de coeur, c'est une question de savoir aimer. Une autre
question, mes frères ?
D.
[...] Quand on se réfère aux Niveaux du Mental,
pourriez-vous les énumérer... ?
M.
Ce serait trop long de les énumérer. Il existe
49 Niveaux Subconscients, qui sont représentés
par les 49 notes d'un ancien instrument qu'inventèrent
deux frères Initiés de la Chine ancienne.
Dans
les temps anciens, quand on voulait arriver au Samadhi,
à l'Extase, on devait avant tout arriver à
la quiétude et au silence les plus complets dans
notre Mental, non seulement dans le niveau simplement intellectif,
mais aussi dans le deuxième, en relation avec le
Subconscient, ou dans le troisième, ou dans le quatrième,
encore plus profond, ou dans le 48ème ou le 49ème.
Quand
on parvenait à calmer le Mental, à l'amener
au silence le plus profond dans tous les niveaux, alors
l'Essence s'échappait pour expérimenter le
Satori.
Les
49 Niveaux du Mental ne peuvent pas être expliqués
d'un point de vue exclusivement dialectique. Pour comprendre
les 49 Niveaux, nous avons besoin de la musique, de la Loi
de l'éternel Heptaparaparshinock ; nous avons besoin
aussi de l'Aya-Atapan, cet instrument que deux frères
Initiés inventèrent dans l'ancienne Chine
et qui donnait, précisément, les 49 Notes
correspondant aux 49 Niveaux de l'Entendement. Mais ceci
est trop compliqué pour l'étudiant.
Lorsqu'on
avancera par rapport à soi-même, on va découvrir
niveau après niveau, sans que personne ne nous l'indique
; on le découvrira par soi-même, au fur et
à mesure qu'on va aller de plus en plus profondément
à l'intérieur de soi, et enfin, un jour, on
découvrira ses 49 Niveaux, non parce que quelqu'un
nous l'a dit, mais directement par soi-même ; c'est
tout.
Y
a-t-il une autre question ? Voyons, qui veut demander ?
Que personne ne reste avec des doutes ; il est nécessaire
que ce sujet soit dûment compris... Bon, comme je
vois que vous êtes tous très silencieux, il
ne me reste plus qu'à vous dire, mes Frères...
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