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9. L'Organisation de Notre Monde Intérieur (Notre
Pays Psychologique)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LA ORGANIZACIÓN
DE NUESTRO MUNDO INTERIOR (Nuestro País Psicológico)"
Conférence
de type ésotérique. Avant tout, je dois vous
dire que cette conférence est de type, disons, ésotérique.
Il est évident qu'elle ne pourra pas intéresser
les personnes qui ne sont pas en relation avec ce type d'idées.
Qu'est-ce
qui nous préoccupe le plus dans la vie ? Quel est
notre plus grand désir ? Nous avons besoin de savoir
d'où nous venons, qui nous sommes, pourquoi nous
existons et quel est le but de notre existence.
À
quoi servirait-il de vivre sans savoir qui nous sommes ?
À quoi servirait-il d'exister pour exister ? La vie,
à la longue, deviendrait routinière, ennuyeuse.
L'heure est donc venue de NOUS AUTO-EXPLORER POUR NOUS CONNAÎTRE
NOUS-MÊMES, tels que nous sommes.
Beaucoup
de théories ont été écrites
et continueront d'être écrites ; beaucoup de
choses ont été dites et continueront d'être
dites, mais les gens continuent comme toujours dans l'ignorance
; personne ne sait rien sur soi-même. Nous connaissons
de grands intellectuels, des lumières du savoir,
des érudits, mais sur eux-mêmes, ils ne savent
rien.
Beaucoup
de choses, en réalité et en vérité,
font l'objet d'opinions, mais on sait vraiment peu de choses.
Nous sommes ici, précisément, pour essayer
de nous informer, de rechercher, d'enquêter. Vous
êtes ici pour m'écouter et moi pour vous parler.
Mutuellement unis, nous devons tous, ici, grâce à
la Compréhension Créatrice, essayer de nous
informer, essayer d'explorer l'énigme merveilleuse
de nous-mêmes.
Qui
sommes-nous ? Pourquoi existons-nous ? Où étions-nous
avant de naître ? Qu'est-ce qui nous attend au-delà
du sépulcre ? Énigmes !...
À
quoi cela sert-il de nous mettre cinquante mille théories
dans la tête si, en vérité, nous ne
savons rien sur nous-mêmes ?
Les
gens naissent, grandissent, se reproduisent, vieillissent
et meurent dans la plus totale ignorance. Des théories
? Il y en a, et de précieuses. Des sectes ? Par millions,
et alors ?
Nous
tous, ici réunis, nous allons essayer de nous informer,
de chercher, d'enquêter. L'heure, le moment est venu
de savoir quelque chose sur nous-mêmes.
À
quoi servirait-il de nous mettre dans la tête cinquante
mille théories, si nous ne savons rien sur nous-mêmes
? À quoi nous servirait-il de lire et lire des livres,
si nous ne savons rien sur nous-mêmes ?
Ce
que disent les autres, c'est bien, mais nous ne sommes pas
certains de ce qu'ils disent ; ce que les autres affirment
peut être très beau, mais nous, nous ne savons
rien sur nous-mêmes.
Nous
sommes tous réunis ici précisément
pour essayer de chercher, d'enquêter : d'où
venons-nous et où allons-nous ? Où étions-nous
avant de naître ? Où serons-nous quand notre
corps de chair et d'os ira au sépulcre ?
Ce
sont des énigmes que personne n'a résolu pour
nous, pas même les plus grands savants de la Science
; ce sont des énigmes que nous devons éclaircir.
Donc, le but de notre réunion, ici, ce soir, est
précisément d'essayer, d'un commun accord,
de rechercher quelque chose, de savoir quelque chose sur
l'énigme de notre propre vie.
Avant
tout, réunis ici, nous allons essayer de nous auto-explorer
: nous avons un corps de chair et d'os, un corps qui est
formé d'organes. Chaque organe a sa fonction spécifique,
complètement définie. Mais, il y a aussi quelque
chose de plus : nous pensons, nous ressentons, nous désirons,
nous avons des idées et la Science ne nous dit rien
sur cela.
Il
est évident qu'IL EXISTE UNE PSYCHOLOGIE INDIVIDUELLE
; chacun de nous a sa propre psychologie. Malheureusement,
les gens, dans la majorité des cas, n'acceptent pas
le fait d'avoir une psychologie.
Ils
acceptent facilement d'avoir un corps de chair et d'os parce
qu'ils le voient, parce qu'ils peuvent le toucher, mais
ils n'acceptent pas d'avoir une psychologie parce qu'ils
ne la voient pas, parce qu'ils ne peuvent pas la palper.
Quand
quelqu'un accepte d'avoir une psychologie, il commence en
fait à s'observer lui-même.
Tant
que les gens ne s'observent pas eux-mêmes, toute possibilité
de changer s'avère impossible. Mais, lorsque les
gens commencent à s'auto-observer les possibilités
de changer deviennent manifestes.
En
nous observant nous-mêmes, nous découvrons
que nous avons une vie intérieure. Nos pensées
sont internes, invisibles, personne ne peut les voir ; cependant,
elles sont réelles pour nous ; nos idées sont
invisibles, personne ne peut les voir, mais elles existent
; nos émotions ont une réalité, bien
que personne ne les voit, bien qu'on ne puisse pas les mettre
sur la table d'un laboratoire pour les examiner.
Le
Mental, en tant que Force, est démontré. Vous
avez déjà entendu le cas si célèbre
de URI GELLER, un homme qui, avec sa FORCE MENTALE, plie
les métaux. Il a ainsi démontré que
le Mental a de la FORCE. Il existe des appareils qui peuvent
mesurer la Force du Mental. Ainsi, la Force du Mental est
donc démontrée.
On
pourrait en dire autant des émotions, des sentiments
; évidemment, chaque émotion a son type d'onde,
chaque sentiment...
Quand
on examine en détail son organisme, on découvre
la cellule vivante. Les scientifiques peuvent jouer avec
la mécanique des phénomènes, mais,
que savent-ils du FOND VITAL ? Rien !
Les
hommes de Science peuvent faire des inséminations
artificielles, mais ils n'ont jamais pu créer un
spermatozoïde et un ovule ayant les possibilités
suffisantes pour créer un nouvel enfant.
Ils
ont inventé de puissants vaisseaux qui sont allés
sur la Lune mais ils n'ont jamais pu inventer la semence
de l'herbe la plus insignifiante, parmi celles qui existent
à la surface de la Terre, capable de germer.
Et
si nous mettions sur la table d'un laboratoire les éléments
chimiques avec lesquels sont formés un spermatozoïde
et un ovule, les scientifiques pourraient faire le spermatozoïde
et l'ovule, mais il n'en sortirait pas un nouvel enfant.
Alfonso
Herrera, le grand savant mexicain (qui est un honneur et
une gloire pour nous autres, les Mexicains), a inventé
la CELLULE ARTIFICIELLE, une cellule merveilleuse.
Les
scientifiques savent bien que Monsieur Alfonso est l'auteur
de la théorie de la PLASMOGÉNIE. Mais cette
cellule qu'il a inventée, qu'il a fabriquée
(tout à fait semblable à une cellule vivante)
était une cellule morte, une cellule qui n'a jamais
eu de véritable vie.
Sur
quoi se basent LES SCIENTIFIQUES MATÉRIALISTES, ennemis
de l'Éternel, pour nier le Divin ? Sur quoi se fondent-ils
S'ILS NE SONT PAS CAPABLES DE CRÉER LA VIE ? Quel
est leur point d'appui ?
Sans
base, il n'est pas possible de discuter. Affirmer que Dieu
n'existe pas et ne pas être capable de créer
un spermatozoïde capable d'engendrer un enfant, c'est
faire une affirmation sans base, sans fondement, c'est simplement
lancer une idée empirique ; Nier LES VALEURS ÉTERNELLES
DE L'ESPRIT quand on n'est pas capable de créer la
vie dans un laboratoire, c'est simplement formuler des sophismes
pour se distraire, des sophismes absurdes.
Jusqu'à
présent, les scientifiques matérialistes,
ennemis de l'Éternel, n'ont même pas été
capables de créer une mouche ; ils jouent avec ce
qui a déjà été fait ; ils greffent
une plante avec ce qui a déjà été
fait ; ils cueillent une plante et, avec celle-ci, en greffent
une autre, mais ils ne créent pas une plante.
Ils
extraient les semences d'un lieu et les passent à
un autre lieu, mais ils ne créent pas les semences
; ils unissent deux morceaux d'organismes différents
pour créer une chose amorphe et y mettre une étiquette,
mais ils ne créent pas ces deux morceaux d'organismes
différents ; ils ne les créent pas ; ils ne
leur ont pas donné la vie et, cependant, ils osent
nier la Divinité.
Mais
sur quelle base s'appuient-ils si, jusqu'à présent,
ils n'ont pas pu faire ce que fait la Divinité ?
Si, dans un laboratoire, ils pouvaient faire un spermatozoïde
et un ovule, les mettre ensuite dans une matrice artificielle
et de là faire sortir un enfant, de toute évidence,
ils parleraient contre la Divinité sur une base d'acier
inflexible mais, jusqu'à maintenant, ils ne l'ont
pas fait et ne pourront jamais le faire.
Ce
qui arrive, c'est que l'ANTÉCHRIST est actif ; l'Antéchrist
n'est pas, comme beaucoup le supposent, une créature
venue de là-bas, d'Asie ou d'Europe, ou de quelque
autre lieu mystérieux du monde, non l'Antéchrist
n'est rien d'autre que LA FAUSSE SCIENCE qui fait «
des miracles et des prodiges » trompeurs et devant
laquelle se prosternent jusqu'aux Rois les plus puissants
de la Terre.
Qui
ne va pas s'agenouiller devant l'Antéchrist ? Il
fait des avions supersoniques, des bateaux extraordinaires,
des sous-marins atomiques, des bombes pour détruire
des villes sans défense, etc. Quel genou ne va pas
fléchir devant lui ? Mais ce sont des « miracles
», des « prodiges » trompeurs, car ils
ne pourront jamais créer la vie.
Ainsi,
l'heure est donc venue de nous auto-explorer pour nous auto-connaître.
Il est évident qu'à l'intérieur de
chacun de nous existe un Moi, à l'intérieur
de chacun de nous se trouve le moi-même, le soi-même.
Mais,
qui est ce Moi ? Il faut le voir, il faut le toucher, il
faut le palper pour savoir qui il est. Mais où va-t-on
le voir ? À l'extérieur de soi-même
? Absurde ! Nous devons voir le Moi à l'intérieur
de nous-mêmes, ici et maintenant. Quand nous frappons
à une porte, on nous demande :
-
Qui est-ce ? Nous répondons : Moi.
Or,
comment saurions-nous qui est le Moi ? Il est nécessaire
d'apprendre à PENSER PSYCHOLOGIQUEMENT. Quand on
apprend à penser psychologiquement, on ouvre LE MENTAL
INTÉRIEUR et alors on connaît vraiment la Vérité,
le Réel, les Mystères de la Vie et de la Mort,
non pas par ce que les autres ont dit ou parce qu'untel
ou untel a écrit ou a cessé d'écrire,
mais par Expérience directe, vivante.
À
l'intérieur de nous, il y a trois sortes de Mental
: le premier est le MENTAL SENSORIEL, le Mental qui se nourrit
des Perceptions Sensorielles Externes.
Puis
vient LE MENTAL INTERMÉDIAIRE dans lequel se trouvent
les Croyances, les Religions, les Écoles, les Sectes,
etc.
Et,
au delà, il y a LE MENTAL INTÉRIEUR ; malheureusement,
il est enfermé. C'est seulement avec le Mental Intérieur
que nous pouvons vraiment voir les Mystères de la
Vie et de la Mort.
Malheureusement,
les gens sont bloqués par le Mental Sensoriel, par
le Mental des Cinq Sens, par le Mental Matérialiste
et grossier. Il est évident que le Mental Matérialiste
n'accepte rien de Spirituel ; le Mental Matérialiste
et grossier est le Mental exclusivement Sensoriel.
Le
Christ Jésus dit : « Méfiez-vous du
levain des Saducéens et des Pharisiens ». Qu'est-ce
que le LEVAIN DES SADUCÉENS ? C'est la Doctrine des
Matérialistes, la DOCTRINE DU MENTAL SENSORIEL, la
Doctrine des Cinq Sens, la Doctrine qui nie le Divin, la
Doctrine qui blasphème contre l'Éternel ;
la Doctrine qui croit seulement ce qu'on peut voir avec
les Cinq Sens, ce qu'on peut toucher, ce qu'on peut palper.
Qu'est-ce
que le Mental Intermédiaire ? C'est, je le répète,
celui des PHARISIENS ; ce sont les Doctrines des gens qui
ne nient pas, qui croient, mais qui se préoccupent
seulement de croire, qui ne TRAVAILLENT PAS SUR EUX-MÊMES
; ce sont des gens qui assistent à leurs Cultes,
dans leurs Sectes, leurs Écoles de type Spirituel,
mais qui, malheureusement, ne travaillent pas sur eux-mêmes,
qui n'essaient pas de s'auto-découvrir, qui n'ont
pas d'inquiétudes intimes, qui se contentent de croire
et rien de plus que croire. Voilà la Doctrine des
Pharisiens. Elle appartient au Mental Intermédiaire.
Quand
on apprend à penser psychologiquement, on ouvre le
Mental Intérieur et alors on peut arriver à
CONNAÎTRE PAR EXPÉRIENCE DIRECTE les Mystères
de la Vie et de la Mort, non pas parce que les autres en
parlent ou parce qu'ils ont cessé d'en parler, mais
par soi-même, par Expérience Directe.
Étant
donné que nous sommes ici dans un environnement cultivé,
select, parmi des gens qui étudient, nous sommes
donc naturellement, dans cet auditoire de l'Université
de Médecine, en train de parler clairement de Psychologie
Transcendantale.
J'ai
dit, et c'est vrai, que les gens n'admettent rien de type
Spirituel car ils sont bloqués par la Doctrine des
Cinq Sens, par la Doctrine des Saducéens.
D'autres
n'acceptent pas l'Ésotérisme, ni la Spiritualité
parce qu'ils sont bloqués par la Doctrine des Pharisiens.
Ils se contentent de croyances mortes, mais ils ne travaillent
pas sur eux-mêmes ; ils n'essaient pas de s'auto-découvrir
ils ne veulent rien savoir sur leur propre existence.
Heureux
ceux qui se libèrent de ces deux levains : celui
des Saducéens et celui des Pharisiens ; heureux ceux
qui ouvrent directement les portes du Mental Intérieur.
Ce
n'est qu'en pensant psychologiquement que nous pouvons ouvrir
ces portes merveilleuses. Quand on commence à s'observer
soi-même, on commence, de ce fait, à penser
psychologiquement ; quand on commence à utiliser
le Sentier de l'Auto-observation Psychologique, on commence
à se connaître.
L'Amour,
qu'est-ce que l'amour ? La haine, qu'est-ce que la haine
? L'envie, qu'est-ce que l'envie ? Cela vaut la peine d'essayer
de savoir quelque chose sur soi-même.
L'égoïsme,
la violence, l'envie, la rancoeur, les ressentiments, ne
sont que des manifestations de l'Ego, du Moi, du moi-même,
du soi-même.
De
toute évidence, nous sommes tous remplis de contradictions
et personne ne peut le nier. Ceci nous indique que LE MOI
n'est pas une unité, comme beaucoup le croient, mais
UNE MULTIPLICITÉ. C'est-à-dire que nous n'avons
pas un seul Moi, mais beaucoup de Mois : Moi, j'ai de la
jalousie ; Moi, j'ai de la colère ; Moi, j'ai de
la convoitise ; Moi, j'ai de l'envie ; Moi, j'ai de la luxure.
Ce sont des Mois différents ; différents Mois
qui luttent entre eux pour la suprématie ; différents
Mois qui veulent contrôler les Centres de l'organisme
humain. Ainsi, à l'intérieur de chaque personne,
il y a donc beaucoup de personnes, c'est-à-dire beaucoup
de Mois.
Chaque
Moi psychologique est différent. Chaque Moi psychologique
a un CERVEAU INTELLECTUEL, un CERVEAU ÉMOTIONNEL
et un CERVEAU MOTEUR.
À
l'intérieur de notre corps, il y a des conflits,
il y a des luttes... Qui pourrait penser qu'à l'intérieur
de l'organisme humain, il y ait autant de conflits ? Qui
pourrait admettre qu'à l'intérieur d'une personne,
vivent en réalité de nombreuses personnes
? Et c'est vrai, elles vivent !
Quand
j'étais jeune, je parlais du Subconscient et de ses
réflexes ; j'ai compris alors que le Moi avait beaucoup
de réflexes. Plus tard, j'ai compris que le Moi était
pluralisé, qu'à l'intérieur d'une personne
habitaient beaucoup de personnes et que ces multitudes ne
respectaient aucun accord, n'avaient pas d'ordre entre elles
: elles se battaient, se disputaient pour la suprématie.
Et
quand l'un de ces Mois arrivait à s'imposer dans
la machine organique, c'était là, véritablement,
qu'il se manifestait avec toutes ses horreurs, avec toutes
ses aberrations. Mais, plus tard, il était remplacé
par d'autres Mois.
Maintenant,
nous comprenons pourquoi il y a tant de contradictions chez
les êtres humains... Si nous pouvions nous voir dans
un miroir tels que nous sommes, de la tête aux pieds,
nous resterions horrifiés de nous-mêmes. Nous
avons en nous des légions de Mois ; nous avons non
pas un Moi, mais beaucoup de Mois.
Nous
sommes, pour ainsi dire, des marionnettes manipulées
par de multiples entités inconnues. Les pensées
qui arrivent à notre Mental ne sont pas les nôtres
; elles sont à autrui, elles sont amenées
par un Moi quelconque ; les émotions qui agitent
notre coeur sont amenées là par quelque autre
Moi ; les habitudes que nous avons sont déterminées
par les différents Mois. Les aberrations, les vices,
sont le résultat de beaucoup de Mois qui s'expriment
à travers l'organisme humain.
Nous
n'avons pas conscience de nous-mêmes ; notre vie ne
nous appartient pas ; nous ne sommes pas maîtres de
nos pensées ; nous ne sommes pas maîtres de
nos idées ; nous ne sommes pas maîtres de nos
paroles ; nous ne sommes pas maîtres de nos émotions
; nous sommes de simples machines mises en mouvement par
une multiplicité considérable de Mois. Voilà
l'état dans lequel nous nous trouvons. Mais, pour
arriver à ces conclusions, il est nécessaire
de s'auto-observer pour se voir.
C'est
sur le terrain de la vie pratique que nous pouvons nous
auto-découvrir. LA VIE PRATIQUE EST LE GYMNASE PSYCHOLOGIQUE
où nous devons nous voir, entièrement, tels
que nous sommes.
En
relation... Il suffit d'être dans cet État
d'ALERTE PERCEPTION, d'ALERTE NOUVEAUTÉ, pour nous
voir à chaque instant, à chaque moment. Ce
n'est qu'avec l'État d'Alerte que nous pourrons vraiment
nous auto-découvrir.
Il
existe, chez l'être humain, le SENS DE L'AUTO-OBSERVATION
PSYCHOLOGIQUE ; il se trouve à l'état latent,
mais peut être éveillé. Ce sens extraordinaire
commence à fonctionner quand nous l'utilisons ; au
fur et à mesure que nous l'utilisons, il s'amplifie,
se développe et se manifeste.
Le
sens de l'Auto-observation Psychologique nous permettra
de voir que chaque Moi personnifie un défaut. Le
Sens de l'Auto-observation Psychologique, à mesure
qu'il se développe, pourra nous permettre de voir
les Mois.
C'est
une chose de voir un Moi et autre chose de comprendre qu'on
a un Moi. Quand on voit qu'on a un Moi, on le comprend,
mais il faut qu'on le voie, et ceux-ci ont de multiples
formes et figures.
La
crue réalité des faits est que notre CONSCIENCE
se trouve EMBOUTEILLÉE, encastrée, emboutie
dans toute cette multiplicité de Mois, dans tout
cet essaim ténébreux et abominable que nous
portons à l'intérieur de nous. Notre Conscience
est ENDORMIE, elle se trouve dans un cachot ou dans beaucoup
de cachots, parce que chaque Moi est un cachot, une prison
horrible.
Notre
Conscience s'informe en vertu de son propre embouteillement.
À présent, vous comprendrez pourquoi nous
ne savons rien sur les Mystères de la Vie et de la
Mort.
Nous
nous contentons de croire ; nous nous contentons de répéter
ce que les autres disent ; nous nous contentons d'affirmer
ou de nier ; nous nous contentons de discuter, mais nous
ne savons rien, rien, rien, directement sur nous-mêmes.
Il
est nécessaire de LIBÉRER LA CONSCIENCE, de
la sortir de cette multiplicité de Mois, pour que
nous puissions voir, entendre, toucher et palper tout ce
qui concerne le Réel, la Vérité.
Quand
la Conscience s'émancipe, la Lumière se fait
à l'intérieur de nous et les Ténèbres
disparaissent. A ce moment là, nous devenons Illuminés
; à ce moment-là, nous savons qui nous sommes,
d'où nous venons, où nous allons, pour faire
quoi et à cause de quoi, quel est le but de notre
existence.
Mais
tant que la Conscience reste embouteillée dans cette
multiplicité de personnes que nous portons à
l'intérieur de nous, nous ne saurons rien sur nous-mêmes.
Nous
nous remplirons la tête de théories ; nous
répéterons ce que nous enseignent les autres,
mais nous n'aurons aucune preuve par nous-mêmes, nous
n'aurons aucune connaissance directe sur les Mystères
de la Vie et de la Mort.
Les
Grecs disaient : « Nosce te Ipsum » : «
Homme connais-toi toi-même » (et tu connaîtras
l'Univers et les Dieux). Et tant que nous ne nous connaîtrons
pas nous-mêmes, nous ne connaîtrons ni l'Univers,
ni les Dieux ; nous ne saurons rien de rien ; notre tête
sera remplie de théories et c'est tout.
Le
jour où nous nous connaîtrons vraiment, directement,
non pas à travers ce que disent ou cessent de dire
les autres, mais directement ; non pas à travers
ce qu'écrivent ou cessent d'écrire les autres,
mais directement, ce jour là, vraiment, « nous
connaîtrons l'Univers et les Dieux », comme
disaient les Grecs ; ce jour-là, nous connaîtrons
vraiment les Mystères de la Vie et de la Mort.
L'homme
est contenu dans la Nature et la Nature est contenue dans
l'homme ; si nous ne découvrons pas les Lois de la
Nature à l'intérieur de nous-mêmes,
nous ne les découvrirons jamais à l'extérieur
de nous-mêmes. Si nous ne découvrons pas les
Mystères de la Vie et de la Mort à l'intérieur
de nous-mêmes, nous ne les découvrirons jamais
à l'extérieur de nous-mêmes.
Le
moment est venu de faire des efforts pour connaître
quelque chose sur nous-mêmes, pour savoir quelque
chose sur ce que nous avons en nous, sur ce Moi qui crie,
sur ce Moi qui se cramponne à la vie.
Malheureusement,
les gens sont auto-enfermés dans la rigidité
de leur mental, accrochés à l'Ego, au Moi,
au soi-même. Ils n'ont pas vraiment envie de s'auto-connaître,
de savoir quelque chose sur leur IDENTITÉ PSYCHOLOGIQUE.
Nous
sommes totalement ignorants, mais nous ne le savons pas
; pour paraphraser Socrate, je dirais : « Non seulement
nous ne savons pas, mais, qui plus est, nous ne savons pas
que nous ne savons pas ».
Il
y a deux sortes d'ignorants : LES IGNORANTS qui n'ont jamais
lu un livre de leur vie et les IGNORANTS INSTRUITS (ce qui
est une autre sorte d'ignorants). L'heure est venue de rompre
avec l'ignorance et de nous auto-explorer pour nous auto-connaître.
Quand
on se voit impliqué dans une scène de jalousie
(par exemple) que doit-on faire ? S'OBSERVER soi-même
en action. Puis, à la maison, MÉDITER, reconstruire
la scène pour savoir exactement ce qui a fonctionné
en nous, à ce moment là.
Alors,
on DÉCOUVRE qu'il y a eu aussi la colère,
provoquée par la jalousie. On arrive à la
conclusion que deux Mois sont intervenus dans l'action :
la jalousie et la colère. JUGEZ la jalousie, ANALYSEZ-LA,
DÉCORTIQUEZ-LA pour voir sa vacuité...
L'homme
qui surveille une femme ne sait jamais à qui se fier
; l'homme qui ne la surveille pas arrive à savoir
vraiment à qui se fier.
Rappelons-nous
ce conte « des Mille et Une Nuits » : il est
question d'un géant merveilleux qui adorait une femme,
il l'aimait beaucoup, mais il était fort jaloux.
Il résolut de la mettre dans un coffre avec sept
cadenas. Il la faisait sortir la nuit pour dormir avec elle
et pas plus.
Elle
était astucieuse ; elle permettait que son amant,
son mari s'endorme et elle dormait dans ses bras. Quand
l'homme, le géant, dormait d'un profond sommeil,
quand il se trouvait dans les délices de Morphée,
alors, au [...] très doucement, cette femme se levait
et elle allait rejoindre ses amants. Chaque amant lui offrait
une bague et elle allait placer ces bagues, de façon
très discrète, à l'intérieur
de cette caisse que fermait le colosse.
Ainsi
passait le temps ; quand le géant se réveillait
de son sommeil, il trouvait toujours sa belle dans ses bras
; c'est là qu'elle était. Comment douter ?
Impossible.
Mais,
un jour, en voyant ces bagues, il découvrit la tromperie.
Sur chacune de ces bagues était inscrit le nom de
chacun de ses amants. Le géant comprit à quel
point il avait été idiot. Il ne la tua pas,
non, il préféra la perdre pour toujours.
Ainsi
donc, quand une femme veut être fidèle à
un homme, il est clair qu'elle lui est fidèle, bien
qu'elle ne soit pas surveillée ; et quand elle ne
veut pas être fidèle, elle est infidèle
à la barbe de son mari et l'homme ne s'en rend même
pas compte ; voilà la crue réalité
des faits.
Donc,
il ne faut pas être jaloux, c'est absurde. Et quand
on fait la dissection de la jalousie, on s'aperçoit
qu'elle est absurde. Et si, ensuite, on fait la dissection
de la colère, on découvre qu'elle est due
à un manque d'équilibre mental, parce que
sous l'effet de la colère, on se sent offusqué
et aveuglé et on commet des erreurs épouvantables.
Donc, il s'avère urgent de faire la dissection de
ces deux éléments (jalousie et colère).
Une
fois que l'on a fait la dissection de ces deux Mois, une
fois que l'on a compris le jeu de ces deux Mois, on doit
évidemment les DÉSINTÉGRER, les réduire
en poussière cosmique, les réduire en cendres.
Malheureusement,
le Mental, par lui-même, n'est pas capable d'altérer
quoi que ce soit d'une manière fondamentale ; le
Mental peut faire passer un défaut d'un Département
à l'autre de l'Entendement ; il peut l'étiqueter
sous différents noms ; il peut le cacher à
lui-même ou aux autres ; il peut le condamner, le
justifier, mais jamais le désintégrer. Si
on veut désintégrer un défaut psychologique,
on a besoin, alors, de FAIRE APPEL À UN POUVOIR QUI
SOIT SUPÉRIEUR AU MENTAL.
Il
existe, heureusement, dans notre organisme psychologique,
un Pouvoir Supérieur ; je veux me référer,
de manière emphatique, à ce Pouvoir que les
hindous appellent « DEVI-KUNDALINI ».
Il
s'agit, évidemment, d'un Feu merveilleux caché
dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été
et dans tout ce qui sera ; c'est un Feu qui est latent dans
tout ce qui a de la vie ; c'est un feu solaire, invisible
comme sont invisibles les idées, comme sont invisibles
les désirs, mais réel.
Ce
Feu a été symbolisé par nos ancêtres
d'Anahuac sous le nom de TONANTZIN ; ce Feu a été
symbolisé par les Egyptiens sous le nom d'ISIS et
par les Crétois sous le nom de CYBÈLE ; par
les Grecs sous le nom de DIANE ; et par les chrétiens
sous le nom de MARIE. Elle est STELLA MARIS, c'est-à-dire
la Vierge de la Mer, une partie de notre propre Être,
mais dérivée.
Notre
Être a beaucoup de parties et Stella Maris est une
de ces parties intimes de notre propre Être. Si on
appelle cette partie de l'Être, si on supplie cette
partie de l'Être, alors on est aidé ; et cette
partie de l'Être pourra désintégrer,
pulvériser ces deux Mois de notre exemple ; elle
pourra les réduire en cendres et la Conscience, qui
se trouve embouteillée en chacun d'eux, sera libérée.
Cette Conscience est Lumière ; cette Lumière
est Conscience ; vous voyez donc l'intime relation qui existe
entre la LUMIÈRE et la CONSCIENCE.
Nous
portons, à l'intérieur de nous, de profondes
Ténèbres ; mais, au fur et à mesure
que ces Mois se désintègrent, la Lumière
se met à briller dans les Ténèbres.
La Lumière vainc toujours les Ténèbres
; et quand les Ténèbres que nous portons à
l'intérieur de nous seront détruites, il ne
restera en nous que la Lumière ; alors nous serons
Illuminés.
Alors,
ÉVEILLÉS et ILLUMINÉS, nous pourrons
voir, par nous-mêmes, les Mystères de la Vie
et de la Mort ; alors, éveillés, nous pourrons
écouter les Harmonies du Cosmos Infini ; alors, éveillés,
nous pourrons pénétrer dans l'atome et dans
le Cosmos, connaître les Mystères du vil ver
qui se traîne dans la boue de la Terre et les Mystères
de la Galaxie où nous vivons.
Mais,
IL EST NÉCESSAIRE DE S'ÉVEILLER. Les Quatre
Évangiles insistent sur la nécessité
de s'éveiller, mais nous continuons à dormir.
Nous ne savons pas que nous sommes endormis. Si les gens
savaient qu'ils ont la Conscience endormie, ils commenceraient
à s'éveiller.
Dans
un asile d'aliénés, quand les fous commencent
à accepter le fait qu'ils sont fous, cela prouve
qu'ils commencent à s'éveiller ; de même,
quand ils n'acceptent pas encore qu'ils sont fous, cela
prouve qu'ils sont encore bien fous. Nous aussi, nous sommes
endormis ; mais quand nous acceptons le fait que nous sommes
endormis, cela prouve que nous voulons nous éveiller.
Ainsi
donc, L'IMPORTANT EST DE S'ÉVEILLER pour pouvoir
connaître la Vérité. La Vérité
n'a rien à voir avec des théories ; elle n'a
rien à voir avec ce que les autres disent. Quelqu'un
pourrait énoncer de jolis concepts sur la Vérité,
mais ce n'est pas la Vérité. Quelqu'un pourrait
avoir une très belle idée sur la Vérité,
mais ce n'est pas la Vérité ; quelqu'un pourrait
donner une belle opinion sur la Vérité, mais
ce n'est pas la Vérité.
Quand
on a demandé à Jésus-Christ : «
Qu'est-ce que la Vérité ? », il a gardé
le silence ; et quand on a demandé au Bouddha Gautama
Sakyamuni : « Qu'est-ce que la Vérité
? », il a tourné le dos et s'en est allé.
C'est donc que la Vérité n'est pas une question
d'idées, ni de concepts ; la Vérité,
il faut la voir, la toucher et la palper.
Quand
on met un doigt dans le feu, on se brûle ; de même,
quand on avale beaucoup d'eau, on se noie. De manière
semblable, nous dirons que la Vérité, il faut
l'expérimenter comme quand on se brûle ou quand
on [...] et qu'on se noie.
«
Il faut connaître la Vérité et celle-ci
nous rendra libres » ; mais la Vérité
n'est pas ce que quelqu'un nous dit ou cesse de nous dire,
il faut l'expérimenter, la sentir ; elle est au-delà
du corps, des affections et du Mental. Mais ce n'est qu'en
nous connaissant nous-mêmes que nous découvrirons
en nous la Vérité ; et, ce qui est important,
c'est de découvrir la Vérité.
Aujourd'hui,
je le répète, nous sommes de simples marionnettes
mises en mouvement par des fils invisibles, contrôlées
par de nombreuses personnes que nous avons intérieurement
dans notre psyché.
NOUS
N'AVONS PAS une véritable INDIVIDUALITÉ :
le Moi qui, aujourd'hui, jure un amour éternel à
une femme, est remplacé, plus tard, par un autre
Moi qui n'a rien à voir avec cette promesse ; alors,
la Personnalité se retire et la malheureuse reste
déçue ; le Moi qui jure un amour éternel
à une cause, plus tard se retire et alors ses compagnons
restent stupéfaits.
NOUS
N'AVONS PAS un véritable SENTIMENT DE RESPONSABILITÉ
MORALE, parce que nous ne jouissons pas d'un CENTRE DE GRAVITÉ
PERMANENT ; nous n'avons pas une Individualité authentique.
Nous
sommes REMPLIS de terribles CONTRADICTIONS ; et nous savons
que nous sommes pleins de contradictions ; nous ne l'ignorons
pas ; mais, intentionnellement, nous nous auto-trompons
nous-mêmes, avec l'intention d'essayer de [...] avec
l'intention de dire [...] nous ne sommes pas [...]
Si
nous sommes sincères, nous voyons bien que nous sommes
pleins de contradictions épouvantables : «
Je veux manger » dit le Moi de l'estomac ; «
Non, je ne veux pas manger maintenant » dit le Moi
de l'intellect, « Je vais étudier une oeuvre
» ; « Au diable l'oeuvre ! » s'exclame
le Moi du mouvement, « Il est préférable
que j'aille me promener »... Rendez-vous compte du
nombre de contradictions !
Personne
n'est le même ne serait-ce qu'une demi-heure. Si je
pensais que l'un de vous est le même pendant une demi-heure,
je m'abuserais moi-même et je vous abuserais.
Une
personne peut, aujourd'hui, être très douce
et bonne et, le lendemain, elle peut être remplie
de colère ; ou pas si loin, sans attendre le lendemain,
il se peut que dans la demi-heure qui suit, elle soit remplie
de colère. Nous ne sommes pas les mêmes d'heure
en heure.
Nous
devons accepter la DOCTRINE DES MULTIPLES si nous aspirons
vraiment à un changement radical, un changement fondamental.
Et
tant que nous croirons que le Moi est une Individualité,
que nous avons un Moi permanent et que tous nos défauts
ne sont rien d'autre que des fonctionnements de ce Moi permanent,
toute possibilité de changer s'avèrera absolument
impossible.
Si
je suis debout sur une table ou, disons, sur une planche
(pour éclairer l'exemple) et que je désire
lever cette planche et l'adosser à un mur, la première
chose que je dois faire est de m'enlever de la planche,
de la soulever et de la poser contre le mur ; mais si je
suis debout sur la planche et que je ne m'enlève
pas de là, il est évident que je ne peux en
aucun cas faire ce que je veux faire.
Il
en est de même avec nos défauts psychologiques
; si nous croyons que ce sont des fonctionnements d'un Moi
permanent, de toute évidence, nous ne pourrons jamais
les désintégrer. Mais si nous ne nous identifions
pas avec nos défauts, si nous acceptons que ce sont
des Mois différents, indiscutablement, nous pourrons
LES SÉPARER DE NOTRE PSYCHÉ et les désintégrer,
les pulvériser, les réduire en cendres.
Ainsi,
cette multiplicité de Mois est donc une terrible
réalité. Désembouteiller la Conscience
est fondamental. Mais cela ne pourra pas se produire si
nous n'éliminons pas les bouteilles que sont les
Mois.
Quand
on s'éveille, les Mystères de la vie et de
la Mort deviennent clairs ; c'est alors qu'on arrive à
connaître vraiment l'origine de sa propre existence.
Un
homme est ce qu'est sa vie. Si un homme ne travaille pas
sur sa propre vie, il perd son temps misérablement.
La
mort est le retour au point de départ originel. Quand
vient l'heure de la mort, nous retournons aussi au commencement
de la vie. Cet aspect de la Mort est une chose merveilleuse...
Personne
ne pourra connaître les Mystères de la Vie
s'il n'a pas connu, avant, l'Énigme de la Mort. La
Mort en elle-même est profondément significative.
Voir le cadavre d'un être cher, là, dans une
salle mortuaire, ce n'est pas connaître l'Énigme
de la Mort.
La
Mort est remplie de signification profonde. Ceux qui ont
réussi à éveiller leur Conscience savent
ce qu'est la Mort ; ils savent très bien que «
la Mort est une soustraction de fractions. Quand l'opération
est terminée, l'unique chose qui continue, ce sont
les Valeurs » et, à l'intérieur d'elles,
la Conscience est embouteillée.
Ainsi
donc, il est évident que quand arrive la Mort, trois
choses vont au cimetière ; la première : le
CORPS PHYSIQUE ; la deuxième : LE SIÈGE VITAL
ou Nexus Formativus Organique (qui, de nos jours, a pu être
photographié) ; la troisième : L'EX-PERSONNALITÉ.
À
ce sujet, je vais dire la chose suivante : personne ne naît
avec une Personnalité ; celle-ci, on doit la créer.
Elle se crée durant les sept premières années
de l'enfance, à travers l'exemple des grandes personnes,
à travers les amitiés, l'école [...]
et elle se renforce avec le temps et les expériences.
Elle
est énergétique ; elle n'est pas physique.
Les fanatiques de la Doctrine des Saducéens ne l'accepteront
jamais. A l'heure de la mort, cette personnalité
va au sépulcre. Elle entre et sort de la fosse sépulcrale
; elle se réjouit quand quelqu'un lui rend visite
et, ensuite, elle retourne dans son cercueil.
Elle
a une réalité ; elle se désintègre
lentement, jusqu'à ce qu'elle meure, jusqu'à
ce qu'elle devienne poussière et cendres ; elle appartient
à la Cinquième Coordonnée.
Le
Corps Vital, ou Siège Organique de notre vie, appartient
à la Quatrième Coordonnée et le Corps
Physique appartient au Monde des Trois Dimensions.
Tout
cela va au sépulcre. Mais il y a quelque chose qui
ne va pas au sépulcre ; je me réfère
à l'Ego, au Moi, au moi-même, au soi-même
; je me réfère à cet ensemble de Mois,
à ces Valeurs Positives et Négatives qui se
submergent dans la Cinquième Coordonnée. C'est
là qu'elles reposent au sein de l'Éternité.
Mais,
il existe aussi une autre Loi, qui est la LOI DE L'ÉTERNEL
RETOUR de toutes les choses : tout revient à son
point de départ originel. Les mondes qui tournent
autour des Soleils reviennent toujours au point de départ
originel ; les atomes, à l'intérieur de la
molécule, reviennent au point de départ originel
; tout retourne ; tout retourne ! Pourquoi ces Valeurs ne
devraient-elles pas retourner ? Pourquoi ces Mois ne pourraient-ils
pas retourner ? Ils retournent, ainsi est-ce écrit
!
Mais,
il n'y a strictement que celui qui s'est éveillé
qui sait cela. Ceci, c'est l'Éveillé qui peut
le mettre en évidence ; l'Endormi ne peut rien mettre
de cela en évidence. Ils retournent, ils reviennent,
ils se réincorporent dans un nouvel organisme ; ainsi
renaissons-nous, revenons-nous dans ce monde.
Il
existe une autre loi qui s'appelle la « LOI DE RÉCURRENCE
» : Tout se répète de nouveau, comme
ce qui s'est passé, plus les conséquences.
L'Ego revient une nouvelle fois projeter sa propre vie sur
le tapis de l'existence ; l'Ego revient répéter
tous les incidents de son existence passée. C'est-à-dire
qu'à l'heure de notre mort nous emportons notre vie
comme on emporte un film (la vie est un film). Puis, nous
ramenons notre vie une nouvelle fois dans le Monde Physique
et nous la projetons sur l'écran de l'existence.
Ainsi
donc, si nous ne modifions pas notre propre vie, nous continuerons
de la répéter sans cesse et c'est lamentable.
Pour
chaque Âme, il existe 108 Existences ; et si, en 108
Existences, nous ne sommes pas capables de faire de notre
vie une OEUVRE MAÎTRESSE, si, en 108 Existences, nous
ne sommes pas capables de désintégrer toute
cette pluralité de l'Ego, alors nous devrons INVOLUER
dans les entrailles de la Terre, involuer sans cesse jusqu'à
ce que le Moi soit réduit en cendres, en poussière
cosmique.
L'Essence
qui se trouve en nous ne pourra jamais mourir, parce qu'elle
est éternelle. Mais la pluralité du Moi devra
involuer dans les entrailles du Monde ; LA NATURE DEVRA
DÉSINTÉGRER L'EGO ; la Nature devra faire
pour nous ce que nous n'avons pas été capables
de faire par nous-mêmes ; la Nature devra libérer
l'Essence pour qu'elle sorte à la Lumière
du soleil, pour qu'elle puisse ÉVOLUER à nouveau,
depuis la pierre jusqu'à l'homme. Et quand elle reconquiert
l'État Humain qu'autrefois elle avait perdu, on lui
assigne un nouveau Cycle d'Existences.
Ainsi
donc, la crue réalité des faits, c'est que
nous devons mourir en nous-mêmes, ici et maintenant.
Tant qu'à l'intérieur de nous, continuent
d'exister tous ces éléments qui produisent
de la colère, tous ces éléments qui
produisent des guerres, tous ces éléments...
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