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84 L'Importance de l'Anthropologie Gnostique
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "IMPORTANCIA DE
LA ANTROPOLOGÍA GNÓSTICA (La importancia de
estudiar Antropología)"
Pourquoi
êtes-vous quelque peu réticents à étudier
l'Anthropologie ? C'est parce que vous n'êtes pas
d'ici. Mais, comme vous venez de vos pays d'origine respectifs...
De quoi aurons-nous l'air devant les autorités ?
Comment allons-nous nous en tirer face au gouvernement,
le jour où le Ministère de l'Éducation
nous enverra un investigateur, pour voir quelle sorte d'Anthropologie
nous enseignons ? Comment allons-nous nous en tirer face
au Ministère de l'Éducation ?
Pourquoi
ne voulez-vous pas étudier l'Anthropologie ? C'est
l'ANTHROPOLOGIE QUI VOUS OUVRIRA LES PORTES EN EUROPE ET
DANS LE MONDE ENTIER, parce que l'Anthropologie est mondialement
respectée. Pourquoi ne voulez-vous pas étudier
l'Anthropologie ?
Vous
dites : « Oui, j'étudie la Psychologie, mais
pas l'Anthropologie ». Mais, c'est l'Anthropologie
dont nous avons besoin ! Parce que nous devons nous en tirer
honorablement face au gouvernement, face aux autorités.
Nous sommes une association d'Anthropologie.
Quelle
est notre Anthropologie, où est-elle ? Je vous ai
écrit un livre, le livre de « la Doctrine Secrète
d'Anahuac », combien d'entre vous l'ont étudié
? Ou bien voulez-vous que je vous en écrive un autre
? Parlez-moi avec franchise ; je vous en ai déjà
écrit un et j'espère que vous l'avez tous
bien maîtrisé, que vous le connaissez du début
à la fin, n'est-ce pas ? Ou bien, ne l'avez-vous
pas étudié ?
Disciple.
Maître, ce livre n'est-il pas trop difficile ?
Maître.
Difficile ?... Et alors qu'est-ce que vous voulez ? N'êtes-vous
pas, par hasard, des missionnaires ? N'êtes-vous pas
là pour étudier ? À Guadalajara, on
vous a donné un cours, mais il a été
rapide ; c'était pour vous former « à
toute allure » en tant que missionnaires ; oui, des
Missionnaires « à toute allure » dans
un cours de trois mois. Maintenant, vous devez vous préparer,
oui, vous préparer ; il faut vous préparer.
Ici,
nous avons l'oeuvre de Lopez Portillo : « Quetzalcoatl
». Vous devez l'acheter. Pourquoi ? Parce que nous
en avons besoin. Nous en avons précisément
besoin parce que vous devez connaître par coeur l'oeuvre
de Lopez Portillo du début à la fin, pour
vous en tirer honorablement face aux autorités, face
aux gens, face aux gouvernants, face aux Secrétaires
d'État ; vous devez vous en tirer honorablement,
c'est évident. Vous devez faire en sorte de mettre
les autorités dans votre poche, qu'elles soient contentes.
Les
mercredis, en Troisième Chambre, nous donnons des
chaires d'Anthropologie Gnostique. Nous sommes en train
de les taper à la machine et de les envoyer.
Bon,
l'autre problème c'est que [...] M. est aussi disposé
à continuer de travailler comme toujours. Alors la
congrégation en recevra tout le bénéfice.
Notre
frère M. dit qu'il les imprime ; ça ne coûte
pas un centime, c'est gratuit pour tous. Notre frère
M. dit qu'il fait tout le travail qu'il doit faire et qui
est de mettre les leçons en ordre, comme il se doit,
corriger l'orthographe et la grammaire, la formulation,
etc., parce qu'une conférence parlée est une
chose et une conférence écrite en est une
autre ; c'est un travail très riche qu'il est en
train de faire en faveur de la Grande Cause.
Alors,
le problème est résolu. Ce qui importe c'est
que chaque étudiant reçoive la leçon.
Nous
avons besoin maintenant, quand nous finirons cette réunion
si importante, que soit consigné sur le registre
de l'Institution l'adresse personnelle de chacun des frères
ici présents, maintenant même, dans cette assemblée,
pour le bien de la Grande Cause.
Maintenant,
passons à un autre aspect qui est aussi très
important ; je prie les frères d'y porter toute leur
attention.
D.
Vénérable !
M.
Voyons, prends la parole...
D.
[...]
M.
Évidemment, le travail sur soi-même est fondamental,
je ne le nie pas, et sans cela on n'arrive à rien
(silence, je vous prie). Le travail sur soi-même,
c'est la base. Mais, il y a des petits frères qui
ne veulent parler que de la pure Psychologie, à toute
heure du jour ou de la nuit, c'est-à-dire qu'ils
donnent toujours les mêmes leçons de Psychologie
aux gens ; alors que se passe-t-il ? À la longue,
les gens se fatiguent et s'en vont ; ils se lassent et ne
reviennent plus.
Alors
il faut que l'Enseignement soit varié. C'est évident.
Parce que si on ne donne à quelqu'un rien de plus
qu'une même matière et tous les jours la même,
matin et soir, à la longue il ne revient plus.
Faites-en
l'essai avec la nourriture : le matin, la même nourriture
(les mêmes haricots, le même riz, la même
chose) ; le soir, la même chose ; au petit-déjeuner,
la même chose. Qu'arrive-t-il à la longue ?
Vous vous fatiguez et vous allez chercher un autre endroit
pour manger...
Il
en va de même avec l'Enseignement. IL FAUT ENSEIGNER
DE TOUT. Aux gens, il faut leur enseigner les États
de Jinas, leur enseigner à sortir en Astral, leur
enseigner l'Astrologie. Il faut leur enseigner de tout pour
qu'ils ne se fatiguent pas, sinon ils ne reviennent plus.
Cela ne veut pas dire qu'on cesse d'enseigner le travail
sur soi-même, bien sûr qu'il faut le faire,
et il faut le faire au moins une fois par semaine, mais,
en plus, il faut leur donner d'autres choses.
En
ce qui concerne l'Enseignement, il y en a beaucoup qui restent
embouteillés dans Gurdjieff et Ouspensky et qui ne
veulent plus sortir de là. Et ils sont en train de
devenir plus gurdjieffistes que Gurdjieff, comme si Gurdjieff
était le seul à avoir parlé. Mais,
Gurdjieff n'est rien de plus qu'un débutant dans
ces études. La doctrine de Gurdjieff est une ébauche,
uniquement une ébauche, et si vous y restez embouteillés
vous n'avancerez jamais.
Rendez-vous
compte que maintenant nous allons vous remettre la PISTIS
SOPHIA, et c'est là où vous allez vous rendre
compte que Gurdjieff est seulement un enfant. Ne restez
donc pas embouteillés dans Gurdjieff. C'est bien
pour se documenter, mais pas pour y rester embouteillé.
Notre
Enseignement est plus grandiose ! Nous allons vous remettre
la Pistis Sophia, et là, il y a tout le Corps de
Doctrine de Jésus de Nazareth tel qu'il l'a remis
sur le Mont des Oliviers. Je suis en train de terminer ce
travail. Au cours du premier semestre de l'année
prochaine, je vous remettrai la Pistis Sophia, pour qu'au
lieu de rester embouteillés dans Gurdjieff, vous
étudiiez Jésus de Nazareth, qui est plus profond,
plus pratique et plus transcendantal.
Alors,
mes frères, ne donnez pas aux gens la même
nourriture toute la journée. Il faut aussi réviser
un peu le plan d'études, au Siège Patriarcal,
mais cela nous le ferons après, là-bas. Nous
sommes aujourd'hui avec les Missionnaires Nationaux et nous
n'allons pas commencer à tout réviser le plan
d'études ici, parce qu'il va faire jour. Je crois
que les frères ont envie d'aller dormir et ils ont
bien raison, surtout s'ils doivent se lever de bon matin
pour aller à Teotihuacan.
Ainsi,
mes frères, réfléchissez un peu : il
faut DONNER AUX GENS UN ENSEIGNEMENT VARIÉ, et pas
toujours le même parce qu'ils ne reviennent plus.
Souvenez-vous que l'École de Gurdjieff n'a que de
petits groupes de trois, quatre, huit personnes, dix, douze
au maximum, pourquoi ? Parce qu'étant donné
qu'ils parlent toujours de la même chose et du même
aspect psychologique, les gens s'ennuient, s'en vont et
ne reviennent plus...
Ici,
dans notre Institution, il y a quelques frères et
des Instructeurs qui sont en train de commettre cette erreur
et, comme conséquence, il y a un groupe qui est en
train de partir ; il y a quelques personnes qui sont parties.
Elles disent : « Depuis que nous sommes rentrées
en Première Chambre, en Deuxième Chambre,
c'est la même chose, la même chose : l'histoire
de la Psychologie et le Travail sur soi-même. Ils
n'enseignent rien de plus. Il y a un programme mais on ne
nous apprend rien ». Il y a déjà des
plaintes. Et si on continue comme ça, dans le style
de Gurdjieff, personne ne reviendra, les gens s'en iront.
Ce
qui est intéressant, ce n'est pas seulement d'attirer
les gens, de « pêcher » les gens, ce qui
est intéressant, c'est de savoir les conserver, de
ne pas les perdre. Nous devons varier un peu le «
menu », parce que sinon nous allons perdre les gens,
nous allons rester sans personne et nous allons nous ennuyer.
Nous
allons leur donner l'Enseignement relatif au Travail sur
soi-même (fondamental) au maximum une fois par semaine
ou dans une conférence, mais nous allons leur donner
de tout.
Il
faut même leur enseigner la botanique, ils doivent
connaître la botanique. J'ai déjà envoyé
à l'imprimerie à Saint-Domingue au Salvador,
en Colombie, au Venezuela, mon livre intitulé «
Médecine Occulte et Magie Pratique », corrigé
et augmenté, avec une énorme quantité
de formules pour guérir des maladies, avec des formules
tout à fait nouvelles et inconnues pour mettre le
corps physique dans la Quatrième Dimension, pour
voyager dans le Temps, c'est-à-dire des formules
de Haute Magie pour invoquer les Anges, pour les matérialiser
physiquement, etc.
J'ai
mis toutefois un avertissement : « Les personnes qui
auraient peur sont priées de ne pas faire ce genre
d'invocations, parce qu'elles pourraient mourir instantanément
», c'est tout. Que voulais-tu dire ?
D.
[...] Ils sont surtout intéressés par la Culture
Maya, par la Culture Nahua...
M.
Avant tout, nous devons procéder de façon
ordonnée. Maîtrises-tu déjà «
la Doctrine Secrète d'Anahuac » ? Connaissez-vous
toute la Science des Nahuas. Vous êtes ici en pleine
Vallée du Mexique. Connaissez-vous la Culture de
Teotihuacan, celle qui est ici, à [...] Ou bien vous
ne la connaissez pas ? Avez-vous reçu les cours donnés
par notre frère V. M. Ch. ou ne les avez-vous pas
reçus ?
C'est
ça. Vous ne connaissez pas l'histoire des Nahuas
(et nous habitons précisément ici, dans la
Vallée du Mexique), et vous voulez connaître
la Culture de l'Amérique Centrale, la Culture Maya
? Nous allons procéder par ordre. Le jour où
vous maîtriserez « La Doctrine Secrète
d'Anahuac », le jour où vous maîtriserez
le thème sur les Nahuas que va vous enseigner ici
V. M. Ch., le jour où vous connaîtrez un peu
plus les Nahuas et que vous aurez une information complète,
vous pourrez faire des recherches sur les Mayas, parce que
sinon, vous n'allez pas connaître les Nahuas, ni non
plus les Mayas.
Ça
c'est une chose, mais maintenant passons à un autre
problème. Vraiment, si vous ne connaissez pas l'ANTHROPOLOGIE
GNOSTIQUE SCIENTIFIQUE, on peut vous « injurier ».
Parce que c'est bien d'avoir de l'information sur la Culture
Nahua, sur les Mayas ou sur quoi que ce soit, mais si vous
ne connaissez pas l'Anthropologie Gnostique Scientifique,
on va vous « injurier », on va se « moquer
de vous », c'est la crue réalité des
faits. C'est bien d'avoir de l'information sur la culture,
mais si vous ne connaissez pas la partie scientifique, je
le répète, on va vous « injurier ».
C'est
pourquoi il est important pour vous de recevoir les cours
qu'on est en train de vous donner sur l'Anthropologie Gnostique
Scientifique. Dans ces cours, nous allons attaquer durement
l'Anthropologie matérialiste. De sorte que vous connaîtrez,
à travers la polémique contre la Culture Anthropologique
Matérialiste, les bases de cette culture et vous
verrez qu'elle ne résiste pas à une analyse
profonde.
Mais,
il faut que vous ayez cette préparation. Le jour
viendra où vous serez vraiment assez préparés
pour commencer à faire des recherches sur les Mayas.
Mais nous sommes ici, dans la Vallée du Mexique,
et ici il y a des Nahuas. Que savez-vous des Nahuas ? Et
nous voulons aller là-bas, au Yucatan, au Guatemala
ou au « Guatepire » ? Non, nous sommes ici...
Vraiment,
il ne sera pas cette fois-ci le « dindon de la farce
», parce que la question économique est dure.
Chacun paye ses cotisations, et lui, là-bas, vous
donne les copies.
D.
[...]
M.
Mais, si vous avez V.M. qui est en train de vous offrir
l'illustration de la langue Nahuatl, du vocabulaire Nahuatl
! Vous l'avez ici (c'est vrai qu'il a adopté une
fille qui est Nahua, sans mélange de sang, et qui
parle le Nahuatl), alors pourquoi vous préoccupez-vous
? Si nous l'avons nommé Instructeur, c'est parce
qu'il est spécialiste en la matière, pour
qu'il vous aide à éclaircir toutes ces questions,
alors pourquoi vous préoccupez-vous ?
D.
[...]
M.
Non, ne pensons pas aux livres que vous allez égarer.
Les cours, on peut les imprimer et les faire parvenir à
vous tous. Je crois que c'est une très bonne idée.
D.
[...]
M.
[...] Les différentes nations. Les frères
arrivent avec le souvenir : « Je suis Vénézuélien
», « Je suis Bolivien », « Je suis
Argentin », « Je suis Colombien »... Ils
arrivent ici et ils disent : « Et moi qu'est-ce que
j'ai à voir avec la Culture de ce peuple mexicain
? Moi, je suis Équatorien ou Chilien ! ». Et
voilà justement ce qui nous porte préjudice,
n'est-ce pas ?
Si
vous êtes ici, vous êtes Mexicains ! D'où
sortez-vous que vous êtes Équatoriens, d'où
sortez-vous que vous êtes Colombiens ? Ce sont des
souvenirs que vous avez dans le Mental, puisque vous respirez
l'air d'ici, vous mangez la nourriture d'ici, vous buvez
l'eau qu'il y a ici...
Alors
le souvenir que vous avez de vos pays d'origine, n'est rien
de plus qu'un souvenir que vous avez dans le Mental. Au
bout de sept ans, tous les atomes de l'organisme ont changé,
il ne vous reste même pas un atome de votre terre
d'où vous croyez être originaires.
Cette
histoire, il faut la laisser de côté et penser
que vous êtes dans l'Égypte véritable,
ici, au Mexique. Parce qu'en réalité, la culture
autochtone mexicaine est convoitée par les Allemands,
par les Français, par les Anglais. Il y a beaucoup
d'Allemands qui étudient la Culture Nahua, les Cultures
Zapotèque et Toltèque, et qui sont en train
de faire des recherches au musée et partout.
Comme
disait Krumm Heller : « Pendant que les Mexicains
vont en Inde pour étudier les Hindous, nous les Allemands,
nous allons au Mexique pour y trouver la véritable
Sagesse... ».
Il
faut se mettre à jour, savoir que vous êtes
ici ; c'est ça l'important ; et il faut étudier
ce que nous avons ici. Ici, nous avons une sagesse prodigieuse
et nous allons donc l'étudier ! Vous n'êtes
pas en Équateur, ni au Pérou, vous êtes
ici et il faut étudier ce que nous avons ici.
Il
faut se mettre à jour, c'est ça dont nous
avons besoin, mes chers frères : laissez de côté
tous ces préjugés qui nous causent pas mal
de tort. Parce que notre Institution est fondamentalement
anthropologique et il faut que nous nous mettions à
jour.
Alors,
notre frère V. M. Ch. va faire des recherches, il
va réfléchir et étudier comment organiser
les Cours de Nahuatl par correspondance, et envoyer les
cours à tous les Missionnaires.
D'autre
part, le Lieutenant-colonel M. R. T. se propose de bon coeur
et avec une bonne volonté d'éditer l'Anthropologie
Scientifique.
Notre
frère G. se consacre aux résumés, aux
corrections des fautes d'orthographe et aux remaniements
et enfin à tout ce qui concerne les conférences
orales d'Anthropologie Scientifique pour les éditer.
Que chacun fasse ce qu'il peut, mais qu'il fasse quelque
chose.
Je
crois - à ce qu'il me semble - que maintenant nous
devons aller nous coucher, il y en a qui ont sommeil...
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