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7. Schéma Gnostique du Moi Psychologique
Samaël
Aun Weor
Conférence intitulée "ESQUEMA GNÓSTICO
DEL YO PSICOLÓGICO (El Yo Psicológico)"
Diverses écoles de type pseudo-ésotérique
mettent l'accent sur l'idée insensée d'un
« Moi » double : le premier, elles le qualifient
de « Moi » supérieur ; le second, elles
l'appellent « Moi inférieur ». Nous autres,
nous disons que le supérieur et l'inférieur
sont deux sections d'une même chose. On a beaucoup
parlé de l'Alter Ego, on en a même fait l'éloge
et on l'a déifié en considérant qu'il
était divin. Au nom de la Vérité, il
est indispensable de dire que le « Moi » supérieur
et le « Moi » inférieur sont deux aspects
du même Ego et que, par conséquent, faire l'éloge
du premier et sous-estimer le second s'avère, hors
de tout doute, incongru.
Nous
autres, nous faisons une différenciation correcte
entre ce qu'est le Moi et ce qu'est l'Être. On pourrait
nous objecter qu'une telle différenciation n'est
rien de plus qu'un autre concept émis par l'intellect.
Nous, nous nous basons sur nos propres expériences
directes. Nous connaissons très bien les diverses
formes d'intellectualisation qui existent et nous savons
que vous avez vos échappatoires ; le désir
de faire ressortir tout ce qui a une saveur d'Ego. Il est
évident que l'Ego n'a pas envie de mourir et qu'il
veut continuer sous une certaine forme, délicieusement
subtile bien sûr, pas sous des formes denses et grossières.
Il ne peut plaire à personne de voir son cher Ego,
son « Moi » réduit en poussière
cosmique parce que c'est comme ça, parce qu'un individu
quelconque l'a dit dans une salle de conférences.
Il est malheureusement normal que l'Ego n'ait pas envie
de mourir et qu'il cherche des philosophies consolatrices
qui lui promettent un petit coin dans le ciel, une place
sur les autels ou un au-delà rempli d'un bonheur
infini.
Il
est nécessaire que nous comprenions que tout passe
dans ce monde où nous vivons ; les idées passent,
les personnes et les choses passent. La seule chose qui
soit stable et permanente, c'est l'Être.
Disciple.
Maître, de quelle substance sont faits les agrégats
psychiques ?
Maître.
L'animal intellectuel, erronément appelé Homme,
ne possède pas encore de Mental individuel, il ne
l'a pas créé, il ne l'a pas formé.
Le Mental (le Manas, la substance mentale) est dépourvu
d'individualité ; il possède diverses formes,
il se trouve constitué sous forme d'agrégats
psychiques qui ne sont pas inconnus du bouddhisme ésotérique.
Tous ces multiples Mois querelleurs et criards qui, dans
leur ensemble, forment le moi-même, sont constitués
d'une substance mentale plus ou moins condensée.
C'est la raison pour laquelle nous changeons continuellement
d'opinion (exemple du vendeur de biens fonciers). Le Moi
qui jure un amour éternel à une femme est
remplacé le lendemain par un autre Moi qui n'a rien
à voir avec le serment, et alors l'individu se retire
en laissant la femme déçue. Vous voyez ce
que sont les formes infinies du Mental ; de quelle manière
elles contrôlent les centres fondamentaux du cerveau
et comment elles jouent avec la machine humaine.
D.
Maître, sur cette planète les « Mois
» rendent la vie supportable ; si nous les dissolvions,
notre vie ne serait-elle pas très ennuyeuse ?
M.
La félicité authentique repose sur la revalorisation
de l'Être. Il est indiscutable que chaque fois que
l'Être passe par une revalorisation intime, il expérimente
une authentique félicité. Malheureusement,
nous confondons le plaisir avec le bonheur et nous jouissons
bestialement avec l'alcool, les drogues, l'adultère,
les jeux, etc. La limite du plaisir est la douleur et toute
forme de jouissance se transforme en douleur. Il est évident
que l'élimination de l'Ego revalorise l'Être,
en donnant comme résultat la félicité
authentique.
D.
Maître, est-ce urgent de former un Corps Mental pour
ne pas avoir de nombreux Mentals ?
M.
Il est certain que l'animal intellectuel ne possède
pas de Mental individuel ; au lieu d'un Mental, il a beaucoup
de Mentals. Il est urgent de créer le Corps Mental
et de dissoudre l'Ego lorsqu'on veut l'authentique revalorisation
de l'Être.
D.
Maître, serait-il possible qu'une personne qui donne
de l'argent à l'église, qui lit la Bible,
qui fait des oeuvres de charité et qui a d'autres
vertus, ait des Mois ?
M.
Le Moi se déguise en saint, en martyr, en pénitent,
en bon époux, etc. Beaucoup de personnes vertueuses
possèdent des agrégats psychiques. Rappelez-vous
qu'il y a beaucoup de vertus chez les méchants et
beaucoup de méchanceté chez les vertueux.
Dans la cadence et les parfums du Temple se cache le délit
; les criminels les plus abjects prennent des poses piétistes,
ils ressemblent à des martyrs, etc. Dans l'Abîme,
il y a beaucoup de mystiques et d'anachorètes qui
croient aller très bien.
D.
Maître, quelle valeur spirituelle ont les bonnes intentions
d'une personne sincère qui vit de manière
erronée ?
M.
Rappelez-vous que le chemin qui conduit à l'Abîme
est pavé de bonnes intentions. « Beaucoup sont
appelés, mais peu sont élus ». Les scélérats
de toutes les époques ont eu de très bonnes
intentions : Hitler, rempli d'intentions magnifiques, a
maltraité beaucoup de peuples et, par sa faute, des
millions de personnes sont mortes. Le bourreau qui exécute
un ordre injuste, rempli de magnifiques intentions, assassine
ses semblables. Nous ne devons pas oublier la Sainte Inquisition
; c'est alors que des inquisiteurs, avec des intentions
magnifiques, ont condamné beaucoup de malheureux
au bûcher, au chevalet de tortures, etc. Ce qui est
important, ce sont les bonnes oeuvres et non les bonnes
intentions. Ce sont les résultats qui parlent ; les
bonnes intentions ne servent à rien si les faits
sont désastreux.
D.
Quelle est la méthode pour se libérer des
défauts ?
M.
Il est urgent et impératif d'analyser et d'annihiler
l'Ego de manière volontaire et consciente. Dans nos
relations avec les personnes, les défauts dissimulés
affleurent spontanément et si nous nous trouvons
en état d'alerte perception, d'alerte nouveauté,
nous les voyons alors tels qu'ils sont en eux-mêmes.
Un défaut découvert doit être soumis
à l'analyse, à la méditation, dans
le but d'être compris. Il ne suffit pas de comprendre
le défaut, il est nécessaire d'arriver à
sa profonde signification, toute étincelle de Conscience
peut nous illuminer et, en quelques millièmes de
seconde, capter la profonde signification du défaut.
L'élimination
est différente ; quelqu'un pourrait avoir compris
un défaut et même avoir pénétré
sa profonde signification et ne pas l'avoir éliminé
; ceci est indispensable pour être libéré
des défauts.
L'Ego
personnel est une somme de « Mois ». L'animal
intellectuel est une machine contrôlée par
des Mois ; ceux-ci sont « les Diables Rouges »
cités dans le « Livre des Morts » de
l'ancienne Égypte. Il est indispensable de savoir
que la seule chose digne que nous ayons en nous est l'Essence
; malheureusement elle est, en elle-même, dispersée
ici et là, embouteillée dans chacun des différents
« Mois ».
En
essayant de comprendre fondamentalement chaque défaut
de type psychologique, nous devons être sincères
envers nous-mêmes ; malheureusement, le Mental cherche
toujours des excuses pour justifier les erreurs. Il est
nécessaire de nous auto-explorer pour nous auto-connaître
profondément.
N'importe
quelle erreur a plusieurs facettes et elle opère
dans les 49 régions du Mental. Le gymnase psychologique
est indispensable et c'est la vie ; dans l'interrelation
humaine, dans la vie en commun avec nos semblables, existent
d'infinies possibilités pour nous auto-découvrir
; cependant, il est évident que l'auto-vigilance
doit toujours opérer d'instant en instant.
La
dissolution de l'Ego s'accélère si nous savons
profiter au maximum des pires circonstances ; celles-là
nous offrent les meilleures opportunités. Le contrôle
des défauts intimes est superficiel et il est condamné
à l'échec. L'élimination de nos défauts
est nécessaire ; de cette façon, nous établissons
dans notre Conscience les fondations adéquates pour
agir correctement. La Compréhension est la première
chose, l'Élimination la seconde.
Ce
qui rend tout enfant beau et adorable, c'est son Essence
; celle-ci constitue en lui-même sa véritable
réalité. La croissance normale de l'Essence
s'effectue pendant les cinq premières années
; pour qu'elle continue à croître, quelque
chose de très spécial doit se passer, c'est
le travail sur soi-même. Le développement de
l'Essence n'est possible qu'à force de travaux conscients
et de souffrances volontaires.
Nous
devons savoir que nous avons en nous-mêmes ce qui
s'appelle l'Ego, le Moi, etc., et qu'à l'intérieur
de celui-ci, l'Essence se trouve embouteillée et
c'est lamentable. Dissoudre le Moi est indispensable ; c'est
le véritable sens du travail sur soi, car nous ne
pourrions jamais libérer l'Essence sans désintégrer
au préalable le Moi psychologique. Au fur et à
mesure que les agrégats psychiques vont se désintégrer,
l'Essence s'émancipe et croît harmonieusement.
Il est indiscutable que lorsque le Moi psychologique meurt,
l'Essence resplendit ; elle nous confère la beauté,
le véritable bonheur et les pouvoirs dont elle est
détentrice.
Le
mammifère intellectuel ne possède pas une
individualité définie ; ce manque d'individualité
est la cause de tant d'amertume. Notre corps physique est
une unité complète et il travaille comme un
tout organique, à moins d'être malade ; mais
la vie intérieure de l'humanoïde n'est en aucune
façon une unité psychologique ; il manque
une organisation psychologique au fond intime de chacun
de nous. L'humanoïde n'a pas un Moi permanent, mais
une multitude de différents Mois infrahumains et
absurdes. Le pauvre animal intellectuel est semblable à
une maison en désordre, où, au lieu d'un maître,
existent beaucoup d'employés qui veulent toujours
commander et faire ce dont ils ont envie.
La
plus grande erreur du pseudo-ésotérisme est
de supposer qu'on possède un Moi immuable et permanent,
sans début ni fin. Si ceux qui pensent ainsi éveillaient
leur Conscience pendant un instant, ils pourraient mettre
en évidence leur propre multiplicité. Penser
qu'une personne qui s'appelle Louis est toujours la même
est absurde ; aucune personne n'est toujours la même,
car on tombe constamment dans des contradictions et des
changements.
Quand
le Moi veut continuer ici et dans l'au-delà, il s'auto-trompe
avec le faux concept d'un Moi divin et immortel. Aucun de
nous n'a un Moi permanent et nous ne possédons même
pas d'individualité légitime. Si nous considérons
chaque Moi comme une personne différente, nous pouvons
affirmer de manière emphatique, ce qui suit : «
à l'intérieur de chaque personne qui vit dans
le monde, il existe beaucoup de personnes ». Chacune
de ces personnes lutte pour la suprématie, elle veut
être exclusive et croit être le tout, bien qu'elle
ne soit qu'une petite partie. Nous ne pourrons jamais nous
connaître nous-mêmes sans auto-observation.
Tant qu'un individu continue de se considérer comme
une seule personne, il est clair qu'un quelconque changement
intérieur est plus qu'impossible.
En
réfléchissant un peu sur les diverses circonstances
de la vie, il vaut bien la peine de comprendre sérieusement
les bases sur lesquelles nous nous appuyons. Une personne
s'appuie sur une position, une autre sur l'argent, etc.
Mais, que nous soyons riches ou mendiants, la chose la plus
curieuse, c'est que nous avons besoin de tout le monde et
que nous vivons en fonction de tous, bien que nous soyons
gonflés d'orgueil. Avec tout ça, nous nous
croyons très forts, mais nous sommes terriblement
faibles. Il est urgent de nous auto-observer d'instant en
instant, dans le but de connaître clairement les fondements
sur lesquels nous nous appuyons ; quand on découvre
ce qui nous offense le plus, à un moment donné,
alors on découvre les bases sur lesquelles on s'appuie
psychologiquement.
On
est étonné devant le spectacle d'un incendie
; les personnes désespérées s'emparent
alors des choses les plus invraisemblables ; ces personnes
sont attachées à des choses qui n'ont pas
la moindre importance ; ceci équivaut à un
état d'inconscience absolue. Le plus grave de notre
tragédie, c'est qu'on pense qu'on est en train de
penser, on sent qu'on est en train de sentir, alors qu'en
réalité c'est un autre qui, à un moment
donné, pense avec notre cerveau martyrisé
et ressent avec notre coeur endolori. Combien de fois croyons-nous
être amoureux et, ce qui arrive, c'est qu'un autre
Moi, à l'intérieur de nous-mêmes, rempli
de luxure, utilise le centre de notre coeur.
Au
fur et à mesure qu'on travaille sur soi-même,
on comprend de plus en plus qu'il est nécessaire
d'éliminer radicalement de notre nature intérieure
tout ce qui nous rend si abominables. Ce sont les pires
circonstances de la vie, les situations les plus critiques,
les faits les plus difficiles, qui sont les plus propices
à notre auto-découverte intime. Si, au lieu
de perdre la tête, de s'identifier, d'être fasciné
par les choses de la vie, on se rappelait de soi-même,
on découvrirait avec stupeur certains « Mois
» dont on n'aurait jamais eu la moindre idée,
ni le moindre soupçon.
Le
sens de l'auto-observation intime se trouve atrophié
chez tout être humain ; si on s'auto-observe d'instant
en instant, ce sens se développera progressivement
; à mesure que le sens de l'auto-observation continuera
à se développer, par son utilisation continuelle,
nous deviendrons de plus en plus capables de percevoir directement
ces Mois dont nous n'avions jamais soupçonné
l'existence et nous découvrirons que chacun d'eux
a des caractéristiques psychologiques particulières,
au moyen desquelles nous appréhenderons, nous capterons
intuitivement leur nature intime.
Au
début, l'ésotériste ne sait pas par
où commencer ; il ressent la nécessité
de travailler sur lui-même, mais il est complètement
désorienté. En mettant à profit les
moments les plus difficiles, les instants les plus défavorables,
nous découvrons nos défauts les plus remarquables
et que nous devons désintégrer de toute urgence.
Avant de nous coucher, il convient que nous examinions les
faits qui se sont produits dans la journée. Rappelons-nous
qu'en ésotérisme tout ce qui est à
sa place est bon et tout ce qui n'est pas à sa place
est mauvais. Que diriez-vous d'un homme docile et tolérant
qui bénirait un groupe d'agresseurs qui essayeraient
de violer sa femme et ses filles ? Que penseriez-vous d'un
homme serviable qui, à un moment donné, prêterait
un poignard à un assassin ? Le délit se déguise
en saint ; il utilise les meilleures vertus ; il se présente
comme un martyr. Dans le parfum de la prière, se
cache aussi le délit.
Voir
de telles créations, observer ces monstruosités
de l'enfer dans lesquelles se trouve embouteillée
notre Conscience en personne, devient possible lorsqu'on
développe progressivement le sens de l'auto-observation.
Tant que nous aurons ces aberrations en nous, nous serons
une abomination, bien que nous nous croyions beaux ou justes
et que nous allions même jusqu'à nous plaindre
de l'ingratitude des autres personnes et que nous criions
qu'elles ne nous comprennent pas. Le sens de l'auto-observation
nous permet de voir clairement le « Moi » que
nous sommes en train de dissoudre et les résultats
pathétiques et définis du travail intérieur.
Il
s'avère intéressant d'observer comment de
telles bêtes se réduisent peu à peu
et se désintègrent, finalement, en libérant
l'Essence qui était embouteillée dans ce défaut.
Tout ceci implique, naturellement, des travaux successifs
en profondeur, toujours constants, car aucun Moi ne peut
jamais être désintégré instantanément.
Tant
que ne s'est pas produite la désintégration
psychologique de toutes ces abominations, ces ambitions,
ces envies, etc., même si nous croyons être
des personnes honnêtes, honorables, sincères,
charitables, belles intérieurement, etc., évidemment,
nous continuerons à n'être rien de plus que
des sépulcres blanchis, beaux à l'extérieur,
mais remplis de pourriture répugnante à l'intérieur.
Il y a beaucoup de personnes qui supposent qu'avec de bonnes
intentions il est possible d'arriver à la sanctification.
Il est évident que tant qu'existeront des agrégats
psychologiques à l'intérieur de nous, sous
les bas-fonds d'un regard pieux et d'un visage vénérable,
il ne pourra pas y avoir de sanctification.
Dans
la psychologie révolutionnaire, la nécessité
d'une transformation radicale devient pour nous évidente,
et celle-ci n'est possible qu'en nous déclarant à
nous-mêmes une guerre à mort, impitoyable et
cruelle. Une véritable individualité n'existant
pas en nous, il est impossible d'avoir une continuité
de propos. Ce qu'un Moi déterminé affirme
à un moment donné ne peut nullement être
pris au sérieux à cause du fait concret qu'un
quelconque Moi peut à tout moment affirmer exactement
le contraire ; le plus grave, c'est qu'il y a des personnes
qui affirment avec emphase qu'elles sont toujours les mêmes.
L'individu, en lui-même, n'est rien de plus qu'une
machine qui sert de véhicule tantôt à
un Moi, tantôt à un autre.
Il
est évident que si on ne lutte pas contre la vie,
celle-ci nous dévore et rares sont les aspirants
à la vérité qui ne se laissent pas
avaler par la vie ; si nous ne travaillons pas sur nous-mêmes,
nous involuons et nous dégénérons,
car il n'est pas possible que l'Homme Véritable surgisse
de la Loi Mécanique Évolutive, puisque cette
Loi a sa contrepartie qui est l'Involution. On évolue
jusqu'à un certain point parfaitement défini
et ensuite arrive le processus involutif ; toute montée
est suivie d'une descente et vice versa.
À
l'intérieur de l'animal intellectuel, il existe des
germes ou des semences qui, par un développement
approprié, nous convertissent en Hommes véritables
; pour cela, il faut une ambiance adéquate, car il
est bien connu qu'une semence dans un milieu stérile
ne germe pas ; elle se perd.
Si
nous voulons vraiment nous unir à la Divinité,
nous avons besoin de toute urgence d'une véritable
Révolution de la Conscience. La Révolution
de la Conscience comporte trois facteurs de base qui sont
les suivants : Mourir, Naître, Se Sacrifier pour l'Humanité.
Nous allons étudier ce qui doit mourir en nous, ce
qui doit naître et pourquoi nous devons nous sacrifier
pour l'humanité, pour les autres.
Il
est urgent de savoir que le Moi est un ensemble d'entités
qui jouissent d'une certaine auto-indépendance. Ces
Mois se querellent entre eux et le Mental est le champ de
bataille. Chacun d'eux se projette dans les différents
niveaux du Mental, en essayant de satisfaire ses instincts
animaux et en se nourrissant de nos principes vitaux. Le
Moi qui, aujourd'hui, jure un amour éternel à
une femme, le lendemain la hait. A l'intérieur de
l'homme surgissent constamment des contradictions ; c'est
la raison pour laquelle l'homme n'est pas encore un Homme,
mais seulement un animal intellectuel. L'animal intellectuel
n'a pas d'Âme, son Âme est fractionnée.
Quand le Moi meurt, l'Âme se libère et c'est
alors que l'homme peut avoir une véritable continuité
de propos, un véritable centre permanent de Conscience.
C'est seulement chez un homme qui a une Âme, qu'il
n'existe pas de contradictions internes. C'est seulement
là où n'existent pas de contradictions internes,
qu'il y a une véritable paix intérieure.
Le
Moi psychologique gaspille grossièrement le matériel
psychique dans des explosions de colère, d'avidité,
d'envie, de luxure, etc. Éliminer le Moi est une
tâche difficile. Le Moi se dissout sur la base d'une
rigoureuse compréhension. La vie en commun avec nos
proches, les relations avec les gens, voilà le miroir
où nous pouvons nous voir de la tête aux pieds.
Dans les relations des personnes, nos défauts affleurent
et, si nous sommes vigilants, alors nous les voyons. Tout
défaut doit être d'abord analysé et
ensuite compris avec le coeur. Quand un défaut est
compris dans tous les niveaux du Mental, l'élémentaire
qui lui correspond se désintègre, c'est-à-dire
qu'un petit Moi meurt. Chaque fois qu'un défaut meurt,
naît, à sa place, quelque chose de nouveau,
une vertu, un pouvoir de l'Âme, une Vérité,
etc.
Il
est urgent de passer par la mort mystique, il est nécessaire
de fabriquer l'Âme, il est indispensable de nous sacrifier
pour l'humanité, il faut donner sa vie pour ses semblables.
Le mariage parfait a eu un début et c'est pourquoi
il a aussi une fin. La douleur est le résultat de
nos propres erreurs ; quand on commet une erreur, le fruit
en est la douleur. Nous commettons des erreurs parce que
nous sommes imparfaits ; nous sommes imparfaits parce que
nous avons le Moi à l'intérieur de nous. Quand
le Moi disparaît, advient en nous la félicité
authentique et véritable.
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