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68 Ontologie Gnostique de Quetzalcoatl
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "ONTOLOGÍA
GNÓSTICA DE QUETZALCÓATL (Quetzalcóatl,
el Cristo mexicano 1)"
Mesdames
et messieurs, Monsieur le Secrétaire Général
de [...] la Jeunesse Révolutionnaire du [...] tous
vous remercier d'être réunis ce soir pour la
conférence que nous allons donner... Nous nous proposons
d'étudier, de commenter l'oeuvre du citoyen Président
José Lopez Portillo, intitulée : « Quetzalcoatl
». Ce sera un bref commentaire, puisque le temps pèse
toujours sur nous comme un bourreau et que, de plus, vous
souhaitez tous rejoindre au plus vite vos maisons respectives.
L'oeuvre
de monsieur le Président commence en nous parlant
du Seigneur Quetzalcoatl, de cet étrange bateau dans
lequel ce « Serpent » (comme on l'appellera)
avait abordé sur les côtes de notre pays sacré,
le Mexique...
L'oeuvre
de monsieur Lopez Portillo est incontestablement très
poétique. Elle nous rappelle cette mer déchaînée
et le grand mystique-politicien Quetzalcoatl. Il semblerait
que Quetzalcoatl soit un naufragé qui atteignit ces
côtes, attiré par le hasard. Un enfant s'approche
et, très étonné, il le contemple.
Quetzalcoatl,
homme au teint blanc, à la longue barbe noire et
impeccable, aux yeux bleus, au nez droit, à l'oreille
petite et trapue, au corps herculéen (comme nous
le décrit monsieur le Président), échoue
sur ces plages du Mexique.
L'enfant
le blesse avec un bâton : il sait que c'est un Serpent
et se rend immédiatement au village informer tout
le monde de cette découverte. Le village tout entier
vient contempler cet étrange Serpent Emplumé
(magnifique symbole de ce qui devait être plus tard
l'idéal mexicain).
Ce
Quetzalcoatl paraît dormir sur le sable, il semble
inconscient, et en vérité, tous se sentent
émus. On l'interroge et il garde le silence ; finalement,
le village se retire étonné...
Soudain,
regardant le firmament, il a cette exclamation mystique
et symbolique : « Je suis la mer, je suis la rivière,
je suis le ciel, et je ne sais même pas où
je suis ! ».
Enfin,
CE-ACATL parvient à prendre en charge cet homme extraordinaire.
Il
paraît que Ce-Acatl réussit à gagner
son amitié, l'emmena dans une caverne isolée
et le garda là-bas durant un an exactement.
Mais,
finalement, le village impatient, réclama à
Ce-Acatl :
-
Qu'as-tu fait du Serpent, où est-il ? Tu l'as caché,
tu l'as gardé pour toi seul ?...
Ce-Acatl
répondit :
-
Non, je ne l'ai pas caché. C'est le Serpent qui a
voulu se cacher ; mais vous pouvez venir avec moi.
Et
Ce-Acatl présenta le Serpent Emplumé aux Toltèques...
Quel
magnifique panorama offrait cette mer déchaînée,
la houle qui bat incessamment la plage... ce peuple si merveilleux...
et Quetzalcoatl avec eux...
Évidemment,
Quetzalcoatl resplendit comme un Hercule grec ou comme le
Samson de la Bible Hébraïque : toujours héroïque,
toujours triomphant, toujours rebelle comme les héros
de Rabelais, aucune faiblesse, ainsi est Quetzalcoatl !...
Le
Grand Homme avance péniblement et quelques prêtres
(cinq d'entre eux) essaient de l'arrêter sur son chemin
; il s'engage une lutte mortelle entre eux et l'Hercule
mexicain ; et, finalement, Quetzalcoatl, lors d'une terrible
bataille, met à mort les cinq prêtres ; le
peuple le respecte, parce qu'il s'est imposé par
son pouvoir extraordinaire et, s'approchant de lui, ils
l'interrogent :
-
Qui es-tu ? Nous ne te connaissons pas.
-
Je viens donner et non pas prendre...
-
Mais qu'est-ce que tu peux nous donner ? Tu arrives et déjà
tu veux commander ? Nous ne savons même pas qui tu
es...
-
Je suis Quetzalcoatl, le serpent emplumé ! Ainsi
répond ce personnage de la Mythologie mexicaine...
Au
moment précis où Quetzalcoatl se présente
devant les Toltèques, des faits intéressants
se produisent, des événements magnifiques
: les prêtres amènent un accusé condamné
à mort, Quetzalcoatl le défend d'une manière
extraordinaire et cet accusé est sauvé de
l'horrible Parque...
Quetzalcoatl
enseigna aux Toltèques tous les arts, il leur apprit
à cultiver la terre, à semer du coton et du
maïs, il leur enseigna la Science des Mathématiques
et de l'Astronomie ; il les civilisa au plus haut point.
On
l'adora comme un Dieu, bien que lui reconnût sa propre
humanité, bien que lui ne se sentît pas omnipotent,
ni puissant, ni maître des vivants ou des morts.
Le
peuple sut le remercier pour son enseignement politique.
Rendez-vous compte que Quetzalcoatl leva la puissante civilisation
des Toltèques ; rendez-vous compte que eux, qui n'avaient
jamais cultivé la terre, apprirent à semer
du maïs et du coton, et beaucoup d'autres fruits et
légumes nécessaires à l'alimentation.
Quetzalcoatl
pensa non seulement aux Toltèques de la lointaine
Thulé, mais aussi à toutes les tribus d'Amérique.
Il aimait profondément l'humanité et voulait
véritablement réaliser des organisations sociales
parfaites : il était révolutionnaire, au sens
le plus complet du terme.
C'est
pour cette raison que le « Quetzalcoatl » de
Lopez Portillo (notre grand Président) est le symbole
vivant d'une culture sociale extraordinaire qui doit se
développer à notre époque, pour le
bien de toute l'humanité souffrante.
La
DOCTRINE QUETZALCOALTIENNE n'admet pas la misère,
la faim, l'ignorance, les maladies, la désolation
; la Doctrine de Quetzalcoatl veut l'équité
et la justice distributive ; la Culture Quetzalcoaltienne
(du style de l'antique Sagesse d'un Platon, dans sa «
République ») considère qu'il ne peut
y avoir de VÉRITABLE DÉMOCRATIE tant qu'existe,
dans la République, un seul homme souffrant de faim,
de misère ou d'ignorance.
Le
Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) fait écho
à cette Doctrine quand il lutte pour un niveau de
vie supérieur, quand il travaille dur pour mettre
fin à ces luttes qui existent entre CAPITAL et TRAVAIL,
lorsqu'il se propose vraiment d'établir la Justice
dans toutes les couches sociales.
Quetzalcoatl,
d'un point de vue philosophique, ou plutôt mythologique,
est le LOGOS PLATONICIEN au Mexique ; il est le Démiurge
Grec, sur tout le territoire national ; il est véritablement
un Christus ou un Vishnu (comme Puissance Créatrice,
derrière tous les phénomènes physiques
et chimiques de la Nature et du Cosmos).
Évidemment,
la Mécanique Cosmique implique des Intelligences
Actives. Il ne serait pas possible de concevoir la Mécanique
de l'Univers sans PRINCIPES INTELLIGENTS capables de la
créer et de la recréer à nouveau.
Quetzalcoatl
(le « Quetzalcoatl » de Lopez Portillo, le Quetzalcoatl
de l'antique Mexique) est véritablement ce qui a
toujours été, qui est, et qui sera ! Il est
la vie qui palpite en chaque atome, comme elle palpite en
chaque Soleil ; il est l'Intelligence Universelle s'exprimant
dans le mécanisme même du Cosmos !...
Quetzalcoatl
n'est sûrement pas un personnage anthropomorphique
: il est plutôt l'INTELLIGENCE COSMIQUE. Nous savons
bien, nous autres, que l'Intelligence est une constante
universelle et qu'elle s'exprime dans tout ce qui est créé.
Si nous observons une fourmilière, nous verrons là
l'Intelligence ; si nous observons les oiseaux dans le ciel,
nous verrons là l'Intelligence ; si nous observons
les poissons qui glissent dans les eaux tumultueuses du
Ponto, nous verrons les principes de l'Intelligence.
Par
conséquent, Quetzalcoatl est l'Intelligence même
de l'Univers s'exprimant magnifiquement dans chaque fleur,
dans chaque rivière, dans la fureur de la mer et
dans l'ouragan...
Et
que dire de Ce-Acatl ? Rappelons-nous clairement que c'était
le JUMEAU DE QUETZALCOATL (ainsi l'exprime notre illustre
dirigeant Lopez Portillo).
Ce-Acatl
s'incinérant, se consumant pour attirer les Principes
Spirituels de Quetzalcoatl ; Ce-Acatl allumant un bûcher
pour s'y brûler nous indique incontestablement quelque
chose de transcendantal qu'il vaut bien la peine de connaître.
On
disait, dans les temps antiques, que « le mystère
des ÂMES JUMELLES est le plus grand mystère
de l'Amour... » On disait aussi que « lorsqu'un
homme rencontre son Âme Jumelle chez la femme, il
est extrêmement heureux »...
Pour
parler d'Âmes Jumelles et d'Amour, nous dirons que
« cela commence par une étincelle de sympathie,
prend substance avec la force de l'affection et se synthétise
en adoration »...
«
Un Mariage Parfait est l'union de deux êtres : l'un
qui aime plus, l'autre qui aime mieux »...
«
L'Amour est la meilleure religion à laquelle on puisse
accéder... »
Que
nos Principes Intelligents puissent s'exprimer chez une
personne du sexe opposé, ce n'est pas un dogme, ni
une superstition.
Il
est certain que nous rencontrons parfois, chez la femme
aimée, l'Âme Jumelle.
Et
que dirons-nous de cette PYRAMIDE majestueuse que Quetzalcoatl
fit élever sur la terre sacrée des Toltèques
? Assurément, les CHICHIMÈQUES captifs durent
travailler intensément pour construire cette grande
Pyramide. Mais Quetzalcoatl, qui avait lutté avec
eux, qui avait voulu les civiliser, était allé
dans la montagne avec un petit cortège de serviteurs
; cependant, ils ne le comprirent pas ; bien au contraire,
ils le blessèrent à mort.
Sur
la terre sacrée des Toltèques, il ne manquait
pas « d'hommes guerriers », et les Chichimèques,
vaincus, durent travailler intensément dans la Pyramide.
Dans quel but a-t-on construit cette Pyramide ? Est-ce que,
par hasard, les modernes, les super-civilisés de
notre époque, pourraient connaître les mystères
sacrés des antiques Pyramides du Mexique ?
Croyez-vous,
par hasard, que les Sages d'Anahuac ou de Teotihuacan ou
les Toltèques, élevaient des Pyramides uniquement
pour qu'un groupe d'hommes les gravissent ?
Évidemment,
ils devaient avoir des MOTIFS TRANSCENDANTAUX que vous ne
connaissez pas et qui obligèrent nos ancêtres
d'Anahuac, les Toltèques, les artistes, etc., à
ÉLEVER DES PYRAMIDES.
Le
fait est qu'il a existé, dans les temps antiques,
des connaissances transcendantales sur lesquelles nous,
les Gnostiques, nous faisons des investigations. Il n'y
a pas de doute, mes amis, que dans les CODEX SACRÉS
de nos ancêtres, il y a des connaissances latentes,
grandioses, qu'à l'heure actuelle les universités
ignorent totalement.
Il
n'y a pas de doute que la SAGESSE QUETZALCOALTIENNE court,
comme un fleuve d'or, sous les épaisses forêts
du soleil ; il n'y a pas de doute que le resplendissement
de la Sagesse Quetzalcoaltienne a brillé, un jour,
comme les étoiles dans le firmament. À cette
époque, les conquistadors espagnols n'étaient
pas encore arrivés ici, dans ces terres : toute vie
était respectée et nous possédions
une organisation politique parfaite que ne soupçonnent
pas le moins du monde les étudiants en droit, aujourd'hui,
à notre époque.
Il
faut dire que la SAGESSE DE QUETZALCOATL n'est pas seulement
RELIGIEUSE, comme beaucoup le supposent, mais qu'elle est
aussi POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, etc.
S'il
y a eu une fois une véritable justice distributive
au Mexique, ce fut à cette époque de Quetzalcoatl
: l'ordre merveilleux d'Anahuac, la vie sociale telle qu'elle
était organisée à cette époque,
c'est tout un idéal pour nous.
À
notre époque, nous sommes très loin d'atteindre
la perfection dans la vie politique, mais les Sages d'Anahuac,
les Sages Toltèques, les Sages des pyramides antiques
de Teotihuacan enseignèrent vraiment aux gens la
manière de vivre avec sagesse à l'intérieur
d'un ordre politique extraordinaire.
Maintenant,
il nous appartient de faire une véritable RÉVOLUTION
SOCIALE, dans le but d'atteindre, un jour, quel qu'il soit,
un ordre politique semblable à celui du Mexique antique.
Si
on juge les anciens de façon erronée, si on
dit qu'ils « adoraient des idoles », si on les
qualifie de « pervers », c'est par ignorance.
Le Mexique a eu et aura toujours SAGESSE et CIVILISATION,
non seulement pour lui-même, mais aussi pour d'autres
peuples.
Il
existe des traditions très anciennes dans lesquelles
on affirme, de manière emphatique, que les Phéniciens,
à leur époque, en naviguant à travers
l'océan déchaîné, parvinrent
jusqu'aux terres du Mexique. Et c'est de là, de ces
terres seigneuriales, que furent importés les bois
servant à l'édification du TEMPLE DE JÉRUSALEM.
Mes
amis, je veux que vous compreniez que le Mexique est une
terre archaïque très sacrée !
Quand
l'Amérique du Sud n'avait pas encore surgi, quand
elle était cachée au fond de l'océan,
quand l'Amérique Centrale n'était pas apparue
sur la carte, le Mexique existait déjà !
Quand
le Canada, l'Alaska et les Etats-Unis n'avaient pas encore
surgi des fonds abyssaux de l'océan, le Mexique existait
déjà !
Quand
la terre des brachycéphales, qui s'étendait
du détroit de Béring par la Sibérie
jusqu'à la Russie, l'Allemagne et la France, n'était
pas sortie du fond ténébreux de la Mer, le
Mexique existait déjà !
Si
bien que, réellement, en vérité, le
Mexique est archaïque à cent pour cent.
Quand
l'Afrique Méridionale et Occidentale n'avaient pas
encore surgi des eaux terribles de l'océan, le Mexique
existait déjà !
Ici,
sous les couches souterraines, existent des civilisations
extraordinaires que la plupart des archéologues et
des anthropologues modernes ne soupçonnent pas encore.
Ainsi
donc, nous avons eu ici de puissantes cultures et les Espagnols
n'ont rien à nous apprendre. En venant, donc, sur
ces terres, détruire nos monolithes sacrés,
nos temples, nos pyramides et nos oratoires, ils commirent
un crime horrible ; au lieu de venir sur ces terres dans
un but de destruction, ils auraient dû venir se civiliser
: ils auraient pu emporter d'ici les trésors d'une
sagesse extraordinaire aux sociétés caduques
de la vieille Europe...
Ainsi,
mes chers amis, la construction d'une pyramide (dirigée
par Quetzalcoatl) ou de toutes les pyramides que nous avons
ici, dans notre pays auguste et sacré, n'est pas
seulement un caprice, et elles n'ont pas été
faites pour que quatre ou cinq leaders les gravissent dans
le but de les utiliser comme tribunes ; non, mes amis, dans
ces pyramides se trouvent la Sagesse antique, les connaissances
que vous ignorez, mais qui, un jour, seront connues, au
fur et à mesure que nous, les Gnostiques, nous trouverons
ces Connaissances.
Nous
avons écrit quelques oeuvres ; ici, nous avons en
plus « La Doctrine Secrète d'Anahuac »,
un livre que j'ai mis en circulation ; celui-ci et d'autres
se coordonnent véritablement très bien avec
l'oeuvre de notre Président, et avec cette autre
oeuvre, merveilleuse également, de Bustamante, qui
est très connue, comme : « Le Chemin »...
ou comme « Le Destin du Continent »...
Ainsi,
chers amis, nous nous trouvons devant des faits véritablement
sensationnels...
Si
les captifs Chichimèques furent obligés de
travailler, c'est parce qu'ils le méritaient ; nous
savons bien qu'ils avaient blessé à mort Quetzalcoatl
; ils n'avaient pas voulu de civilisation, ils étaient
libres comme des oiseaux dans la montagne, en vivant de
manière simple, comme des cannibales.
Lorsque
Quetzalcoatl voulut les civiliser, ils répondirent
par la flèche et la lance, et par la diatribe et
l'insulte qui lacère ; c'est pour cela qu'ils méritaient
certainement leur châtiment...
Et
que dire de la sécheresse ? Nous savons bien qu'à
cette époque il y eut une grande sécheresse
qui ruina complètement Thulé ; alors le coton
se mit à sécher, le maïs ne put plus
germer, les récoltes se perdirent, et partout la
faim menaçait. Ils exigèrent, ils demandèrent
à Quetzalcoatl qu'il fasse pleuvoir. Ce Mystique
étrange, avec sa taille très serrée
par une corde, cet homme aux bras héroïques,
au visage mélancolique, terriblement Divin, gravit
la Pyramide...
Et,
selon ce que nous relate notre cher Président, il
resta plus de 20 jours à jeûner, sans manger,
ni boire. Les traditions racontent, ce que confirme notre
premier mandataire, qu'il implorait sans cesse les dieux
saints et qu'il était disposé à mourir
de faim s'il ne pleuvait pas ; et la réalité
fut qu'une terrible averse inonda la terre sacrée
des Toltèques...
Et,
bien que beaucoup d'entre vous en rient et le prennent simplement
pour une affaire de superstition, l'Homme avait foi en la
mystique, et il plut !
Au
moment où je parle de cela, je me souviens de la
sculpture du fameux TLALOC que nous avons au Musée
d'Anthropologie et qui avait été jetée
dans la boue d'un village ; mais, cependant, elle fut emmenée,
car on en avait besoin pour le musée.
Et
elle fut transportée dans plusieurs camions très
bien coordonnés. Quand elle entra dans la ville une
pluie terrible se déchaîna. Dans les jours
qui suivirent, les journalistes s'en moquèrent vraiment
; ils disaient : « Tlaloc a fait pleuvoir, Tlaloc
a amené la pluie... ».
Bien
qu'ils s'en moquent, la chose n'est pas une pure coïncidence,
mes amis, parce que nos ancêtres ne sont pas ces idolâtres
qu'imaginent les super-civilisés venus d'Europe.
Ils avaient des connaissances cosmologiques et savaient
très bien quelle relation existe entre la psyché
humaine et certaines forces de la Nature. S'ils adorèrent
les dieux saints, comme disent les livres antiques, c'est
parce que [...] disposé à mourir de faim s'il
ne tombait pas de l'eau des cieux, c'est quelque chose de
véritablement extraordinaire, formidable, c'est quelque
chose qui défie le Matérialisme de tous les
temps, quelque chose qui se présente et qu'a présenté
monsieur Lopez Portillo, devant le verdict solennel de la
Conscience publique.
À
propos du retour de TEZCATLIPOCA, il fut certainement un
peu fatal.
Cet
aspect négatif qui existe toujours dans toute chose,
cet aspect mauvais de la Nature, devait revenir pour marquer
la fin d'une puissante civilisation...
Et
il me revient en mémoire ces instants solennels où
les habitants de l'antique Thulé, se présentant
devant Quetzalcoatl, lui dirent :
-
Seigneur, c'en est fini de Thulé, c'en est fini de
Thulé !... Quetzalcoatl répondit :
-
Pour moi aussi c'en est fini, le Serpent se mord la queue
!...
-
Mais fais quelque chose, Seigneur, sinon c'en est fini de
Thulé !...
Tezcatlipoca
revint... Et arriva le moment où Quetzalcoatl commit
l'erreur de s'enivrer avec le Pulque (le Pulque, délice
de tous les temps qui servit de vin à Bacchus, boisson
mexicaine, très mexicaine, bien qu'elle ne plaise
pas à d'autres) qui remplit de joie les coeurs et
ne put moins faire que de remplir aussi d'allégresse
Quetzalcoatl, ce Héros Solaire... Le plus grave fut
que ses ennemis, d'un commun accord, l'exhibèrent
devant le peuple ; et le résultat d'un pareil outrage
fut terrible ; les multitudes se rebellèrent contre
Quetzalcoatl.
Il
avait démérité pour quelques coupes
de vin ! Que Dieu et Sainte Marie me gardent, comme diraient
les Gachupines ! Et, comme conséquence ou corollaire,
arriva le terrible exode... Quetzalcoatl sortit de la lointaine
Thulé, abandonna les chaussées de cette grande
ville : il parvint jusqu'à l'embarcadère,
jusqu'à la mer, et c'est alors qu'il lança
ses terribles prophéties :
«
Les dieux se convertiront en démons ! - cria Quetzalcoatl
de toutes les forces de son âme - les rois en esclaves,
et les esclaves en rien ! De l'autre côté de
la mer, viendront des hommes blancs et barbares qui nous
réduiront à l'esclavage et nous détruiront
(il se référait aux Espagnols). Je m'en vais
dans une barque ; je reviendrai plus tard, en d'autres temps,
parce que le Soleil va se cacher ; le Soleil des Toltèques
se cachera et il s'enfoncera dans le Mictlan, mais un jour,
je reviendrai... ».
Les
légendes racontent - et c'est ce que dit notre Président
Lopez Portillo - que Quetzalcoatl se fit construire une
croix, qu'il la mit sur un radeau, et qu'il fut attaché
à cette croix, et à la fin, le radeau fut
enlevé par les vagues, loin très loin, à
travers la mer orageuse...
Il
me vient en mémoire ces « hirondelles »
de Becquer, ces « hirondelles » qui s'en furent
par les mers inconnues pour ne jamais revenir. Cependant,
je pense que Quetzalcoatl doit venir un jour dans notre
coeur. Nous ne l'attendrons pas en chair et en os, mais
plutôt NOUS ATTENDRONS ICI A L'INTÉRIEUR, AU
FOND DE NOTRE ÂME...
Quetzalcoatl,
en réalité et en vérité, est
le Logos, l'Intelligence Créatrice de l'Univers.
Avant que l'Univers n'existe, existait le Serpent Emplumé,
celui qui se tortillait merveilleusement dans l'OMEYOCAN
; ainsi parlent les livres antiques d'Anahuac.
Mes
amis, l'ANTHROPOLOGIE ÉSOTÉRIQUE GNOSTIQUE
est extraordinaire ; l'oeuvre de Lopez Portillo resplendit
aujourd'hui comme le Soleil. Nombreux sont ceux qui ont
lu ce livre, mais peu l'ont compris. Quetzalcoatl est le
Symbole de l'union vivante de tout le Mexique, le symbole
des organisations politiques de [...]
Disciple
[...] c'est la même essence, d'après ce que
j'ai compris, bien que cela ne soit pas sa forme. Ma question
va dans ce sens : dans quelle mesure cette Pensée
Mystique de l'Intelligence Universelle a influencé,
à votre avis, la personnalité de Monsieur
José Lopez Portillo ? C'est-à-dire, cette
dualité entre ce qui rampe et ce qui vole, entre
la Pensée Universelle et l'activité pratique
concrète, comment cela a-t-il influencé son
activité quotidienne, à votre avis, en tant
que dirigeant d'une nation ?
La
deuxième question a trait au sujet de la référence
que vous avez faite de ce qu'étaient les civilisations
antiques et leurs grandes manifestations ; j'ai compris
qu'il y a certains courants qui se manifestent, que beaucoup
de ces Courants Universels de la Pensée ont une origine
extraterrestre, et qu'il en existe des preuves dans la Pyramide
d'Égypte, sur le plateau de Cuzco, au Pérou,
ainsi que dans quelques manifestations de la civilisation
Maya. La deuxième question va dans ce sens : que
pensez-vous de possibles civilisations extraterrestres ?
Maître.
C'est avec le plus grand plaisir que je vais répondre
à ces deux questions. Sans aucun doute, je suis d'accord
avec votre opinion, sur l'aspect Mystico-Christique cité,
dans lequel se fait... demeure un certain parallèle,
une similitude, entre le Quetzalcoatl mexicain, le Christ
hébraïque, le Vishnu hindou, l'Osiris égyptien,
le Fu-Hi chinois, etc.
Il
n'y a pas de doute que, si nous étudions en détail
toute la tradition de Quetzalcoatl, nous retrouvons LE MÊME
DRAME COSMIQUE des Quatre Évangiles hébraïques,
ou le même drame de Krishna, en Inde, ou le même
drame de Fu-Hi, en Chine ; ainsi, évidemment, Quetzalcoatl
en revient à être la plus vive expression du
Logos platonicien, du Démiurge grec, de l'Osiris
égyptien...
À
la façon dont il a influé sur le premier mandataire
de notre pays, Lopez Portillo, je dois déclarer que
notre Président, sans aucun doute, a pris Quetzalcoatl
comme un facteur humain et Solaire.
D'un
point de vue Solaire, indubitablement, Quetzalcoatl qui
représente l'IDÉAL MEXICAIN dans tous ses
aspects, l'Intelligence Divine de nos ancêtres (qui
n'est pressentie, à l'heure actuelle, que par ceux
qui étudient les sciences anciennes) a influé
sur l'esprit de notre Président, compte tenu du coeur
plein d'aspirations du premier mandataire. En vérité,
il a voulu un Mexique sublime, ineffable ; un Mexique où
n'existeraient pas les divisions politiques ; un Mexique
où s'établirait la justice distributive ;
un Mexique où il n'y aurait pas de conflits entre
le capital et le travail. Quel meilleur idéal aurions-nous
pour lui que la figure symbolique d'un Quetzalcoatl ?
Indubitablement,
dans cet esprit, notre premier mandataire n'aurait pas pu
choisir de meilleur symbole : un symbole solaire, un symbole
humain, un symbole social, politique, extraordinaire.
L'oeuvre
de Lopez Portillo est diamantine à cent pour cent
; ce livre de Lopez Portillo, écrit dans un style
poétique, en vérité difficilement surpassé
par tout autre écrivain, resplendit aujourd'hui non
seulement ici, dans notre pays, mais aussi dans d'autres
pays du monde ; c'est non seulement un modèle de
Sagesse, mais aussi, vraiment, un modèle de littérature.
Mais,
vivons ce qui est important : la question sociale, politique,
du Mexique sacré ; voilà ma réponse
à la première question. La seconde... répète-la,
s'il te plaît...
D.
Oui, elle était en relation avec les civilisations
antiques [...] de civilisation [...] dans un endroit du
monde des civilisations très, très avancées,
et certains assurent qu'elles ont une origine extraterrestre
; il y a aussi des versions qui circulent sur l'éventuelle
origine extraterrestre de Quetzalcoatl...
M.
Au nom de la Vérité, nous devons dire, en
acceptant la théorie de la « pluralité
des mondes habités », que si, sur notre planète
Terre, nous avons une civilisation, il doit en exister d'autres
dans le Cosmos. En vérité, l'important pour
nous, c'est de connaître notre monde, la Terre : certains
se préoccupent trop des autres mondes alors qu'ils
ne connaissent pas encore notre monde.
En
réalité, notre monde, la Terre, reste encore
ignoré ; il existe des merveilles sur Terre qui sont
encore méconnues de nous les Terriens. Je crois qu'avant
de nous occuper de la vie sur d'autres planètes,
nous devrions nous occuper de la liberté du peuple,
des classes sociales, des classes opprimées, pour
résoudre les problèmes qui existent entre
le capital et le travail, pour organiser ou essayer d'organiser
un peu mieux l'Assurance Sociale pour notre frère
l'homme, et après nous penserons aux étoiles...
Souvenons-nous de ce que disait notre premier mandataire
: « Ce ne sont pas les étoiles qui préoccupent
Quetzalcoatl, c'est l'Homme ! »...
Réellement,
l'homme est une véritable énigme : ce qui,
auparavant, nous attirait, nous fascinait, aujourd'hui nous
le méprisons, et si auparavant, nous nous enthousiasmions
pour telle ou telle branche de la Science, aujourd'hui nous
la regardons avec indifférence.
Nous
sommes aussi vite gais que tristes ; notre pensée,
nos sentiments, oscillent en accord avec la loi du Pendule.
Cela
vaut la peine que nous nous connaissions nous-mêmes,
cela vaut la peine que nous connaissions notre monde, la
Terre. Pensons à la profondeur des océans
; il y a des phénomènes que nous ne connaissons
pas encore. Par exemple : comment est-ce possible que les
thons (les thons qui sortent du Brésil, et qui viennent
aussi d'Europe) se rencontrent précisément
dans la Mer des Sargasses pour leur reproduction ? Pourquoi
certains bancs de thons qui se dirigent vers l'Ecosse n'entrent-ils
pas dans la Méditerranée ?
Pourquoi
existe-t-il des courants ou des flux, dans l'océan,
qui vont dans des directions opposées, distants les
uns des autres de quelques mètres seulement ?
Et
pourquoi ceux qui vont vers le Nord avancent-ils sous forme
de tourbillon de gauche à droite, comme une montre
vue de face, alors que ceux qui vont vers le Sud se meuvent
en tournant dans le sens opposé ? Et pourquoi arrive-t-il
que certains, au débit important, se dirigent vers
le Nord ?
N'est-il
pas étonnant, par exemple, qu'existe encore le Coelacanthe,
un poisson de couleur bleue, gigantesque, immense, qu'on
croyait disparu, et qui vient d'être découvert
dans l'océan Indien ?
À
quoi est dû, par exemple, qu'il y ait des zones mortes,
dans l'océan, où les bateaux ne peuvent pas
avancer ? Qu'est-ce qui se passe ?
Quelle
est l'origine de l'homme ? Serait-il, par hasard, l'Asura
de Haeckel ou le Fils du Manu hindou. Je crois qu'il vaut
la peine, avant de nous préoccuper des étoiles,
de nous occuper de résoudre nos problèmes
économiques, et, de plus, de nous occuper aussi de
connaître notre monde, la Terre.
Je
termine sur ces paroles et je crois qu'avec cela nous avons
fini.
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