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62 Le Pouvoir Intuitionnel de l'Homme Psychologique (L'Organisation
de la Psyché et l'Intuition)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL PODER INTUICIONAL
DEL HOMBRE PSICOLÓGICO (La Organización de
la Psiquis y la Intuición)"
Nous
allons commencer notre chaire de ce soir. Nous pourrions
intituler cette chaire : l'INTUITION. Avant tout, nous devons
commencer par la base : l'Homme. D'où venons-nous
? Où allons-nous ? Quel est le but de notre existence
? Pour quelle raison existons-nous ? Pourquoi existons-nous
? Voilà une série d'interrogations que nous
devons éclaircir et résoudre...
Lorsqu'un
enfant naît, il reçoit de ce fait et gratuitement
un corps physique (c'est évident), un corps merveilleux
avec quelques quinze milliards de neurones, etc., à
son service (cela ne lui a rien coûté).
À
mesure que l'enfant grandit, le MENTAL SENSORIEL s'ouvre
peu à peu et ce dernier, en lui-même et par
lui-même, s'informe à travers les PERCEPTIONS
SENSORIELLES EXTERNES.
Et
c'est précisément à partir des données
apportées par ces perceptions que le Mental Sensoriel
élabore toujours ses concepts. C'est la raison pour
laquelle il ne peut jamais connaître quoi que ce soit
du RÉEL. Ses processus de raisonnements sont subjectifs,
ils évoluent dans un cercle vicieux : celui des Perceptions
Sensorielles Externes, c'est évident.
Maintenant,
vous comprendrez un peu mieux ce qu'est la Raison Subjective
en elle-même. Mais, on doit faire une pleine différenciation
entre la RAISON SUBJECTIVE et la RAISON OBJECTIVE.
Il
est évident que l'enfant doit passer par toutes les
étapes de l'éducation : la maternelle, l'école
primaire, secondaire, le collège et l'université.
La Raison Subjective se nourrit de toutes les données
que les différentes institutions scolaires lui fournissent,
mais en vérité, aucune institution d'enseignement
ne pourrait donner à l'enfant, au jeune ou à
l'adolescent des données exactes sur Cela qui ne
relève pas du temps, sur Cela qui est le Réel.
En
vérité, mes frères, les spéculations
de la Raison Subjective finissent par conduire à
l'intellectualisme, au terrain absurde des utopies ou, dans
le meilleur des cas, à celui des simples opinions
de type subjectif, etc., mais jamais à l'expérience
véritable de Cela qui ne relève pas du temps,
de CELA qui est la VÉRITÉ.
En
revanche, la RAISON OBJECTIVE (qui malheureusement ne reçoit
aucune instruction et pour laquelle il n'y a pas d'école)
est toujours délaissée ; nul doute que les
processus de raisonnement de la Raison Objective nous conduisent
évidemment à des postulats exacts et parfaits.
Mais
depuis le début, l'enfant est éduqué
de manière subjective ; pour lui il n'existe aucune
forme d'instruction supérieure ; les données
que les sens apportent au Mental Subjectif de l'adolescent
(disons au mental sensoriel), toutes les questions scolaires,
familiales, etc., sont purement empiriques et subjectives,
et c'est lamentable.
Au
début, l'enfant n'a pas encore perdu la CAPACITÉ
D'ÉTONNEMENT. Il est évident qu'il s'étonne
devant n'importe quel phénomène : un beau
jouet éveille en lui cet étonnement et les
enfants savent se divertir avec leurs jouets. Mais à
mesure qu'il grandit, à mesure que son mental sensoriel
reçoit peu à peu des données de l'école
ou du collège, sa Capacité d'Étonnement
disparaît et, à la fin, vient le moment où
l'enfant devient un adolescent et il a complètement
perdu cette capacité.
Malheureusement,
les données qu'on reçoit dans les collèges,
dans les écoles, dans les centres d'éducation,
ne servent, comme je l'ai déjà dit, qu'à
nourrir le Mental Sensoriel, rien de plus. De cette façon
et avec ces systèmes d'éducation actuels,
la seule chose qu'on réussit réellement (à
l'école, à l'académie, à l'université),
c'est de nous forger une PERSONNALITÉ ARTIFICIELLE.
Tenez
compte, mes chers frères, qu'en réalité
les connaissances qu'on étudie dans toute l'humanité
ne serviront jamais à former l'HOMME PSYCHOLOGIQUE.
Au
nom de la Vérité, nous devons dire clairement
que les matières actuellement étudiées
dans les institutions d'enseignement n'ont aucune relation
avec les différentes parties de l'Etre ; c'est pourquoi
elles ne servent qu'à FAUSSER LES CINQ CYLINDRES
DE LA MACHINE ORGANIQUE, à nous ENLEVER NOTRE CAPACITÉ
D'ÉTONNEMENT, à développer le MENTAL
SENSORIEL, à forger en nous une FAUSSE PERSONNALITÉ
et c'est tout.
Comprenons
donc clairement que le Mental Sensoriel ne pourra en aucune
façon produire en nous une TRANSFORMATION RADICALE.
Il convient de comprendre que le Mental Sensoriel, aussi
cultivé qu'il puisse paraître, ne pourra jamais
nous faire sortir de l'automatisme et de la mécanicité
dans laquelle se trouvent tous les gens, tout le monde.
L'homme
purement animal, c'est-à-dire l'animal intellectuel,
est une chose ; mais le Véritable Homme Psychologique
est autre chose (vraiment très différente,
certes). En disant le mot « Homme », on inclut
également la femme, naturellement, et cela doit être
clairement sous-entendu.
Nous
naissons avec un corps physique merveilleux, mais en réalité,
nous avons vraiment besoin de faire quelque chose de plus.
Former le corps physique n'est pas difficile (nous en héritons)
; mais, par contre, former l'Homme psychologique est difficile.
Pour
former le corps physique, nous n'avons pas besoin de travailler
sur nous-mêmes, mais pour former l'Homme Psychologique,
nous devons, par contre, travailler sur nous-mêmes
; c'est évident.
Il
s'agit donc d'ORGANISER LA PSYCHÉ (qui est désordonnée),
pour créer l'Homme Psychologique, qui est l'Homme
véritable, au sens le plus complet du terme. Le Maître
Gurdjieff disait que « la machine non organique n'a
aucune psychologie ». Je dois me démarquer
pas mal de lui sur cette question. S'il existe une psychologie
dans toute machine organique appelée « Homme
» (à tort, c'est certain), ce qui se passe,
c'est qu'elle est désorganisée, et c'est différent.
Il
est urgent d'organiser sans délai, sans retard, cette
psychologie à l'intérieur de « l'animal
intellectuel » si nous voulons vraiment créer
l'Homme Véritable qui est l'Homme Psychologique.
DISTINGUONS donc bien L'ANIMAL INTELLECTUEL erronément
appelé « homme », du véritable
et authentique HOMME PSYCHOLOGIQUE.
Nous
devons travailler sur nous-mêmes si nous voulons créer
cet Homme. Néanmoins, il y a une lutte en nous :
le Mental Sensoriel est l'ennemi juré du Mental Supérieur.
LE
MENTAL SENSORIEL s'identifie avec n'importe quelle circonstance
: si, par exemple, aussitôt que nous nous trouvons
dans un banquet somptueux, nous nous identifions tellement
avec les mets que nous devenons des gloutons ; si on nous
offre un verre, nous nous identifions tellement avec le
vin que nous finissons comme des « poivrots »
; si nous rencontrons sur notre chemin une personne du sexe
opposé (fascinante, intéressante) et que nous
nous identifions tellement à celle-ci qu'à
la fin nous devenons fornicateurs ou simplement adultères
; dans ces circonstances, et de cette façon, il n'est
pas possible de créer l'Homme Psychologique.
Mais
si, d'un côté, nous devons commencer le travail
de créer l'Homme Psychologique, ce sera, en vérité,
en TRAVAILLANT réellement SUR NOUS-MÊMES EN
NE NOUS IDENTIFIANT jamais avec aucune circonstance et en
NOUS AUTO-OBSERVANT d'instant en instant, à tout
moment.
Il
y a ceux qui se trompent de chemin. Il existe des Sociétés,
des Écoles, des Ordres, des Loges, des Religions,
des Sectes qui prétendent organiser la psyché
humaine au moyen de certaines maximes que nous pourrions
appeler « d'or », des communautés qui
prétendent qu'au moyen de telle ou telle maxime,
on se conduit dans toutes les circonstances de la vie afin
d'obtenir quelque chose qu'ils appellent « purification
», « sainteté »... Il est urgent
d'analyser tout cela.
Il
est évident qu'aucune maxime de type éthique
religieux ne pourra jamais servir de modèle aux différents
événements de la vie. Une maxime, même
structurée avec la Logique Supérieure d'un
Ouspensky, par exemple, ne pourra jamais, en vérité,
créer un nouveau Cosmos, ni une Nature.
Se
soumettre strictement à une maxime dans le but d'organiser
notre psyché serait absurde. Cela signifierait que
nous nous convertirions en esclaves, c'est évident.
De
sorte qu'il convient que nous réfléchissions
sur ces catalogues d'éthique et sur ces codes de
morale avec leurs « maximes d'or ». TOUTES CES
RÈGLES OU MAXIMES NE POURRONT JAMAIS TRANSFORMER
PERSONNE ; c'est évident. De plus, il y a des facteurs
que nous devons analyser avant de pouvoir entrer dans le
travail d'organisation de la psyché.
Il
est indubitable qu'un énoncé démonstratif,
par exemple, même s'il est très riche et parfait,
pourrait être faux et, ce qui est pire, intentionnellement
faux.
Ainsi
donc, en essayant de nous transformer nous-mêmes,
il faut devenir un peu plus individuels (je ne veux pas
dire « égoïstes », comprenez cela
comme APPRENDRE À MIEUX PENSER D'UNE MANIÈRE
PLUS INDÉPENDANTE ET PARFAITE), parce que beaucoup
de sentences sacrées (« maximes d'or »,
comme je l'ai déjà dit, aphorismes que tout
le monde considère comme parfaits), réellement,
ne pourraient pas servir de modèle pour réussir
une transformation authentique et une organisation de la
psyché à l'intérieur de nous-mêmes.
Il
s'agit d'organiser notre psyché interne et nous devons
sortir de tout ce rationalisme de type subjectif et aller
(comme on dit) « droit au but, au fait » : AFFRONTER
nos propres ERREURS, telles quelles, sans jamais vouloir
les justifier, ni essayer de les fuir, ni tenter de les
excuser. Il faut que nous devenions PLUS SÉRIEUX
; dans notre analyse, nous devons être, disons, plus
JUDICIEUX, plus COMPRÉHENSIFS.
Si
vraiment nous ne cherchons pas d'échappatoires, alors,
oui, nous pourrons travailler sur nous-mêmes pour
parvenir à l'organisation de l'Homme Psychologique
et cesser d'être de simples « animaux intellectuels
» comme nous l'avons été jusqu'ici.
L'AUTO-OBSERVATION
PSYCHOLOGIQUE est la base. Nous avons vraiment besoin de
nous auto-observer d'instant en instant, de seconde en seconde.
Dans quel but ? Un seul. Lequel ? Découvrir nos défauts
de type psychologique, mais les découvrir sur le
terrain des faits, les observer directement, judicieusement,
sans faux-fuyants, sans excuses, sans échappatoires
d'aucune espèce.
Une
fois qu'un défaut a été dûment
découvert, alors, et alors seulement, nous pouvons
le comprendre ; et en tentant de le comprendre, nous devons,
je le répète, être sévères
envers nous-mêmes.
Beaucoup
de gens, quand ils essaient de comprendre une erreur, la
justifient ou bien l'évitent, ou bien se la cachent
à eux-mêmes et c'est absurde. Il y a également
des petits frères gnostiques qui, en découvrant
tel ou tel défaut en eux-mêmes, commencent
avec leur mental (pour ainsi dire théorique) à
faire des spéculations et c'est très grave,
parce que, comme je l'ai déjà dit, et je le
répète maintenant, en ce moment, les spéculations
du Mental (purement subjectives) vont déboucher forcément
sur le terrain de l'utopie, c'est clair.
Ainsi
donc, si on veut comprendre une erreur, les spéculations
purement subjectives doivent être éliminées,
et, pour pouvoir les éliminer, on a besoin d'avoir
observé l'erreur directement : ainsi, ce n'est qu'à
partir d'une observation correcte qu'il est possible de
corriger la tendance à la spéculation.
Une
fois qu'on a compris intégralement un défaut
psychologique quelconque dans tous les Niveaux du Mental,
alors, oui, on peut s'offrir le luxe de le détruire,
de le désintégrer, de le réduire en
cendres, en poussière cosmique.
Néanmoins,
nous ne devons jamais oublier que le Mental, de lui-même,
ne pourra jamais altérer radicalement aucun défaut.
Le Mental, de lui-même, peut étiqueter un défaut
avec différents noms, il peut le faire passer d'un
niveau à un autre, se le cacher à lui-même,
le cacher aux autres, mais jamais le désintégrer.
Ici,
je vous ai souvent parlé, je vous ai dit que nous
avons besoin d'un pouvoir qui soit supérieur au Mental,
d'un pouvoir qui puisse réellement réduire
en cendres n'importe quel défaut de type psychologique.
Heureusement,
ce pouvoir existe au fond de notre psyché : je fais
clairement allusion à « STELLA MARIS »,
« la Vierge de la Mer » (qui est une variante
de notre propre Être, mais dérivée ou
un dérivé). Si nous nous concentrons sur CETTE
FORCE VARIANTE qui existe dans notre psyché (et que
certains peuples nomment « ISIS », d'autres
« TONANTZIN », et certains autres « DIANE
»), nous serons assistés. Alors, le défaut
en question pourra être réduit en poussière
cosmique.
N'importe
quel agrégat psychique (vive personnification de
telle ou telle erreur), une fois désintégré,
libère quelque chose : ce quelque chose s'appelle
l'Essence. Il est clair qu'à l'intérieur de
n'importe laquelle de ces « bouteilles » connues
sous l'appellation « d'agrégats psychiques
» existe l'ESSENCE ou CONSCIENCE ANIMIQUE embouteillée
et qu'en brisant cette erreur, le pourcentage d'Essence
qui y est déposé ou embouteillé est
libéré.
Chaque
fois qu'un pourcentage d'Essence Bouddhique est libéré,
en fait et par droit propre, le pourcentage de Conscience
augmente. Et ainsi, au fur et à mesure que nous allons
détruire les agrégats psychiques, ce pourcentage
de Conscience éveillée se multipliera ; et
quand la totalité des agrégats psychiques
sera réduite en cendres, la Conscience sera aussi
éveillée dans sa totalité.
Si
nous détruisions ne serait-ce que 50 % de nos éléments
psychiques indésirables, nous posséderions
(évidemment) 50 % de Conscience Objective éveillée
; mais si nous parvenons à détruire 100 %
des agrégats psychiques indésirables, nous
obtiendrons, en fait et par droit propre, 100 % de Conscience
Objective. C'est ainsi que, sur la base de multiplications
incessantes, notre Conscience resplendira de plus en plus
; c'est évident.
Atteindre
l'ÉVEIL ABSOLU, voilà ce que nous voulons
et il est possible d'y arriver si nous marchons sur le chemin
correct, sinon il est évident que ce n'est pas possible.
En
tout cas, à mesure que nous allons détruire
les éléments psychiques indésirables
que nous portons à l'intérieur de nous, différents
SIDDHIS ou FACULTÉS LUMINEUSES vont affleurer dans
notre psyché et lorsque nous aurons obtenu l'ANNIHILATION
BOUDDHIQUE, alors (véritablement) nous aurons atteint
l'Illumination la plus absolue.
L'expression
« Annihilation Bouddhique » dérange beaucoup
certaines organisations de type pseudo-ésotérique
et pseudo-occultiste. Pour nous, au lieu de nous déranger,
cette expression est réellement agréable.
Atteindre
les 100 % de Conscience est une chose souhaitable. Nombreux
sont ceux qui voudraient avoir l'Illumination, nombreux
sont ceux qui se sentent aigris, ceux qui souffrent dans
les ténèbres, ceux qui souffrent dans les
différentes circonstances amères de la vie.
L'Illumination est une chose désirable, je le répète.
L'Illumination
est quelque chose de très souhaitable mais, elle
a une raison d'être : la raison d'être de l'Illumination
est le DHARMA-DHATU (ce mot d'origine sanscrite semblera
un peu étrange aux oreilles des personnes ici présentes
: « Dharma-dhatu » vient de la racine «
dharma »). Quelqu'un pourrait désintégrer
les éléments psychiques indésirables
que nous portons à l'intérieur de nous et
cependant ne pas parvenir, pour autant, à l'Illumination
radicale. C'est ici qu'entre en jeu ce qu'on appelle le
Troisième Facteur de la Révolution de la Conscience,
celui du Sacrifice pour l'Humanité. SI NOUS NE NOUS
SACRIFIONS PAS POUR L'HUMANITÉ, IL NE SERA PAS POSSIBLE
D'ATTEINDRE L'ILLUMINATION ABSOLUE puisque, je le répète,
la raison d'être de l'Illumination est le «
Dharma-dhatu ».
Il
est évident que si nous désintégrons
l'Ego, nous recevons un salaire ; il est certain et tout
à fait vrai que si nous créons les Corps Existentiels
Supérieurs de l'Etre, nous recevons un salaire ;
nous ne pouvons nier que si nous nous sacrifions pour l'Humanité,
nous recevons un salaire. Tout cela est indubitable.
Pour
atteindre l'Illumination Absolue, on doit travailler avec
les Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience
: NAÎTRE, c'est-à-dire créer les Corps
Existentiels Supérieurs de l'Être ; MOURIR,
désintégrer l'Ego dans sa totalité
; NOUS SACRIFIER pour l'Humanité. Voilà les
Trois Facteurs de la Révolution de la Conscience.
Mais
comme je vous le disais, nous devons savoir travailler sur
nous-mêmes, c'est évident ; nous devons, avant
tout, organiser l'Homme Psychologique à l'intérieur
de nous-mêmes. Avant d'obtenir l'Illumination absolue,
l'Homme psychologique doit naître en nous et il naît
en nous quand NOUS ORGANISONS LA PSYCHÉ. Il faut
organiser la psyché en nous-mêmes ici et maintenant.
Si
nous travaillons correctement, nous organisons la psyché.
Par exemple : si nous ne gaspillons pas les énergies
du Centre Émotionnel, si nous ne gaspillons pas les
énergies du Mental ou celles du centre Moteur-Instinctif-Sexuel,
il est évident qu'avec une telle réserve nous
créons ou nous arrivons à créer, à
former le Second Corps Psychologique en nous : le nouveau
corps pour les émotions (appelons-le EÏDOLON).
Il
est indubitable que si nous nous libérons du Mental
Sensoriel, nous arriverons véritablement à
économiser nos énergies intellectuelles avec
lesquelles nous pourrons nourrir le Troisième Corps
Psychologique, le MENTAL INDIVIDUEL.
Et
en me prononçant contre le Mental Sensoriel, je veux
que vous compreniez clairement, mes frères, que je
n'oublie pas de reconnaître l'utilité du Mental
Sensoriel et que nous avons besoin de vivre en PARFAIT ÉQUILIBRE
: savoir manier le MENTAL SUPÉRIEUR et savoir utiliser
le MENTAL SENSORIEL.
Parce
que si on ne sait pas utiliser le Mental Sensoriel, on oublie
qu'on doit payer notre loyer, on oublie qu'on doit manger
pour vivre, on oublie qu'on doit se vêtir, on marche
dans la rue dans le plus complet laisser-aller ; on n'accomplit
pas ses devoirs dans la vie... Alors le Mental Sensoriel
est nécessaire, mais il faut savoir le manier intelligemment,
avec équilibre. C'est-à-dire que le Mental
Supérieur et le Mental Sensoriel doivent s'équilibrer
dans la vie. C'est évident...
Il
y a des gens qui se préoccupent uniquement du Mental
Supérieur. Exemple : certains ermites vivant dans
des cavernes de l'Himalaya, oublient qu'ils ont un Mental
Sensoriel ; le rejeter simplement « parce que c'est
comme ça » est absurde. Il faut que le Mental
Sensoriel fonctionne de manière équilibrée
pour qu'on puisse accomplir les devoirs de la vie quotidienne.
La
lutte entre le Mental Supérieur et le Mental Sensoriel
est terrible. Rappelons-nous le Christ pendant son jeûne
dans le désert. Un Démon se présente
à lui et lui dit : « Je te donnerai tous les
Royaumes du monde si tu te prosternes devant moi et me rends
hommage », c'est-à-dire que c'est le Mental
Sensoriel qui le tente. Et le Mental Supérieur répond
en disant : « Satan, Satan, il est écrit :
tu adoreras le Seigneur ton Dieu et à Lui seul tu
obéiras ». Jésus ne se laissa pas dominer
par le Mental Sensoriel.
Mais,
cela ne veut pas dire que ce Mental soit inutile ; ce qu'il
faut faire, c'est le maintenir sous contrôle et il
doit fonctionner en parfait équilibre avec le Mental
Supérieur.
Dès
que quelqu'un essaye d'organiser l'Homme Psychologique,
il se produit évidemment une lutte épouvantable
entre les deux Mentals (entre le Supérieur ou Psychologique
et le Sensoriel) : le Mental Sensoriel ne veut rien savoir
du Mental Supérieur. Le Mental Sensoriel jouit quand
il s'identifie avec une scène de luxure ou quand
il s'identifie avec un événement douloureux
dans la rue, ou quand il s'identifie avec un verre de vin,
etc. Le Mental Psychologique, lui, s'y oppose violemment.
Je
vais illustrer cela par un exemple : j'étais, un
jour, dans une automobile ; quelqu'un conduisait l'automobile
qui roulait sur une route, sur la voie de gauche ; sur la
voie de droite, il y avait une autre voiture conduite par
une dame. Tout à coup, la voiture que conduisait
cette dame changea de direction en essayant d'aller à
un supermarché...
Il
est évident qu'étant à droite, elle
devait « couper » quelque part pour aller au
supermarché. Si le supermarché avait été
à sa droite, alors elle se serait mise à droite,
mais, malheureusement, il était à sa gauche
et la voie de gauche était occupée par la
voiture dans laquelle nous voyagions. Cela ne faisait rien
à cette dame, absolument rien et, en définitive,
elle « coupa » sur la gauche (bien sûr,
elle vint heurter le véhicule dans lequel nous étions).
Les dommages ne furent pas importants, ils furent minimes
pour l'autre voiture...
Mais,
voici la partie intéressante : étant donné
que le conducteur de la voiture dans laquelle voyageait
mon insignifiante personne ne se reconnaissait aucunement
coupable (et, en vérité, il ne l'était
pas, il n'était pas responsable du fait que l'autre
voiture se mette brutalement devant lui au moment où
il passait), naturellement, il allégua cela à
la dame en question.
La
dame insistait pour avoir raison. Il est clair que ses raisons
étaient absurdes, manifestement absurdes, et n'importe
quel agent de police les aurait écartées immédiatement.
Néanmoins elle insistait. Elle appela l'assurance
(la sienne) pour régler le problème. Au bout
d'une ou deux heures, l'assurance n'était pas arrivée.
La dame insistait pour qu'on lui donne les trois cents pesos
que coûtaient les dommages (la réparation de
son véhicule qu'elle-même avait endommagé)...
Les
voyageurs de la voiture dans laquelle je voyageais, ainsi
que son conducteur étaient terriblement en colère
et, alors que certains d'entre eux auraient pu payer, ils
n'étaient pas disposés à le faire (tellement
ils étaient en colère)...
Quant
à moi, je résolus de ne pas m'identifier avec
cette circonstance car notre discipline psychologique, notre
JUDO PSYCHOLOGIQUE, nous indique qu'en pareil cas on ne
doit pas s'identifier. Il est évident que je restai
serein, en accord avec notre Judo Psychologique.
Bon,
mais le temps passait : il allait falloir attendre deux
heures et peut-être beaucoup plus, car l'assureur
n'arrivait pas. Pour finir, cette dame vint très
respectueusement vers moi car elle voyait que j'étais
le seul à rester serein ; les autres voyageurs vociféraient.
Elle me dit :
-
« Monsieur, si vous me donnez, ne serait-ce que 300
pesos, nous laissons cette affaire de côté
car je suis en train de perdre mon temps et nous le perdons
tous ». Je lui dis :
-
« Remarquez la position dans laquelle se trouvent
ces deux voitures ; si vous vouliez « tourner »
à gauche, vous auriez dû prendre la voie de
gauche ; mais vous avez pris la voie de droite et cependant
vous avez essayé d'entrer dans ce supermarché.
Il n'est pas possible d'y entrer par la voie de droite alors
que la gauche n'est pas libre. N'importe quel expert en
circulation vous aurait désapprouvée ».
-
« Monsieur, mais que faisons-nous à perdre
notre temps ? L'assureur ne vient pas !... ».
-
« Bon, prenez vos 300 pesos et allez en sainte paix.
Il n'y a pas de problème ; continuez votre voyage...
».
Il
est certain qu'il y eut une protestation générale
de la part de mes compagnons. Ils s'indignèrent non
seulement contre cette dame mais aussi contre moi. Ils se
trouvaient dans un tel état qu'ils ne pouvaient rien
moins que protester (ils étaient absolument identifiés
à la scène). Et il est évident qu'ils
me qualifièrent d'idiot, etc., et j'en passe...
Bien
sûr, l'un de mes compagnons s'avança directement
vers les dames avec l'intention de les insulter car elles
étaient plusieurs : celle qui conduisait et ses accompagnatrices.
Je m'avançai un petit peu et dis à cette dame
:
-
« Allez en sainte paix et ne faites pas cas de ceux
qui vous insultent... ».
Eh
bien, la femme - très contente - me fit un dernier
salut de loin et la voiture disparut dans les rues de la
ville.
Nous
aurions pu continuer à attendre trois, quatre ou
six heures, toute une après-midi et peut-être
jusqu'à la nuit, jusqu'à ce qu'arrive l'assureur
pour régler un arrangement idiot. Il n'y avait réellement
pas de gros problème, les dommages à la voiture
étaient minimes, mais bien que les passagers aient
de l'argent, ils n'étaient absolument pas disposés
à payer. Ils se trouvaient si identifiés à
la scène qu'ils n'avaient évidemment pas envie,
comme on dit, de lâcher prise.
Je
leur avais à coup sûr épargné
une foule de démarches et de situations fastidieuses
; je leur avais évité, si possible, de se
rendre à la « Délégation ».
Je leur avais évité cinquante mille sottises,
amertumes et discussions, mais ils étaient si identifiés
à cet événement qu'ils ne se rendaient
même pas compte du bien qu'on leur avait fait. Les
gens sont ainsi !
De
sorte que, mes chers frères, vous devez réellement
comprendre que S'IDENTIFIER AVEC LES CIRCONSTANCES ATTIRE
LES PROBLÈMES. Il est absurde de s'identifier avec
les circonstances, complètement absurde : on gaspille
ses énergies.
Avec
quelles énergies organiserons-nous, par exemple,
le Corps Astral, si nous nous laissons aller à des
éclats de colère, à des « rognes
» épouvantables, ou à des fureurs qui
n'ont pas de raison d'être, tout cela pour nous être
identifiés aux circonstances ?
Avec
quelles forces pourrait-on s'offrir le luxe de créer
un Mental Individuel si en vérité on gaspille
ses énergies intellectuelles, si on les gaspille
dans des idioties, dans des faits semblables à ceux
que je vous ai racontés. La création du Second
Corps nous invite à épargner nos Énergies
Émotionnelles et la création d'un Troisième
Corps (appelons-le Intellectuel ou Mental Individuel) nous
fait comprendre la nécessité d'épargner
un peu notre Énergie Mentale.
Or,
si nous n'apprenons pas réellement à laisser
nos ANTIPATHIES MÉCANIQUES, si nous sommes toujours
remplis de mauvaise volonté envers nos semblables,
avec quelles énergies créerons-nous alors
le CORPS DE LA VOLONTÉ CONSCIENTE, c'est-à-dire
le Quatrième Corps Psychologique ?
Et
il faut créer tout ce jeu de Véhicules Supérieurs
si nous voulons vraiment créer en nous-mêmes
ou fabriquer en nous-mêmes, ou former en nous-mêmes
l'Homme Psychologique.
Nous
savons bien que quiconque possède le corps physique
et un second corps de type émotionnel, psychologique,
et un troisième corps de type mental individuel et
un quatrième corps de type volitif conscient, peut
s'offrir le luxe de recevoir ses Principes Animiques pour
se convertir en Homme ; c'est indubitable. Mais si, en vérité,
on gaspille ses énergies motrices, vitales, émotionnelles,
mentales et volitives en s'identifiant à toutes les
circonstances de la vie, etc., alors il est évident
qu'on ne pourra jamais organiser en soi ces Corps Psychologiques
si indispensables pour qu'à l'intérieur de
soi-même apparaisse l'Homme.
Ainsi,
lorsque je parle d'organiser la psyché, on doit savoir
le comprendre. Nous devons MANIER NOS ÉNERGIES, savoir
les utiliser, NE PAS NOUS IDENTIFIER pour ne pas gaspiller
bêtement nos énergies ; NE PAS NOUS OUBLIER
NOUS-MÊMES. Quand on s'oublie soi-même, on s'identifie,
et quand on s'identifie, alors on ne peut pas former la
psyché ; on ne peut pas faire que la psyché
se structure intelligemment en soi-même, puisqu'on
gaspille bêtement les énergies. Il est urgent
de le comprendre, mes chers frères...
Ainsi
donc, un Homme véritable est un Homme qui a épargné
ses énergies et qui, grâce à elles,
a pu créer les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être.
Un
Homme véritable est celui qui a reçu ses Principes
Animiques et Spirituels. Un Homme parfait est celui qui
a désintégré tous les éléments
psychiques inhumains ; au lieu d'avoir ces éléments
indésirables, il a formé l'Homme Intérieur.
Ce
qui compte, c'est L'HOMME INTÉRIEUR, et l'Homme Intérieur
reçoit son salaire, la Grande Loi le paie. L'Homme
Intérieur est éveillé parce qu'il a
désintégré l'Ego ; l'Homme Réel,
Véritable, qui se sacrifie pour ses semblables, parvient
évidemment à l'Illumination.
Ainsi,
créer l'Homme est ce qui prime, c'est fondamental
et on y parvient en organisant la psyché. Mais bien
des gens, au lieu de se consacrer à organiser leur
propre psyché intime, sont préoccupés
exclusivement par le développement des Pouvoirs ou
Siddhis Inférieurs. Cela est absurde !
Par
quoi allons-nous commencer ? Par organiser la psyché
ou développer des pouvoirs inférieurs ? Qu'est-ce
que nous voulons ? Nous devons être judicieux dans
notre analyse, judicieux dans nos désirs. Car si
ce sont des pouvoirs que nous cherchons, nous perdons misérablement
notre temps.
Je
crois que ce qui est fondamental, c'est que nous organisions
notre psyché intérieure, voilà la base.
Si vous comprenez cela et travaillez sur vous-mêmes,
vous parviendrez à façonner la psyché.
Alors l'Homme Réel, l'Homme Véritable sera
né en vous. Comprenez ceci : « Au lieu de continuer
à chercher des pouvoirs inférieurs, ou Siddhis
inférieurs, comme nous le disions, il vaut mieux
que nous donnions une forme à notre psyché
».
Il
y a un Pouvoir Transcendantal qui naît dans l'homme
qui a véritablement travaillé sur lui-même.
Je fais allusion de manière emphatique à l'INTUITION,
l'IN-TUI-TION (et je dis ceci pour que vous cessiez de convoiter
des pouvoirs).
Mais,
quelle est cette Faculté ? On nous a dit qu'elle
est reliée à la glande pinéale, je
ne le nie pas ; mais il serait intéressant d'expliquer
ses fonctions...
Comment
définir l'Intuition ? C'est la perception directe
de la Vérité sans le processus déprimant
de l'option... Bon, cette façon de la définir
est bonne mais je la trouve très rudimentaire : ici,
toutes les petites écoles pseudo-ésotériques
et pseudo-occultistes l'utilisent, mais le sens analytique
nous invite à approfondir davantage cette question.
Qu'est-ce
que l'Intuition ? C'est une FACULTÉ D'INTERPÉNÉTRATION.
(Peut-être qu'Hegel, dans sa Dialectique, a essayé
de la définir avec ses fameuses « Concrétudes
Universelles », mais, il me semble préférable
de la définir selon la Philosophie Chinoise, celle
de la Race Jaune).
En
Chine, il y eut une impératrice qui n'arrivait pas
à saisir cette question de l'Intuition. Un Sage lui
expliqua un jour que c'était la « Faculté
d'Interpénétration » (cette définition
est correcte, mais elle ne la comprenait pas). Alors le
Sage apporta une lampe allumée et il la plaça
au centre d'une enceinte, puis il plaça aussi dix
miroirs autour.
Il
est clair que la lumière de cette lampe se reflétait
dans un miroir et que ce miroir la projetait sur un autre
miroir ; et l'autre miroir la projetait sur un autre, et
ainsi de suite ; ils observèrent ainsi que les dix
miroirs se projetaient mutuellement la lumière l'un
à l'autre. Ils virent un jeu merveilleux de lumières,
un jeu d'interpénétration, alors l'Impératrice
comprit. Voilà ce qu'est la faculté de l'Intuition.
Si
quelqu'un a atteint l'ANNIHILATION bouddhique, si quelqu'un
est parvenu à fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être, s'il est véritablement un Homme
au sens transcendantal du terme, alors la Faculté
d'Interpénétration sera pour lui un fait.
Rendez-vous
compte qu'on est contenu dans le Cosmos ou, en d'autres
termes, on est une partie d'un tout. À l'intérieur
du Microcosme Homme, il y a beaucoup de choses, il existe
beaucoup de choses, mais, néanmoins, la totalité
de quelqu'un n'est qu'une partie du tout.
Nous
savons déjà, par exemple, qu'à l'intérieur
de l'AYOCOSMOS (c'est-à-dire de l'Infini) est contenu
le MACROCOSMOS. À l'intérieur du macrocosmos
qu'est la Voie Lactée, est contenu quoi ? Le DEUTÉROCOSMOS,
le Système Solaire. À l'intérieur du
DEUTÉROCOSMOS est contenu le SOLEIL, le Cosmos, et
à l'intérieur de celui-ci est contenu, donc,
le Cosmos Terre, le MÉSOCOSMOS. À son tour,
à l'intérieur du MÉSOCOSMOS est contenu
le MICROCOSME HOMME, et à l'intérieur du Microcosme-Homme
est contenu, donc, la vie de l'infiniment petit, le TRITOCOSMOS.
À
l'intérieur d'un Cosmos, il y a un autre Cosmos ;
et à l'intérieur de cet autre Cosmos, il y
en a un autre, et, en tout, il y a SEPT COSMOS contenus
les uns dans les autres. De sorte qu'à l'intérieur
de nous il y a un Cosmos Inférieur (c'est évident
: le Tritocosmos) et un Cosmos Supérieur (il est
clair que c'est le Mésocosmos) ; c'est-à-dire
que nous sommes entre un Cosmos Supérieur et un Cosmos
Inférieur.
Nous
sommes aussi très reliés à nos parents
car ils nous ont donné la vie, et de nous, viennent,
à leur tour, nos enfants et nos petits-enfants ;
nous nous interpénétrons tous mutuellement.
Ainsi, l'interpénétration est une Loi parfaitement
définie par la dialectique de Hegel avec ses fameuses
« Concrétudes » que j'ai déjà
expliquées.
Indubitablement,
mes chers amis, l'existence de n'importe quel monde (sa
naissance, son développement et sa mort) est aussi
reflétée dans l'Homme Véritable qui
est parvenu à l'Annihilation Bouddhique. Alors, celui-ci
peut dire aussi : « Je connais l'histoire de cette
planète »...
Tout
le Mahamanvantara peut se refléter dans l'ongle d'un
Homme authentique et il peut se refléter avec une
telle exactitude que ce Bouddha n'ignore rien.
Tout
ce qui peut arriver à une Nation peut se refléter
dans la psyché d'un Homme qui est parvenu à
l'Annihilation Bouddhique, et cela peut se refléter
avec tant de précisions, avec tant de détails
que celui-ci ne peut ignorer l'événement le
plus insignifiant.
Ainsi,
de ce que j'ai dit, vous pouvez en déduire et inférer
ce qu'est l'Intuition, la Faculté d'Interpénétration.
Si
nous arrivons à ce que toute l'histoire de cette
Galaxie se reflète en nous, ignorerons-nous quelque
chose, par exemple, en relation avec la Galaxie ? Bien sûr
que non ! Et la Galaxie, avec tous ses processus, peut se
refléter dans notre psyché avec autant de
naturel, mes chers frères, que la lampe de l'exemple
que j'ai donné qui se reflétait sur les dix
miroirs qui servirent d'explication à l'Impératrice.
Et
si toutes les créatures peuvent se refléter
dans la psyché d'un BOUDDHA DE CONTEMPLATION, c'est
parce qu'il n'a plus d'agrégats psychiques inhumains
à désintégrer, et alors celui-ci obtient,
de ce fait (à travers l'Intuition) ce que nous pourrions
définir comme « l'OMNISCIENCE ».
Il
est possible d'arriver à l'Illumination, mais n'oubliez
pas, mes chers amis, que l'Illumination, à son tour,
a ses lois. La raison d'être de l'Illumination est
le Dharma-dhatu, c'est-à-dire le Dharma. Si on s'est
sacrifié pour les mondes, si on a véritablement
créé ses Corps Existentiels Supérieurs,
si on a véritablement dissout l'Ego, on mérite,
bien sûr, de recevoir une récompense, un salaire...
Parce que c'est seulement dans la région du Dharma-dhatu
qu'est possible l'Illumination Intérieure Profonde.
Donc,
comme ce qui est vital, c'est qu'un jour vous arriviez à
l'Illumination, vous devez commencer, dès maintenant,
à organiser votre psyché ; c'est évident.
Il
faut que par nos travaux et grâce à l'Illumination,
nous puissions un jour faire le GRAND SAUT et plonger dans
le VIDE ILLUMINATEUR.
Faites
la distinction entre la Mécanique de la Relativité
et le Vide Illuminateur. Ce qui est important, pour nous,
c'est de nous échapper de ce Monde de la Relativité,
de ce monde de causes et d'effets, de ce monde où
règne la douleur...
Et
ce n'est possible d'arriver à faire le Grand Saut
pour plonger dans le Vide Illuminateur que si on désintègre
l'Ego, si on le réduit en cendres, si on le convertit
en poussière cosmique, si on organise sa psyché,
si on façonne sa psyché ; ce n'est qu'ainsi
qu'on peut y arriver.
Le
Vide Illuminateur est notre aspiration la plus haute ; c'est
la GRANDE RÉALITÉ, LA VIE LIBRE EN SON MOUVEMENT,
au-delà du corps, des sentiments et du mental. Indiscutablement,
le Vide Illuminateur est le Suprême, la Vérité,
la Vie ; il est ce qui est, ce qui a toujours été
et ce qui toujours sera...
Si
nous disons qu'il est le Suprême, nous devons comprendre
cette parole : « Suprême » (ou «
Supremus » en latin). Suprême est « l'inconditionné
», ce qui échappe à la Mécanique
de la Relativité, ce qui ne relève pas du
temps, ce qui transcende les cinq sens ordinaires, ce qui
n'est pas conditionné.
Mais,
il y a une autre signification de « Supremus »
: ce qui est terminé, ce qui est accompli. Dans sa
première signification, Supremus est « originarium
» (« l'original ») ; dans sa seconde signification,
en tant que « consummatum », c'est « ce
qui est terminé », « ce qui est parfait
» et « ce qui est fini » (c'est pourquoi
Jésus a dit : « Consommatum est » («
Tout est accompli »)... « ce qui est très
parfait » ; l'Homme qui a atteint l'ÉTAT DE
DHARMAKAYA ; le Véritable Illuminé, celui
qui est arrivé à l'Illumination ; celui qui
a pu s'intégrer avec « l'Originarium »
; le véritable Bienheureux ou Libéré...
Ce sont les deux significations de Supremus.
Il
est souhaitable de parvenir à cet État d'Illumination
Absolue Radicale dans le Vide Illuminateur ; mais, pour
y parvenir, mes chers amis, nous devons commencer par organiser
notre propre psyché ; pour cela, il faut vivre intelligemment,
sagement ; autrement, alors ce ne sera pas possible.
Ma
chaire de ce soir s'arrête ici...
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