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6. L'Equilibre des Centres Energétiques (L'homme,
ses limites et ses possibilités)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL EQUILIBRIO DE
LOS CENTROS ENERGÉTICOS (El hombre, sus límites
y posibilidades)"
C'est
avec le plus grand plaisir que je m'adresse à vous
tous en général. Il est certain que vous êtes
ici pour m'écouter et que je suis ici pour vous parler.
Le but de cette conférence est d'explorer un peu
ce qu'on appelle « l'homme ». Il est indubitable
qu'en m'adressant à vous, je le fais avec le désir
de vous orienter positivement dans la Connaissance de Soi.
Il
est nécessaire de connaître l'homme au maximum,
avec ses limites et ses possibilités. Si nous voyons
un homme, nous croyons connaître son physique, mais
vraiment, en réalité, nous ne le connaissons
pas.
Le
corps physique n'est pas tout. Le corps physique est composé
d'organes, les organes de cellules, les cellules de molécules,
les molécules d'atomes et si nous désintégrons
un atome de l'organisme humain (d'amidon, de fer ou d'albumine,
etc.) nous libérons de l'énergie. En dernière
synthèse, l'organisme se résume à différents
types et sous-types d'énergie.
Donc,
vraiment, en réalité, le corps est une énergie
déterminée et déterminative ; déterminée
par d'anciennes modalités ou ondulations et déterminative
de nouvelles ondulations...
Le
Moi est un noeud dans le libre flux de l'énergie
cosmique, un noeud qu'il faut dénouer. Le Moi en
lui-même n'est pas quelque chose d'exclusivement homogène
; je veux dire, de manière emphatique, qu'il est
hétérogène.
Je
vous disais ce matin que la mort est un reste de fractions
et c'est la vérité. Chacun de nous est un
point mathématique dans l'espace qui consent à
servir de véhicule à une somme déterminée
de « valeurs ». Il est évident que le
corps physique, une fois mort, c'est-à-dire une fois
l'opération mathématique terminée,
la seule chose qui continue, ce sont les valeurs (celles-ci
sont énergétiques). Vraiment, en réalité,
les valeurs continuent dans la dimension inconnue ; les
valeurs, en elles-mêmes, continuent leur processus
dans l'espace psychologique.
Nous
pourrions détruire l'organisme physique, mais nous
ne pourrions jamais détruire les valeurs énergétiques,
car la physique nous a enseigné que l'énergie
ne peut pas être détruite. Elle peut être
modifiée, oui, ou transformée, mais jamais
détruite. On ne connaît, jusqu'à présent,
aucun procédé scientifique qui permette de
détruire l'énergie. Nous pouvons dénouer
le noeud énergétique du Moi pour que l'énergie
s'écoule librement ; nous pouvons dissoudre les valeurs
psychologiques, mais l'énergie continuera sous une
autre forme, avec d'autres modes du mouvement cosmique.
Donc,
vraiment, en réalité, la mort en elle-même,
je le répète, est un reste de fractions. Cependant,
les valeurs énergétiques se réincorporent
tôt ou tard ; elles continuent dans un nouvel organisme
et cela est démontré.
En
vérité, à l'intérieur de nous,
il existe des valeurs énergétiques, psychologiques,
qui ont existé dans un autre organisme, dans le passé.
Ces valeurs proviennent précisément de la
Nature et il y a des valeurs négatives et des valeurs
cosmiques. Nous aurions beaucoup de chance, par exemple,
si nous avions en nous-mêmes, dans notre psyché
les valeurs d'un Hermès Trismégiste ou d'un
Quetzalcóatl, mais vraiment, en réalité,
nous ne possédons pas encore ces mêmes valeurs.
Les valeurs d'un Nietzsche, par exemple, sont très
différentes de celles d'un Bouddha (c'est évident)
ou de celles d'un Jésus de Nazareth.
À
l'intérieur de chacun de nous, il y a des valeurs
qui ont appartenu à un quelconque personnage du passé.
Il se peut que ce personnage ait été un génie
ou un homme médiocre, mais ces valeurs sont exclusivement
celles de la Nature et nous les avons. Si elles ont appartenu,
par exemple, à un charpentier ou à un médecin
ou à un artisan ou à un astronome, elles devront
évidemment se manifester tôt ou tard dans notre
personnalité humaine. En tout cas, je veux que vous
compreniez qu'au moment de mourir, ces valeurs continuent
; je veux que vous compreniez que ces valeurs reviennent,
qu'elles se réincorporent dans un nouvel organisme.
Nous
sommes ici présents, mais les valeurs énergétiques
ne se voient pas beaucoup. Il est indiscutable qu'elles
ont appartenu à une autre personne du passé
; elles vivent toutes en nous depuis un certain temps et
si nous voulons savoir quelque chose sur ces valeurs, c'est-à-dire
sur notre propre vie, nous devons passer indubitablement
par beaucoup de changements et nous autoconnaître...
Une
machine organique est très intéressante, c'est
pourquoi cela vaut la peine de la connaître. Le corps
humain, en lui-même et par lui-même, a sa biologie,
son anatomie, sa pathologie, etc., et chaque zone du cerveau
a, indubitablement, beaucoup de pouvoirs vitaux en réserve.
Il
y a trois cerveaux que nous ne pouvons pas nier : premièrement,
le cerveau intellectuel, deuxièmement, le cerveau
émotionnel et, troisièmement, le cerveau moteur.
Il existe des valeurs énergétiques dans le
cerveau intellectuel (les valeurs que la Nature a mises
dans le cerveau intellectuel). Par exemple, les criminels
possèdent des valeurs intellectuelles médiocres,
et quand nous avons un développement magnifique,
il n'y a pas de doute qu'alors s'expriment à travers
nous, à travers notre propre cerveau intellectuel,
des valeurs géniales, car, je le répète,
ces valeurs sont celles de la Nature.
Le
cerveau émotionnel s'avère aussi très
important. Le cerveau émotionnel est situé
dans le coeur et les centres spécifiques nerveux
du système grand sympathique, ainsi que dans le plexus
solaire. Les valeurs émotionnelles s'avèrent
d'une grande importance pour notre vie. Si les valeurs émotionnelles
n'existaient pas, nous ne nous enthousiasmerions pas pour
une idée, nous ne nous réjouirions pas sur
un terrain de sport, et la vie se déroulerait sans
les différents facteurs qu'on imagine, avec une indifférence
épouvantable.
Si
nous existions sans valeurs émotionnelles, même
dans l'art, par exemple, s'il apparaissait sur scène
un pianiste ou n'importe quel chanteur célèbre,
si nous n'avions pas de valeurs émotionnelles, nous
ne ressentirions vraiment, en réalité, aucun
intérêt ; ou nous resterions complètement
indifférents parmi le public, nous n'applaudirions
pas les artistes, le spectacle ne nous réjouirait
pas...
Le
cerveau moteur, situé dans la partie supérieure
de l'épine dorsale, est aussi très intéressant
pour nous. Les valeurs qui sont situées dans ce cerveau
nous permettent de marcher, de nous déplacer, d'aller
ici et là dans différentes directions : de
jouer au base-ball, au basket-ball, de faire de la gymnastique,
etc. Si nous n'avions pas de valeurs dans le cerveau moteur,
les sports ne nous intéresseraient pratiquement pas,
ni les promenades, ni les excursions, ni rien qui serait
en rapport avec le mouvement.
Donc,
les trois cerveaux sont vraiment très importants.
Maintenant, si nous essayons d'apprendre des sports de façon
abusive, les valeurs du cerveau moteur vont évidemment
s'épuiser de manière définitive. Et
si, dans le gymnase, nous considérons que le cerveau
émotionnel et le cerveau moteur sont quelque chose
auquel nous devons être reliés à toute
heure (en donnant des coups, en gesticulant, en criant,
en discutant, etc.), il arrive, naturellement, un moment
donné où les valeurs du cerveau moteur sont
épuisées et, dans ces conditions, un tel cerveau
doit mourir.
Beaucoup
de gens sont dans les « cliniques de repos mental
», c'est-à-dire dans les asiles psychiatriques,
parce qu'ils ont épuisé les valeurs de leur
cerveau intellectuel. Beaucoup de gens qui sont en état,
disons, de « coma », ont épuisé
leurs valeurs vitales (résultat fatal d'avoir vécu
de façon erronée).
Il
y en a d'autres qui ont épuisé les valeurs
vitales de leur cerveau émotionnel. Par conséquent,
ils soufflent de palpitations et de troubles nerveux, c'est-à-dire
qu'ils ont tendance à souffrir du cœur ; c'est
pourquoi, sans aucun doute, ils ont tôt ou tard un
infarctus du myocarde. L'infarctus apparaît beaucoup
chez les fanatiques du sport et chez les artistes, chez
les émotifs et les sentimentaux qui ont épuisé
les valeurs du cerveau émotionnel.
Et
que dire du cerveau moteur ? Celui-ci, nous l'avons déjà
dit, nous permet de jouer un peu ; il nous permet de jouer
au football, au base-ball, etc., mais si nous abusons du
cerveau moteur, tôt ou tard ce cerveau mourra et nous
aurons alors évidemment des maladies comme l'embolie
cérébrale, la paralysie, etc.
On
meurt toujours par tiers. Par exemple, il y a quelque temps,
l'un de nos amis est tombé malade ; il avait trop
abusé du cerveau intellectuel. Cet homme avait très
peu d'émotions et un jour il a commencé à
devenir malade. Il s'était exclusivement consacré
à l'intellect et un jour cela lui a provoqué
une embolie. Nous avons observé son cas ; nous avons
fait des recherches et quand nous sommes allés lui
rendre visite, ce qui est arrivé, c'est que son cerveau
intellectuel ne pouvait plus coordonner ses idées.
Quelques jours plus tard, son cerveau moteur est mort ;
il est alors évident qu'il ne pouvait plus bouger.
Finalement, le cerveau émotionnel est mort et il
a eu un arrêt cardiaque. Donc, on meurt toujours par
tiers et c'est bien démontré. Tout ceci est
grave et, d'une certaine manière, se trouve en étroite
relation soit avec le cerveau intellectuel, soit avec le
cerveau émotionnel, soit avec le cerveau moteur.
Il
y a quelques expériences scientifiques à ce
sujet, comme celles effectuées par un médecin
brésilien.
Ce
qui a pu être déterminé, surtout sur
le cerveau moteur, est extraordinaire. Cependant, ce n'est
pas tout. Pour pouvoir avoir une vie longue et harmonieuse,
il est important d'apprendre à se servir des trois
cerveaux avec un parfait équilibre.
Il
existe une communauté religieuse bouddhiste au centre
de l'Asie ; cette communauté est très intéressante
: les membres de cette communauté ont appris à
se servir des trois cerveaux avec une parfaite discipline
; ils n'abusent jamais de ces trois cerveaux. Soudain, ils
se mettent à « skier », à courir
ensemble, pendant que d'autres se consacrent à cultiver
leur corps, en mettant en activité le cerveau moteur.
À un autre moment, nous les voyons se consacrer à
l'art, que ce soit à la musique, la sculpture, ou
la danse, etc. Étant donné qu'ils maintiennent
les trois cerveaux en équilibre, ces moines bouddhistes
peuvent vivre jusqu'à l'âge de 300 ou 400 ans.
Ils n'utilisent pas exclusivement un seul cerveau (rappelons-nous
que nous sommes tricérébrés). Ils sont
donc suffisamment intelligents pour se servir, de façon
alternée, des trois cerveaux de la machine organique...
Il
est indiscutable que ce qui nous porte préjudice,
c'est l'abus ou l'utilisation trop importante du cerveau
intellectuel ; nous abusons trop de l'intellect, nous gaspillons
les valeurs vitales de l'intellect. Donc, franchement, avec
quoi pourrions-nous comparer quelqu'un qui vit seulement
dans le cerveau intellectuel, quelqu'un qui ne fait pas
de sport, quelqu'un qui n'écoute jamais de la musique
agréable, qui ne s'émeut de rien dans la vie
? Je crois que nous pourrions le comparer à l'une
de ces créatures étranges qui vivent de nos
jours au fond des océans...
Une
telle personne ne se développera jamais comme un
homme, au sens complet du terme. Il me semble que nous devons
commencer par le développement harmonieux de l'homme
et ce n'est possible qu'en apprenant à nous servir
des trois cerveaux de façon équilibrée.
Si
vous êtes fatigués intellectuellement, si vous
avez beaucoup étudié, sortez un instant de
la pièce où vous vous trouvez, faites une
promenade en bicyclette, assistez à une partie de
football, etc., ou écoutez de la bonne musique, sortez
voir une exposition de peinture, allez au théâtre.
Enfin, faites quelque chose d'émotionnel. Si vous
vous servez de ces trois cerveaux (parfois l'émotionnel,
parfois le moteur, parfois l'intellectuel), mais de façon
équilibrée, nous pouvons vous assurer que
vous allez conquérir une merveilleuse santé
et que vous pourrez vivre très longtemps. Rappelez-vous
ce que je viens de dire de ces moines bouddhistes qui vivent
jusqu'à 300 ou 400 ans...
Bien,
nous, nous sommes à peine « des animaux intellectuels
», c'est-à-dire que nous avons donné
à l'instinct une forme intellectuelle ; l'instinct
naturel des différentes formes animales est devenu,
maintenant, rationnel en nous. En d'autres termes, pour
mettre un peu plus l'accent sur ce sujet, nous dirons que
nous sommes des « bipèdes intellectuels ».
Mais,
il y a plusieurs catégories de créatures dans
l'Univers. Il existe des créatures unidimensionnelles,
à une seule dimension. Par exemple, un insecte qui
ne dure que quelques heures, en été, a un
seul cerveau : l'instinctif. Il existe des créatures
bidimensionnelles, c'est-à-dire qui possèdent
deux cerveaux : l'instinctif et l'émotionnel. De
telles créatures sont les animaux supérieurs
: le cheval, l'éléphant, le chien, le chat,
etc. Et il existe aussi des créatures qui ont trois
cerveaux : l'instinctif l'émotionnel et l'intellectuel.
Il est évident que de telles espèces acquièrent
des formations supérieures. Je me réfère
indiscutablement à « l'animal intellectuel
» erronément appelé « homme ».
Il
y a une différence ou un espace très grand
entre « l'animal intellectuel » (qui peut corriger
ses sensations et ses perceptions) et la créature
bidimensionnelle. Par exemple, un cheval, un âne ou
un lion qui ne peuvent pas corriger leurs sensations ni
leurs perceptions ; c'est évident.
Or,
chaque créature qui existe sur cette très
mince pellicule de la vie organique joue un grand rôle
dans l'économie de l'Univers. Indiscutablement, chaque
créature capte des types déterminés
d'énergie universelle. Par exemple, les créatures
à une seule dimension, unidimensionnelles, peuvent
parfaitement capter certains types d'énergie de la
planète Terre, elles peuvent les transformer et de
nouveau les retransmettre à l'intérieur de
la Terre pour son économie.
Les
créatures bidimensionnelles captent d'autres types
d'énergie qu'elles peuvent parfaitement transformer
et retransmettre ensuite aux couches inférieures
de l'organisme planétaire ; et les créatures
tridimensionnelles capteront d'autres types d'énergie
qui viennent du Cosmos et elles pourront ensuite les transformer
et les retransmettre aux couches inférieures de l'organisme
planétaire.
Il
est évident que la Terre vit de tous ces types et
sous-types d'énergie que les différents organismes
animaux transforment. Il est aussi très certain que
les plantes accomplissent une grande fonction, même
si certaines d'entre elles ne transforment que les énergies
de la Terre elle-même, pour les retransmettre ensuite
à l'intérieur de l'organisme planétaire.
Il y a des plantes qui captent des énergies de la
Nature et du Cosmos et qui les transmettent à l'intérieur
du monde ; et, pour finir, il y a des plantes qui recueillent
des énergies de l'infini, provenant du Mégalocosmos,
et qui, ensuite, les transforment et les retransmettent
à l'intérieur du monde. C'est avec tous ces
types et sous-types d'énergie, je le répète,
qu'on maintient les énergies vitales de la planète
Terre...
De
tous les animaux (unidimensionnels, bidimensionnels et tridimensionnels),
« l'animal intellectuel » est le plus important.
Les animaux unidimensionnels, par exemple, ne pourraient
jamais transformer les énergies venues du Cosmos.
N'oubliez pas que les trois forces primaires de la Nature
et du Cosmos sont fondamentales pour les différents
soutiens de la vie. Ces trois forces sont la positive, la
négative et la neutre. Un animal unidimensionnel
ne capte qu'un type de force, rien de plus. Une créature
bidimensionnelle capte deux types de forces, mais les trois
types de forces ne peuvent être captés que
« par les animaux intellectuels », raison pour
laquelle ce sont les animaux supérieurs de la Nature.
Ainsi,
nous avons besoin de connaître comment notre organisme
peut capter les forces supérieures de la Nature et
du Cosmos. Pour cela, il est bon de rappeler que la Conscience
Cosmique est dans tout ce qui est, dans tout ce qui a été
et dans tout ce qui sera.
Les
anciens adoraient le Soleil et c'est quelque chose qu'il
vaut bien la peine de connaître intégralement.
Alors, comment expliquer que des peuples aussi cultivés
que les Mayas, les Nahuatls, les Zapotèques, etc.,
aient adoré le Soleil et que toutes ces choses, cependant,
aient appartenu à une culture très élevée
? Ce n'est pas à notre soleil, au soleil physique,
qu'ils ont rendu un culte, mais à l'énergie
cosmique et au Soleil Sacré Absolu. Personnellement,
il ne me viendrait jamais à l'idée qu'un Quetzalcóatl
ait adoré un soleil physique ; je ne penserais jamais
non plus qu'un Manco Capac ait rendu un culte à un
soleil matériel.
Les
anciens Égyptiens (comme le démontrent leurs
idées archétypiques et leur architecture solaire)
n'ont pas non plus rendu un culte à un soleil physique.
Il est évident que les Égyptiens ont adoré
RA, le Soleil de Minuit, le Soleil Sacré Absolu.
Tous les vestiges laissés par les Égyptiens
le confirment...
Du
Soleil Sacré Absolu émane l'Okidanock sacré
et actif (omniprésent, omnipénétrant,
omniscient), le Grand Souffle, en lui-même profondément
inconnu.
Indiscutablement,
le Grand Souffle, c'est-à-dire l'Okidanock actif
(omniprésent, omnipénétrant, omniscient),
a émané (dans l'aurore de cette création)
du Soleil Sacré Absolu, et doit se dédoubler
en trois ingrédients fondamentaux pour pouvoir créer
: premièrement, la force positive ; deuxièmement,
la force négative ; troisièmement, la force
neutre. Si ces trois forces cosmiques (positive, négative
et neutre) ne coïncidaient pas en un point donné
de l'Univers, tout type de création serait impossible.
C'est pourquoi ces trois forces (positive, négative
et neutre) coïncident en un point donné et là,
où elles se trouvent, apparaît une création.
Prenons
l'homme comme exemple : celui-ci, seul, ne pourrait pas
créer un enfant, et une femme seule ne pourrait pas
non plus concevoir. Il est nécessaire que l'homme
s'unisse sexuellement à sa femme pour pouvoir créer.
Le pôle positif (homme) est uni au pôle négatif
(femme) et la force neutre les réunit tous les deux
; alors s'effectue la création d'un enfant.
Comme
cela arrive ici bas, cela arrive dans le Cosmos infini :
la force positive est unie à la force négative
et la force neutre réunit les deux forces contraires
pour effectuer une certaine création.
C'est
donc, mes chers amis, grâce aux forces positives,
négatives et neutres que nous existons tous dans
le monde. Il serait donc intéressant de pouvoir cristalliser,
en nous-mêmes, les trois forces supérieures
de la Nature et du Cosmos.
Dans
une psychologie très ancienne, on appelait la Force
Positive la « Sainte Affirmation » ; on qualifiait
la Force Négative de « Sainte Négation
» et la Force Neutre de « Sainte Conciliation
». Ces Trois Forces sont la causa causorum de toute
Création.
Nous
devons apprendre à utiliser ces Trois Forces pour
qu'elles se cristallisent dans notre organisme ; nous avons
besoin de savoir comment elles agissent, à un moment
donné (les Trois Forces Primaires), dans les trois
cerveaux : l'Intellectuel, l'Émotionnel et le Moteur-Instinctif-Sexuel.
Si,
par exemple, nous apprenions à utiliser la Troisième
Force, il est indiscutable que nous arriverions à
la cristalliser en nous-mêmes ; mais il faudrait étudier
la Doctrine d'un Quetzalcóatl, d'un Hermès,
d'un Jésus ou avoir un certain enseignement de type
gnostique. Il faudrait aussi étudier le Dr. Krumm
Heller, Médecin Colonel de l'Armée mexicaine
et Professeur à l'Université de Berlin, qui
a écrit des informations très intéressantes
sur la transmutation et la sublimation de l'énergie
créatrice.
Si
nous avions suffisamment de volonté pour pouvoir
transmuter la « libido » sexuelle, il est indiscutable
que nous incarnerions en nous-mêmes la Troisième
Force et que nous obtiendrions des facultés extraordinaires
qui se manifesteraient dans notre organisme humain. Ces
forces sublimées, cette énergie créatrice
transmutée, impliquent bien l'utilisation des Trois
Forces ; mais, en tout cas, la sublimation de la «
libido » développe en nous des facultés
extraordinaires et elle nous mène à la cristallisation
de la troisième force en nous-mêmes.
Il
est nécessaire, aussi, de créer en nous la
Seconde Force, c'est-à-dire « la Sainte Négation
» ; c'est possible si nous apprenons à recevoir
avec plaisir les manifestations désagréables
de nos semblables ; c'est évident. Il y a peu de
temps, dans une conférence, nous avons parlé,
avec les frères, du « Trait Psychologique Principal
» de chacun de nous. Il n'y a pas de doute que si
nous travaillons sur ce « Trait Psychologique Principal
», sur cet « élément » de
base ou fondamental qui nous caractérise, nous parviendrons
à éliminer le « Moi » de la psychologie
expérimentale, il sera plus facile d'en finir avec
tous les autres défauts psychologiques. Donc, celui
qui est intéressé par l'annihilation de ses
défauts psychologiques, par leur élimination,
doit donc apprendre à recevoir avec plaisir les manifestations
désagréables de ses semblables. Nous ne pourrons
pas cristalliser la Seconde Force, qui est « la Sainte
Négation », en prenant un autre chemin, différent.
Et
pour finir, celui qui veut cristalliser la Première
Force, qui est « la Sainte Affirmation », doit
apprendre à dire la vérité ; il doit
apprendre à obéir aux parties les plus élevées
de son propre Être. Il n'est pas superflu de vous
expliquer qu'au plus profond de nous-mêmes, vivent
les parties les plus élevées de l'Être,
qui sont tout à fait divines. Celui qui apprend à
obéir aux parties les plus élevées
de l'Être arrive indubitablement, tôt ou tard,
à cristalliser en lui-même la Première
Force : « la Sainte Affirmation ». Si quelqu'un
parvient à cristalliser en lui-même (grâce
aux trois cerveaux) les Trois Forces principales de la Nature
et du Cosmos, il se convertit indiscutablement (en vérité)
en Surhomme, au sens le plus complet du terme.
Il
est indiscutable qu'il existe, entre les mammifères
intellectuels, l'homme et le Surhomme, des différences
énormes. Il est nécessaire de créer
l'Homme en nous-mêmes avant que le Surhomme ne naisse
en nous. C'est évident.
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