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50. La Délivrance de notre Lumière Intérieure
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL RESCATE DE NUESTRA
LUZ INTERIOR (Cómo hacer la Luz dentro de nosotros
mismos) (Claves para desarrollar la Luz en nosotros)"
Il
est dit dans la Genèse : « Que la Lumière
soit et la Lumière fut ! »... Ce n'est pas
quelque chose qui correspond à un passé très
lointain, non ! Ce Principe extraordinaire, qui a tressailli
au premier instant, ne change jamais avec le temps ; il
est aussi éternel que toute l'Éternité
; nous devons le prendre comme une crue réalité
d'instant en instant, de moment en moment...
Souvenons-nous
de GOETHE, le grand Initié allemand ; avant de mourir,
ses dernières paroles furent : « de la Lumière,
encore plus de Lumière ! »... et il mourut
(entre parenthèses, Goethe est à présent
réincarné en Hollande ; il a un corps physique
; mais, cette fois, il n'a pas un corps physique masculin
; à présent, il a un corps physique féminin
et il est marié avec un Prince Hollandais ; à
présent, c'est une dame hollandaise de haut rang
; c'est très intéressant, n'est-ce pas ?).
Bien,
allons plus avant dans ce que nous avons commencé
; le fait de FAIRE LA LUMIÈRE est extrêmement
important, parce que tant qu'on vit dans les Ténèbres,
on aspire à la Lumière ; on est aveugle. La
personne qui se trouve dans une excavation, dans les ténèbres,
dans un souterrain, ce à quoi elle aspire le plus
c'est à la Lumière...
Eh
bien, l'Essence est la chose la plus digne, la plus décente
que nous ayons à l'intérieur de nous ; elle
provient, à l'origine, de la Voie Lactée où
résonne la note musicale LA ; elle passe après
par le SOLEIL avec la note SOL et arrive ensuite dans ce
Monde Physique avec la note MI...
L'Essence
est belle ; on peut dire que c'est une fraction du PRINCIPE
HUMANO-CHRISTIQUE de chacun de nous, qui est l'ÂME
HUMAINE, n'est-ce pas ? Elle demeure normalement dans le
Monde Causal. C'est pourquoi, à juste raison, on
parle « d'Essence-Christique » ou de «
Conscience-Christique » ; et on dit que notre Conscience
en Christ pourra être sauvée, etc.
Tout
cela est certain ; tout cela est véritable ; mais
ce qui est grave pour notre Conscience, pour notre Essence,
c'est qu'étant si précieuse, possédant
des dons si merveilleux, des pouvoirs naturels si précieux,
elle se trouve maintenant dans tous les éléments
indésirables, subjectifs, que nous avons malheureusement
à l'intérieur de nous. C'est-à-dire
qu'elle se trouve (pour parler de façon synthétique)
dans un cachot...
ELLE
VEUT LA LUMIÈRE ; mais comment la faire ? Nous la
désirons aussi ; il n'y a personne qui n'aspire à
la Lumière ! Pas un être qui soit définitivement
perdu, car lorsqu'on a une aspiration, on aspire à
la Lumière...
Donc,
on doit la faire et cette question de « faire la Lumière
» est quelque chose de très grave, parce que
cela implique de détruire les réceptacles
ou les cachots (ou, pour parler de façon synthétique,
l'antre noir où elle se trouve) pour la faire sortir,
la libérer, l'extraire de là, afin de devenir
comme on doit être : comme une personne illuminée,
comme un véritable « Voyant », comme
un Être Lumineux véritable ; jouir de cette
plénitude qui, par nature, nous correspond et à
laquelle nous avons vraiment droit.
Mais,
il se trouve qu'on a besoin d'héroïsme ou d'une
série d'actes héroïques prodigieux pour
pouvoir libérer notre Âme, pour pouvoir la
sortir du cachot où elle se trouve, pour pouvoir
la voler aux Ténèbres.
Il
serait intéressant que vous arriviez à comprendre
véritablement, consciemment ce que je suis en train
de dire, parce qu'il pourrait même arriver que vous
écoutiez mais que vous n'entendiez pas ; ou que vous
ne viviez pas, pour ainsi dire, le sens des paroles que
je suis en train de dire. Il faut savoir donc valoriser
ces paroles, pour comprendre ce que je suis en train d'affirmer...
LIBÉRER
L'ÂME, la sortir des Ténèbres, c'est
beau, mais ce n'est pas facile ; ce qui est normal, c'est
qu'elle reste prisonnière. Et on ne pourra pas jouir
d'une Illumination authentique tant que l'Essence, la Conscience,
l'Âme, restera là, embouteillée, prisonnière
; voilà ce qui est grave...
Alors,
il est forcément nécessaire de détruire,
de désintégrer héroïquement, avec
un HÉROÏSME SUPÉRIEUR à celui
d'un Napoléon dans ses grandes batailles ou à
celui d'un Morelos dans sa lutte pour la liberté,
etc., un héroïsme inégalable, pour pouvoir
libérer la pauvre Âme, la sortir des Ténèbres
; il faut avant tout (comme je le disais précédemment,
ici, à nos frères Oscar et [...]) de connaître,
donc, les techniques, les méthodes qui conduisent
à la destruction de ces « éléments
» où l'Âme est embouteillée, prisonnière,
pour qu'advienne l'Illumination.
Avant
tout, il faut commencer par comprendre la nécessité
de SAVOIR OBSERVER. Nous sommes, par exemple, tous assis
ici, sur ces chaises ; nous savons que nous sommes assis,
mais nous n'avons pas observé ces chaises.
En
premier lieu, nous savons que nous sommes assis sur celles-ci,
mais les observer est quelque chose de différent.
En premier lieu, il y a, disons, une... il y a une connaissance,
mais pas d'observation. L'observation requiert une concentration
spéciale : il faut observer en quoi elles sont faites
et ensuite entrer en méditation, découvrir
leurs atomes, leurs molécules... Nous dirons que
ceci requiert une ATTENTION DIRIGÉE...
Savoir
qu'on est assis sur une chaise est une ATTENTION NON DIRIGÉE,
une Attention Passive ; mais observer la chaise est alors
une Attention Dirigée.
Ainsi
également, nous pouvons penser beaucoup de choses,
mais cela ne veut pas dire que nous observons nos propres
pensées ; les observer est quelque chose de distinct
; c'est différent...
Nous
vivons dans un monde d'émotions inférieures
; n'importe quoi provoque en nous des émotions de
type inférieur et nous savons que nous les avons
; mais une chose est de savoir qu'on se trouve dans un état
négatif et autre chose est d'observer l'état
négatif dans lequel on se trouve, ce qui est complètement
différent...
Voyons,
par exemple, un homme qui consulte un psychologue et qui
lui dit :
-
« Eh bien, je ressens de l'antipathie envers une certaine
personne » et il lui dit le nom et le prénom
de la personne. Le psychologue lui répond :
-
« Observez-la, observez cette personne ». L'homme
répond à nouveau en disant :
-
« Mais pourquoi dois-je l'observer si je la connais
? »
Le
psychologue en tire la conclusion que ce dernier ne veut
pas observer, qu'il connaît, mais qu'il n'observe
pas ; CONNAÎTRE EST UNE CHOSE ET OBSERVER EN EST UNE
AUTRE, très différente : on peut savoir qu'on
a une pensée négative, mais cela ne signifie
pas qu'on est en train de l'observer ; on sait qu'on se
trouve dans un état négatif, mais on n'a pas
observé cet état négatif...
Dans
la vie pratique, nous voyons qu'à l'intérieur
de nous il y a beaucoup de choses qui devraient nous faire
honte : des comédies ridicules, des problèmes
intérieurs, des protestations, des pensées
morbides, etc., mais savoir qu'on les a ne signifie pas
qu'on les a observées.
Quelqu'un
peut dire : « Oui, en ce moment j'ai une pensée
morbide » ; mais une chose est de savoir qu'on l'a
et une autre est de l'observer, ce qui est totalement différent.
Ainsi
donc, si on veut parvenir à éliminer tel ou
tel élément psychologique indésirable,
on doit, avant tout, apprendre à observer dans le
but d'obtenir un changement ; parce qu'il est certain que
si on n'apprend pas à S'AUTO-OBSERVER, toute possibilité
de changement s'avère impossible...
Quand
on apprend à s'auto-observer, on développe
en soi-même le sens de l'Auto-observation. Normalement,
ce sens est atrophié dans la race humaine, il a dégénéré
; mais, à mesure que nous l'utilisons, il va peu
à peu se développer et s'amplifier.
En
premier lieu, nous allons constater, à travers l'Auto-observation,
que même les pensées les plus insignifiantes
ou les comédies les plus ridicules qui se produisent
internement et qui ne s'extériorisent jamais, ne
sont pas les nôtres ; elles sont créées
par d'autres : par les Mois.
Ce
qui est grave, c'est de s'identifier avec ces comédies,
avec ces choses ridicules, avec ces protestations, ces colères,
etc. Si on s'identifie avec n'importe quelle partie la plus
basse de celles-ci, le Moi qui les produit prend plus de
force et ainsi toute possibilité d'élimination
s'avère de plus en plus difficile. De sorte que l'observation
est vitale quand on essaie de provoquer un changement radical
en soi...
Les
différents Mois qui vivent à l'intérieur
de notre psyché sont très astucieux, très
sagaces ; ils font souvent appel à ce « rouleau
» de souvenirs qui se trouve dans notre Centre Intellectuel...
Supposons
que, dans le passé, on ait forniqué avec une
autre personne du sexe opposé et qu'on insiste ou
non sur l'élimination de la luxure ; alors le Moi
de la Luxure fera appel, s'emparera du CENTRE DES SOUVENIRS,
du Centre Intellectuel ; là, il saisira, disons,
le « rouleau » des souvenirs, de scènes
de lubricité et les fera passer par la fantaisie
de la personne et il se renforcera, il deviendra de plus
en plus fort.
Pour
toutes ces choses, vous devez voir que l'Auto-observation
est nécessaire ; un véritable changement,
radical et définitif, ne sera donc pas possible si
nous n'apprenons pas à nous observer...
Connaître
n'est pas observer ; penser n'est pas non plus observer.
Beaucoup de gens croient que penser en soi-même, c'est
s'observer, mais ce n'est pas ainsi. On peut être
en train de penser en soi-même et, cependant, ne pas
s'observer ; penser en soi-même et s'observer est
aussi différent que la soif et l'eau ou que l'eau
et la soif.
Évidemment,
on ne doit s'identifier à aucun des Mois. Pour s'observer,
on doit SE DIVISER EN DEUX, en deux moitiés : une
partie qui OBSERVE et une autre partie qui est OBSERVÉE.
Quand la partie qui observe voit les choses ridicules et
les sottises de la partie observée, il y a la possibilité
d'un changement [...] de découvrir (supposons le
Moi de la colère) [...] que nous ne sommes pas ce
Moi, que lui, c'est lui ; nous pourrions nous exclamer :
« Lui a de la colère ; moi, je n'ai pas de
colère ; Lui doit mourir, je vais travailler pour
le désintégrer »...
Mais,
si on s'identifie avec lui et qu'on dise : « Moi,
je suis en colère, je suis furieux ! », il
acquiert plus de force, il devient de plus en plus vigoureux
et alors comment va-t-on le dissoudre, de quelle manière
? On ne pourra pas, n'est-ce-pas ?
De
sorte qu'on ne doit pas s'identifier avec ce Moi, ni avec
sa rogne, ni avec sa tragédie, parce que si on s'identifie
avec sa création, alors, on finit par vivre aussi
dans cette création ; et c'est absurde.
À
mesure qu'on va travailler sur soi-même, on va approfondir
de plus en plus les questions concernant l'Auto-observation,
on va devenir de plus en plus profond ; pour cela, on ne
doit pas cesser de s'observer, ni d'observer la plus insignifiante
pensée ; n'importe quel désir, aussi fugace
soit-il, n'importe quelle réaction doit être
un motif d'observation, parce que n'importe quel désir,
n'importe quelle réaction, n'importe quelle pensée
négative provient de tel ou tel Moi.
Et
si nous voulons FABRIQUER LA LUMIÈRE, LIBÉRER
L'ÂME, allons-nous permettre que ces Mois continuent
d'exister ? Ce serait absurde !
Mais,
si nous voulons la Lumière, si nous sommes vraiment
épris de Lumière, nous devrons désintégrer
les Mois, il n'y a pas d'autre remède que de les
réduire en poussière. Et on ne peut pas réduire
en poussière ce qu'on n'a pas observé ; alors
il est nécessaire de savoir observer.
En
tout cas, nous devons aussi faire attention AU BAVARDAGE
INTÉRIEUR, parce qu'il y a beaucoup de bavardages
intérieurs négatifs, absurdes ; des conversations
intimes qui ne s'extériorisent jamais ; et, naturellement,
nous devons corriger ce bavardage intérieur, apprendre
à garder le silence : « Savoir parler quand
on doit parler ; savoir se taire quand on doit se taire
» (c'est une Loi, non seulement pour le Monde Physique,
pour le Monde Extérieur, mais aussi pour le Monde
Intérieur).
Ces
bavardages intérieurs négatifs arrivent, plus
tard, à s'extérioriser physiquement ; c'est
pourquoi il est si important d'éliminer le bavardage
négatif intérieur, parce qu'il nous nuit (il
faut apprendre à garder le SILENCE INTÉRIEUR).
Normalement,
on entend par « Silence mental » le fait de
vider le Mental de toute sorte de pensées, quand
on obtient la quiétude et le Silence du Mental grâce
à la méditation, etc.
Mais,
il y a une autre sorte de Silence. Supposons que se présente
devant nous le cas d'un jugement critique par rapport à
un semblable et, cependant, mentalement nous gardons le
silence ; nous ne jugeons pas, nous ne condamnons pas ;
nous nous taisons autant au niveau externe qu'au niveau
interne ; dans ce cas, donc, il y a Silence Intérieur.
Les
faits de la vie pratique, en fin de compte, doivent toujours
correspondre intimement avec UNE CONDUITE INTÉRIEURE
PARFAITE. Quand les faits de la vie pratique concordent
avec une Conduite Intérieure Parfaite, c'est le signe
que nous sommes en train de créer en nous-mêmes
le fameux Corps Mental.
Si
nous mettons les différentes parties de n'importe
quelle radio ou d'un enregistreur, par exemple, sur une
table, mais que nous ne connaissons rien à l'électronique,
alors nous ne pourrons pas, non plus, capter les différentes
vibrations « insonores » qui pullulent dans
le Cosmos ; mais si, grâce à la COMPRÉHENSION,
nous assemblons les différentes parties, nous aurons
alors la radio, nous aurons l'appareil pouvant capter les
sons que nous ne capterions pas autrement.
C'est
également ainsi que les différentes parties
de ces études, de ce travail, se complètent
entre elles pour arriver à former un corps merveilleux,
le fameux Corps du Mental. Ce Corps nous permettra de mieux
capter tout ce qui existe à l'intérieur de
nous et développera davantage en nous le sens de
l'Auto-observation Intime ; et cela est assez important.
Ainsi
donc, le but de l'observation est de réaliser un
changement en nous-mêmes, de provoquer un changement
véritable, effectif...
Une
fois que nous serons devenus, disons, habiles dans l'Observation
de nous-mêmes, alors viendra le processus de l'ÉLIMINATION.
De sorte qu'il y a, à proprement parler, trois étapes
concernant cette question :
Premièrement
: l'Observation ; deuxièmement : le Jugement Critique
; et troisièmement : l'Élimination proprement
dite de tel ou tel Moi psychologique.
En
observant un Moi, nous devons voir comment, de quelle manière
il se comporte dans le Centre Intellectuel et connaître
tous ses « jeux » avec le Mental ; deuxièmement,
de quelle manière il s'exprime dans le coeur, par
le biais des sentiments ; et troisièmement : découvrir
son mode d'action dans les Centres Inférieurs (Moteur,
Instinctif et Sexuel).
Évidemment,
dans le sexe, un Moi a une façon de s'exprimer ;
dans le coeur, il a une autre façon ; dans le cerveau,
une autre. Dans le cerveau, un Moi se manifeste par des
questions intellectuelles : des raisonnements, des justifications,
des réponses évasives, des échappatoires,
etc. ; dans le coeur, par une souffrance, par une affection
et, de nombreuses fois, apparemment, par de l'Amour (quand
il est question de luxure), etc., et dans les Centres Moteur-Instinctif-Sexuel,
il a une autre façon de s'exprimer (par une action,
par un instinct, par une impulsion lascive, etc.).
Citons
un cas concret : la luxure, par exemple. Un Moi de luxure
devant une personne du sexe opposé peut se manifester,
dans le Mental, par des pensées constantes ; il pourrait
se manifester, dans le coeur, par de l'affection, par de
l'Amour apparemment pur, exempt de toutes taches, jusqu'à
un tel degré qu'on pourrait parfaitement se justifier
et dire : « mais bon, je ne ressens pas de luxure
pour cette personne, ce que je ressens, c'est de l'Amour
»...
Mais,
si on est observateur, si on fait très attention
à sa machine et qu'on observe le Centre Sexuel, on
arrive à découvrir que dans le Centre Sexuel
il y a une certaine activité devant cette personne
; alors on arrive à constater qu'il n'y a pas une
telle affection ou de l'Amour, disons, qu'il n'y a pas un
tel Amour pour cette personne, mais ce qu'il y a, c'est
de la luxure...
Mais,
voyez comme le délit est subtil ; la luxure peut
parfaitement se déguiser en Amour, dans le coeur,
composer des vers, etc., mais c'est de la luxure déguisée...
Si
on est attentif et qu'on OBSERVE CES TROIS CENTRES de la
machine, on peut constater qu'il s'agit d'un Moi et, en
découvrant qu'il s'agit d'un Moi, en connaissant
ses « maniements » dans les Trois Centres (c'est-à-dire
dans l'Intellectuel, dans le Coeur et le Sexe), alors on
procède à la Troisième Phase. Qu'est-ce
que la Troisième Phase ? L'EXÉCUTION. C'est
la phase finale du travail : l'exécution !
Alors
on doit faire appel à la PRIÈRE DANS LE TRAVAIL.
Qu'entend-on par « Prière dans le Travail »
? Dans le travail, la prière doit être fondée
sur L'INTIME RAPPEL DE SOI-MÊME...
Un
jour, nous avons dit qu'il y a Quatre Niveaux d'Hommes ou,
pour être plus clair, QUATRE ÉTATS DE CONSCIENCE.
Un
Premier État de Conscience est celui du sommeil profond
et inconscient d'une personne, d'un Ego qui a laissé
son corps endormi dans le lit, mais qui déambule
dans le Monde Moléculaire en « état
de coma » (c'est l'État Inférieur).
Un
Second État de Conscience est celui du rêveur
qui est retourné à son corps physique et qui
croit être en État de Veille ; dans ce cas,
ses rêves continuent. C'est seulement son corps physique
qui est en État de Veille. Ce second type de rêveur
est plus dangereux parce qu'il peut tuer, il peut voler,
il peut commettre des crimes de toutes espèces ;
par contre, dans le premier cas, le rêveur est plus
infra-humain, il ne peut rien faire de semblable.
Comment
pourrait-il faire ? Comment pourrait-il faire du mal ? Quand
le corps est passif dans les rêves, la personne ne
peut faire de mal à personne dans le Monde Physique
; mais quand le corps est actif dans les rêves, la
personne peut faire beaucoup de mal dans le Monde Physique
; c'est pourquoi les Saintes Écritures insistent
sur « la nécessité de S'ÉVEILLER
»...
Si
une personne ou si ces deux types de personnes (celles qui
se trouvent, dirons-nous, en État d'Inconscience
profonde ou celles qui continuent à rêver en
ayant leur corps actif dans les rêves) font une prière,
alors, de ces deux états semblables aussi infra-humains
ne peuvent résulter que des États Négatifs
et c'est la Nature qui leur répond...
Par
exemple ; un inconscient, un ENDORMI FAIT UNE PRIÈRE
pour conclure une affaire ; mais il se peut que ses Mois,
qui sont si nombreux, ne soient pas d'accord avec ce qu'il
est en train de faire, parce que c'est seulement un des
Mois qui est en train de faire la prière et les autres
n'ont pas été pris en compte ; il se peut
que les autres ne soient pas intéressés par
cette affaire, qu'ils ne soient pas d'accord avec cette
prière et qu'ils demandent, pendant la prière,
exactement le contraire, pour que l'affaire échoue
parce qu'ils ne sont pas d'accord ; comme les autres sont
plus nombreux, la Nature répond avec ses Forces,
avec un afflux de Forces et l'affaire échoue, bien
sûr.
Alors,
pour que la PRIÈRE ait une valeur effective dans
le travail sur soi-même, on doit donc se mettre DANS
LE TROISIÈME ÉTAT DE CONSCIENCE qui est celui
du Rappel Intime de soi, c'est-à-dire de son propre
Être.
Plongé
dans une profonde méditation, concentré sur
SA MÈRE DIVINE Intérieure, on la suppliera
d'éliminer de sa psyché (d'écarter
et d'éliminer de sa psyché) ce Moi qu'on veut
désintégrer.
Il
se peut qu'à cet instant la Mère Divine agisse
en décapitant ce Moi, mais ce n'est pas pour autant
que tout le travail est fait ; la Mère Divine ne
va pas le désintégrer instantanément
dans sa totalité ; il faudra, SI ELLE NE LE DÉSINTÈGRE
PAS entièrement, avoir de la patience ; PAR DES TRAVAUX
SUCCESSIFS, au fil du temps, nous parviendrons à
ce que ce Moi se désintègre lentement, qu'il
perde peu à peu du volume, qu'il diminue.
Un
Moi peut être épouvantable, horrible, mais
à mesure qu'il va perdre du volume, il va s'embellir
; après, il aura l'apparence d'un enfant et, à
la fin, il sera réduit en poussière. Quand
il aura été réduit en poussière,
la Conscience qui se trouvait là, embouteillée,
enserrée à l'intérieur de ce Moi, sera
libérée. Alors la Lumière aura augmenté,
c'est un pourcentage de Lumière qui sera libre ;
ainsi, procédera-t-on avec chacun des Mois...
Le
travail est long et très dur ; souvent, une pensée
négative quelconque, aussi insignifiante soit-elle,
a pour fondement un Moi très ancien. Cette pensée
négative qui arrive au Mental nous indique, en fait,
qu'il y a un Moi derrière cette pensée et
que ce Moi doit être extirpé, éradiqué
de notre psyché.
Il
faut l'étudier, connaître ses « manigances
» et voir comment il se comporte dans les Trois Centres
: dans l'Intellectuel, dans l'Émotionnel (et pour
parler de façon synthétique), dans le Moteur-Instinctif-Sexuel
; il faut voir de quelle manière il travaille dans
chacun de ces Trois Centres ; en fonction de son comportement,
on va le connaître...
Quand
on a développé le sens de l'Auto-observation,
on arrive à constater par soi-même que certains
de ces Mois sont épouvantables, horribles ; ce sont
de véritables monstres aux formes horripilantes,
macabres, et ils vivent à l'intérieur de notre
psyché...
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