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48. L'Intégration de l'Être et du Savoir (L'Être
et le Savoir)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LA INTEGRACIÓN
DEL SER Y EL SABER (El Ser y el Saber)"
Dans
la Gnose, il est nécessaire de comprendre le travail
que nous sommes en train de réaliser sur nous-mêmes
; avant tout, il faut donc prendre conscience de ce qu'est
le Savoir Ésotérique Gnostique Initiatique
et ce qu'est la compréhension. De toute évidence,
c'est seulement de l'ÊTRE et du SAVOIR dûment
unifiés que surgit la flamme de la COMPRÉHENSION
CRÉATRICE...
Si
nous prenions une personne, disons commune et courante,
une de ces personnes ignorantes, pour en faire quelque chose
de meilleur, par où devrions-nous commencer ?
D'un
premier point de vue, nous trouverions que cette personne
ne sait rien ; en second point, nous découvririons
que l'Être de cette personne n'a aucun développement
intime ; dès lors, on doit voir le double aspect
de chacun si on veut faire un bon travail.
Nous
devrions commencer par l'Être puisque cette personne
serait remplie de colère, de haine, de rancoeurs,
d'envies, etc., comment ferions-nous pour que cette personne
soit meilleure ?
Cela
nécessiterait beaucoup de patience, n'est-ce pas
? Il faudrait éveiller en elle le désir d'être
meilleure ; ce n'est qu'ensuite qu'on pourrait lui donner
la CONNAISSANCE GNOSTIQUE, la Sagesse, le Savoir.
Ainsi
donc, Être et Savoir sont différents. Quelqu'un
peut avoir beaucoup de connaissance : il peut savoir, par
exemple, fabriquer des automobiles ; il peut connaître
la médecine, la jurisprudence, ou il pourrait avoir
réellement étudié dans diverses écoles
de type pseudo-ésotérique, pseudo-occultiste,
et posséder une grande érudition, on ne sait
pas ; mais il pourrait se faire que cette personne soit
d'une moralité très basse.
J'ai
connu des individus affiliés à telles ou telles
autres organisations de type pseudo-ésotérique,
pseudo-occultiste, ayant une éthique ou disons une
moralité très basse, trop basse... Ainsi donc,
Être et Savoir sont différents, complètement
différents ; et c'est quelque chose que nous devons
essayer de comprendre de façon précise.
Incontestablement,
le plus important pour nous, les Gnostiques, c'est l'Être.
À quoi servirait-il d'avoir une grande érudition
si nous n'avons pas développé l'ÊTRE
INTERNE et que nous possédons des défauts
horripilants ? Cela ne servirait à rien, n'est-ce
pas ?
Quelqu'un
ayant étudié beaucoup d'ouvrages pseudo-ésotériques
et qui, cependant, est capable de voler, capable de forniquer,
de pratiquer l'adultère, ... de toute évidence,
il peut savoir beaucoup de choses sur le Yoga, il peut avoir
lu beaucoup de Théosophie, mais à quoi cela
lui sert-il ? Le plus important, c'est l'Être...
Maintenant,
Être et Savoir sont très relatifs ; il existe
différents DEGRÉS DE SAVOIR. Il y a des personnes
qui peuvent en savoir plus que d'autres, par exemple, sur
les questions de médecine ; il y a des techniciens
qui en savent plus que d'autres en matière d'automobiles
; il y a des astronomes plus érudits que d'autres
; c'est très relatif.
Quant
à l'Être, c'est très relatif aussi :
les uns ont leur Être plus développé
que d'autres. Il n'y a pas de doute que l'Être d'un
saint, par exemple, est plus développé que
celui d'un pervers. Il y a différents NIVEAUX D'ÊTRE
; ainsi donc, cela aussi est relatif.
Cependant,
Être et Savoir, comme je l'ai dit, sont différents.
De quelqu'un qui a des connaissances, par exemple, en matière
de cosmographie, nous dirions que ce qu'il connaît
est vrai ou faux ; de quelqu'un qui a une grande connaissance
de la géographie, nous pourrions dire que sa connaissance
est exacte ou erronée.
Mais,
pour ce qui a trait à l'Être, il n'y a pas
de « vrai » et « faux », «
erroné » ou « exact », mais «
bon » ou « mauvais » : « untel est
un homme bon » ; « tel autre est un homme mauvais
». Et s'il est très érudit et très
savant, mais que c'est un mauvais sujet, on dit de lui que
« c'est une mauvaise personne » ; mais si c'est
un bon sujet, on dit de lui que c'est « une bonne
personne ».
Ainsi
donc, c'est différent ; les termes qui désignent
l'Être ou qui désignent la connaissance sont
différents...
Dans
la Gnose, il faut donc un équilibre très spécial
; pour entrer dans les études et les travaux dans
lesquels nous sommes, il est nécessaire d'avoir atteint
le niveau qu'on appelle celui du « BON MAÎTRE
DE MAISON ».
Dans
les Évangiles, cette question du « Bon Maître
de Maison » s'avère intéressante ; c'est
quelque chose qui nous invite à la réflexion...
Nous
savons que le Bon Maître de Maison pourrait devenir
meilleur s'il y aspirait ou s'il le souhaitait ; mais s'il
n'a aucune ASPIRATION SPIRITUELLE, de toute évidence
il se convertira, disons, en un Pharisien qui devra involuer
dans le temps ; de sorte que d'un Bon Maître de Maison
peut sortir UN INITIÉ OU UN PHARISIEN.
En
tout cas, pour entrer dans ces Études Ésotériques
Gnostiques, il est nécessaire d'être parvenu
au niveau du Bon Maître de Maison. Un type lunatique,
par exemple, capricieux, difficile, n'est pas précisément
un élément qui peut servir pour ces études
dans lesquelles nous sommes. Un individu qui ne remplit
pas ses devoirs dans son foyer, qui est un mauvais père,
une mauvaise épouse ou un mauvais époux, qui
traite mal son conjoint, que ce dernier soit un homme ou
une femme, ou qui abandonne son foyer pour telle ou telle
raison, n'est sûrement pas un Bon Maître de
Maison.
Bien
sûr que dans ce que je suis en train de dire, il y
a certaines exceptions très justifiées ; mais
je parle en général, parce qu'il ne lui servirait
à rien d'être un Bon Maître de Maison
si sa femme, alors, est infidèle ou « qu'elle
lui fait porter de belles cornes » comme on dit vulgairement,
n'est-ce pas ?...
Quelqu'un
d'ici nous a raconté une plaisanterie très
sympathique qui disait : « Le mariage n'est pas la
Corne d'Abondance, mais bien l'Abondance de Cornes ».
Dans
tout cela, même si ça a l'air d'une plaisanterie,
il y a beaucoup de vrai. Ça ne servirait donc à
rien que l'homme soit très fidèle, si sa femme
lui fait porter des cornes ou vice versa également.
En tout cas, il est nécessaire d'être un Bon
Maître de Maison, une personne décente, équilibrée
avant de pouvoir entrer sur le Sentier de la Gnose...
J'ai
connu un individu, peu importe lequel, qui s'était
pleinement consacré à ce type d'Études
Ésotériques ; il pratiquait quotidiennement
la Méditation ; c'était un végétarien
insupportable ; de temps en temps, il mangeait un petit
morceau de viande, comme une chose bizarre ; il voulait
« parvenir au Père » et le manifestait
de cette manière ; quand il a connu le Grand Arcane,
parce que nous avons divulgué cet enseignement, il
s'est beaucoup intéressé au Tantrisme et si,
au début, il a bien pratiqué, travaillé
donc avec son épouse-prêtresse dans la «
Neuvième Sphère », après il travaillait
avec toutes les femmes qu'il croisait sur son chemin...
Comme
je ne cite ni nom, ni prénom, il est évident
que je ne fais de médisance contre personne ; je
mentionne « les signes », et non « le
saint » (ce n'est pas important).
Ce
que je veux continuer à vous dire, par contre, c'est
que cet homme bon, d'un fanatisme, si l'on peut dire, étrange
(il était végétarien), savait, n'ignorait
pas qu'il devait dissoudre les différents éléments
inhumains qui constituent l'Ego, mais, il maltraitait son
épouse et ses enfants ; ceux-ci souffraient l'indicible...
Donc,
cet homme bon était millionnaire, immensément
riche, mais malheureusement, dans son foyer régnait
une certaine misère ; la malheureuse femme n'avait
pas le moindre sou sonnant et trébuchant, ni de quoi
se vêtir, mais lui avait « le désir de
parvenir au Père »...
Il
pratiquait, par contre, le « Sahaja Maïthuna
» avec quantité de femmes qu'il rencontrait,
car il était très beau, mais il voulait «
parvenir au Père » ; il défendait l'Amour
comme étant la base de tout ce qui est, a été
et sera, mais il fouettait ses enfants horriblement...
Un
jour, j'ai acheté deux petits oiseaux à un
marchand d'oiseaux qui passait par là ; il me les
proposait et je les ai achetés ; je ne les ai pas
achetés dans l'intention de les maintenir enfermés
toute leur vie dans une cage, non ; je les ai achetés
dans l'intention de leur apprendre à voler, car ils
avaient perdu cette capacité, et, après le
leur avoir appris, de leur rendre la liberté.
Pendant
quelques jours, je les sortis de la cage et là, dans
l'appartement où je vivais, ils volaient délicieusement
; je me sentais très heureux en voyant ces petits
oiseaux, je n'attendais que le moment où ils auraient
de la pratique pour pouvoir ouvrir les fenêtres et
qu'ils s'en aillent, car leur façon de voler était
encore très maladroite.
Un
jour parmi tant d'autres, cet homme bon, apitoyé
par ces oiseaux, vint vers moi en disant :
-
« Je viens te demander d'avoir de la compassion pour
ces créatures que tu as enfermées dans cette
cage ; elles sont prisonnières sans avoir commis
aucun délit ; je te demande de les remettre en liberté
»... Je répondis :
-
« Je les ai achetées pour ça, pour les
remettre en liberté ; je les ai achetées à
un marchand d'oiseaux... Maintenant, je te demande : pourquoi
ne fais-tu pas la même chose, alors que par ici, il
passe tant de gens qui vendent des oiseaux ? »...
L'homme
garda le silence ; je ne vis jamais réellement qu'il
ait plaidé pour ces oiseaux. Il était immensément
riche et ici, réellement, les marchands d'oiseaux
ne manquaient jamais ; il était facile d'acheter
une cage et de remettre les oiseaux en liberté ;
mais lui ne remarquait que mon « erreur »...
Bon,
enfin, un jour quelconque, peu importe lequel, les oiseaux
étaient prêts ; j'ai ouvert la fenêtre
pour qu'ils s'en aillent ; ils sont partis naturellement
et ne sont jamais revenus ; je les avais entraînés
à voler et ils ont pu partir heureux.
Quel
soulagement ! Apparemment, mon ami se sentit très
soulagé que ces oiseaux aient été mis
en liberté, mais je ne l'ai jamais vu faire la même
chose ; il y a tellement de marchands d'oiseaux dans les
rues du District Fédéral, il y en a tellement
qui passaient par cette maison-là, mais je ne l'ai
jamais vu acheter un de ces oiseaux ; cependant, il «
aspirait à parvenir au Père » ; il accomplissait
de nombreux exercices ésotériques, etc.
Eh
bien, un jour mourut le père de son épouse,
c'est-à-dire son beau-père ; bien sûr,
il laissait à son épouse une modeste fortune.
Il exigea immédiatement de sa femme qu'elle lui remette
tout ce qu'elle avait reçu en héritage, qu'on
le remette à lui ; il fit valoir qu'il était
son mari et que c'était lui qui devait avoir ce capital
en son pouvoir : quelques belles terres, un très
beau ranch, etc.
Naturellement,
la pauvre femme réagit un peu ; elle pensa : «
Si cet homme est un ogre, quel espoir peut-on avoir avec
lui ? Et s'il m'enlève ce que mon père m'a
hissé, que vais-je faire le jour où il me
mettra dehors à coups de pied ? » Et, en définitive,
elle résolut à lui offrir seulement une modeste
somme d'environ cinquante mille ou cent mille pesos, rien
de plus, pour qu'il soit content. Bien sûr qu'à
cette époque, cinquante mille ou cent mille pesos,
c'était quelque chose d'énorme.
Vous
souvenez-vous qu'il y a quelques années, il y avait
un dicton qui disait : « Il n'y a pas de général,
qui puisse résister à un coup de canon de
cinquante mille pesos » ? C'était vrai, n'est-ce
pas ?
Eh
bien, l'homme est devenu furieux contre la malheureuse femme
et, bien sûr, il exigea qu'elle accepte le divorce.
Comme elle ne voulait pas divorcer, il lui dit alors : «
Eh bien, si vous ne voulez pas divorcer, si vous n'acceptez
pas le divorce, alors nous devrons aller devant... »...(bon,
ces tribunaux où on débat sur les questions
de litiges, je ne me souviens plus maintenant de leur nom)...
Ils
divorcèrent. Il ne fait pas de doute que ses enfants
durent passer par beaucoup de souffrances et, à la
fin, la malheureuse femme s'en alla sur ses terres...
Qu'est-ce
que vous croyez ? Mais, il avait une attitude très
mystique, ineffable, il ne me parlait que de choses Divines,
du Sentier qu'il voulait parcourir, de l'amour qu'il ressentait
envers son Père qui est en Secret. Malheureusement,
il y avait sa petite fille d'un côté, ses petits
garçons de l'autre, et sa pauvre femme décontenancée
parce qu'elle ne lui avait pas remis sa fortune... Mais
lui était un « saint » ; il voulait continuer
sur ce sentier très pur qui mène à
L'Auto-réalisation Intime ; il pratiquait la méditation
trois ou quatre heures par jour, la Magie Sexuelle, bien
sûr, avec celle qui se présentait, mais, il
continuait à être un « saint »...
Bon,
j'ai mentionné ceci, mais je n'ai cité ni
nom, ni prénom. C'est pourquoi je ne fais pas de
médisance ; si je citais des noms et prénoms,
je mettrais les « pieds dans le plat », mais
je ne cite ni nom, ni prénom. Alors, je le répète,
je fais ce récit pour montrer « les signes
», et non « le saint »...
La
crue réalité des faits, c'est que cet homme
n'était pas un Bon Maître de Maison. Quand
on n'est pas un Bon Maître de Maison, on n'est, bien
sûr, pas prêt non plus à s'engager sur
le Sentier en Lame de Rasoir.
Ces
jours-ci, je l'ai rencontré par là ; il m'a
posé des questions sur l'Ésotérisme,
sur la Gnose, sur l'Occultisme et sur toutes ces choses...
Je lui ai dit : « Allons donc, maintenant ça
je l'ai oublié, je ne suis plus d'accord avec ces
choses ; les conférences que je donnais, c'était
autrefois, à une autre époque ; je ne suis
plus d'accord ; maintenant je me consacre à la politique
»...
Conclusion
: je l'ai donc simplement « court-circuité
», comme on dit, crûment, n'est-ce pas ? J'étais
persuadé que ce n'était pas un Bon Maître
de Maison et que, par conséquent, il ne servirait
jamais pour ces Études Ésotériques...
Si
j'ai fait ce récit, c'est dans le but que vous compreniez
que le fondement de ces études commence lorsqu'on
atteint le niveau de Bon Maître de Maison : un bon
époux, un bon père, un bon frère, un
bon ami ; l'homme qui veille sur son foyer, la femme qui
veille sur le sien, et alors, si la femme n'est pas mariée,
eh bien ce sera une fille bien, une gentille soeur, une
femme au foyer...
Et
si c'est un homme et qu'il n'est pas marié, il sera
pour le moins un brave homme qui veille sur les siens ou
sur les membres de sa famille et, s'il n'en a pas, alors
il remplira ses devoirs, ceux qui existent envers toute
l'humanité en général.
Mais,
en général, si on n'a pas atteint le niveau
de Bon Maître de Maison, on ne sert pas pour ces études
; il faut être une personne décente, qui ne
soit pas « lunatique », une personne équilibrée,
etc.
Or,
il est évident qu'il y a aussi quelque chose de très
intéressant ; c'est ce qu'on appelle le CENTRE MAGNÉTIQUE
; quelques personnes possèdent ce Centre Magnétique
; d'autres personnes ne le possèdent pas.
En
général, quand on ressent de l'attirance pour
ces études, c'est qu'on a le Centre Magnétique
établi dans sa psyché ; sinon, on ne sentirait
aucune attirance...
Je
me souviens comment est née en moi l'attirance pour
ces études. Bien sûr, je vous le dit en toute
sincérité, j'ai changé de corps à
volonté ; je suis entré dans ce corps volontairement
; j'ai laissé le corps précédent volontairement
et j'ai pris celui-ci volontairement.
Mais,
dans ma présente existence, j'ai senti cette «
impulsion » (comme on dit) pour les Études
Ésotériques Gnostiques ; quand je n'étais
encore qu'un enfant, âgé de huit ans environ,
j'étais allé à la campagne et, au contact
de la Grande Nature, alors que je contemplais le lever du
jour, j'ai ressenti une terrible impulsion, une aspiration
envers les choses divines et le coeur m'a même fait
mal ; je me suis vu moi-même complètement ;
à cet instant [...] en lisant un livre sacré,
ils ressentent le désir de savoir quelque chose de
plus et, pendant un instant, il semble qu'ils se voient
eux-mêmes, ils possèdent ce CENTRE DE CONSCIENCE...
Si
vous avez parfois ressenti cette « impulsion »,
vous comprendrez ce que je suis en train de vous dire. C'est
pourquoi il est très important d'avoir un Centre
de Gravité, un Centre Magnétique formé,
car c'est à cause de cela que l'on en vient à
des études de ce type.
Oui,
mes chers frères, ce que nous voulons avant tout,
c'est parvenir à l'UNITÉ DE LA VIE LIBRE DANS
SON MOUVEMENT. Malheureusement, en chacun de nous, à
l'intérieur de chaque personne, il y a beaucoup de
personnes ; nous ne jouissons pas d'une véritable
INDIVIDUALITÉ SACRÉE ; mais à certains
moments de suprême douleur, nous sentons, au fond,
que nous avons une Individualité Sacrée...
Malheureusement,
je vous le dis : nous sommes nombreux, c'est-à-dire
que chacun de nous est une quantité de gens, est
légion.
Eh
bien, ce que nous voulons, c'est parvenir à l'UNITÉ
DE LA VIE, retrouver notre Intégralité, nous
convertir en Individus Sacrés ; et c'est possible
en travaillant sur nous-mêmes, en éliminant
nos propres erreurs psychologiques ; si nous y parvenons,
nous nous convertirons en Individus Sacrés.
La
différence entre une personne et une autre se trouve
dans les différents Niveaux d'Être. Plus on
est proche de l'Individualité Sacrée, alors
plus on est exalté, naturellement ; plus on est éloigné
de sa Propre Individualité Sacrée, plus on
possède un Niveau d'Être bas. La connaissance
que nous sommes en train de donner aux frères ici,
dans cette salle, dans ce temple, je suis sûr qu'elle
ne sera pas assimilée par tous absolument de manière
égale ; chacun l'assimilera selon le Niveau d'Être
dans lequel il se trouve. Les uns la comprendront plus,
d'autres la comprendront moins ; il est impossible que tous
la comprennent ou l'assimilent de la même façon.
Ainsi
donc, mes chers frères, étant donné
que le temps presse et que c'est le pire bourreau que nous
ayons, nous conclurons en disant que c'est seulement en
unissant l'Être et le Savoir que l'on parvient à
la COMPRÉHENSION VÉRITABLE et que ce n'est
qu'avec une compréhension véritable que nous
pouvons travailler sur nous-mêmes, pour passer à
un niveau d'Être ou à d'autres niveaux d'Être
plus élevés.
Nous
devons retrouver notre intégralité, devenir
totalement unifiés ; et cela n'est possible qu'en
montant par les différents échelons que constituent
les Niveaux de l'Être. Donc, en écoutant ce
sermon, n'oubliez pas qu'il faut être, avant tout,
des personnes équilibrées, pas lunatiques,
ni non plus de « Mauvais Maîtres de Maison ».
LE
SENTIER COMMENCE À LA MAISON et si les conditions
que nous avons à la maison sont néfastes,
alors tant mieux pour nous : cela veut dire que le GYMNASE
est supérieur. Quand on vit en fonction du Travail
Ésotérique et pour le Travail Ésotérique,
de toute évidence, plus le « gymnase »
est dur, meilleur c'est...
Je
terminerai, mes chers frères, parce que, comme je
l'ai déjà dit, le temps presse. Nous allons
faire notre Rituel.
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