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36. Associations Psychiques conduisant à l'Eveil
(L'Éveil de la Conscience)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "ASOCIACIONES PSÍQUICAS
QUE CONDUCEN AL DESPERTAR (El Despertar de la Conciencia)"
Innombrables
sont les écoles ; de toutes parts abondent des écoles
et des auteurs qui se combattent mutuellement. Dans la Cathédrale
Notre-Dame de Chartres apparaît un LABYRINTHE dessiné
sur le sol. [...] Souvenons-nous du labyrinthe de l'Ile
de Crète ; au centre de ce labyrinthe se trouvait
le MINOTAURE crétois.
On
dit alors que Thésée réussit à
s'orienter au milieu de ce labyrinthe pour parvenir là
où se trouvait le Minotaure ; et, l'affrontant dans
une lutte corps à corps, il le vainquit. Il lui fut
possible de sortir de ce labyrinthe grâce au FIL D'ARIANE
qui put le mener jusqu'à la LIBÉRATION FINALE.
Il
s'avère intéressant que ce soit précisément
sur le sol de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres,
que fut dessiné ce merveilleux labyrinthe ; indubitablement,
tout cela nous invite à la réflexion...
Nous
orienter n'est pas chose facile. Le labyrinthe des Théories
est plus amer que la mort. Alors que certains auteurs disent
que les exercices respiratoires sont excellents, d'autres
disent qu'ils sont préjudiciables ; alors que les
uns affirment une chose, d'autres en affirment une autre
; chaque école présume détenir la Vérité
et le labyrinthe est donc très difficile.
Quand
on réussit à arriver jusqu'au labyrinthe,
on doit livrer une lutte corps à corps avec le Minotaure
crétois, c'est-à-dire avec son propre Ego,
avec le Moi, avec le moi-même, avec le soi-même
; et on ne parvient à sortir du centre du labyrinthe
qu'à l'aide du Fil d'Ariane qui doit nous conduire
jusqu'à la Lumière. Mais, la plupart des gens
se perdent dans le labyrinthe de tant de théories,
de tant d'écoles et de tant de confusions...
Comment
faire pour nous orienter ? De quelle manière ? Évidemment,
on doit s'intéresser à l'ÉVEIL DE LA
CONSCIENCE ; c'est ainsi seulement que nous pourrons véritablement
réussir à avancer dans ce mystérieux
labyrinthe ; mais tant que nous ne serons pas éveillés,
nous serons dans la confusion.
Certains
s'enthousiasment même, momentanément, pour
ces études et ensuite ils les abandonnent. Il y a
ceux qui - la tête remplie de théories - croient
avoir découvert le Chemin secret, alors qu'ils sont
bien endormis. Cela semble incroyable, mais il y a des MAÎTRES
de la Grande Loge Blanche, de véritables gnostiques,
au sens transcendantal du terme, radicalement Eveillés,
absolument auto-réalisés (en langage alchimiste,
nous dirions : « des individus déjà
en possession de la Pierre Précieuse ») et,
cependant, ils ne savent ni lire ni écrire ; ils
sont absolument ANALPHABÈTES, mais par contre, AUTO-RÉALISÉS
et ÉVEILLÉS.
Par
contre, nous voyons sur le chemin de la vie, dans diverses
écoles, organisations, sectes et ordres, etc., des
individus à la tête remplie de théories,
DES INDIVIDUS AYANT UNE VASTE ÉRUDITION, MAIS LA
CONSCIENCE complètement ENDORMIE, des ignorants érudits
qui « non seulement ne savent pas, mais ce qui est
pire, ne savent même pas qu'ils ne savent pas »...
Ceux-là
se perdent ; une fois leurs cent huit existences accomplies,
ils entrent dans l'INVOLUTION SUBMERGÉE des Mondes
Infernaux. Mais, eux croient qu'ils vont très bien,
ça oui ; et quand on les interroge, ils font preuve
d'une érudition surprenante : des esprits brillants
aux idées étincelantes, aux proverbes lumineux,
frappants et définitifs ; mais à quoi leur
sert tout cela ?
Il
faut avant tout nous éveiller pour savoir comment
nous allons nous orienter. A quoi nous servirait-il d'avoir
la tête remplie de lettres si nous continuons d'avoir
la Conscience endormie ? Il vaudrait mieux être analphabètes
mais éveillés...
Indiscutablement,
mes chers frères, la première chose dont nous
ayons besoin, c'est de SAVOIR QUE NOUS SOMMES ENDORMIS.
Malheureusement, bien que je sois ici en train de l'affirmer
et bien que vous acceptiez que vous êtes endormis,
cependant, VOUS N'AVEZ PAS CONSCIENCE QUE VOUS ÊTES
ENDORMIS et c'est précisément cela qui est
grave.
N'importe
qui peut savoir que deux plus deux font quatre, mais c'est
autre chose d'avoir conscience que deux plus deux font quatre.
Il y a des vérités extrêmement simples
que n'importe qui répète intellectuellement
et croit connaître, il croit en avoir conscience,
mais il n'en a pas conscience.
Si
nous voulons nous éveiller réellement, nous
devons commencer par reconnaître que nous sommes endormis
; quand quelqu'un reconnaît qu'il est endormi, c'est
le signe évident qu'il commence à s'éveiller.
Mais il ne s'agit pas de le reconnaître intellectuellement,
non ; n'importe qui peut dire automatiquement : «
Oui, je suis endormi » ; mais être conscient
qu'on est endormi, c'est autre chose, c'est différent.
Il existe donc une grande différence entre l'INTELLECT
et la CONSCIENCE.
Dans
le monde pratique, nous devons APPRENDRE À DÉTERMINER
DES ASSOCIATIONS SPÉCIFIQUES intelligentes pour notre
vie dans les Mondes Supérieurs. Durant ce qu'on nomme
à tort « état de veille », nous
sommes associés avec tous les êtres humains,
soit au travail, soit au foyer ou dans la rue, etc. Durant
les heures de sommeil, il existe aussi des associations
et elles sont le résultat spécifique de celles-là
mêmes que nous avons dans le Monde Physique.
Par
exemple : si un individu X, peut importe lequel, vit dans
les bars, évidemment, ses associations seront avec
des « poivrots » et, dans les Mondes Internes,
pendant les heures de sommeil et après la mort, sa
vie sera celle des bars : en relation avec des alcooliques,
avec des vagabonds de toutes sortes. Si quelqu'un s'associe
avec des voleurs et des bandits, dans les Mondes Internes,
pendant les heures de sommeil, il vivra parmi les bandits
et les voleurs.
Par
conséquent, nous devons déterminer, ici et
maintenant, dans le Monde Physique, le type d'associations
que nous voulons avoir pendant le sommeil et après
la mort.
C'est
bien pour nous d'être réunis ici, parce que
le résultat sera que nous nous associerons aussi
pendant les heures de sommeil et après la mort.
C'est
très beau d'être associés ici même,
dans ce Temple, pendant les heures de sommeil, pour étudier
les Mystères de la Vie et de la Mort ; c'est très
beau d'être associés entre nous pour nous dédier
à l'étude, après la mort, mais ce n'est
possible que si nous nous réunissons fréquemment.
Ainsi
donc, nous devons nous-mêmes provoquer le type d'associations
que nous souhaitons ; nous devons provoquer nous-mêmes
le type d'associations que nous voulons avoir durant le
sommeil et après la mort. Une fois cela compris,
nous établirons des bases très fortes pour
l'Éveil de la Conscience...
Nous
devons apprendre à vivre, mes chers frères,
parce qu'il se trouve que nous, les êtres humains,
nous ne savons pas vivre et c'est très grave. Nous
ne mesurons pas le temps ; nous croyons que ce véhicule
physique va durer une éternité, alors qu'en
réalité il ne dure quasiment pas ; il devient
poussière.
LE
THÉÂTRE, LE CINÉMA, c'est quelque chose
qui cause de graves dommages chez l'être humain. Autrefois,
par exemple en Babylonie, le théâtre était
complètement objectif ; il avait comme unique objet
l'ÉTUDE DU KARMA et l'instruction qui devait être
donnée aux assistants. Les acteurs n'apprenaient
aucun rôle par coeur ; quelqu'un entrait en scène
sans avoir étudié aucun rôle ; il s'auto-explorait
sincèrement lui-même dans le but de savoir
ce à quoi il aspirait le plus ; et ce qu'il désirait
le plus était ce dont il parlait. Supposons qu'il
ait voulu boire, alors il s'exclamait sincèrement
:
-
« J'ai envie de boire ! »
Un
autre apparaissait ; il écoutait cette phrase et
s'auto-explorait lui-même pour voir ce qu'il ressentait
en lui et il répondait selon ce qu'il ressentait
:
-
« Moi, je ne veux pas boire ; à cause de l'alcool,
je suis allé en prison, à cause de l'alcool,
je suis dans la misère ».
C'était
ce qui lui était réellement arrivé,
car il n'allait pas affirmer quelque chose de faux.
Un
troisième (car pour ça il y avait toujours
un groupe d'acteurs) apparaissait ipso facto ; pareillement,
il n'allait pas dire autre chose que ce qu'il ressentait
au fond de sa Conscience : quelque chose qu'il avait vécu,
qui était en relation avec ce que les deux autres
étaient en train de dire :
-
« Moi, (supposons) j'ai eu beaucoup d'argent, un beau
foyer, une femme, des enfants, mais à cause du vin,
voyez ce que je suis devenu, messieurs ! »
Plus
loin apparaissait une pauvre femme, une autre artiste :
-
« J'ai perdu mon fils à cause de la boisson
; j'ai perdu mon fils à cause de cette liqueur maudite
! »
Et
ainsi commençait à se dérouler un drame,
une scène improvisée qui pouvait souvent finir
de la manière la plus dramatique.
Les
scribes écrivaient avec beaucoup de rigueur, non
seulement le déroulement du drame en soi, mais même
le résultat final ; ensuite, ils sélectionnaient
toujours le meilleur de cette pièce et, de cette
manière, ils parvenaient à connaître
les résultats karmiques de telle ou telle scène.
Il
y avait beaucoup de scènes : des scènes d'amour,
des scènes de guerre ; mais toutes exprimaient toujours
la spontanéité, le naturel, et non quelque
chose que l'Intellect inventait artificiellement ; non,
ce qui surgissait, c'est ce que chacun des acteurs avait
vécu ; voilà l'ART OBJECTIF de la Babylonie.
À
cette époque, mes chers frères, les acteurs
étaient réellement très différents
; la musique utilisée instruisait adéquatement
le CERVEAU ÉMOTIONNEL ; c'était une musique
spéciale.
Ils
savaient parfaitement que dans l'organisme humain existent,
dirons-nous, certains ganglions qui se sont formés
avec les sons de l'Univers et ils savaient manipuler tous
ces ganglions, toutes ces parties de l'Être, grâce
aux différentes combinaisons musicales ; ainsi, grâce
à la musique, ils instruisaient le Cerveau Émotionnel.
Vous
savez qu'une marche guerrière nous donne envie de
marcher ; qu'une musique funèbre nous invite à
méditer, à réfléchir; qu'une
musique dite romantique nous ramène des souvenirs
des temps anciens, etc., avec leurs nuits d'amour...
Ils
combinaient intelligemment les sons pour instruire sagement
le Cerveau Émotionnel. Voyez comme c'est intéressant
!...
LE
CENTRE DU MOUVEMENT recevait aussi généralement
des enseignements, grâce aux Danses Sacrées
; ces danses étaient extrêmement importantes
en Babylonie. Chaque mouvement équivalait à
une lettre et l'ensemble des lettres contenait certaines
prières, certaines thèses, certaines antithèses,
certaines instructions ; ainsi, tout l'auditoire recevait
une culture extrêmement riche.
C'était
un autre type de théâtre ; les artistes n'étaient
pas appelés « artistes » mais «
ORPHÉISTES », dont l'interprétation
signifie : « sujets qui ressentent de manière
très précise les activités de l'Essence,
de la Conscience ».
Mais,
après la culture gréco-romaine, le théâtre
dégénéra ; les orphéistes disparurent
et alors surgirent ceux qu'on appelle les « artistes
comiques », les acteurs...
Je
me rappelle très bien qu'il y a encore environ cinquante
ans, plus ou moins, on appelait vulgairement les acteurs
des « comédiens » et on les regardait
avec beaucoup de mépris. Au Moyen Âge, on avait
promulgué une loi qui obligeait les acteurs à
se raser, à s'enlever tout signe de masculinité.
Dans quel but ?
Celui-ci
: en premier lieu, ils devaient, bien sûr, se maquiller
selon le drame qu'ils devaient jouer ; deuxièmement,
eh bien, on voulait avant tout faire en sorte qu'ils se
différencient des autres personnes ; on savait que
ces acteurs modernes émettaient, disons, une IRRADIATION
dangereuse, infectieuse, hautement HANASMUSSIENNE ; et comme
ils se rasaient et ôtaient les signes de leur masculinité,
chacun pouvait éviter de passer près d'eux
ou de leur serrer la main.
Si
vous observez attentivement la vie de ceux qu'on appelle
« artistes de théâtre », vous sentirez
et vous pourrez capter, si vous êtes un petit peu
sensitif, le type de radiations hanasmussiennes qu'ils émettent
et qui infectent le Mental des gens.
Aujourd'hui,
cette coutume est dépassée ; il n'y a plus
aucune loi promulguée en ce sens à leur encontre
; on leur serre la main, on les traite d'égal à
égal et on veut même les imiter ; ils peuvent
ainsi distiller pernicieusement leurs Ondes d'Hanasmussens
dans le Mental de toutes les personnes.
Ça
fait un peu mal de devoir dire cela, parce qu'il y a beaucoup
de gens qui vivent de l'art dramatique, de la scène,
enfin, qui sont acteurs ; mais nous devons nous placer sur
le plan des réalités concrètes.
Les
personnes qui ont plus de cinquante ans se souviendront
précisément qu'il y a encore un demi siècle,
on les regardait avec dédain, on les traitait comme
de simples comiques ou comédiens, etc.
Bien
sûr, ils se sont frayés un passage et, à
présent, on les considère d'égal à
égal, mais ils ne cessent pas pour autant d'émettre
leurs ondes terriblement dangereuses.
Naturellement,
ils apprennent par coeur des rôles absolument subjectifs,
de choses qui ont existé ou qui n'ont jamais existé
; des comédies, des drames qui peuvent avoir une
réalité ou n'en avoir aucune, qui sont uniquement
des productions de leur Mental, et l'honorable public, devant
les planches de la scène, « DORT » terriblement...
Quand
je dis « DORT », je le mets entre guillemets,
car je veux affirmer, de manière emphatique, que
la Conscience de ceux qui y assistent entre dans la somnolence
la plus profonde à cause du rêve.
Indiscutablement,
ce type d'Art Subjectif met réellement fin à
la nécessité des Perceptions Réelles...
Qu'est-ce qu'un « TURIYA » ? Un « Turiya
» est un homme qui peut parler face à face
avec son propre Dieu Interne. Eh bien, cet Art de type Subjectif
nous empêche réellement d'arriver à
l'Etat de Turiya ; c'est pourquoi il est pernicieux.
Au
nom de la vérité, je vous dis que, personnellement,
le cinéma et la télévision ne me plaisent
absolument pas. Lorsque, par curiosité, j'ai regardé
parfois quelque chose à la télévision,
j'ai eu ensuite un terrible remords de Conscience ; j'ai
du procéder au nettoyage de tous les ÉLÉMENTAIRES
qui s'étaient formés dans mon AURA et je n'ai
pu retrouver à nouveau mon calme qu'après
avoir désintégré jusqu'au dernier d'entre
eux.
Car
ce qui arrive, c'est qu'en voyant ces scènes, on
répète mentalement, de manière automatique,
ce qu'on regarde et alors la scène prend forme dans
le mental ; avec la scène du mental (comme dirait
monsieur Leadbeater) des Élémentaires se forment,
des Élémentaires semblables à ceux
qu'on a vus sur l'écran, qui volent une partie de
notre Conscience, qui viennent vampiriser notre propre Conscience.
Ceux-là, une fois établis dans le mental,
causent beaucoup de dommages : ils dérobent, je le
répète, une partie de notre Conscience ; ils
se convertissent en créatures vivantes à l'intérieur
de nous.
Quand
j'ai regardé, je le répète, la télévision
ou un film, j'ai dû ensuite souffrir beaucoup pour
désintégrer les Elémentaires qui s'étaient
forgés dans mon Mental... qui s'étaient formés...
Et je suis parvenu enfin à les désintégrer,
à force de travaux conscients et de souffrances volontaires.
C'est pour cette raison que j'ai définitivement renoncé
à la télévision, au cinéma,
à tout.
Je
vous explique cela pour que vous sachiez vous orienter,
parce que si on veut véritablement arriver à
s'éveiller, on doit savoir vivre ; si on veut se
développer consciemment dans les Mondes Internes,
se convertir en chercheur compétent de la vie des
Mondes Supérieurs, on doit évidemment promouvoir
ses propres « associations ».
Des
associations comme celles que nous avons en ce moment (nous
sommes réunis en assemblée plénière)
sont extraordinaires. Nous sommes en train de parler de
l'ÉVEIL DE LA CONSCIENCE et cela est magnifique parce
que nous sommes en train de PROMOUVOIR DES ASSOCIATIONS
extraordinaires dans les Mondes Supérieurs.
Maintenant,
lorsque vous rentrerez chez vous, lorsque vos corps seront
endormis dans vos lits respectifs, vous sortirez évidemment
de votre corps et, en sortant de votre corps, vous allez,
bien sûr, vous réunir à nouveau : de
la même façon que vous vous êtes réunis
ici ce soir, dans le physique, de même vous vous réunirez
aussi là-bas, dans l'astral, pour la même chose
: pour l'étude de l'Eveil ; et il est clair que là-bas
vous recevrez l'aide des Maîtres de la Fraternité
Occulte.
Vous
êtes donc en train de promouvoir des associations
extraordinaires pour les Mondes Supérieurs ; mais
si vous n'étiez pas ici, mais dans un bar, dans un
casino, dans un cabaret, cette nuit, une fois votre corps
endormi, l'Essence de chacun de vous hors de votre corps,
c'est-à-dire vos valeurs internes hors de votre corps
se rencontreraient à nouveau, s'associeraient, mais
ce ne serait plus pour étudier l'Éveil de
la Conscience.
La
Conscience va s'éveiller peu à peu et un jour,
enfin, elle restera complètement éveillée.
Une fois la Conscience éveillée, nous serons
suffisamment préparés pour VOIR LE CHEMIN
par nous-mêmes, le chemin qui doit réellement
nous conduire à la Libération Finale.
Mais,
comment pourrions-nous voir par nous-mêmes le Chemin
si nous ne faisons pas d'efforts pour nous éveiller
? Ceux qui sont endormis peuvent-ils voir, par hasard, le
Chemin ?...
Alors,
il faut nous éveiller ! N'est-ce pas ? Quand on s'éveille,
on comprend ce qu'on est. On fait un inventaire de ce qu'on
a, de ce qu'on a en trop et de ce qui nous manque. Il y
a beaucoup de facultés qu'on croit avoir et qu'on
n'a pas et beaucoup de facultés que l'on a réellement
sans savoir qu'on les a.
Mais
on ne peut arriver à faire cet inventaire de soi-même
que lorsqu'on est éveillé. Car quelqu'un qui
est endormi, comment va-t-il faire un inventaire de lui-même
? Que sait-il de lui-même, celui qui est endormi ?
Ainsi donc, il est fondamental, vital, de s'éveiller
; mais pour s'éveiller, il faut savoir vivre !
Il
est écrit que « celui qui va avec les loups
apprend à hurler ». Nous devons savoir avec
qui nous allons, quel est le type d'associations que nous
allons créer dans notre vie pratique ; nous devons
savoir SÉLECTIONNER NOS AMITIÉS parce que
cela est définitif.
À
mesure que nous nous appliquerons à vivre intelligemment,
notre Conscience deviendra de plus en plus éveillée
jusqu'à ce qu'un jour, finalement, elle puisse rester
éveillée. Une fois éveillés,
nous pourrons nous rendre compte de l'état lamentable
dans lequel nous nous trouvons.
Normalement,
l'être humain n'a rien d'autre que le CORPS PLANÉTAIRE.
Qu'est-ce que le corps planétaire ? Le corps physique,
avec son assise vitale, bien entendu. Au-delà du
corps physique, la seule chose qu'il y ait, c'est une somme
d'agrégats psychiques inhumains, nos propres défauts
psychologiques qui revêtent, pour ainsi dire, des
formes allégoriques : colère, convoitise,
luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc.
Qu'est-ce
qui continue après la mort ? Une somme d'agrégats
psychologiques. Si nous disons qu'après la mort c'est
un tas de diables qui continue, nous ne sommes pas en train
d'exagérer : c'est la vérité ! Appelons-les
colère, convoitise, envie, etc., mais c'est cela
qui continue.
Il
est certain que nous ne possédons pas de CENTRE PERMANENT
DE CONSCIENCE, non ; malheureusement, l'Essence est dans
la même bouteille que tous ces Agrégats Inhumains.
Il n'y a donc pas d'INDIVIDUALITÉ permanente chez
l'animal intellectuel erronément appelé «
homme ».
L'Individualité
est quelque chose qu'il faut acquérir. Si nous voulons
nous individualiser, nous devons nous « déségoïstiser
» ; l'individualisation n'est possible qu'au moyen
de la « déségoïstisation ».
De quelle façon pourrons-nous nous « déségoïstiser
» ? En éliminant les éléments
inhumains que nous portons en nous. Comment pourrons-nous
les éliminer ? Seulement après les avoir compris.
Nous
pouvons, par exemple, savoir que nous avons de la colère,
mais sans avoir conscience que nous avons de la colère,
ce qui est différent. Nous avons besoin de nous rendre
conscients du processus de la colère. La colère
subit beaucoup de métamorphoses et a beaucoup de
racines : il y a de la colère par la langue, il y
a de la colère par l'intention, il y a de la colère
par la parole, ou disons par le mental ; il y a différentes
formes de colère. Il y a des formes de colère
qui sont dues à l'amour-propre : quelqu'un offense
notre amour-propre et nous ressentons de la colère
; il y a des colères qui sont dues à la jalousie
; il existe des crises de colère provoquées
par la haine, etc.
Il
faut faire des recherches sur tous les aspects de la colère,
non pas d'un point de vue purement intellectuel. Il ne s'agit
pas de faire des recherches sur la colère de manière
abstraite, mais sur notre colère particulière
qui est différente.
Si
nous marchons dans la rue, par exemple, et que soudain quelqu'un
nous insulte sans aucun motif et que, furieux, nous réagissons,
il est évident qu'en arrivant chez nous, nous devons
réfléchir : pourquoi ai-je réagi de
cette manière ? Quelle a été la causa
causorum de cette réaction ? Il faut se rendre conscient
de cet aspect de la colère.
Si
un autre jour, j'ai eu une crise de colère causée
par de la jalousie, je devrai réfléchir à
cette jalousie : qu'est-ce qui a provoqué cette jalousie
? Et ainsi, connaître chaque facette de la colère
; nous devons procéder de la même manière
pour tous les autres défauts que nous portons en
nous.
L'élimination
n'est possible qu'à l'aide de la DIVINE MÈRE
KUNDALINI. Quelqu'un peut comprendre qu'il a une erreur,
un défaut psychologique et, cependant, continuer
avec lui. L'ÉLIMINATION est différente : on
ne peut éliminer qu'à l'aide de Devi Kundalini.
Le
plus haut degré de Pouvoir de Devi Kundalini se trouve
dans le sexe. Cela ne veut pas dire que du fait qu'un individu
n'a pas de femme ou qu'une femme n'a pas d'homme, ils ne
vont pas éliminer leurs erreurs ; bien sûr,
ils pourront toujours compter sur l'aide de leur Mère
Kundalini.
Ce
que je veux dire, c'est que la Force principale de Devi
Kundalini est dans le sexe et que si quelqu'un a la chance
d'avoir une épouse, ou si une femme a son mari, ils
peuvent travailler dans la FORGE DES CYCLOPES et solliciter,
en plein travail, Devi Kundalini, pour qu'elle élimine
tel ou tel défaut psychologique convenablement compris.
C'est ainsi que nous allons mourir d'instant en instant,
de moment en moment.
Avant
tout, il faut nous rendre conscients de ce que signifie
LA MORT DU MOI. La base, le fondement de tout progrès,
repose sur la mort parce que « ce n'est qu'avec la
mort qu'advient le nouveau : si le grain ne meurt pas, la
plante ne naît pas »...
Il
se trouve que la majorité des étudiants en
Ésotérisme oublient la Mort ; ils ne pensent
qu'à se perfectionner, acquérir des pouvoirs
ou quoi que ce soit, mais ils oublient la Mort.
Si
on va au cinéma, ça veut dire qu'ON A OUBLIÉ
LA MORT, n'est-ce pas ? Parce que lorsqu'on veut mourir
en soi-même, on ne va pas au cinéma ; le cinéma
ne nous intéresse plus. Parce que je n'ai jamais
vu un mort, un cadavre dans un cercueil s'intéresser
au cinéma.
Si
on est en train de se distraire « super bien »
avec la télévision, on démontre à
satiété qu'on a oublié la mort, parce
qu'aucun cadavre ne va s'asseoir pour regarder la télévision.
L'AUTO-RÉALISATION
est quelque chose de très sérieux, on ne peut
la prendre comme un jeu ; si nous voulons l'Auto-réalisation,
sa base en est la Mort...
Dans
l'Église Gnostique, nous voyons qu'il y a toujours
un grand cercueil. L'une des Chambres de l'Église
Gnostique est précisément mortuaire ; on voit
là un beau, un magnifique cercueil ; dans les loges
aussi, il y a toujours un cercueil.
Il
est regrettable qu'ici nous n'ayons pas de cercueil alors
qu'il devrait y en avoir un. On devrait le voir, n'est-ce
pas ? Parce que c'est très important.
En
tout cas, le cercueil, même s'il est petit, est le
symbole vivant que nous sommes disposés à
« mourir », qu'il est nécessaire de MOURIR
POUR ÊTRE.
Il
ne faut pas oublier la Mort. C'est à juste titre
que les moines de la Chartreuse, en Espagne, se saluent
d'une façon très spéciale :
-
« Mon frère, nous devons mourir... »
L'autre moine répond :
-
« Mon frère, nous le savons bien... »
C'est
ainsi qu'ils se saluent chaque fois qu'ils se rencontrent
: « Mon frère, nous devons mourir »,
« Mon frère, nous le savons bien... »
Nous,
la mort du corps physique ne nous intéresse pas ;
celui-ci, nous pouvons le perdre rien qu'en sortant de cette
maison, à n'importe quel moment ; même dans
le lit, nous pouvons tomber du lit sur le sol et mourir
; glisser sur une peau de banane dans une rue quelconque
et nous tuer ; ce n'est pas important. Ce qui nous intéresse,
c'est LA MORT DU MOI, du moi-même.
Ce
Moi que nous avons en nous nous rend horribles. Si vous
étiez éveillés, vous pourriez constater
ce que je suis en train de vous dire. Les RADIATIONS que
dégage toute personne qui a le Moi sont très
semblables à celles du Comte Dracula : SINISTRES
! Quand je suis seul, par exemple, pendant la méditation,
et qu'arrive par là quelqu'un qui a le Moi, je sens
de loin ses vibrations qui sont sinistres ; ce sont les
mêmes que celles du Comte Dracula : elles sont désagréables,
sinistres, funestes. Le Moi nous rend véritablement
immondes au sens le plus complet du terme.
Ainsi
donc, quand on arrive à éliminer le Moi, à
désintégrer tous les éléments
inhumains qu'on porte en nous, on reste alors radicalement
éveillés, à cent pour cent éveillés
; c'est évident. Il est nécessaire aussi de
nous revêtir des Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être...
Il
me vient en mémoire, à cet instant, certaines
instructions que j'ai reçues il y a quelques nuits.
Là-bas, dans le monde Astral, on m'a fait vivre une
scène très intéressante : on m'a fait
me sentir persécuté, bien que je fusse conscient
; mais quelques Vénérables ont alors provoqué
en moi une scène de persécution...
Soudain,
enfermé dans une certaine maison, j'ai reçu
la visite de tous ces Vénérables de la Fraternité
Occulte et ils m'ont instruit en chantant de manière
délicieuse. Ils m'ont donc dit que « les poursuites
de la Loi (ne faisant pas référence aux lois
terrestres, mais aux Lois du Karma) ne s'exercent que lorsqu'on
ne se déplace pas, bien vêtus, dans un riche
char ». C'est-à-dire, soyez « bien vêtus
» dans un magnifique « char » et avec
beaucoup d'argent en poche et les poursuites cesseront.
Je
suis en train de vous parler dans un langage que vous devez
savoir comprendre. À quel « char » se
réfèrent les Vénérables ? Au
CHAR DE MERKABAH. Quel est ce char ? Ce char est composé
de quatre Corps : le Physique, l'Astral, le Mental et le
Causal. C'est cela, le char ; quand, dans la Kabbale, vous
entendez parler du « Char de Merkabah », on
se réfère aux Quatre Corps.
«
Bien vêtu »... Qu'entend-on, dans la Kabbale,
par « un personnage bien vêtu dans un riche
char » ? Celui qui a fabriqué les Corps Existentiels
Supérieurs de l'Être et qui, de plus, les a
CHRISTIFIÉS ; celui-là est un « individu
bien vêtu ».
Et
s'il a « beaucoup d'argent dans sa bourse »,
qu'affirme-t-on ? Qu'il a du CAPITAL COSMIQUE. Ce capital,
on l'obtient en faisant de bonnes oeuvres, en travaillant
pour l'Humanité.
Il
est évident qu'un Maître comme LE COMTE DE
SAINT GERMAIN, personne ne va le poursuivre. Et Jésus
de Nazareth, comment les Seigneurs du Karma le poursuivraient-ils
? Qui va poursuivre Jésus de Nazareth ? Ils poursuivent
« l'indigent », le malheureux qui marche «
à pied », « mal vêtu », tout
amaigri et sans « argent ».
Qui
est « le malheureux, l'indigent mal vêtu »
? Le « mendiant », qui est-ce ? Celui qui n'a
pas fabriqué les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être : « Villegas et tous ceux qui le suivent,
Vincent et tous ses gens, Monsieur Raymond et tout son monde
» ; ce sont des victimes de la Loi. Ne le voyez-vous
pas ? Ils vont par-ci, par-là, toujours malheureux
; ils naissent sans savoir comment et meurent sans savoir
pourquoi, toujours avec un bandeau sur les yeux, depuis
le berceau jusqu'au tombeau. Ils se marient ; ils ont beaucoup
d'enfants ; ils vivent dans la plus affreuse pauvreté,
toujours malheureux, toujours persécutés.
Quand on s'habille bien, qu'on a un joli « char »
et beaucoup d'argent dans sa bourse, les poursuites cessent.
Qui
poursuivrait le COMTE CAGLIOSTRO ? Même le célèbre
Louis XV ne put rien contre lui. Il l'enferma dans la Bastille,
sans doute. Mais croyez-vous que le Comte Cagliostro, un
homme qui maniait les ÉTATS DE JINAS, ait pu rester
enfermé là, dans la Bastille ? À des
moments, il se trouvait là, à d'autres moments,
il se trouvait à Rome, à Paris, à Londres,
de partout, sauf à la Bastille.
Quand
il sortit de la Bastille, deux mois plus tard, il sortit
royalement, splendidement vêtu, couvert d'or et de
diamants de partout, souriant, joyeux, devant la foule ;
dix mille personnes le portèrent sur leurs épaules
: ce fut un triomphateur, n'est-ce pas ? On dit «
qu'il fut mis en prison et qu'il mourut en prison ».
C'est faux, personne ne sait ce qu'est devenu le Comte Cagliostro.
Et
que dire du Comte de Saint Germain, du grand Initié
ALTOTAS ? Il vit encore, toujours combattu, jamais vaincu.
Ainsi, mes frères « habillez-vous bien »
et alors tout changera ; ayez un « beau char »
et vous aurez une vie meilleure.
Évidemment,
nous devons fabriquer ce char. Nous commencerons avec le
CORPS ASTRAL, c'est nécessaire ; pour cela il faut
utiliser le SPERME SACRÉ.
Malheureusement,
les gens communs, ordinaires, ne savent pas apprécier
la valeur du Sperme ; ils le gaspillent ; ils l'extraient
misérablement de leur organisme (c'est là
que réside tout le pouvoir avec lequel ils peuvent
changer la totalité de leur vie et se convertir en
Dieux), ils le jettent comme si ce n'était rien.
Ils
se ruinent eux-mêmes ; ils se condamnent eux-mêmes
au malheur. Mais, si ce Sperme se transforme, s'il se convertit
en énergie, les choses changent ; parce que c'est
avec cette énergie très subtile du Sexe que
nous allons élaborer le Corps Astral.
Une
fois ce corps forgé, formé, nous pouvons voyager
avec lui consciemment et positivement. On sait qu'on a un
organe quand on l'utilise. Nous savons que nous avons des
mains et des bras parce que nous les bougeons ; nous savons
que nous avons des pieds parce qu'avec eux nous marchons
; c'est évident. Ainsi, de même, quand on s'offre
le luxe de fabriquer son Corps Astral, on sait qu'on l'a
parce qu'on peut l'utiliser, parce qu'on peut se déplacer
avec ce corps de façon positive, dynamique.
Il
se produit la même chose avec le MENTAL : il faut
le fabriquer au moyen de la transmutation du Sperme en Énergie.
Les gens n'ont pas leur propre Mental ; nous devons créer
un Mental individuel, qui nous soit propre. On ne peut le
créer qu'au moyen de la transformation du Sperme
en énergie.
Et,
finalement, fabriquer le Corps de la VOLONTÉ CONSCIENTE
pour savoir gérer toutes les circonstances. Celui
qui est victime des circonstances ne possède pas
le Corps de la Volonté Consciente ; on doit apprendre
à déterminer les circonstances et non pas
que les circonstances nous déterminent.
Celui
que toujours les circonstances déterminent est comme
une bûche jetée dans les vagues houleuses de
l'océan ; c'est une victime de toutes les calamités.
Nous
devons apprendre à déterminer nos circonstances,
et ce n'est possible qu'en créant le Corps de la
Volonté Consciente. Ce corps est créé
grâce à la transmutation du Sperme en énergie
; c'est avec cette énergie extrêmement subtile
de l'Être qu'on va créer le Corps de la Volonté
Consciente.
Ces
Quatre Corps : Physique, Astral, Mental et Causal constituent
le char. Une fois le char créé, il ne reste
plus au « conducteur » qu'à pénétrer
dans ce char. Qui est le Conducteur du Char ? Notre propre
ÊTRE.
Mais,
l'Être ne va pas entrer dans un Char qui n'existe
pas ; il faut créer le Char. Alors, quand nous recevons
l'Être, il reste comme un Seigneur dans son Char.
Un Seigneur bien vêtu ; bien vêtu des Corps
Existentiels Supérieurs de l'Être, des vêtements
sacrés, et avec un Char magnifique (un magnifique
convoi) ; alors il n'est plus victime des circonstances...
Celui
qui arrive à avoir ces Corps doit aspirer à
un peu plus : il doit LES CHRISTIFIER et beaucoup d'oeuvres
ont été écrites sur la Christification.
Les Corps Christifiés sont extraordinaires ; tout
sujet christifié est, en fait, un Grand Seigneur
dont on peut dire qu'il est « bien vêtu »
; il cesse d'être victime des circonstances ; il cesse
d'être poursuivi par la Loi du Destin ; il se convertit
en Seigneur, un Seigneur au sens le plus complet du terme.
Autrefois,
les êtres humains vivaient conformément à
certains principes qui leur permettaient de conserver leurs
corps jusqu'au moment où ils fabriquaient les Corps
Existentiels Supérieurs de l'Être ; mais, à
cette époque, l'humanité accomplissait le
DEVOIR COSMIQUE. Qu'est-ce que le Devoir Cosmique ? VIVRE
TOUJOURS ÉVEILLÉ !
Un
individu qui lit un livre à cinq cents kilomètres
à l'heure, page après page, et qui dit : «
Je le connais » est en train de ruiner son CERVEAU
INTELLECTUEL ; il n'est pas en train d'accomplir le Devoir
Cosmique !
Au
nom de la Vérité, je vous dis ceci : quand
j'étudie une oeuvre, je réfléchis profondément
sur le paragraphe que je suis en train d'étudier,
je médite sur ce paragraphe et je ne passe pas au
suivant avant de m'être rendu conscient du paragraphe
que j'ai lu ; si je ne l'ai pas compris, je ne continue
pas, parce qu'il est absurde de continuer. Ainsi donc, on
doit se rendre conscient de ce qu'on lit ; c'est une partie
du Devoir Cosmique.
Poursuivons
avec le CENTRE ÉMOTIONNEL. Se laisser entraîner
par les émotions violentes est absurde. Dans les
arènes de taureaux, on voit des scènes scandaleuses
: des femmes qui, dans le déchaînement de leurs
passions enlèvent leurs sous-vêtements et les
lancent au toréador avec leurs chaussures, car elles
sont devenues complètement folles. Des hommes qui
font des atrocités et qui, pour finir, portent le
toréador en triomphe, comme s'il était un
grand seigneur alors qu'il n'est rien de plus qu'un pauvre
idiot...
Dans
les matchs de football, on voit des choses horribles. Très
souvent, les footballeurs terminent par une bataille rangée.
Pourquoi ? Si on en cherche la raison, on trouve que c'est
idiot, absurde...
Il
y a ceux qui justifient le football, ceux qui disent que
« Nous devons le football à nos ancêtres
», que « Les Aztèques y jouaient ».
Il y a ceux qui disent : « En effet, ici, ils avaient
aussi les guichets où ils vendaient les billets...
», c'est faux !
Chez
les Aztèques, le ballon de football représente
le Soleil et quand ils jouaient à ce jeu, cela représentait
LA LUTTE DE LA LUMIÈRE CONTRE LES TÉNÈBRES
; C'ÉTAIT UN MOUVEMENT RITUEL préalablement
étudié...
Vous
voyez, ici, ce tableau que nous avons sur l'autel, n'est-ce
pas ? Sur le sol, les dalles blanches et noires représentent
la lutte entre la Lumière et les Ténèbres.
De
même, chez les Aztèques, le JEU DE PELOTE était
une LITURGIE préalablement étudiée.
Chaque mouvement correspondait à la Liturgie ; il
n'y avait pas de mouvements « à tort et à
travers » ; tous étaient préalablement
tracés. Tous ces mouvements symbolisaient ou représentaient
la lutte entre les Pouvoirs de la Lumière et les
Pouvoirs des Ténèbres.
Un
jeu similaire fut établi dans les CATHÉDRALES
GOTHIQUES du Moyen Âge en Europe. Un tel jeu s'effectuait,
se réalisait précisément dans les cathédrales
et il faisait partie de la Liturgie dirigée par le
« curé » pour symboliser la lutte entre
les Pouvoirs de la Lumière et des Ténèbres.
Mais
ce petit jeu idiot des footballeurs n'a aucune tradition
exceptée celle d'un pauvre imbécile en Angleterre
qui, un jour, s'est mis à remplir d'air une vessie
de boeuf ou de caoutchouc et, après l'avoir gonflée
(après que le ballon fut gonflé), il l'enveloppa
d'un morceau de cuir, le cousit et se mit à lui donner
des coups de pieds...
Ce
qui arriva, c'est que peu de jours après, partout
à Londres la presse protesta alors parce que les
chapeaux de nombreuses dames tombaient à cause de
ces ballons ; les vitres des maisons volaient en éclats.
La police intervint, mais on ne parvint pas à faire
cesser ce vice qui se propagea mondialement...
À
présent, on dit que « c'est très sérieux
» ; et on l'a rendu « sérieux ».
Rendre « sérieux » l'idiotie d'un vagabond,
d'un gars qui n'avait pas de travail à Londres, c'est
des plus stupides !
Disciple.
Avec quels éléments vont se former les Corps
Existentiels Supérieurs de l'Être ?
Maître.
AVEC LE MERCURE ; si le Mercure a été auparavant
fécondé par le Soufre, il peut servir alors
pour la formation des Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être. Il est nécessaire que le Mercure
soit fécondé par le Soufre. C'est tout.
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