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34. Protection Psychologique devant les Impressions (La
Transformation des Impressions)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "PROTECCIÓN
PSICOLÓGICA ANTE LAS IMPRESIONES (La Transformación
de las Impresiones)"
[...]
je l'étends à tous ceux que vous convoquez
pour venir aux réunions.
Notre
thème sera relatif à la transformation de
soi-même.
Dans
notre dernière conférence, nous avons beaucoup
parlé de « l'importance de la vie en elle-même
». Nous avons dit aussi : « Un homme est ce
qu'est sa vie et celle-ci est comme un film ; en se désincarnant,
nous l'emmenons pour la revivre de façon rétrospective
dans le Monde Astral ; et en revenant, nous la ramenons
pour la projeter à nouveau sur le tapis du Monde
Physique ».
Il
est clair que la Loi de Récurrence existe et que
tous les événements se répètent
; que tout revient réellement pour se reproduire
comme c'est arrivé auparavant, avec en plus les bonnes
et les mauvaises conséquences, c'est évident.
Or,
l'important c'est de RÉUSSIR LA TRANSFORMATION DE
SA VIE, et c'est possible si on se le propose profondément...
«
Transformation » signifie qu'une chose change en une
autre, différente. Il est logique que tout soit susceptible
de changements.
Il
existe des transformations de la matière qui sont
très connues. Personne ne pourrait nier, par exemple,
que le sucre se transforme en alcool et que l'alcool, à
son tour, se convertit en vinaigre par l'action de ferments
(c'est la transformation d'une substance moléculaire
en une autre substance moléculaire), vous le savez...
Dans la nouvelle chimie des atomes et des éléments,
le radium, par exemple, se transforme lentement en plomb.
Les
Alchimistes du Moyen Âge parlaient de la « TRANSMUTATION
DU PLOMB EN OR ». Cependant, ils ne faisaient pas
toujours allusion à la question métallique,
purement physique. En général, ils voulaient
indiquer par cette expression, la transformation du «
plomb » (celui de la personnalité) en «
Or de l'Esprit ». Il convient donc de réfléchir
à toutes ces choses.
Dans
les Évangiles, l'idée de l'HOMME TERRESTRE
(que l'on compare à une semence capable de croître)
a aussi la même signification que l'idée de
Renaissance d'un homme qui « naît une autre
fois ». Cependant, il est évident que «
si le grain ne meurt pas, la plante ne peut naître
». Dans toute transformation, existent MORT et NAISSANCE
ou MORT et RÉSURRECTION, vous le savez...
Dans
la Gnose, nous considérons l'homme comme une usine
à trois étages qui absorbe normalement trois
aliments. L'ALIMENT commun correspond normalement à
l'étage inférieur de l'usine (en ce qui concerne
l'estomac). L'AIR, naturellement, se trouve au deuxième
étage car il est en relation avec les poumons ; et
les IMPRESSIONS, indubitablement, sont en relation intime
avec le cerveau ou troisième étage (c'est
une question d'observation, n'est-ce-pas, mes frères
?).
Les
aliments que nous mangeons subissent des transformations
successives, c'est indiscutable. Le processus de la vie
en lui-même, par lui-même, est la transformation.
Chaque créature de l'univers vit grâce à
la transformation d'une substance en une autre.
Un
végétal, par exemple, transforme l'air, l'eau
et les sels de la terre, en de nouvelles substances vitales,
en éléments utiles pour nous, comme le sont
par exemple les noix, les fruits, les pommes de terre, les
citrons, les haricots, les petits pois, etc. Ainsi, tout
est donc TRANS-FOR-MA-TION.
Par
l'action de la lumière solaire, nous obtenons les
ferments variés de la Nature. Il est indiscutable
que la pellicule sensible de la vie (qui s'étend
normalement sur la surface de la Terre) conduit toute LA
FORCE UNIVERSELLE vers l'intérieur même du
monde planétaire sur lequel nous vivons.
Mais
chaque plante, chaque insecte, chaque créature (même
« l'animal intellectuel » erronément
appelé « homme ») absorbe, assimile certaines
Forces Cosmiques, ensuite les transforme et les retransmet
inconsciemment aux couches inférieures de l'organisme
planétaire.
Ces
Forces transformées sont en intime relation avec
toute l'économie de cet organisme planétaire
sur lequel nous vivons. Indubitablement, chaque créature,
selon son espèce, transforme des Forces déterminées
qu'elle retransmet ensuite à l'intérieur de
la Terre, pour l'économie du monde. Les autres créatures,
les différentes espèces (les plantes, etc.)
accomplissent aussi la même fonction.
En
effet, en tout, il existe une transformation. Ainsi, l'épiderme
de la Terre est un organe de transformation...
Quand
nous mangeons un aliment, si nécessaire pour notre
subsistance, celui-ci est transformé (par étapes,
bien sûr) en tous ces éléments vitaux
si indispensables à notre existence même. Qui
réalise en nous ce processus de transformation des
substances ? Le CENTRE INSTINCTIF.
Comme
ce centre est sage ! Réellement, nous sommes étonnés
de la sagesse de ce centre ! La digestion en elle-même,
mes chers frères, est une transformation.
Tout
le monde peut voir que la nourriture prise par l'estomac
(c'est-à-dire la partie inférieure de cette
usine à trois étages qu'est l'organisme humain)
se transforme. Si un aliment, par exemple, passait par l'estomac
sans se transformer, l'organisme ne pourrait pas assimiler
ses principes (ses vitamines, ses protéines) ; cela
provoquerait simplement une indigestion.
Ainsi
donc, nous allons peu à peu réfléchir
à cette question et nous allons comprendre la nécessité
de passer par une transformation.
Il
est clair que les aliments physiques se transforment, mais
il y a quelque chose qui nous invite beaucoup à la
réflexion : il n'existe pas de transformation adéquate,
par exemple, pour les impressions ; dans les desseins de
la Nature proprement dite, il n'est aucunement nécessaire
que « l'animal intellectuel » erronément
appelé « homme », transforme réellement
les impressions.
Mais,
un homme peut transformer lui-même ses impressions
s'il possède, naturellement, une Connaissance Esotérique
profonde et s'il comprend le pourquoi de cette nécessité
(ce serait magnifique de TRANSFORMER LES IMPRESSIONS).
La
majorité des gens, comme vous l'avez vu sur le terrain
de la vie pratique, croient que ce monde physique va leur
donner exactement ce qu'ils désirent et ce qu'ils
cherchent ; et voilà, mes chers frères, une
terrible erreur. La vie en elle-même pénètre
en nous, dans notre organisme, sous forme de simples impressions.
Ce
que nous devons comprendre en premier, c'est la signification
de ce Travail Esotérique en intime relation avec
la question des impressions. Il est vrai que nous devons
les transformer ! ET NOUS NE POURRIONS, réellement,
TRANSFORMER NOTRE VIE, SI NOUS NE TRANSFORMIONS PAS LES
IMPRESSIONS qui parviennent à notre mental. Il est
donc urgent que ceux qui écoutent cette cassette
réfléchissent à ce que nous sommes
en train de dire ici...
Ce
que nous appelons la « vie extérieure »
n'existe pas réellement ; et vous voyez que nous
sommes en train de parler de quelque chose de très
révolutionnaire, car tout le monde croit que le physique
c'est le réel. Mais si nous approfondissons un petit
peu plus, en réalité ce que nous recevons
à chaque instant, à chaque moment, ce sont
de pures impressions. Lorsque nous voyons une personne qui
nous est agréable ou qui nous est désagréable,
la première chose que nous captons, ce sont des impressions
de cette nature, n'est-ce pas. Cela, nous ne pouvons pas
le nier.
LA
VIE EST, pour ainsi dire, UNE SUCCESSION D'IMPRESSIONS (et
non, comme le croient beaucoup « d'ignorants instruits
», une chose solide, physique, de type exclusivement
matériel). La réalité de la vie, ce
sont ses impressions.
Il
est clair que l'idée que nous sommes en train d'émettre
par le biais de cet enregistrement est certainement très
difficile à saisir, à appréhender ;
cela constitue un point crucial très difficile à
comprendre.
Il
est possible que vous qui êtes en train de m'écouter,
vous ayez la certitude que la vie que vous menez existe
comme telle et non comme ses impressions. Vous êtes
tellement influencés par le monde physique que vous
pensez ainsi, évidemment.
La
personne que nous voyons assise là, par exemple,
sur une chaise (avec tel ou tel vêtement de couleur),
celle qui nous sourit plus loin, celle qui est si sérieuse,
etc., c'est pour nous quelque chose de réel, n'est-ce
pas ? Mais si nous méditons profondément sur
tout ce que nous voyons, nous arrivons à la conclusion
que le réel, ce sont les impressions.
Celles-ci,
comme je l'ai déjà dit, parviennent évidemment
au mental par les fenêtres des cinq sens ; si par
exemple nous n'avions pas d'yeux pour voir, ni d'oreilles
pour entendre, ni le sens tactile pour toucher, ni l'odorat
pour sentir, etc., ou ne serait-ce que le goût pour
savourer les aliments qui entrent dans notre organisme,
ce que nous appelons le monde physique existerait-il seulement
pour nous ? Bien sûr que non, absolument pas !
La
vie nous parvient donc sous forme d'impressions et c'est
ici, et précisément ici, qu'existe la possibilité
de travailler sur nous-mêmes.
Avant
tout (si nous voulons le faire), il faut donc comprendre
le travail que nous devons faire. Si nous ne faisions pas
correctement ce travail, comment pourrions-nous obtenir
une transformation psychologique en nous-mêmes ?
Il
est évident que le travail que nous allons réaliser
sur nous-mêmes doit se faire sur les impressions que
nous recevons à chaque instant, à chaque moment.
Et à moins de le saisir, ou disons de le capter,
nous ne comprendrons jamais la signification de ce qu'on
appelle, dans le travail, le « PREMIER CHOC CONSCIENT
».
Le
« choc » est en relation avec ces impressions
qui sont tout ce que nous connaissons du monde extérieur,
que nous recevons, que nous prenons comme si c'était
les véritables choses, les véritables personnes.
Nous devons donc transformer notre vie et celle-ci est interne.
Donc,
en voulant transformer les aspects psychologiques de notre
existence, nous devons évidemment travailler sur
les impressions qui entrent en nous, c'est clair...
Pourquoi
appelons-nous le travail sur la transformation des impressions
le « Premier Choc Conscient » ? Pour une seule
raison, mes chers frères gnostiques, pour une seule
raison : parce que simplement c'est une chose qu'en aucune
manière nous ne pourrions effectuer de façon
purement mécanique. Cela n'arrive jamais mécaniquement,
il faut faire un EFFORT AUTO-CONSCIENT.
Il
est clair qu'un aspirant gnostique qui commence à
comprendre ce type de travail, commence évidemment,
pour cette raison, à cesser d'être un homme
mécanique servant exclusivement les intérêts
de la Nature, une créature absolument endormie qui
n'est rien d'autre, simplement, qu'un « employé
» de la Nature, au service de son économie
à elle, laquelle ne sert réellement, en aucune
façon, les intérêts de notre propre
Auto-réalisation Intime.
Si
vous commencez maintenant à comprendre la signification
de tout ce que nous sommes en train d'enseigner dans cette
cassette, si vous réfléchissez à présent
à la signification de tout ce qu'on vous enseigne
à faire par la voie, disons, de l'effort individuel
(en commençant par l'OBSERVATION DE SOI-MÊME),
vous verrez sans doute, mes chers frères gnostiques,
que l'aspect pratique du Travail Ésotérique
est totalement en relation avec la transformation des impressions
et ce qui, naturellement, résulte de celles-ci.
Le
travail, par exemple, sur les ÉMOTIONS NÉGATIVES,
sur les états d'irritation, sur cette question de
l'IDENTIFICATION, sur l'AUTO-CONSIDÉRATION, sur les
« MOIS SUCCESSIFS », sur le MENSONGE, sur l'AUTO-JUSTIFICATION,
sur les excuses et sur les ÉTATS D'INCONSCIENCE dans
lesquels nous nous trouvons est totalement en relation avec
la transformation des impressions et ce qui en résulte.
Il
conviendra ainsi, mes chers frères gnostiques, que
d'une certaine façon, le travail sur soi-même
soit comparé à la DIGESTION (au sens d'une
transformation). Je veux que vous réfléchissiez
profondément à cela, que vous compreniez donc
ce qu'est le « Premier Choc ». Il faut créer
un INSTRUMENT DE CHANGEMENT AU LIEU D'ENTRÉE DES
IMPRESSIONS (ne l'oubliez pas).
Si
grâce à la compréhension du travail,
vous pouvez accepter la VIE COMME UN TRAVAIL RÉELLEMENT
ÉSOTÉRIQUE, vous serez alors en état
constant de RAPPEL DE VOUS-MÊMES.
Cet
État de Conscience de soi vous mènera naturellement
sur le terrain vivant de la transformation des impressions
et, ainsi, normalement (ou pour mieux dire, « supra-normalement
») sur celui d'une vie différente, par rapport
à ce qui vous concerne naturellement.
C'est-à-dire
que la vie n'agira plus sur vous tous, mes chers frères,
comme elle le faisait auparavant : vous commencerez à
penser et à comprendre d'une manière nouvelle,
ce qui est, bien sûr, le début de votre propre
transformation ; parce que tant que vous continuerez à
penser de la même manière, à prendre
la vie de la même manière, il est clair qu'il
n'y aura aucun changement en vous.
Transformer
les impressions de la vie, c'est se transformer soi-même,
mes chers frères gnostiques, et seule une manière
de penser totalement nouvelle peut l'effectuer. Alors, tout
ce travail consiste donc exclusivement en une forme, disons,
radicale de transformation. Si on ne se transforme pas,
on n'obtient rien.
Vous
comprendrez que la vie exige, naturellement, que nous réagissions
continuellement. Toutes ces réactions forment notre
vie, notre vie personnelle. Changer notre vie n'est pas
simplement changer les circonstances purement extérieures,
c'est changer réellement nos propres réactions.
Mais
si nous ne voyons pas que la vie extérieure nous
arrive comme de simples impressions qui nous obligent sans
cesse à réagir d'une manière, dirons-nous,
plus ou moins stéréotypée, nous ne
verrons pas où commence le point qui, réellement,
rend notre changement possible et où il est possible
de travailler.
Si
les réactions qui forment notre vie personnelle sont
presque toutes de type négatif, alors notre vie sera
aussi négative. La vie consiste principalement en
une série successive de réactions négatives
que l'on donne sans cesse en réponse aux impressions
qui parviennent au mental.
Ensuite,
notre tâche consiste à transformer les impressions
de la vie, afin qu'elles ne provoquent pas ce type de réactions
négatives auxquelles nous sommes tant accoutumés.
Mais pour y arriver, nous devons nous AUTO-OBSERVER d'instant
en instant, de moment en moment. Il est donc urgent d'étudier
nos propres impressions.
Ensuite,
on peut laisser ou non les impressions parvenir à
notre mental d'une manière mécanique, négative
; si on ne les laisse pas faire, cela équivaut à
commencer à vivre plus consciemment. C'est-à-dire
qu'on peut se permettre, s'offrir le luxe de laisser les
impressions nous arriver mécaniquement, mais si on
ne commet pas une telle erreur, si on transforme nos impressions,
on commence alors à vivre consciemment. C'est pour
cela qu'on parle de « Premier Choc Conscient ».
Le
Premier Choc Conscient réside précisément
dans la transformation des impressions qui parviennent au
mental. Si on ne parvient pas à transformer les impressions
qui arrivent au mental, au moment même de leur entrée,
on peut toujours travailler sur leur résultat et
empêcher, c'est clair, qu'elles produisent leurs effets
mécaniques qui sont généralement toujours
désastreux à l'intérieur de notre psyché.
Tout
cela requiert d'avoir un sentiment défini, une vibration
définie pour le travail, une valorisation de l'Enseignement.
Cela signifie que ce Travail Ésotérique Gnostique
doit se faire du point, pour ainsi dire, où entrent
les impressions et à partir duquel elles sont réparties
mécaniquement, à leur place habituelle dans
la Personnalité, pour provoquer les anciennes réactions.
Je
veux que vous arriviez à comprendre un petit peu
plus. Je vais essayer, disons, de simplifier, afin que vous
puissiez comprendre. Je vais prendre un exemple : si nous
jetons une pierre dans un lac cristallin, nous voyons qu'elle
produit des impressions dans le lac ; et la réponse
à ces impressions (provoquées par la pierre),
ce sont les réactions. Celles-ci se manifestent sous
forme d'ondes qui vont du centre à la périphérie,
n'est-ce pas ? Eh bien maintenant, mes chers frères
gnostiques, appliquez cet exemple au mental.
Imaginez-le,
un moment, comme un lac. Soudain, apparaît l'image
d'une personne. Cette image est comme la pierre de notre
exemple : elle arrive au lac du mental, alors le mental
réagit sous forme de réactions (ce sont les
impressions qui produisent l'image qui arrive au mental
; les réactions sont la réponse à ces
impressions).
Si
vous lancez une balle contre un mur, le mur reçoit
l'impression ; et alors vient la réaction qui consiste
donc en ce que, inconsciemment, la balle retourne vers celui
qui l'a envoyée. Bon, il se peut qu'elle n'y arrive
pas directement, mais de toutes manières, la balle
rebondit et c'est une réaction, n'est-ce pas ?
Le
monde entier est formé par des impressions : par
exemple, nous parvient l'image d'une table (c'est une image
qui arrive à notre mental à travers les sens)
; nous ne pouvons pas dire que la table est venue, que la
table s'est mise dans notre cerveau, ce serait absurde ;
mais par contre, l'image de la table nous est parvenue,
alors notre mental réagit immédiatement, en
disant : « C'est une table et elle est en bois ou
elle est en métal », etc. Je crois que vous
me comprenez, n'est-ce pas ?
Mais
cependant, il y a des impressions qui ne sont pas très
agréables. Par exemple, les paroles de quelqu'un
qui nous insulte ne sont certes pas tellement belles, à
ce qu'on dit, n'est-ce pas ? Pourrions-nous, disons, transformer
les paroles d'une personne qui nous insulte ? Non, les paroles
sont ce qu'elles sont. Alors que pourrions-nous faire ?
Transformer les impressions que nous produisent de telles
paroles. C'est possible, en effet, et l'Enseignement Gnostique
nous enseigne à cristalliser la SECONDE FORCE (c'est-à-dire
le CHRIST en nous), grâce à un postulat qui
dit « IL FAUT RECEVOIR DE BONNE GRÂCE LES MANIFESTATIONS
DÉSAGRÉABLES DE NOS SEMBLABLES »...
Voilà
donc la manière de transformer les impressions que
produisent en nous les paroles d'une personne qui nous insulte
: « Recevoir de bonne grâce les manifestations
désagréables de nos semblables »...
Ce
postulat nous conduira naturellement à la cristallisation
de la Seconde Force (c'est-à-dire le CHRIST en nous)
; il fera que le Christ vienne en nous. C'est un postulat
sublime, ésotérique à cent pour cent.
Or,
si nous ne connaissons que les impressions du monde physique,
alors le monde physique proprement dit n'est pas aussi externe
que les gens le croient. C'est avec juste raison qu'Emmanuel
Kant a dit : « L'extérieur est l'intérieur
»...
Donc,
si c'est l'intérieur qui compte, alors nous devons
transformer l'intérieur (les impressions sont intérieures).
Ainsi,
tout ce que nous voyons, tous les objets, les choses existent
à l'intérieur de nous sous forme d'impressions.
Si par exemple nous ne transformons pas les impressions,
rien ne changera en nous.
La
luxure, la convoitise, la haine, l'orgueil, etc., existent
sous forme d'impressions dans notre psychisme et elles vibrent
incessamment ; et le RÉSULTAT MÉCANIQUE de
ces impressions, ce sont tous ces ÉLÉMENTS
INHUMAINS que nous portons en nous, que normalement nous
avons appelés Moi ou Mois et qui, dans leur ensemble,
constituent le moi-même, le soi-même, n'est-ce
pas ?
Supposons
qu'un individu, par exemple, voit une femme provocante et
qu'il ne transforme pas ses impressions ; le résultat
sera que celles-ci (de type naturellement luxurieux) feront
naître en lui le désir de la posséder.
Ce désir est le résultat mécanique
de l'impression reçue ; et ce désir va se
cristalliser, va prendre forme dans notre psyché
; il se convertit en un agrégat de plus, c'est-à-dire
en un élément inhumain, en un nouveau Moi
de type luxurieux qui vient se joindre à la somme
(qui existe déjà) des éléments
inhumains qui, dans leur totalité, constituent l'EGO,
le moi-même, le soi-même.
Mais,
nous allons donc continuer à réfléchir...
En nous, existent la colère, la convoitise, la luxure,
l'envie, l'orgueil, la paresse et la gourmandise...
La
COLÈRE. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'impressions
sont arrivées en nous, à l'intérieur
de nous et nous ne les avons jamais transformées.
Donc, le résultat mécanique de ces impressions
de colère, ce sont les Mois qui existent encore,
qui vivent dans notre psyché et qui nous font donc
constamment ressentir de l'irritation.
La
CONVOITISE. Indubitablement, beaucoup de choses ont éveillé
en nous la convoitise : l'argent, les bijoux, les choses
matérielles de toutes sortes, etc. Réellement,
ces choses, ces objets sont parvenus en nous sous forme
d'impressions. Nous avons commis l'erreur de ne pas avoir
transformé ces impressions en une chose différente,
par exemple, en admiration pour la beauté ou en altruisme
ou en joie pour le propriétaire de telle ou telle
chose, enfin... Et alors ? Eh bien, ces impressions non
transformées se sont converties naturellement en
Mois de convoitise que nous portons maintenant en nous.
Quant
à la LUXURE, je l'ai déjà dit : différentes
formes de luxure sont parvenues en nous sous forme d'impressions
; c'est-à-dire que des images de type dirons-nous
érotique, ont surgi à l'intérieur de
notre mental et nous y avons réagi par la luxure.
Alors, étant donné que nous n'avons pas transformé
ces ondes luxurieuses, ces vibrations luxurieuses, ces impressions,
ce ressenti luxurieux, cet ÉROTISME MALSAIN, pas
bien compris (parce que j'ai déjà dit que
l'ÉROTISME bien compris est SAIN), le résultat
ne s'est pas fait attendre : il a été complètement
mécanique et de nouveaux Mois sont nés dans
notre psyché (de type morbide, bien sûr).
Par
conséquent, aujourd'hui il nous incombe de travailler
sur les impressions que nous avons en nous et sur leurs
résultats mécaniques.
Nous
avons en nous des impressions de colère, de convoitise,
de luxure, d'envie, d'orgueil, de paresse, de gloutonnerie,
etc., et j'en passe. Nous avons aussi, en nous, les résultats
mécaniques de ces impressions : des tas de Mois querelleurs
et criards qu'il nous faut maintenant COMPRENDRE et ÉLIMINER.
Tout
le travail sur notre vie porte donc sur le fait de savoir
transformer les impressions et aussi de savoir éliminer,
disons, les résultats mécaniques des impressions
non transformées dans le passé...
Le
monde extérieur, à proprement parler, n'existe
pas ; ce qui existe, c'est ce qui est interne. Les impressions
sont intérieures et les réactions à
ces impressions sont de type, disons, complètement
intérieur. Personne ne pourrait me dire qu'il est
en train de voir un arbre en lui-même ; il verra l'IMAGE
DE L'ARBRE, mais non l'arbre. « LA CHOSE EN SOI (comme
disait Emmanuel Kant), personne ne la voit » ; on
voit l'image de la chose. C'est-à-dire que surgissent
en nous des impressions à propos d'un arbre, d'une
chose. Celles-ci sont internes ; elles sont en nous ; elles
sont dans le mental.
Si
par exemple, quelqu'un ne modifie pas ses propres impressions
internes, le résultat mécanique ne se fait
pas attendre : c'est la NAISSANCE DE NOUVEAUX « MOIS
» qui viennent asservir encore plus notre Essence,
notre Conscience ; qui viennent intensifier, disons, le
rêve dans lequel nous vivons.
Quand
on comprend que, réellement, tout ce qui existe au-dedans
de nous-mêmes (en relation avec le monde physique)
n'est rien d'autre que des impressions, on comprend aussi
la nécessité de transformer ces impressions
; et quand on le fait, il se produit une totale transformation
de soi-même.
Il
n'y a rien de plus douloureux, par exemple, que la calomnie
ou les paroles d'une personne qui nous insulte ; mais si
on est capable de transformer les impressions que produisent
en nous de telles paroles, eh bien celles-ci restent alors
sans aucune valeur, c'est-à-dire qu'elles restent
comme un chèque sans provision.
Il
est certain que les paroles d'une personne qui nous insulte
n'ont pas plus de valeur que celle que leur accorde celui
qui est insulté. Si la personne qui est insultée
n'accorde pas de valeur à de telles paroles, celles-ci
restent sans valeur (je répète, même
si je suis fatigué : elles restent comme un chèque
sans provision). Quand on comprend cela, on transforme alors
les impressions occasionnées par ces paroles en quelque
chose de différent : en amour, par exemple, en compassion
pour la personne qui insulte ; et naturellement, cela signifie
« transformation ».
Par
conséquent, il nous faut TRANSFORMER sans cesse nos
IMPRESSIONS, pas seulement celles du PRÉSENT, mais
celles du PASSÉ. Il existe à l'intérieur
de nous, de nombreuses impressions (que nous avons commis
l'erreur, par le passé, de ne pas avoir transformées)
et de nombreux résultats mécaniques provenant
de celles-ci, qui sont les fameux Mois que nous devons maintenant
désintégrer, annihiler, afin que notre Conscience
se libère et s'éveille.
Je
veux que vous réfléchissiez plus profondément
à ce que je suis en train de vous dire : les choses,
les personnes, ne sont rien de plus que des impressions
à l'intérieur de vous, à l'intérieur
de votre mental. Si vous transformez ces impressions, votre
vie se transformera.
Quand
il y a, par exemple, de l'ORGUEIL, le fondement en est l'ignorance.
De quoi une personne peut-elle se sentir orgueilleuse ?
De sa position sociale, de son argent, de quoi ?
Mais,
si cette personne pense, par exemple, que sa position sociale
est une question purement mentale, que c'est une série
d'impressions qui sont arrivées à son mental
(des impressions sur son état social ou son argent),
quand elle pense que cet état n'est rien de plus
qu'une question mentale ou quand elle fait donc une analyse
par rapport à l'argent, elle en vient à se
rendre compte que celui-ci, en lui-même, existe dans
son mental sous forme d'impressions (les impressions que
produit l'argent, bien sûr).
Si
elle analyse cela à fond, si elle comprend réellement
que l'argent et la position sociale et tout le reste ne
sont rien de plus que des impressions internes du mental,
par le seul fait de comprendre que ce ne sont que des impressions
du mental, il y a transformation de celles-ci ; et alors
l'orgueil tombe de lui-même, il s'écroule,
et c'est l'HUMILITÉ qui naît en nous, d'une
manière très naturelle.
Pour
continuer ainsi, avec ces processus de transformation des
impressions, je poursuivrai avec quelque chose de plus.
Si par exemple, l'image d'une femme luxurieuse arrive au
mental ou surgit dans le mental (cette image est une impression,
évidemment), nous pouvons TRANSFORMER cette impression
luxurieuse GRÂCE À LA COMPRÉHENSION.
Il
suffirait de penser que cette image est périssable,
que cette beauté est, par conséquent, illusoire.
Si nous nous souvenions, à cet instant, que cette
femme doit mourir et que son corps va devenir poussière
dans le tombeau ; si avec l'imagination, nous voyons son
corps en état de décomposition à l'intérieur
du sépulcre, cela serait plus que suffisant pour
transformer cette impression luxurieuse en CHASTETÉ.
Ainsi, par cette transformation, il ne surgirait plus (dans
la psyché) de Mois de luxure.
Ainsi
donc, il convient de transformer les impressions qui surgissent
dans le mental, au moyen de la compréhension.
Je
crois, mes frères, que vous allez comprendre que
le monde extérieur n'est pas aussi extérieur
qu'on le croit normalement ; il est intérieur, car
tout ce qui nous arrive du monde n'est rien de plus que
des impressions internes. Personne ne pourrait mettre un
arbre dans son mental, ni une chaise, ni une maison, ni
un palais, ni une pierre. Ce qu'il y a dans notre mental,
ce ne sont que des impressions, c'est tout ; des impressions
d'un monde que nous appelons « extérieur »,
mais qui en réalité, n'est pas aussi extérieur
qu'on le pense.
Il
convient donc que nous transformions les impressions par
la compréhension. Si quelqu'un nous flatte, nous
fait des éloges, par exemple, comment transformer
la VANITÉ que cet adulateur pourrait provoquer en
nous ? Il est évident que les éloges, les
flatteries ne sont rien de plus que des impressions qui
arrivent à notre mental et que celui-ci réagit
sous forme de vanité. Mais si on transforme ces impressions,
la vanité devient impossible.
Alors
comment transformer les paroles d'un adulateur, ces impressions
causées par la flatterie, de quelle manière
? Grâce à la compréhension !
Quand
on comprend réellement qu'on n'est rien de plus qu'une
créature infinitésimale qui vit dans un coin
de l'Univers, de ce fait, on transforme alors par soi-même
de telles impressions de louange ou de flatterie en quelque
chose de différent. On convertit ces impressions,
disons, en ce qu'elles sont : poussière, nuage de
poussière cosmique, parce qu'on comprend sa propre
position.
Nous
savons bien que notre planète Terre est un grain
de sable dans l'espace. Pensons à la Galaxie dans
laquelle nous vivons, composée de milliers et de
millions de mondes... Qu'est-ce que la Terre ? C'est une
misérable particule de poussière dans l'Infini.
Et nous ? Des organismes ou quasiment des micro-organismes
de cette particule, pour ainsi dire...
Et
alors ? Qu'est-ce qui peut surgir en nous avec ces réflexions
? L'HUMILITÉ, bien sûr et celle-ci, évidemment,
peut produire une transformation des impressions relatives
à la louange, à la flatterie ou à l'éloge,
c'est évident ; et comme résultat, nous ne
réagirons pas de manière orgueilleuse, n'est-ce
pas ? Lorsque nous réfléchissons davantage
à cela, nous voyons de plus en plus qu'une complète
transformation des impressions est nécessaire.
Tout
ce que nous voyons à l'extérieur est à
l'intérieur. Mais, si nous ne travaillons pas sur
l'intérieur, nous allons sur le chemin de l'erreur
parce qu'alors nous ne modifierons pas notre vie. Si nous
voulons être différents, nous devons nous transformer
intégralement, et si nous voulons nous transformer,
nous devons commencer par transformer les impressions.
Voilà
la clé de la transformation radicale de l'individu.
Dans
la TRANSMUTATION SEXUELLE elle-même, il y a une transformation
des impressions. Quand nous transformons les impressions
animales, bestiales, en éléments de dévotion,
surgit alors (en nous) la transformation sexuelle, la transmutation.
Je
crois que vous m'avez compris et, pour aujourd'hui, nous
arrêterons donc là cette partie de notre discours.
J'espère que ceux qui écouteront cette cassette
auront l'amabilité de l'analyser, de la comprendre...
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