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30. Le Processus d'Individualisation Mentale
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL PROCESO DE INDIVIDUALIZACIÓN
MENTAL (La Mente y la Pluralidad del Yo)"
Indiscutablement,
l'Auto-réalisation Intime, les Réévaluations
de l'Être causent une joie profonde. Assurément,
de telles Réévaluations sont fondamentales
et revêtent des caractéristiques transcendantales
d'Éternité.
Évidemment,
nous devons faire une distinction entre ce qu'est l'ÊTRE
et ce qu'est le NON-ÊTRE de la Philosophie. Indiscutablement,
le Moi Psychologique n'est pas l'Être ; mais les gens
confondent le Moi, le moi-même, avec l'Être.
Il
est nécessaire de savoir que le Moi psychologique
a un début et qu'il a une fin (il est évident
que tout ce qui a un début doit avoir une fin). Ainsi
donc, le Moi n'est pas éternel.
Nous
devons nous intéresser, avant tout, à ce qui,
par contre, est éternel (qui est l'Être). Mais,
nous devons ÉLIMINER CE QUI N'EST PAS ÉTERNEL.
Nous devons désintégrer l'EGO.
Évidemment,
cet Ego n'est rien de plus que le résultat de toutes
nos erreurs, de toutes nos aberrations, nos vices et nos
passions. L'Ego est sans nul doute un paquet, dirons-nous,
de défauts : colère, convoitise, luxure, envie,
orgueil, paresse, gourmandise, etc.
«
Même si nous avions mille langues pour parler et un
palais d'acier, nous ne parviendrions pas à énumérer
en détail tous les défauts psychologiques
que nous possédons »... Dans leur ensemble,
ils constituent le soi-même.
L'Ego
ne peut évidemment pas nous donner l'authentique
Félicité, puisque lui-même est le résultat
de l'erreur. S'il ne provenait pas d'erreurs, le Moi n'existerait
pas. Non seulement nous commettons des erreurs dans le présent,
mais nous les avons aussi commises dans le passé
et il est clair que les erreurs du passé tendent
à se projeter vers le futur, à travers le
couloir du présent.
Dans
des vies antérieures, chacun de nous a commis de
lamentables méprises, de lamentables erreurs, et
celles-ci n'ont pas disparu, nous les portons au fond même
du Subconscient. Et le pire, je le répète,
c'est qu'elles veulent se réactualiser dans l'heure
présente pour se projeter dans le futur.
Nous
sommes tous lamentablement conditionnés par nos propres
erreurs ; nous n'avons pas encore appris À NOUS OUVRIR
AU NOUVEAU : quand quelque chose se présente à
nous, quand quelque vérité sort à notre
rencontre sur le bord du Chemin, nous ne savons pas la recevoir
comme quelque chose de nouveau, mais, immédiatement,
nous faisons appel à ce que nous avons accumulé
dans le Mental, dans le but, bien sûr, d'interpréter
ce qui s'est présenté à nous.
C'est-à-dire
que nous ne sommes pas capables de voir la chose telle qu'elle
est en elle-même, mais qu'il nous faut l'interpréter
à notre façon, selon nos profondeurs psychologiques,
selon nos préjugés, nos idées préconçues
et nos conditionnements. Nous ne sommes, en aucune manière,
capables de nous ouvrir au nouveau avec un Mental pur, intègre,
spontané et parfait.
Nous
sommes malheureusement CONDITIONNÉS PAR L'ERREUR
; nous sommes, lamentablement, conditionnés par nos
propres défauts ; chacun de nous a une caractéristique
spéciale, pleinement spécifiée par
quelque défaut de type psychologique. Chacun de nous
est, pour ainsi dire, aveuglé par quelque jugement
de type très erroné.
Nous
n'avons absolument pas acquis la capacité de voir
les choses de façon nouvelle. Malheureusement, nous
portons à l'intérieur de nous beaucoup d'anciennes
erreurs et cela nous conditionne défavorablement.
Il
est nécessaire, mes chers frères, d'avoir
un Mental plus élastique, plus ductile ; un Mental
qui s'ouvre toujours aux vérités nouvelles
; un Mental perspicace, compréhensif, intègre.
Il
est urgent, avant tout, que nous LIBÉRIONS LE MENTAL
(car celui-là, malheureusement, est placé
dans le moule de tant et tant d'« hiers »).
Il nous faut le libérer de ces moules, de ces formules
du passé ; il nous faut convertir le Mental en instrument
merveilleux qui puisse recevoir les grandes vérités.
Aujourd'hui,
mes chers frères, nous sommes tous formés
par l'erreur ; nous sommes le produit de nombreuses méprises
et, le plus grave, c'est que nous ne voulons pas voir nos
propres erreurs, nous ne voulons pas voir nos propres méprises.
Chacun de nous glisse dans l'erreur, vit dans l'erreur et
meurt dans l'erreur...
Si
nous comprenions tout cela, si nous étions donc capables
d'éliminer les éléments indésirables
que nous portons à l'intérieur de nous, la
vie serait très différente. Mais, nous ne
voulons pas voir nos propres erreurs, nous trouvons malheureusement
toujours des justifications pour n'importe quelle mauvaise
action.
Nous
sommes comme Pilate : nous vivons sans cesse en nous lavant
les mains et en disant : « Non, ce n'est pas ma faute...
». Nous ne voulons jamais reconnaître nos erreurs
; nous ne sommes jamais coupables.
Il
convient, mes chers frères, qu'en arrivant à
la fin de cette année nous devenions plus réfléchis,
que nous acquérions plus d'INDIVIDUALITÉ dans
notre propre Mental.
Aujourd'hui,
malheureusement, nous agissons et réagissons sans
cesse comme des animaux : si on nous frappe, nous frappons
; si on nous maudit, nous maudissons ; si on nous hait,
nous haïssons ; plus encore, nous sommes habitués
à nous identifier avec des faits et des évènements
qui arrivent à côté de nous de manière
mécanique. Nous nous identifions avec les actions
erronées d'autrui et nous réagissons là
où nous n'avons pas de raison de mettre notre nez
; et c'est grave. Et, malheureusement, nous n'avons pas
compris la nécessité d'individualiser un peu
plus notre Mental.
Nous
nous mêlons toujours des affaires des autres ; nous
sommes toujours identifiés ici ou là à
des scènes qui n'ont rien à voir avec notre
vie, à des évènements qui ne nous concernent
pas ; nous donnons notre opinion là où il
n'y a pas de raison de donner son opinion ; nous parlons,
quand nous ne devons rien dire ; et nous allons jusqu'à
réagir contre les faits d'autrui qui n'ont rien à
voir avec nous...
Observons
les gens dans les rues, dans les marchés publics
: Il arrive (souvent) une erreur ; quelqu'un attaque quelqu'un
d'autre, il y a un quelconque désordre... immédiatement,
nous prenons parti ; nous nous prononçons à
l'encontre de quelqu'un qui nous a paru injuste et nous
allons même jusqu'à réagir de manière
violente alors qu'on ne nous demandait rien...
Notre
Mental s'est donc converti en une sorte de caisse de résonance
pour les actions des autres ; mais il ne s'est pas véritablement
converti en un instrument ductile, élastique et individuel
pour nos propres auto-réflexions.
Les
gens font avec nous ce qu'ils veulent parce que nous n'avons
pas d'Individualité Mentale. Ils jouent tous avec
nous : ils peuvent à leur guise nous faire passer
du plaisir à la douleur et de la douleur au plaisir
; ils peuvent nous faire commettre les plus grandes sottises
; ils peuvent même nous faire réagir de manière
violente jusqu'à nous convertir en meurtriers ; et
à cause de beaucoup de gens, nous pouvons aller en
prison.
Nous
n'avons pas un Mental qui s'ajuste à l'Individualité
pratique ; nous n'avons malheureusement pas de Mental Individuel.
Regardons
les foules, voyons-les dans une manifestation publique de
haine : combien y en a t-il qui, dans leur vie, n'auraient
jamais été capables de lancer une pierre contre
la maison du voisin et qui, là, se trouvant dans
la foule, non seulement lancent des pierres mais encore
insultent et vont même jusqu'à tuer au nom
de nombreux slogans et de beaucoup de choses qui leur paraissent
justes !
Et
combien de personnes qui, seules, sont incapables de commettre
un quelconque délit, juste là, au contact
des foules, dans une manifestation publique...
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