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26. Mécanismes Ephémères du Mental
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "MECANISMOS EFÍMEROS
DE LA MENTE (La Mente y su Dominio)"
Paix
Invérentielle ! Samaël Aun Weor vous parle depuis
le Siège Patriarcal de Mexico.
Je
m'adresse de nouveau à vous, frères du Mouvement
Gnostique du Salvador. Je veux que vous mettiez toute votre
attention dans cette chaire qui s'intitulera : « Le
Mental ».
L'heure
est venue, mes chers frères, de comprendre qu'il
est nécessaire de NOUS LIBÉRER DU MENTAL.
Çà et là, dans les différents
recoins de ce monde affligé qu'est le nôtre,
existent réellement beaucoup d'organisations de type
pseudo-ésotérique et pseudo-occultiste qui
se consacrent à donner des enseignements sur le Mental.
Ce
qui est curieux et intéressant dans tout cela, c'est
qu'ils font beaucoup de publicité en faveur du Mental
et cela, naturellement, est très grave. Toutes les
écoles de type disons « Mentaliste »
veulent que leurs étudiants développent la
Force Mentale, qu'ils fortifient le Pouvoir du Mental, etc.,
et cela, naturellement, doit nous inviter à réfléchir.
Si
on étudie attentivement beaucoup d'écrivains
modernes, on pourra clairement constater que ceux-ci, pardonnez-moi
ma franchise, n'ont quasiment pas d'idées propres
; ils se bornent à transcrire, à commenter,
etc.
On
dirait qu'il y a des auteurs qui veulent pratiquement nous
« briser le Mental ».
Dans
certains chapitres, ils défendent des choses terribles,
des théories déterminées et, dans les
pages suivantes, ils détruisent avec véhémence
ce qu'ils ont défendu auparavant et ils écrivent
des antithèses très bien illustrées,
si bien que lorsqu'on lit une de leurs oeuvres, ce que l'on
fait, c'est faire travailler l'Intellect, sans dégager
réellement le concept spirituel d'aucun auteur. Au
fond, ce que l'on obtient, c'est l'accroissement de la BATAILLE
DES ANTITHÈSES dans l'Intellect ; c'est tout.
Cependant,
de quoi sont-ils sûrs, qu'ont-ils constaté,
qu'ont-ils expérimenté ces érudits
de l'intellectualisme ? Rien, mes chers frères, rien.
Ils ont le Mental bourré d'une immense information,
mais ils ne sont sûrs de rien, ils ne savent rien,
voilà ce qui est grave : ignorance, ignorance et
encore ignorance !
Non
seulement il existe des ignorants analphabètes, mais
il y a aussi des ignorants instruits et ceux-là sont
doublement ignorants : « Non seulement ils ignorent,
mais, de plus, ils ignorent qu'ils ignorent ». Ne
pas savoir n'est pas un délit, mais il y a des gens
qui non seulement ne savent pas, mais qui, de plus, ne savent
pas qu'ils ne savent pas ; c'est exactement la situation
des ignorants instruits, des grandes lumières de
l'Intellect.
À
quoi sert-il d'avoir le Mental bourré, farci de théories
dont on n'est pas certain, qu'on n'a jamais expérimentées
? Ce qui est important, mes frères, c'est d'EXPÉRIMENTER
LE RÉEL ; ce n'est possible qu'en l'absence du Mental.
Je veux que vous réfléchissiez tous sur toutes
et chacune de mes paroles, une à une...
Je
vois que personne n'a été heureux avec le
Mental. Dans le monde, il existe des millions de personnes
: notre planète a réellement trois milliards
d'êtres humains qui raisonnent, qui analysent, etc.,
et après ? Le Mental a-t-il rendu heureux l'un d'entre
eux ?
Mes
frères, mettez votre main droite sur le coeur, soyez
sincères avec vous-mêmes et posez-vous la question
suivante : « Ai-je été heureux avec
mon raisonnement ? Le Mental m'a-t-il rendu heureux ? ».
Si
l'un de vous a été heureux avec le Mental,
eh bien, je souhaiterais avoir le grand honneur de le connaître.
Quant à moi, de ma vie je n'ai jamais vu qui que
ce soit qui ait atteint la Félicité au moyen
du raisonnement ou de l'intellect ou du processus de la
pensée.
J'ai
compris que nous devons ÉPUISER, précisément,
LE PROCESSUS DE LA PENSÉE. Il me semble que la pensée
ne résout rien, absolument rien. Dans la pratique,
j'ai pu constater jusqu'à satiété que
ceux qui, dans le Mouvement Gnostique, se sont distingués
par leurs projets, sont ceux qui ont réalisé
le moins de choses, ceux qui en ont le moins fait. Dans
la pratique, j'ai pu vérifier totalement, intégralement,
que ceux qui vivent d'instant en instant sont ceux qui en
font le plus.
Moi,
par exemple, si j'avais dû attendre d'avoir quelques
dollars pour pouvoir faire le Mouvement Gnostique, je suis
sûr que jamais nous ne l'aurions fait. Tous les gens
savent très bien que je n'ai jamais été
un homme riche. J'ai commencé le Mouvement avec une
poignée d'amis et, cependant, vous voyez que le Mouvement
Gnostique a augmenté et qu'il a déjà
embrassé tout l'Hémisphère Occidental.
Bientôt,
nous pourrons introduire nos oeuvres aux États-Unis
et notre Mouvement arrivera à s'étendre mondialement.
Mais, pour cela, JE N'AI PAS EU BESOIN DE PROJETS, mes chers
frères ; J'AI VÉCU D'INSTANT EN INSTANT et
c'est tout.
Nos
missionnaires sont partis sans argent parcourir les différents
pays d'Amérique ; ils ont frappé à
différentes portes et c'est ainsi qu'ils ont formé
des groupes, et chaque jour cette Grande Oeuvre s'étend.
Là, il n'y a pas eu de projets, mais des faits.
Je
crois qu'on doit toujours devancer le processus de la pensée.
Je suis en faveur de la PHILOSOPHIE DE LA MOMENTANÉITÉ.
Je crois sincèrement en la spontanéité.
Si
quelqu'un est interrogé, il doit devancer le processus
de la pensée et répondre spontanément,
instantanément, avec ce qui lui vient, d'un coeur
sincère ; ainsi, peu à peu, se libère-t-on
de tout le processus de la pensée.
Si
UN PROBLÈME se présente dans la vie, ON NE
DOIT PAS essayer de le RÉSOUDRE, il vaut mieux le
DISSOUDRE. En réalité, un problème
est une forme mentale à DEUX PÔLES : le Positif
et le Négatif. Cette forme flotte dans notre entendement
avec sa bataille des antithèses entre les Pôles
et il est évident qu'elle arrive à constituer
en nous des préoccupations et des souffrances.
Essayer
de les résoudre est aussi absurde que de vouloir
vivre enfermé dans une bouteille : donc, un problème
dans une bouteille, une bouteille de type intellectuel.
Celui qui est embouteillé dans un problème
agit, vit et pense en fonction de son propre embouteillement.
C'est-à-dire qu'IL S'AUTO-ENFERME ; il vit à
l'intérieur d'un cercle vicieux, absurde et il ne
résout rien.
La
pensée ne résout rien ; il vaut mieux oublier
le problème ; si nous l'oublions, il se dissout et
c'est mieux, n'est-ce pas ? Beaucoup me diront : bon, il
se dissout, et après ?
Expérimentez,
mes chers frères. En général, les choses
ne sont pas comme on pense qu'elles sont, mais comme elles
sont réellement. Les faits arrivent parce qu'ils
doivent arriver et ce qui doit se faire se fait.
Je
vais vous donner des exemples concrets, parce qu'ainsi il
me semble que vous comprendrez mieux ce que je suis en train
de dire : ici, par exemple, l'autre jour, à la maison,
mon épouse-prêtresse était très
préoccupée par le fait que je devais payer
le loyer, parce que si on ne paie pas on vous expulse de
la maison ; elle était préoccupée par
le fait que je devais payer les traites (bien sûr,
comme nous ne sommes pas riches, nous devons donc nous faciliter
les choses en payant par mensualités selon nos commodités)
; tout cela lui entraînait des souffrances parce que
la date de ces paiements approchait et que nous n'avions
pas d'argent.
Elle
se tourmentait même parce que moi je ne me tourmentais
pas (vous voyez ce contresens du bon sens) ; elle était
ennuyée parce que moi je n'étais pas ennuyé
; elle se faisait du mal parce que moi je ne me faisais
pas de mal. Elle souffrait, la pauvre femme ; je crois même
que ça lui provoquait des maux de tête ; la
date des terribles paiements approchait et moi je restais
tranquille, sans me préoccuper le moins du monde
de ces paiements (j'adore vivre d'instant en instant, de
moment en moment et je sais que le Mental ne résout
rien).
À
la fin, la date si redoutée arriva (en général,
le premier ou le quinze de chaque mois), et alors l'argent
pour le paiement est arrivé. Une fois que cela a
été fait, une fois que nous avons réglé
nos dettes, je me suis adressé à elle en lui
disant : « Eh bien, qu'est-ce que tu as gagné
avec tes préoccupations ? Les traites sont là,
à quoi ont servi tes préoccupations ? Il me
semble qu'il reste de l'argent »... Il est évident
qu'elle ne pouvait pas réfuter cela tant c'était
exact, elle a dû reconnaître qu'elle avait perdu
bêtement de l'énergie.
Ainsi
donc, mes chers frères, je n'ai pas essayé
de résoudre les problèmes ; j'ai préféré
les dissoudre ou, pour être plus sincère, il
me plaît de les dissoudre (ils se dissolvent quand
on les oublie).
Il
est vrai qu'on pourrait objecter en disant : « Bien,
et si vous n'aviez pas reçu l'argent pour payer ces
traites qu'en serait-il resté de votre Philosophie
? » Cette question serait terrible, non ?
Cependant,
ceux qui me posent de telles questions n'arriveront pas
à détruire, ne serait-ce qu'un instant, ma
Philosophie de la Momentanéité. Si l'argent
pour payer ces traites n'était pas arrivé,
et alors ? Quand bien même j'aurais vendu les meubles
de la maison, ou je serais allé par là dans
un petit quartier humble et simple, et alors ? Serais-je
mort pour autant, ou cela aurait-il changé le cours
de l'univers, ou aurais-je succombé de faim et de
misère ? Non, mes chers frères, rien de cela
ne serait arrivé ; simplement, j'aurais changé
de domicile, c'est tout.
Peut-être
que les créanciers m'auraient enlevé les objets
qu'on m'a donnés, et alors ? Comme je ne m'attache
pas à ces objets, parce que l'ATTACHEMENT est formé
par un autre type de Mois [...] c'est tout. Il me semble
que [...] n'est-ce pas ?
Pourquoi
avoir peur de la vie ? Pourquoi avoir peur de la vie humble,
de la vie simple ? LA PEUR est quelque chose qu'il faut
abandonner, mes chers frères, si on veut vivre réellement
en accord avec la Philosophie de la Momentanéité.
Le Mental ne sert réellement qu'à une seule
chose : à nous torturer l'existence et rien de plus.
Quand
on lit autant d'auteurs qu'il y a par là, qui exhibent
des théories aussi nombreuses, on se rend compte
de l'ignorance dans laquelle ils vivent. Il exposent une
thèse qu'ils ont apprise quelque part par là
; ensuite ils la détruisent eux-mêmes, en mettent
une autre et, en conclusion : ce qui arrive, c'est qu'ils
ont le Mental rempli d'informations livresques, mais ils
ne savent rien, ils n'ont rien expérimenté
du Réel ; et c'est très douloureux.
Mes
frères, j'ai beaucoup réfléchi ces
jours-ci et je me rends compte précisément
que le Mental, comme instrument d'investigation, est trop
pauvre ; il est, dirons-nous - pardonnez mon opinion - très
misérable.
Il
y a d'autres moyens d'information plus riches, DES MOYENS
D'EXPÉRIMENTATION plus remarquables et merveilleux.
Il faut, mes chers frères, LIBÉRER L'ESSENCE,
la Conscience, la sortir de l'Intellect, l'extraire du Mental
pour expérimenter le Réel, la Vérité.
Il
nous faut DOMPTER LE MENTAL, l'apprivoiser pour ainsi dire,
comme celui qui apprivoise un poulain sauvage ; le soumettre,
le contrôler, si nous désirons réellement,
très sincèrement, nous en libérer pour
expérimenter ce qu'est la Vérité.
Voyons
des faits plus concrets : il existe par ici un auteur, dont
je ne mentionnerai pas le nom, qui parle de l'Atlantide,
de la célèbre Atlantide. Il va jusqu'à
partager les concepts des Russes qui disent : « Cette
fameuse Atlantide était simplement une île,
par là, dans la Méditerranée, etc.,
chose complètement absurde.
Sur
quoi se base cet auteur ? Il répète ce que
les Russes ont déjà dit. Voilà ce que
fait l'Intellect, mes frères : il répète
ce que disent les autres. Pour moi, il ne me semble donc
pas que l'Intellect soit un instrument si efficace pour
l'investigation ; ce serait mieux, par exemple, de désembouteiller
l'Essence grâce à la MÉDITATION, c'est-à-dire
désembouteiller la Conscience, la sortir de cette
cage de concepts intellectuels ou rationnels.
La
Conscience dégagée, libre du processus de
la pensée... Quand les gens vont-ils comprendre qu'il
est nécessaire de se libérer du processus
de la pensée ? À quelle époque, à
quelle date ? Observez les grands diplomates de ces temps-ci
: ils essaient mutuellement de se tromper les uns les autres
; ces « renards de la politique », grands ambassadeurs,
délégués, grands ministres, etc., ne
font réellement rien d'autre que d'essayer de se
tromper mutuellement.
Comment
pourrait-il y avoir UNE PAIX UNIVERSELLE de cette façon,
les uns essayant de tromper les autres ? Croyez-vous qu'ainsi
vont pouvoir se réaliser de véritables traités
de paix ? Un diplomate, par exemple, croirait-il d'autres
diplomates ?
La
méfiance est mutuelle et cela provient du Mental.
La paix pourrait-elle s'établir, par hasard, sur
la base de la méfiance mutuelle ? Il est évident
que non, mes chers frères ; les « renards de
la politique » ont déçu le monde, c'est
certain.
Des
lumières de l'Intellect, des pervers qui jugent avec
le Mental ! Comme tout cela est douloureux ! Le monde est
actuellement gouverné par DES FRIPONS DE L'INTELLECT
; c'est terrible. Voyez l'anarchie, le chaos dans lequel
vit le monde : chacun se lève contre chacun, les
uns contres les autres et tous contre tous ; et vous pouvez
être sûrs qu'arrivera le jour où la TROISIÈME
GUERRE MONDIALE en finira avec tous.
La
réflexion nous indique alors qu'il est nécessaire
d'en finir avec le processus de la pensée, pour arriver
à connaître la réalité. Je veux,
mes chers frères, que vous pratiquiez la Méditation
de façon plus intense.
QUAND
LE MENTAL EST RÉELLEMENT CALME, non pas calmé
par la violence, je le répète, mais calme
de manière spontanée et naturelle, quand le
Mental est en silence, non pas forcé au silence,
bâillonné, parce qu'alors, à l'intérieur,
il crierait, non, je le répète, EN SILENCE
de façon naturelle, alors ADVIENT LE NOUVEAU.
Dans
la Méditation, mes chers frères, nous devons,
en premier lieu, placer notre corps de la manière
la plus confortable. Certains préfèrent méditer
assis ; il y en a qui préfèrent le faire dans
la posture orientale, d'autres préfèrent se
coucher sur le sol, les jambes et les bras ouverts en forme
d'Etoile Flammigère, qui est, dirons-nous, la forme
de Méditation des Maîtres, la forme supérieure
; et chacun peut donc choisir la position qu'il considère
comme la plus confortable.
Fermer
ensuite les yeux pour que pas une seule chose du Monde ne
nous distraie. Et ensuite, observer notre propre Mental
en action : si une pensée nous vient, L'ÉTUDIER,
L'OBSERVER attentivement, LA COMPRENDRE profondément
et ensuite L'OUBLIER.
Si
un souvenir arrive, il faut faire de même : l'étudier,
le soupeser, le mesurer et l'oublier après l'avoir
compris à fond, intégralement, totalement.
Si
un désir quelconque arrive, eh bien, nous allons
étudier le désir, l'approfondir, voir ce qu'il
a de réel, ensuite l'oublier.
Chaque
pensée, chaque désir, chaque souvenir, chaque
idée, etc., doit être rigoureusement étudié,
compris à fond.
C'est
ainsi que NOUS ALLONS COMPRENDRE NOTRE EGO, notre Moi, notre
moi-même, parce que tout ce qui nous arrive au Mental
quand nous essayons de méditer, tout ce qui tente
de saboter notre travail, c'est notre propre Ego, nos propres
désirs. Parce que nos pensées, nos désirs,
nos idées, nos appétences, nos peurs, nos
haines, nos envies, notre égoïsme, notre luxure,
notre orgueil, etc., font partie de notre Ego.
Ainsi,
donc, dans la Méditation nous allons voir ce qui
apparaît, nous allons voir notre propre Ego, qui a
un début et une fin ; c'est comme une pelote de fil,
par exemple : elle a un début et elle a une fin.
Ainsi est l'Ego, mes chers frères : il a un début
et il a une fin...
Une
fois que tout le film est terminé, pour ainsi dire,
sur l'écran, toute cette procession du Moi, tout
cet enchaînement de désirs, d'appétences,
de peurs, de souvenirs, de haines, etc., le Mental, évidemment,
reste calme et dans le plus profond silence. Et alors, il
est naturel que l'Essence, la Conscience que nous avons
en nous, se désembouteille du Mental, elle se libère
; et ainsi arrivons-nous à EXPÉRIMENTER LE
RÉEL, ce qu'est la vérité, compris
?
Que
voulons-nous savoir, par exemple, sur l'Atlantide, qu'allons-nous
faire ? Premièrement, il faut amener le Mental à
la tranquillité et au silence, c'est clair ; mais
avant de commencer toute pratique, il nous faudra PRIER
notre DIVINE MÈRE KUNDALINI, lui demander de tout
notre coeur qu'elle nous amène en Atlantide et que
nous voulons connaître l'Atlantide ; après,
nous nous asseyons pour la pratique.
Et
une fois que le Mental est tranquille et silencieux, eh
bien, il est évident, mes chers frères, qu'alors
la Divine Mère Kundalini nous amènera en Atlantide
et que nous allons la voir ; mais nous allons la voir en
Conscience, en Essence, en Esprit, non par le biais du processus
de la pensée, par le biais de l'intellectualisme
qui ne sert à rien.
Avec
de simples théories, on n'arrive à rien. Nous
allons la voir telle qu'elle est ; nous allons revivre les
vies que nous avons eues en Atlantide, nos existences passées
; ceci est bien la façon de savoir, n'est-ce pas
?
Personnellement,
je vais vous dire quelque chose : quand je veux faire des
investigations, par exemple, sur la Lémurie, la première
chose que je fais, à ma façon (si cela vous
convient, suivez alors mon exemple, je vous dis comment
je fais) : je me couche, donc, sur mon lit bien tranquillement,
en forme d'Étoile Flammigère (bras et jambes
ouverts), le corps totalement relaxé ; je ferme mes
yeux physiques pour ne pas être dérangé
par les choses du monde extérieur...
Ensuite,
je me concentre sur ma Divine Mère Kundalini ; je
lui dis : « Je veux savoir telle chose, par exemple,
sur la Lémurie (c'est un exemple), je désire
des informations ». Je supplie ET JE DEMANDE AVEC
UN AMOUR VÉRITABLE, naturellement, parce qu'on ne
va pas s'adresser à la Mère Divine de façon
dictatoriale (« demander l'aumône avec un fusil
de chasse » comme on dit ici), non ; mais avec un
amour véritable. Le fils doit s'adresser à
sa mère avec amour.
Et,
après la prière, je cherche à ce que
mon Mental reste tranquille et en silence. Si quelque souvenir
me vient au moment où j'essaie de faire la pratique,
alors je le comprends, je l'analyse et je l'oublie. Si un
désir quelconque, une idée quelconque surgit,
je fais alors la même chose : comprendre, analyser...
comprendre, discerner et oublier ; et, à la fin,
le Mental reste tranquille.
Une
fois tranquille et dans le plus profond silence, alors ma
Conscience se désembouteille, c'est évident.
Elle sort du Mental et je vais vivre en Lémurie,
voir les évènements de la Lémurie et
revivre les existences que j'ai eues en Lémurie.
Après, je sors de la Méditation avec toute
l'information, je l'écris et je vous la remets sous
forme de livres imprimés. Ça va ? Que pensez-vous
de mon système, mes chers frères ?
Faites
passer ces cassettes de nombreuses fois, faites-les passer
et écoutez l'Enseignement tel que je vous le donne
; mais écoutez-le s'il vous plaît, pratiquez
: il ne suffit pas d'écouter seulement la chaire,
il faut mettre l'Enseignement en pratique, compris ?
Le
système d'INVESTIGATION AVEC LA CONSCIENCE est donc
meilleur que l'investigation avec l'Intellect, plus sage.
Parce qu'avec la Conscience, nous expérimentons directement
la Vérité ; avec l'Intellect, qu'expérimentons-nous
? Rien, mes chers frères, avec l'Intellect la seule
chose que nous obtenions, c'est de nous gâcher la
vie, de remplir notre Mental de théories et encore
de théories, c'est tout.
Ce
qui sort de la Conscience, je le répète, est
juste ; ce qui sort de l'Intellect, il est difficile que
ce soit juste, en général c'est tordu. Cela,
j'ai pu le vérifier au moyen de l'expérience.
Cependant,
je reconnais que chacun est libre de penser ce qu'il veut.
Ceux qui veulent suivre mes Enseignements, qu'ils les suivent,
je ne suis en train d'exercer de contrainte sur le Mental
d'aucune personne. Je respecte le libre arbitre de chacun,
mais j'expose, je dis qu'il vaut mieux se libérer
du processus de l'Intellect...
Ce
qui est grave, c'est que les gens s'auto-trompent tellement
qu'ils croient que toute action doit naître forcément
du Mental. Jamais, ils ne font la VOLONTÉ DU PÈRE
; jamais, ils n'agissent selon les données de leur
Conscience ; ils n'écoutent pas leur Conscience ;
ils préfèrent faire les choses selon leurs
idées plus ou moins tordues ou absurdes, en accord
avec leurs impulsions purement intellectuelles ; cela les
a conduit à l'erreur. Voyez l'état dans lequel
se trouve l'humanité.
Si
nous apprenions à VIVRE EN ACCORD AVEC LES DONNÉES
DE LA CONSCIENCE, il est évident que nous vivrions
de façon correcte et que nous ne prendrions aucune
sorte de karma.
Mais
si nous continuons à agir selon nos impulsions intellectuelles
ou selon les impulsions de notre Mental, alors nos actions
seront tordues, absurdes, erronées. Nous avons pu
réfléchir sur cela, le comprendre à
travers la vie pratique...
Il
faut un peu discuter avec le Mental quand il ne veut pas
obéir. Nous devons nous adresser au Mental en lui
disant, par exemple : « Mental, pourquoi ne m'obéis-tu
pas ? Obéis-moi ! Qu'est-ce que tu veux, Mental ?
»...
Plus
tard, avec le développement des Facultés,
le Mental nous répondra comme s'il était une
personne complètement différente. Il nous
dira : « je veux ceci ou je désire telle autre
chose » ; ou simplement par le biais d'une image représentative,
par le biais de quelque REPRÉSENTATION intellectuelle,
il nous montrera ce qu'il veut.
Alors,
nous pourrons lui dire : « Ce que tu désires,
Mental, ne sert à rien, c'est faux, obéis-moi
! Je suis ta Conscience et tu dois m'obéir, Mental
! »...
Ainsi,
peu à peu, nous allons le dominer ; il faut apprendre
à discuter avec lui, le traiter de la même
façon que les muletiers traitent un âne qui
ne veut pas obéir.
Avez-vous
vu, frères, comment les dresseurs de chevaux traitent
les chevaux ? Parfois, ils vont jusqu'à les réprimander,
et c'est ainsi que nous devons faire avec le Mental : LE
TRAITER COMME UN ÂNE ou un cheval, COMME QUELQUE CHOSE
QUI DOIT APPRENDRE À OBÉIR. Ne pas être
esclave du Mental, parce que si nous sommes esclaves du
Mental, nous allons à l'échec.
Il
y a un point très délicat pendant la Méditation
: souvent, quand on croit qu'on est arrivé à
la quiétude et au silence du Mental, on n'y est pas
encore arrivé. Alors, on doit fouiller à l'intérieur,
on doit dire au Mental : « Mental, que se passe-t-il
? Que désires-tu ? Pourquoi n'es-tu pas tranquille
? Obéis-moi, tu dois être tranquille ! »...
Parfois,
si vos Facultés Supérieures sont assez développées,
vous pourrez voir les Représentations de votre Mental
qui lui, à cet instant, répondra avec telle
ou telle scène ; de cette façon, il vous dira
ce qu'il veut.
Mais
c'est précisément le moment de savoir lui
répondre, de savoir traiter ce Mental de la même
façon qu'un muletier traiterait un âne qui
ne veut pas obéir, un âne qui ne veut pas rester
calme mais qui, à la fin, resterait calme.
LE
CALME ET LE SILENCE, c'est précisément ce
dont on a besoin pendant la Méditation. Parce que
quand le Mental est calme, quand le Mental est en silence,
advient le nouveau.
Si
vous croyez être parvenus au calme et que vous n'avez
encore rien expérimenté, c'est parce que vous
n'êtes pas parvenus au calme, ni au silence. Si vous
rencontrez quelque pression dans votre Mental et non pas
cet état de spontanéité naturelle,
d'attitude naturelle, c'est parce que le Mental n'est pas
encore calme, ni en silence. Il faut rechercher alors pourquoi
il n'est pas calme, pourquoi il n'est pas en silence.
Il
se peut qu'il y ait des luttes terribles, là, dans
les fonds submergés, dans les replis très
profonds, inconnus de vous. Oui, que cela ne vous étonne
pas : des fonds internes submergés ou infra-conscients
du Mental...
Dans
ces fonds ou abymes intellectuels, il y a aussi des luttes
que souvent nous ignorons (dans la région purement
superficielle du raisonnement). Des luttes, des luttes qui
entravent la Conscience, qui ne lui permettent pas de s'échapper
; des luttes qui embouteillent l'Essence...
C'est
pourquoi, quand vous vous trouvez dans cet état,
bien que l'on croie que le Mental est calme et en silence,
le nouveau ne survient pas ; c'est parce qu'il y a des entraves
très profondes dans l'Infra-conscience. Alors, il
faut interroger le Mental : « Mental, que désires-tu
? Pourquoi n'es-tu pas calme ? »...
Le
Mental donnera une réponse, probablement avec une
Représentation. Il faut comprendre cette Représentation,
la discerner et faire voir au Mental que cette Représentation,
que cette idée qu'il a, que ce désir qu'il
a est absurde.
Il
faut discuter, dans ce cas, avec le Mental et lui faire
comprendre qu'en cela il est absurde et que son attitude
n'a pas de base solide ; que le mieux qu'il ait à
faire, c'est de nous laisser tranquilles, de ne plus nous
déranger, de ne pas nous ennuyer.
Mais
il faut comprendre quel est ce désir qu'a le Mental.
Ce désir est peut-être terriblement submergé.
Il faut le COMPRENDRE POUR POUVOIR LE DÉTRUIRE ;
une fois détruit, arrivent alors le calme et le silence
du Mental.
Et
s'il ne vient pas, alors que faire ? C'est parce qu'il y
a quelque autre désir submergé, quelque autre
problème par là, dans l'Infra-conscience.
Dans ce cas, il faut recommencer ; il faut discuter avec
le Mental ; il faut l'interroger pour savoir ce qu'il veut
; il faut lui faire comprendre que ce qu'il désire
est absurde, qu'il nous laisse en paix, qu'il ne nous dérange
pas.
Ainsi,
en dominant le Mental, en l'apprivoisant comme un poulain
sauvage, viendra enfin le moment où il apprendra
à être calme et silencieux jusqu'à ce
que vienne la Libération de l'Essence, la Libération
de la Conscience.
Avec
la Conscience libre, hors du terrain purement intellectuel,
on peut EXPÉRIMENTER, ÉTUDIER, mes chers frères,
non pas seulement l'Atlantide ou la Lémurie, mais
même les Dieux et les Nuits Cosmiques ; on peut approfondir
l'histoire des siècles, se connaître soi-même
et connaître les autres, découvrir les Mystères
de la Vie et de la Mort, expérimenter les SEPT SECRETS
INDICIBLES, etc.
DAVANTAGE
DE MÉDITATIONS, S'IL VOUS PLAIT, davantage de Méditations,
c'est ce dont vous avez besoin ! Dans la Troisième
Chambre, dans le Lumitial, on peut faire la Méditation
en groupe et il convient de la faire pour que vous receviez
de la force.
Et
chez soi, il faut travailler quotidiennement, quotidiennement
chez soi, mes chers frères, travailler, travailler
et travailler. Rappelez-vous que « la Méditation
est le Pain du Sage » et « notre Pain quotidien
» ; nous devons la pratiquer intensément, vous
m'avez compris ?
Bien,
mes chers frères, je crois que j'ai suffisamment
parlé aujourd'hui. Maintenant, je vous invite à
pratiquer la Méditation, je vous invite à
étudier, je vous invite à réfléchir
sur les Enseignements que je vous ai donnés au moyen
de cette cassette enregistrée.
Paix
Invérentielle !
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