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21. Endroit et Envers des Vertus Humaines
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "ANVERSO Y REVERSO
DE LAS VIRTUDES HUMANAS (Palabras a Efrain Villegas)"
Bon,
en résumé, ce Maître, je le répète,
a commis l'erreur de sous-estimer les [...] qualités
chrétiennes ou les vertus enseignées par l'Évangile
et il restera seulement avec les caractéristiques
de Geburah (la Rigueur, la Loi) ; donc, il n'est pas parvenu
à entrer dans l'Ordre Supérieur...
Je
connais aussi beaucoup de cas intéressants : des
gens magnifiques, très sincères, très
chrétiens, qui se sont consacrés seulement
et exclusivement à l'obtention en eux-mêmes
des Vertus de l'Évangile Chrétien, mais en
sous-estimant complètement les caractéristiques
de Geburah. Ils finirent, en général, par
faire un mauvais usage des Vertus, en les utilisant hors
de propos et j'ai déjà dit et je le répète
: « Une Vertu, aussi bonne soit-elle, qui n'est pas
à sa place, se convertit en quelque chose de pernicieux,
en quelque chose de mauvais ».
Par
exemple : la haine est quelque chose qui n'est pas à
sa place, parce que ce qui est naturel, c'est l'Amour. L'envie,
c'est quelque chose qui n'est pas à sa place. Pourquoi
devons-nous ressentir de l'envie pour le bien d'autrui ?
Au contraire : Nous devrions nous réjouir pour les
biens de nos semblables. Malheureusement, l'envie s'est
convertie, pour ainsi dire, en axe de toute notre organisation
sociale, en ces temps de dégénérescence
humaine.
La
Charité est grandiose ! Mais, que dirait-on de quelqu'un
qui sortirait donner l'aumône aux drogués,
pour qu'ils achètent de la drogue ; aux alcooliques,
pour qu'ils se saoulent dans les bistrots ; aux avares,
pour qu'ils continuent à s'enrichir, etc. Il est
logique qu'une Vertu aussi précieuse que celle de
la Charité, mais qui n'est pas à sa place,
paraisse donc de la folie, non ? Quelque chose d'anormal,
quelque chose d'absurde. Toutefois, la Charité est
l'une des Vertus les plus précieuses mais, elle doit
toujours être à sa place.
Nous
sommes nous-mêmes en train de fonder l'Institut de
la Charité Universelle et nous le faisons avec plaisir,
pour servir nos semblables, pour aider ceux qui le méritent
véritablement : les personnes âgées
qui ne peuvent pas travailler, les veufs, les orphelins,
les défavorisés, etc. L'égoïsme,
par exemple, est quelque chose qui n'est pas à sa
place, parce que ce qui est naturel, c'est l'Altruisme ;
c'est clair.
La
liberté est magnifique. Mais la mauvaise utilisation
de la liberté se convertit en libertinage et le libertinage
n'est pas à sa place, parce que ce qui est normal,
c'est la liberté consciente, non le libertinage,
qui est l'aspect négatif, et ainsi de suite.
Par
conséquent, il est très facile de se tromper
; c'est pourquoi la dissolution du Moi s'avère épouvantablement
difficile.
Maintenant,
il y a une tendance très marquée à
l'auto-considération : beaucoup d'individus qui,
apparemment, mènent une vie chaste, forniquent soudain
par auto-considération et se justifient en disant
: « Oui, j'ai dû forniquer, c'était nécessaire
», etc.
Une
femme qui se livrait à l'adultère (qui a commis
le crime d'adultère) justifiait, un jour, son délit
en disant : « Oui, eh bien, c'est parce que mon mari
ne me satisfaisait pas sexuellement ? Et j'ai dû chercher,
alors, une autre personne avec laquelle je puisse satisfaire
un besoin très naturel, très normal ».
C'est-à-dire qu'elle justifiait son délit
; il lui semblait qu'elle n'avait commis aucune faute.
Il
y a donc une tendance très marquée à
l'auto-considération et à l'auto-justification.
Il n'est pas possible d'éliminer les éléments
inhumains qui constituent l'Ego, tant qu'existent l'auto-considération
et l'auto-justification ; c'est clair. On doit se convertir
(si on veut dissoudre l'Ego) en ennemi impitoyable de soi-même
: se traiter sans auto-considération d'aucune sorte,
être crûment réaliste avec soi-même.
Normalement,
les gens voudraient s'échapper de la prison où
ils se trouvent (au moins quelques-uns, peu nombreux, voudraient
s'échapper), mais ils ne trouvent pas la porte ;
et s'ils la trouvent, ils ne veulent pas s'échapper
: en la voyant, ils ne la voient pas. Ainsi est l'humanité...
Il
y en a qui arrivent à s'échapper de cette
prison horrible du Samsara. Mais, au lieu de chercher le
chemin qui leur convient vraiment, ils prennent un autre
chemin. Alors les Seigneurs de la Loi les ramènent
de nouveau à la prison.
Pour
tout cela et pour beaucoup d'autres motifs, il s'avère
difficile d'éliminer les éléments inhumains
que l'on a en soi. Maintenant, nous nous expliquons pourquoi
il est si difficile de pouvoir pénétrer dans
l'Ordre Supérieur.
Quand
on a obtenu la mort de soi-même dans toutes ses formes
: dans ses pensées, dans ses sentiments, dans ses
volitions, dans ses désirs ; quand on est réellement
mort soi-même dans tous ses aspects, quand il ne reste
rien de l'Ego, vient alors l'Auto-réalisation Intime
de l'Être. Et c'est là, vraiment, qu'on gagne
le droit d'entrer dans l'Ordre Supérieur des Maîtres
Immortels et c'est tout.
C'est
pourquoi j'invite franchement tous mes frères à
l'Auto-réflexion... Il est nécessaire de devenir
sérieux. Je ne peux pas considérer qu'une
personne soit sérieuse si elle ne se consacre pas
à la mort du moi-même, du soi-même.
Les
Maîtres qui ont travaillé à leur Auto-réalisation
Intime sont très nombreux. Toutefois, je l'ai déjà
dit et je le répète à nouveau : «
Ils n'ont pas tous réussi à entrer dans l'Ordre
Supérieur ». A cet Ordre appartiennent seulement
quelques Immortels, très peu nombreux, une infime
poignée d'hommes et de femmes de bonne volonté.
Bon, ici s'arrête mon entretien, mon cher E. V. Q.
Paix
Invérentielle !
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