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135.
Les mécanismes de l'éternel retour (la loi
de l'éternel retour de toutes les choses)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LOS MECANISMOS
DEL ETERNO RETORNO (La Ley del Eterno Retorno de todas las
cosas)"
Mes
amis, réunis ce soir dans cette maison, nous allons
aujourd'hui étudier la Loi de l'Éternel Retour
de toutes les choses. À l'heure de la mort, l'Ange
de la Mort arrive toujours devant le lit. Il y a des légions
d'Anges de la Mort et ils travaillent tous en accord avec
la Grande Loi.
Trois
choses vont au panthéon ou cimetière : en
premier, le cadavre physique ; en second, le corps vital
(celui-ci s'échappe du corps physique avec le dernier
soupir) ; ce véhicule flotte devant le sépulcre
et va se décomposer lentement, à mesure que
le corps physique se désintègre ; en troisième,
l'ex-personnalité. Celle-ci, indiscutablement, peut
parfois s'échapper de la tombe et déambuler
autour du panthéon ou se diriger vers des lieux qui
lui sont familiers. Il n'y a pas de doute que l'ex-personnalité
se dissout lentement au fil du temps. Il n'y a aucun lendemain
pour la personnalité du mort ; elle est, en elle-même,
périssable... Ce qui continue, ce qui ne va pas au
sépulcre, c'est l'Ego, le « moi-même
», le « soi-même »...
La
mort en elle-même est un reste de fractions ; une
fois l'opération mathématique terminée,
il reste seulement les valeurs. Évidemment, les sommes
des valeurs s'attirent et se repoussent en accord avec la
Loi d'Aimantation Universelle, elles flottent dans l'atmosphère
du monde.
L'éternité
ouvre son gosier pour avaler l'Ego et ensuite elle l'expulse,
le crache, le renvoie au temps. On nous a dit qu'à
l'instant précis de la mort, au moment où
le défunt exhale son dernier souffle, il projette
un dessin électro-psychique de sa personnalité.
Ce dessin continue dans les régions suprasensibles
de la nature et, plus tard, il vient saturer l'oeuf fécondé.
C'est ainsi qu'en retournant, en revenant, en nous réincorporant
dans un nouveau corps physique, nous allons posséder
des caractéristiques personnelles très similaires
à celles de notre vie précédente.
Ce
qui continue après la mort n'est donc pas quelque
chose de très beau. Ce qui n'est pas détruit
avec le corps physique n'est qu'un tas de diables, d'agrégats
psychiques, de défauts. La seule chose décente
qui existe au fond de toutes ces entités caverneuses
qui constituent l'Ego, c'est l'Essence, la psyché,
ce que nous avons d'Âme.
En
retournant dans un nouveau véhicule physique, la
Loi du Karma entre en action, car il n'existe pas d'effet
sans cause ni de cause sans effet. Les Anges de la Vie se
chargent de connecter le « Cordon d'Argent »
avec le spermatozoïde fécondant. Indiscutablement,
des millions de spermatozoïdes s'échappent au
moment de la copulation, mais seul l'un d'entre eux jouit
d'un pouvoir suffisant pour pénétrer dans
l'ovule, afin de réaliser la conception. Ce type
de force très spécial n'est pas un produit
du hasard ; ce qui arrive, c'est que cette force est stimulée
de l'intérieur, dans son énergétisme
intime, par l'Ange de la Vie qui réalise à
ce moment là la connexion de l'Essence qui retourne.
Les
biologistes savent très bien que les gamètes
masculins et féminins portent chacun 24 chromosomes.
Ceux-ci, additionnés entre eux, donnent la somme
totale des 48 qui viennent composer la cellule germinale.
Ces 48 chromosomes viennent nous rappeler les 48 lois qui
gouvernent le corps physique.
L'Essence
va donc rester connectée avec la cellule germinale
au moyen du « Cordon d'Argent », et comme cette
cellule se divise en deux, et les deux en quatre, et les
quatre en huit, et ainsi de suite, par le processus de gestation
foetale, il est clair que l'énergie sexuelle devient,
en fait, l'agent basique de cette multiplication cellulaire.
Cela signifie que le phénomène de la «
mitose » ne pourrait en aucune manière se réaliser
sans la présence de l'énergie créatrice.
Le
désincarné, celui qui se prépare à
prendre un nouveau corps physique, ne pénètre
pas dans le foetus ; il ne se réincorpore qu'à
l'instant où la créature naît, au moment
précis où elle réalise sa première
inhalation. Il s'avère très intéressant
de voir que le moribond désincarne à la dernière
exhalation et qu'à la première inhalation
nous revenons dans un nouvel organisme.
Il
est complètement absurde d'affirmer qu'on choisit
volontairement le lieu où l'on doit renaître
; la réalité est très différente
: ce sont précisément les Seigneurs de la
Loi, les Agents du karma, qui sélectionnent pour
nous l'endroit exact, le foyer, la famille, la nation, etc.,
où nous devons nous réincorporer, retourner.
Si l'Ego pouvait choisir l'endroit, le lieu ou la famille,
etc., pour sa nouvelle incorporation, alors les ambitieux,
les orgueilleux, les avares, les cupides, chercheraient
les palais, les maisons des millionnaires, les riches demeures,
les lits de roses et de plumes ; et le monde serait totalement
riche et somptueux, il n'y aurait pas de pauvres, il n'existerait
pas de douleur ni d'amertume, personne ne paierait du karma,
nous pourrions tous commettre les pires délits sans
que la justice céleste nous atteigne, etc.
La
crue réalité des faits, c'est que l'Ego n'a
pas le droit de choisir le lieu ou la famille où
il doit naître ; chacun de nous doit payer ce qu'il
doit. Il est écrit que « celui qui sème
des éclairs récoltera des tempêtes ».
La Loi est la Loi, et la Loi s'accomplit ! Il est donc très
lamentable que tant de célèbres écrivains
de spiritualité contemporaine affirment avec emphase
que chacun a le droit de choisir le lieu où il doit
renaître.
Ce
qu'il y a au-delà du sépulcre est quelque
chose que seuls peuvent connaître les hommes éveillés,
ceux qui ont dissout l'Ego, les gens véritablement
auto-conscients.
Dans
le monde, il existe beaucoup de théories, soit de
type spiritualiste soit de type matérialiste, et
la raison des « humanoïdes intellectuels »
se prête à tout ; elle peut créer aussi
bien des théories spiritualistes que matérialistes.
Les homoncules rationnels peuvent élaborer dans leur
encéphale cérébral, au moyen de processus
logiques très pointus, soit une théorie matérialiste
soit une spiritualiste, et aussi bien dans l'une que dans
l'autre, tant dans la thèse que dans l'antithèse,
la logique de fond est réellement admirable. Indiscutablement,
la raison, avec tous ses processus logiques comme faculté
d'investigation, a un début et une fin ; elle est
trop étroite et limitée, car, comme nous l'avons
déjà dit, elle se prête à tout,
elle sert à tout, aussi bien à la thèse
qu'à l'antithèse. Ostensiblement, les processus
de cérébralisation logique ne sont pas par
eux-mêmes convaincants, du fait qu'avec eux on peut
concrètement élaborer n'importe quelle thèse
spiritualiste ou matérialiste, les deux démontrant
la même vigueur logique assurément plausible
pour tout raisonneur humanoïde. Il n'est donc pas possible
que la raison connaisse véritablement ce qu'il y
a au ciel, ce qu'il y a dans l'au-delà, ce qui continue
après la mort.
Monsieur
Emmanuel Kant, le grand philosophe allemand, a démontré
avec sa grande oeuvre intitulée « La Critique
de la Raison Pure » que la raison par elle-même
ne peut rien connaître sur la Vérité,
sur le Réel, sur Dieu, etc. Nous ne sommes donc pas
en train de lancer en l'air des idées a priori ;
ce que je suis en train de dire avec tant d'emphase peut
être illustré par l'oeuvre dudit philosophe.
Évidemment, nous devons écarter la raison
comme élément de connaissance approprié
à la découverte du réel.
Ayant
mis au rebut les processus du raisonnement, sur cette question
de métaphysique pratique, nous établirons,
à partir de maintenant même, une base solide
pour la vérification de ce qui est bien au-delà
du temps, de ce qui continue et qui ne peut être détruit
avec la mort du corps physique... Je suis en train d'affirmer
quelque chose dont je suis sûr, quelque chose que
j'ai expérimenté en l'absence de la raison.
Il n'est pas superflu de rappeler à cet honorable
auditoire que je me souviens de toutes mes existences antérieures.
Dans
les temps anciens, avant la submersion du continent atlante,
les gens avaient développé cette faculté
de l'Être connue sous le nom de « perception
instinctive des vérités cosmiques ».
Après la submersion de cet ancien continent, cette
précieuse faculté entra dans le cycle involutif,
descendant, et elle se perdit totalement.
Il
est possible de régénérer cette faculté
au moyen de la dissolution de l'Ego. Une fois ce but atteint,
nous pourrons vérifier par nous-mêmes, de manière
auto-consciente, la Loi de l'Éternel Retour de toutes
les choses. Indubitablement, ladite faculté de l'Être
nous permet d'expérimenter le Réel, ce qui
continue, ce qui est au-delà de la mort, du corps
physique, etc., et comme je possède cette faculté
développée, je peux affirmer avec une totale
autorité ce dont je suis sûr, ce que j'ai vécu,
ce qui est dans l'au-delà, etc.
En
parlant sincèrement et avec le coeur sur la main,
je peux vous dire la chose suivante : les défunts
vivent normalement dans les « limbes » dans
l'antichambre de l'enfer, dans la région des morts
(l'Astral inférieur), région pleinement représentée
par toutes ces grottes et cavernes souterraines du monde
qui, intimement unies ou entrelacées, forment un
tout dans leur ensemble.
L'état
dans lequel se trouvent les défunts est lamentable
: on dirait des somnambules, ils ont la Conscience complètement
endormie, ils déambulent de partout, et ils ont la
ferme conviction qu'ils sont vivants, ils ignorent qu'ils
sont morts.
Après
la désincarnation, les marchands continuent dans
leurs boutiques, les ivrognes dans les bars, les prostituées
dans les maisons de prostitution, etc. Il est impossible
que des gens comme ça, des somnambules de ce type,
inconscients, puissent s'offrir le luxe de choisir le lieu
où ils doivent renaître. Le plus naturel, c'est
qu'ils naissent sans savoir à quelle heure ni comment,
et ils meurent complètement inconscients.
Les
ombres des décédés sont nombreuses
; chaque désincarné est un tas d'ombres inconscientes,
un tas de larves qui vivent dans le passé, qui ne
se rendent pas compte du présent, qui sont embouteillées
dans tous leurs dogmes, dans les choses rances du passé,
dans les circonstances des temps révolus, dans les
affections, dans les sentimentalismes de la famille, dans
les intérêts égoïstes, dans les
passions animales, dans les vices, etc.
Quand
on renaît, l'Essence s'exprime durant les trois ou
quatre premières années de l'enfance, et alors
la créature est belle, sublime, innocente, heureuse.
Malheureusement, l'Ego commence à s'exprimer peu
à peu, lorsque nous approchons de l'âge de
7 ans, et il se manifeste entièrement lorsque la
nouvelle personnalité a été totalement
créée.
Il
est indispensable de comprendre que la nouvelle personnalité
se crée précisément durant les 7 premières
années de l'enfance et qu'elle se renforce avec le
temps et les expériences. La personnalité
est énergétique, elle n'est pas physique comme
le prétendent beaucoup de gens, et après la
mort, elle se décompose lentement au cimetière,
jusqu'à ce qu'elle se désintègre radicalement.
Avant que la nouvelle personnalité ne se forme totalement,
l'Essence peut s'offrir le luxe de se manifester dans toute
sa beauté, et c'est même ce qui fait que les
petits enfants sont assurément psychiques, sensibles,
clairvoyants, purs, etc.
Comme
nous serions tous heureux si nous n'avions pas d'Ego, si
seule l'Essence s'exprimait en nous. Alors, indiscutablement,
il n'y aurait pas de douleur, la terre serait un paradis,
un Eden, quelque chose d'ineffable, de sublime.
Le
retour de l'Ego dans ce monde est véritablement répugnant,
horripilant, abominable ; l'Ego en lui-même irradie
des ondes vibratoires sinistres, ténébreuses,
qui n'ont rien d'agréable.
Je
dis que toute personne, tant qu'elle n'a pas dissous l'Ego,
est plus ou moins noire, même si elle est en train
de cheminer sur le sentier de l'Initiation et même
si elle se targue d'être sainte et vertueuse.
L'incessant
retour de toutes les choses est une loi de la vie, et nous
pouvons vérifier cela d'instant en instant, de moment
en moment. Chaque année, la terre retourne à
son point de départ et nous célébrons
alors le nouvel an ; tous les astres retournent à
leur point de départ originel ; à l'intérieur
de la molécule, les atomes retournent à leur
point initial ; les jours retournent, les nuits retournent,
les quatre saisons retournent (printemps, été,
automne et hiver), les cycles retournent : Kalpas, Yugas,
Mahamanvantaras, etc. La Loi de l'Éternel Retour
est donc quelque chose d'indiscutable, d'irréfutable,
d'inattaquable.
Disciple.
Maître, vous nous avez dit qu'il n'y a aucun lendemain
pour la personnalité du mort et que le corps éthérique
se désintègre peu à peu. J'aimerais
savoir si la personnalité met plus de temps à
se désintégrer que le corps physique.
Maître.
La question qui vient de l'auditoire me semble intéressante
et c'est avec le plus grand plaisir que je m'empresse d'y
répondre...
Indiscutablement,
l'ex-personnalité met plus de temps à être
éliminée que le fond vital. Je veux affirmer
par là que le corps vital se décompose à
mesure que le corps physique se désintègre
dans le sépulcre.
La
personnalité est différente. Étant
donné qu'elle se renforce, au fil du temps, par les
différentes expériences de la vie, elle dure
évidemment plus longtemps, c'est une note énergétique
plus ferme, elle résiste généralement
durant plusieurs années. Il n'est absolument pas
exagéré d'affirmer que la personnalité
séparée peut survivre des siècles entiers
(il s'avère curieux de contempler diverses personnalités
séparées discutant entre elles).
Je
suis en train de parler maintenant de quelque chose qui
peut vous paraître étrange. J'ai pu compter
jusqu'à dix personnalités séparées,
correspondant à un même propriétaire,
c'est-à-dire à dix retours d'un même
Ego ; je les ai vues échanger des opinions subjectives,
réunies entre elles par affinités psychiques.
Cependant,
je veux éclaircir un peu plus cela pour éviter
des confusions. J'ai dit qu'on ne naît pas avec la
personnalité, qu'on doit la former, que c'est possible
durant les sept premières années de l'enfance.
J'ai aussi affirmé qu'à l'instant de la mort
cette personnalité va au cimetière et que
parfois elle déambule à l'intérieur
de celui-ci ou se cache dans sa sépulture.
Maintenant,
pensez un instant à un Ego qui, après chaque
retour, s'échappe du corps physique ; il est clair
qu'il laisse derrière lui la personnalité.
Et si nous réunissons, par exemple, dix vies d'un
même Ego, nous aurons dix personnalités différentes,
et celles-ci peuvent se réunir par affinités
pour discuter dans les cimetières, pour échanger
des opinions subjectives. Indubitablement, de telles ex-personnalités
vont s'affaiblir peu à peu, elles vont s'éteindre
lentement, jusqu'à ce que, pour finir, elles se désintègrent
radicalement. Cependant, le souvenir de ces personnalités
continue dans le Monde Causal, dans les « Archives
Akashiques » de la nature.
Au
moment où je m'entretiens avec vous ici, ce soir,
il me vient en mémoire une ancienne existence que
j'ai vécue en tant que militaire, à l'époque
de la Renaissance, dans la vieille Europe. À un moment
donné, alors que je travaillais dans le Monde des
Causes Naturelles, en tant « qu'Homme Causal »,
il m'arriva de sortir des archives secrètes de cette
région le souvenir de cette personnalité.
Le résultat fut assurément extraordinaire.
Je vis alors ce militaire vêtu de l'uniforme de l'époque
où je vivais. Dégainant son épée,
il m'attaqua violemment ; je n'eus aucune difficulté
à le conjurer pour le ranger de nouveau dans les
« Archives »... Cela signifie que dans le Monde
des Causes Naturelles, tout souvenir est vivant, a une réalité,
et c'est quelque chose qui peut surprendre beaucoup d'étudiants
ésotéristes et occultistes...
D.
Maître, vous nous avez dit que la personnalité
ne naît pas avec l'Ego. Que pouvez-vous nous dire
sur la naissance du Corps Vital ?
M.
Mes amis, je veux que vous compreniez que le Corps Vital,
assise basique de la vie organique, a été
dessiné par les agents de la vie, en accord avec
la Loi de Cause et d'Effet.
Ceux
qui, dans leurs précédentes existences, ont
accumulé des dettes très graves pourront naître
avec un corps vital défectueux qui, très naturellement,
servira de base à un corps également défectueux.
Les menteurs peuvent naître avec un corps vital déformé,
donnant comme résultat un véhicule physique
monstrueux ou maladif ; les vicieux pourront naître
avec un corps vital manifestement dégénéré
qui sera la base d'un corps physique également dégénéré.
Exemple
: celui qui se livre aux passions sexuelles peut naître,
à la longue, avec un corps vital indûment polarisé
; pour ce motif, il aura un véhicule homosexuel ou
une forme féminine lesbienne. Indubitablement, la
pédérastie et le lesbianisme sont le résultat
d'abus sexuels dans des existences passées.
L'alcoolique
peut naître avec un cerveau vital anormal, défectueux,
lequel pourra servir de fondement à un cerveau également
défectueux ; l'assassin, l'homicide, celui qui répète
sans cesse tant de délits horribles, peut naître,
à la longue, invalide, boiteux, paralytique, aveugle
de naissance, déformé, terrifiant, écoeurant,
déséquilibré ou définitivement
fou.
Il
est bon de savoir que l'assassinat est le pire degré
de corruption humaine, et que l'assassin ne pourra en aucune
manière retourner dans un véhicule sain. Il
serait donc très long d'en dire plus, en ce moment,
sur ce point se rapportant à la question que l'on
m'a faite.
D.
Maître, alors ceux qui naissent avec des défauts
physiques, ce n'est pas à cause de tares héréditaires
?
M.
Chère madame, votre question est très importante
et elle mérite que nous l'examinions en détail.
Les tares héréditaires sont ostensiblement
mises au service de la Loi du Karma ; elles constituent
le merveilleux mécanisme au moyen duquel agit le
Karma. Évidemment, l'hérédité
se trouve dans les gènes du sexe, c'est là
qu'il se trouve, et au moyen de ces gènes, la Loi
travaille avec tout le mécanisme cellulaire...
Il
est bon de comprendre que les gènes contrôlent
la totalité de l'organisme humain : ils se trouvent
dans les chromosomes, dans la cellule germinale ; ils sont
le fondement de la forme physique. Lorsque ces gènes
se trouvent en désordre, lorsque la formation naturelle
légitime de ceux-ci n'existe pas, ils génèrent
indiscutablement un corps défectueux, et c'est quelque
chose qui est démontré...
D.
Maître, les Egos désincarnés qui sont
profondément endormis dans la région des morts
et qui croient qu'ils vivent encore, comment peuvent-ils
se représenter les scènes de leur vie, en
manquant de Corps Mental ?
M.
La question posée par ce monsieur s'avère,
au fond, erronée. Cela signifie qu'elle est mal faite.
L'Ego pluralisé est mental. Nous avons déjà
parlé clairement, nous avons déjà dit
que « l'animal intellectuel » qu'on appelle
« homme » par erreur n'a pas un mental, mais
des mentals.
Indubitablement,
les divers « agrégats psychiques » qui
composent l'Ego ne sont autres que diverses formes mentales,
une pluralisation de l'entendement, etc. En retournant,
il arrive généralement que tout cet ensemble
de mentals, ou Mois querelleurs et criards ne parviennent
pas tous à se réincorporer. À partir
d'une somme totale d'agrégats psychiques, certains
reviennent à l'involution submergée du règne
minéral ou se réincorporent dans des organismes
animaux ou se fixent à certains endroits, etc. Après
la mort, chacun de ces « agrégats » vit
dans ses propres idées, ses désirs, toujours
dans le passé, jamais dans le présent. N'oubliez
pas, mes amis, que le Moi est mémoire, que le Moi
est temps, que le Moi est un livre à plusieurs tomes.
D.
Avec ce que vous venez de nous dire, Maître, étant
nous-mêmes une légion de Mois, je dois conclure
que nous n'avons pas non plus de réalité,
étant aussi des formes mentales. Est-ce correct ?
M.
Cher ami, mesdames et messieurs... Vous devez comprendre
que « l'animal intellectuel », qu'on appelle
erronément « homme », n'est pas encore
un être accompli. Cela signifie qu'on est un point
mathématique dans l'espace, qui consent à
servir de véhicule à certaines sommes de valeurs.
Chaque individu est un pauvre animal pensant condamné
à la peine de vivre, une machine contrôlée
par de multiples agrégats psychiques, infrahumains
et bestiaux. L'unique chose qui soit digne, à l'intérieur
de chacun de nous, c'est l'Essence, le matériel psychique,
la matière première pour fabriquer l'Âme,
et elle est malheureusement encastrée dans tous ces
agrégats psychiques inhumains.
Être
un homme est quelque chose de très différent.
Pour cela, il est nécessaire de désintégrer
l'Ego et de fabriquer les Corps Existentiels Supérieurs
de l'Être. Je crois que maintenant vous m'avez compris.
D.
Maître, vous voulez dire alors que nous sommes en
effet des formes mentales sans réalité objective
?
M.
Mes amis, s'il vous plaît, comprenez-moi. Lorsque
je parle d'agrégats psychiques, je me réfère
à des formes mentales. Il est clair que ces agrégats
sont assurément des cristallisations du mental, et
je crois que vous comprenez cela, il ne me paraît
pas nécessaire de continuer à l'expliquer,
j'en ai déjà parlé.
D.
Allez-vous me dire, cher Maître, que tous ces éminents
conférenciers qui font des exposés sur le
pouvoir magique du mental, qui exaltent la grande importance
d'avoir un mental positif, sont donc dans l'erreur ?
M.
Mes amis, en ces temps de Kali Yuga, l'Âge de Fer,
les gens se sont voués au « mentalisme »,
et on rencontre partout, dans les librairies, des milliers
de livres parlant de merveilles sur l'âne du mental.
Ce qui est intéressant, dans tout cela, c'est que
Jésus, le Grand Kabire, est monté sur l'âne
(le mental), pour entrer dans la Jérusalem céleste
le dimanche des Rameaux. C'est ce qu'expliquent les Évangiles,
c'est ce qu'ils disent, mais les gens crucifient Jésus-Christ
et adorent l'âne. C'est ainsi qu'est l'humanité,
mes chers frères, c'est ainsi qu'est cette époque
de ténèbres dans laquelle nous vivons.
Que
veulent développer les « mentalistes »
? La force mentale, la force de l'âne. Il vaudrait
mieux que les compréhensifs montent sur cet animal
et le domptent avec le fouet de la volonté ; ainsi
les choses changeraient et nous deviendrions de bons chrétiens,
n'est-ce pas ? Que veulent développer les «
mentalistes » ? La force de l'Ego mental. Mieux vaut
qu'ils le désintègrent, qu'ils le réduisent
en poussière cosmique ; ainsi resplendirait l'Esprit
en chacun d'eux !
Malheureusement,
de nos jours, les gens ne veulent rien avoir à faire
avec l'Esprit ; maintenant, ils se mettent à genoux
et baisent les pattes de l'âne, et au lieu de se purifier,
ils s'avilissent misérablement.
Si
les gens savaient qu'ils n'ont pas de Corps Mental et que
l'unique chose qu'ils possèdent est une somme «
d'agrégats psychiques », d'écoeurantes
cristallisations mentales, et si, au lieu de fortifier et
de renforcer ces Mois bestiaux, ils les désintégraient,
ils travailleraient alors pour leur propre bien et pour
leur propre félicité. Cependant, en développant
la force de la bête, le pouvoir sinistre de l'Ego
animal, l'unique chose qu'ils obtiennent est de devenir
chaque jour plus ténébreux, gauches, abyssaux.
Moi
je dis à mes amis, je dis aux frères du Mouvement
Gnostique, qu'ils réduisent en cendres leur Ego mental,
qu'ils luttent inlassablement pour se libérer du
mental. Ainsi atteindront-ils la béatitude.
D.
Maître, une essence sans Ego n'aurait-elle pas comme
résultat une vie extrêmement ennuyeuse sur
cette planète qui est si belle ?
M.
Mes amis, l'existence paraît ennuyeuse à l'Ego
lorsqu'il n'a pas ce qu'il veut. Cependant, quand l'Ego
est-il satisfait ? L'Ego est désir, et le désir,
à la longue, se transforme en frustration, en fatigue,
en dégoût, et la vie devient alors ennuyeuse.
Donc,
de quel droit l'Ego ose-t-il parler contre l'ennui, alors
que lui-même se transforme, au fond, en dégoût,
en amertume, en désillusion, en désenchantement,
en frustration, en ennui ? Si l'Ego ne sait pas ce qu'est
la plénitude, comment pourrait-il lancer des opinions
sur celle-ci ? Indiscutablement, une fois l'Ego mort, réduit
en cendres, l'unique chose qui reste en nous est l'Essence,
la beauté, et de cette dernière proviennent
la félicité, l'amour, la plénitude.
Ce
qui arrive, c'est que les amoureux du désir, ceux
qui veulent des satisfactions passionnelles, les gens superficiels,
pensent de façon erronée ; ils supposent que
sans l'Ego la vie serait terriblement ennuyeuse. Si ces
gens n'avaient pas d'Ego, ils penseraient de façon
différente, ils seraient heureux et ils s'exclameraient
alors : « La vie de l'Ego est épouvantablement
ennuyeuse ! ». Croyez-vous, par hasard, mes amis,
qu'il soit très délicieux de retourner sans
cesse dans cette vallée d'amertumes pour pleurer
et souffrir continuellement ? Il est nécessaire d'éliminer
l'Ego pour nous libérer de la Roue du Samsara !
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