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132.
Processus dans la région des morts
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "PROCESOS EN LA
REGIÓN DE LOS MUERTOS"
Nous
allons commencer la conférence de ce soir, j'espère
que vous y prêterez tous un maximum d'attention. Je
vais parler aujourd'hui des Mystères de la Vie et
de la Mort ; c'est le but évident de cette conférence.
Nous
allons faire une nette distinction entre la LOI DE L'ÉTERNEL
RETOUR de toutes les choses, la LOI DE LA TRANSMIGRATION
des Âmes et la LOI DE LA RÉINCARNATION, etc.
Le
moment est venu de séparer largement toutes ces choses,
pour que les étudiants se trouvent bien informés.
Il
est évident que ce qu'il est nécessaire de
savoir en premier, dans la vie, c'est d'où l'on vient,
où on va, quel est le but de l'existence, pour quelle
raison nous existons, pourquoi nous existons, etc. Indiscutablement,
si nous voulons savoir quelque chose sur le destin qui nous
attend, sur ce qu'est la vie en soi, il est indispensable,
avant tout, de savoir qui nous sommes ; c'est urgent, impératif.
Le
CORPS PHYSIQUE, en lui-même, n'est pas tout. Un corps
est formé d'organes et chaque organe est composé
de cellules ; à son tour, chaque cellule est composée
de molécules et chaque molécule d'atomes.
Si nous fractionnons n'importe quel atome, nous libérons
de l'énergie. Les atomes, en eux-mêmes, se
composent d'ions qui tournent autour des électrons,
des protons, des neutrons, etc., la physique nucléaire
connaît tout cela.
En
dernière instance, le corps physique se résume
à différents TYPES ET SOUS-TYPES D'ÉNERGIE
et cela est très intéressant. Même la
pensée humaine est une énergie ; du néopallium
du cerveau sortent certaines ondes qui peuvent être
savamment enregistrées.
Nous
savons bien que les scientifiques mesurent les ondes mentales
avec des appareils très sensibles et ils les classent
sous forme de microvolts. Ainsi, en dernière instance,
notre organisme se résume à différents
types et sous-types d'énergie.
Ce
qu'on appelle « MATIÈRE » n'est autre
que de l'énergie condensée ; c'est pourquoi
Albert Einstein a dit : « L'énergie est égale
à la masse multipliée par la vitesse de la
lumière au carré ». Il a affirmé
aussi, avec emphase, que « La masse se transforme
en énergie, l'énergie se transforme en masse
». Ainsi, en ultime synthèse, ce qu'on appelle
« matière » n'est autre que de l'énergie
condensée.
Le
corps physique a un FOND VITAL ORGANIQUE ; je veux me référer
expressément au « LINGA SHARIRA » des
Théosophes, la condensation bio-thermo-électromagnétique.
Chaque
atome du corps vital pénètre à l'intérieur
de chaque atome du corps physique et le fait vibrer et scintiller.
Le
double vital ou corps vital est réellement une espèce
de double organique. Si, par exemple, un bras de ce double
vital sort du bras physique, nous sentons que notre main
s'endort, que notre bras s'endort ; mais, lorsque ce bras
vital entre à nouveau dans le bras physique, lorsque
chaque atome du corps vital pénètre dans chaque
atome du corps physique, il se produit une vibration : c'est
cette vibration que l'on sent lorsque notre bras s'endort
et qu'on veut le réveiller (une espèce de
« fourmillement », pour ainsi dire).
Eh
bien, si on sortait définitivement le corps vital
d'une personne physique et qu'on ne le lui ramenait pas,
la personne physique mourrait. Ainsi, ce sujet du corps
vital est intéressant ; cependant, ce « corps
» n'est autre que la section supérieure du
corps physique, c'est, disons, la partie tétradimensionnelle
du corps physique. Les Veda considèrent le corps
vital et le physique comme un tout, comme une unité.
Un
peu au-delà, donc, de ce corps physique avec son
assise vitale organique, nous avons l'EGO. En lui-même,
l'Ego est une somme de divers éléments inhumains
que nous portons à l'intérieur de nous ; il
est évident que nous dénommons ces «
éléments » colère, convoitise,
luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise, etc. «
Nos défauts sont si nombreux, que même si nous
avions mille langues pour parler et un palais d'acier, nous
n'arriverions pas à les énumérer tous
entièrement ». Ainsi, l'Ego n'est rien d'autre
que cela...
Il
y a des gens qui intronisent l'Ego dans leur coeur, qui
lui font un autel et l'adorent ; ce sont des trompés
sincères qui supposent que l'Ego en lui-même
est Divin et, en cela, ils se trompent totalement.
Il
y a ceux qui divisent le Moi en deux : MOI SUPÉRIEUR
ET MOI INFÉRIEUR et qui veulent que le Moi Supérieur
contrôle le Moi Inférieur. Ces gens ne veulent
pas se rendre compte, ces personnes ne veulent pas se rendre
compte précisément que la « section
supérieure » et la « section inférieure
» d'une même chose sont donc la même chose.
Le
Moi, en lui-même, est le temps ; le Moi en lui-même
est un livre à plusieurs tomes ; dans le Moi se trouvent
toutes nos aberrations, tous nos défauts, ce qui
fait de nous de véritables « animaux intellectuels
» dans le sens le plus complet du terme.
Certains
disent que l'Alter Ego est Divin et ils l'adorent ; c'est
alors une autre manière de chercher des échappatoires
pour sauver le Moi, pour le diviniser, car le Moi est le
Moi et c'est tout.
«
En réalité, la MORT, en elle-même, est
un reste de fractions : une fois l'opération mathématique
terminée, l'unique chose qui continue ce sont les
valeurs ». Ces « VALEURS » sont positives
et aussi négatives ; il y en a des bonnes et des
mauvaises. L'Éternité les avale, les dévore.
Dans
la Lumière Astrale, les valeurs s'attirent et se
repoussent, en accord avec les Lois de l'Aimantation Universelle.
Les valeurs sont les éléments inhumains eux-mêmes
qui constituent l'Ego ; ces éléments s'entrechoquent
parfois entre eux ou simplement s'attirent ou se repoussent.
«
La mort est le retour au point de départ originel.
Un homme est ce qu'est sa vie ; si un homme ne travaille
pas sa propre vie, s'il n'essaie pas de la modifier, évidemment,
il perd misérablement son temps », car un homme
n'est rien de plus que ce qu'est sa vie. Nous devons travailler
notre propre vie pour en faire une Oeuvre Maîtresse.
La
VIE est comme un film ; lorsque le film se termine, nous
l'emportons pour l'Éternité. DANS L'ÉTERNITÉ
NOUS REVIVONS NOTRE PROPRE VIE qui vient de s'achever.
Durant
les premiers jours, le désincarné, le défunt,
voit généralement la maison où il est
mort et même il y habite. S'il est mort, par exemple,
à l'âge de 80 ans, il continuera à voir
ses petits-enfants, à s'asseoir à la table,
etc. ; c'est-à-dire que l'Ego sera parfaitement convaincu
qu'il est toujours vivant et il n'y a rien, dans la vie,
qui parvienne à le convaincre du contraire.
Pour
l'Ego, rien n'a changé, malheureusement ; il voit
la vie comme toujours : assis, par exemple, à la
table de la salle à manger, il demandera la nourriture
à laquelle il est habitué. Évidemment,
ses parents affligés ne le verront pas, mais, par
contre, le SUBCONSCIENT (de ses parents) répondra
; ce Subconscient mettra sur la table les aliments indiqués.
Il est évident qu'il ne mettra pas des aliments physiques,
car ce serait impossible, mais il met des formes mentales,
très similaires à celles des aliments que
le défunt avait l'habitude de consommer.
Le
désincarné peut voir une veillée funèbre
; il ne supposera jamais que cette veillée ait quelque
chose à voir avec lui, mais il pense plutôt
que cette veillée correspond à quelqu'un qui
est mort, à une autre personne, mais il ne croira
jamais qu'elle correspond à lui. Il se sent si vivant
qu'il ne soupçonne pas le moins du monde son décès.
S'il
sort dans la rue, il verra les rues si absolument identiques
que rien ne pourrait lui faire penser que quelque chose
lui est arrivé. S'il va dans une église, il
verra là le curé disant la messe, il assistera
au rite et il sortira très tranquillement de l'église,
parfaitement convaincu qu'il est vivant : rien ne pourrait
lui faire penser qu'il est mort. Plus encore, si quelqu'un
lui faisait une pareille affirmation, il aurait un sourire
sceptique ; incrédule, il n'accepterait pas l'affirmation
qu'on lui a faite.
Il
doit revivre dans le MONDE ASTRAL (le défunt) toute
l'existence qui vient de se dérouler, mais il la
revit de manière si naturelle et à travers
le temps, que le défunt, identifié avec celle-ci,
savoure vraiment chacun des âges de la vie qui s'est
terminée.
S'il
avait 80 ans, par exemple, pendant quelque temps il caressera
ses petits-enfants, s'assiéra à table, se
couchera dans son lit habituel, etc., mais à mesure
que le temps va passer, il va s'adapter à d'autres
circonstances de sa propre existence.
Il
se sentira soudain vivre à l'âge de 79 ans,
de 77 ans ou de 60 ans, etc. ; et s'il a vécu dans
une autre maison à l'âge de 60 ans, il se verra
donc en train de vivre dans cette autre maison et il dira
les mêmes choses qu'il a dites, et même son
aspect psychologique reprendra l'aspect qu'il avait lorsqu'il
avait 60 ans.
Et
s'il a vécu à l'âge de 50 ans dans une
autre ville, il se verra alors à cet âge en
train de revivre dans cette ville, dans cette autre maison
et ainsi de suite, en même temps que son aspect psychologique,
sa physionomie se transforme en accord avec l'âge
qu'il devait revivre.
À
l'âge de 20 ans, par exemple, il aura exactement la
physionomie qu'il avait lorsqu'il avait 20 ans ; à
l'âge de 10 ans, il se verra comme un enfant ; et
lorsqu'arrivera alors l'instant où il aura terminé
de revoir son existence passée, toute sa vie sera
réduite à des sommes et des restes d'opérations
mathématiques ; c'est très utile pour la Conscience.
Dans
ces conditions, le défunt devra alors se présenter
pratiquement devant les TRIBUNAUX DE LA JUSTICE OBJECTIVE
ou de la JUSTICE CÉLESTE ; ces Tribunaux sont tout
à fait différents de ceux de la Justice Subjective
ou Terrestre. Dans les Tribunaux de la Justice Objective,
seules régnent vraiment la Loi et la Miséricorde,
car il est évident qu'à côté
de la Justice se trouve toujours la Miséricorde.
TROIS
CHEMINS S'OUVRENT DEVANT LE DÉFUNT : le premier,
des VACANCES dans les Mondes Supérieurs (ce chemin
est pour les gens qui le méritent vraiment) ; le
second, RETOURNER, donc, plus ou moins immédiatement
dans une nouvelle matrice ; le troisième, descendre
dans les Mondes Infernaux jusqu'à la « SECONDE
MORT » dont parlent l'Apocalypse de saint Jean et
l'Évangile du Christ.
Évidemment,
ceux qui parviennent à monter dans les Mondes Supérieurs
passent par une période de grande Félicité.
Normalement, l'Âme (ou ce que nous appelons la Conscience)
se trouve embouteillée dans le Moi de la Psychologie
expérimentale, dans l'Ego, qui, comme je vous l'ai
déjà dit, est une somme de divers éléments
inhumains.
Mais
ce qui arrive, c'est que ceux qui montent dans les Mondes
Supérieurs abandonnent l'Ego temporairement ; dans
ce cas, l'Âme, la Conscience ou l'Essence (ou comme
vous voudrez l'appeler), sort de ce cachot horrible qu'est
l'Ego, le Moi, pour monter au fameux « DEVACHAN »
dont nous ont parlé les Hindous (une Région
de Félicité ineffable dans le MONDE DU MENTAL
Supérieur de l'Univers) ; là, on jouit d'une
authentique Félicité ; là se trouvent
les désincarnés avec leur famille qu'ils abandonnèrent
il y a longtemps ; on trouve, disons, ce que nous pourrions
appeler leur Âme.
Plus
tard, la Conscience, l'Essence ou l'Âme (ou comme
vous voulez l'appeler), abandonne aussi le Monde du Mental
pour entrer dans le MONDE DES CAUSES NATURELLES.
Le
Monde Causal est grandiose, merveilleux ; dans le Monde
Causal résonnent toutes les harmonies de l'Univers
; là, on ressent vraiment les mélodies de
l'Infini.
On
sait que dans chaque planète, il y a de multiples
sons ; mais, réunis tous ensemble, ils donnent une
NOTE SYNTHÈSE qui est la Note Clé de la planète.
L'ensemble des Notes Clés de chaque monde résonne
merveilleusement parmi la chorale immense de l'espace étoilé
et cela produit une joie ineffable dans la Conscience de
tous ceux qui jouissent du bonheur d'être dans le
Monde Causal.
Dans
le Monde des Causes Naturelles, nous trouvons aussi les
SEIGNEURS DE LA LOI, ceux qui châtient et récompensent
les peuples et les hommes. Dans le Monde des Causes Naturelles,
nous trouvons les Hommes véritables, les HOMMES CAUSALS
; nous les trouvons là, en train de travailler pour
l'Humanité. Dans le Monde des Causes Naturelles,
nous trouvons les PRINCIPAUTÉS, les Princes des Élémentaux,
les Princes du Feu, de l'Air, de l'Eau et de la Terre.
La
vie palpite intensément dans le Monde des Causes
Naturelles. Le Monde Causal est ravissant en lui-même
; un bleu profond, intense, comme celui d'une nuit remplie
d'étoiles et illuminée par la Lune, resplendit
alors sans cesse dans le Monde des Causes naturelles.
Je
ne veux pas dire qu'il n'y ait pas d'autres couleurs ; il
y en a d'autres, en effet, mais la couleur de base, fondamentale,
est le bleu intense, profond, d'une nuit lumineuse et étoilée...
Ceux
qui vivent dans cette région sont heureux dans le
sens le plus transcendantal du terme ; mais toute récompense
s'épuise à la longue, n'importe quelle récompense
a une limite, et, bien sûr, arrive l'instant où
l'Âme qui est entrée dans le Monde Causal doit
retourner, revenir et elle descendra inévitablement
pour se placer de nouveau dans l'Ego, dans le Moi de la
Psychologie Expérimentale.
Ensuite,
les Âmes de ce type viennent imprégner l'oeuf
fécondé pour former un nouveau corps physique
; elles se réincorporent dans un nouveau corps physique,
elles retournent au monde...
Tout
autre est le chemin qui attend ceux qui descendent dans
les MONDES INFERNAUX ; il s'agit de gens qui ont déjà
accompli leur temps, leur cycle de manifestation, ou qui
ont été trop pervers ; ces personnes involuent
indubitablement dans les entrailles de la Terre.
Dans
sa « Divine Comédie », Dante Alighieri
nous parle des Neuf Cercles Dantesques et il voit ces Neuf
Cercles à l'intérieur de la Terre.
Nos
ancêtres d'Anahuac, dans la grande Tenochtitlan, parlent
clairement du « MICTLAN » (c'est la Région
Infernale qu'ils situent, eux aussi, à l'intérieur
même de notre globe terrestre).
À
la différence, donc, de certaines autres sectes ou
religions, pour nos ancêtres d'Anahuac (comme nous
l'avons vu dans leurs Codex), le passage par le Mictlan
est obligatoire et ils le considèrent simplement
comme un « Monde d'épreuves », où
les Âmes sont éprouvées, et si elles
arrivent à passer par les Neuf Cercles, elles sont
admises indiscutablement dans l'Éden, c'est-à-dire
au Paradis Terrestre.
Pour
les SOUFIS MAHOMÉTANS, l'Enfer n'est pas non plus
un lieu de châtiment, mais d'instruction pour la Conscience
et de purification.
Pour
le Christianisme, dans tous les recoins du monde, l'Enfer
est un lieu de châtiment et de peines éternelles
; cependant, le CERCLE SECRET DU CHRISTIANISME, la partie
occulte de la Religion Chrétienne est différente.
Dans la partie occulte de tout Mouvement Chrétien,
dans la partie intime ou secrète, se trouve la Gnose.
Le
GNOSTICISME UNIVERSEL voit l'Enfer, non comme un lieu de
peines éternelles et sans fin, mais comme un lieu
d'expiation, de purification et d'instruction à la
fois pour la Conscience.
Évidemment,
il doit y avoir de la douleur dans les Mondes Infernaux,
puisque la vie est terriblement dense à l'intérieur
de la Terre et surtout dans le Neuvième Cercle (où
se trouve ce noyau, disons, concret, d'une matière
terriblement dure) ; là on souffre l'indicible...
En
tout cas, ceux qui rentrent dans l'INVOLUTION SUBMERGÉE
du Règne Minéral doivent passer, tôt
ou tard, par ce qu'on appelle, dans l'Évangile Christique,
la « SECONDE MORT ».
Nous
n'avons jamais envisagé, dans le Gnosticisme Universel,
d'étudier cette question de l'Enfer Dantesque où
il n'y aurait donc pas de limite au châtiment. Nous
considérons que Dieu étant éternellement
juste, il ne pourrait faire payer à quelqu'un plus
que ce qu'il doit, car toute faute, aussi grave soit-elle,
a un prix ; une fois le prix payé, cela nous paraîtrait
absurde de continuer à payer.
Ici
même, dans notre Justice terrestre (qui n'est qu'une
Justice parfaitement subjective), nous voyons que si un
prisonnier entre en prison pour tel ou tel délit,
une fois qu'il a purgé sa peine, on lui donne le
« bon de sortie » de la liberté ; même
les autorités terrestres n'accepteraient pas qu'un
prisonnier reste en prison après avoir purgé
sa peine.
Il
y a eu des cas de prisonniers qui s'étaient tellement
adaptés à la prison que le jour de leur sortie,
ils n'ont pas voulu sortir, il a donc fallu les faire sortir
de force.
Ainsi,
toute faute, aussi grave soit-elle, a un prix ; si les juges
terrestres savent cela, la justice divine le sait encore
plus. Aussi grave qu'ait été le délit
(ou les délits) que quelqu'un a commis, il a donc
un prix ; une fois le prix payé, le « bon de
sortie » de la liberté est alors à l'ordre
du jour.
S'il
n'en était pas ainsi, Dieu serait alors un grand
tyran ; et nous savons bien qu'à côté
de la justice divine, il ne manque jamais la Miséricorde.
Nous ne pourrions donc, en aucune manière, qualifier
Dieu de « tyran » ; ce procédé
équivaudrait à un blasphème, et nous,
franchement, nous n'aimons pas le blasphème.
Ainsi,
la Seconde Mort est la limite du châtiment dans l'Enfer
Dantesque. Qu'on appelle cet ENFER « TARTARE »,
en Grèce, ou qu'on l'appelle « L'AVERNE »
à Rome, ou «L'AVITCHI » en Inde, ou «
LE MICTLAN » dans l'antique Tenochtitlan, peu importe.
Chaque pays, chaque Religion, chaque Ère ou chaque
culture a connu l'existence de l'Enfer et l'a toujours qualifié
d'un nom.
Pour
les anciens habitants de la Grande Hespéride (comme
nous le voyons en lisant la divine « Énéide
» de Virgile, le Poète de Mantoue), l'Enfer
est la DEMEURE DE PLUTON, c'est cette région caverneuse
où Énée, le Troyen, a rencontré
Didon, cette reine qui se tua par amour, car elle était
amoureuse de lui, après avoir juré loyauté
aux cendres de Sichaeus.
La
Seconde Mort, en elle-même, est généralement
très douloureuse ; l'Ego sent qu'il est démoli,
que ses doigts tombent, qu'il perd ses bras... Il subit
un terrible évanouissement ; après un certain
temps, l'Essence (ce qu'il y a d'Âme à l'intérieur
de l'Ego) a une figure infantile. Alors, on devient comme
un GNOME ou un PYGMÉE, pour entrer dans l'Évolution
des Élémentaux Minéraux.
Évidemment,
elle doit [...] il y a plusieurs sortes d'Élémentaux
dans la Nature. Comme autorité en la matière,
nous avons FRANTZ HARTMANN ; le livre qu'il a écrit
sur « les Élémentaux » (précisément)
est assez intéressant ; nous avons PARACELSE, le
grand médecin Philippe Téophraste Bombaste
de Hohenheim (Auréole Paracelse)...
En
tous cas, les Élémentaux sont les Consciences
des Éléments, car nous savons bien que les
Éléments (Feu, Air, Eau, Terre) ne sont pas
quelque chose de purement physique, comme le supposent les
« ignorants instruits », mais plutôt,
disons, des Véhicules de Consciences simples, primitives,
dans le sens le plus transcendantal du terme.
Ainsi,
les Élémentaux sont les Principes Conscientifs
des Éléments, dans le sens transcendantal
ou essentiel du terme, et c'est tout...
Or,
poursuivons avec notre explication. Il est évident
que ceux qui sont passés par la Seconde Mort sortent
à la surface du monde ; ils recommencent de nouveaux
processus évolutifs qui, indubitablement, devront
débuter par le minéral, par la pierre, ils
poursuivront avec le végétal, continueront
avec l'animal et, pour finir, ils auront accès à
la vie humaine ; ils reconquerront l'État Humain
ou « Humanoïde » qu'ils avaient perdu autrefois.
Il
s'avère très intéressant de voir ces
Gnomes ou Pygmées parmi les rochers, ils ressemblent
à de petits nains, avec leurs grands livres et leur
longue barbe blanche...
Évidemment,
ce que nous disons, et cela en plein XXème siècle,
s'avère assez étrange, car les gens sont devenus
maintenant si compliqués, leur mental s'est tellement
détourné des simples vérités
de la Nature, qu'il leur est difficile de pouvoir vraiment
accepter volontiers ces choses. Ce sont plutôt les
gens simples, ceux qui n'ont pas tant de complications dans
leur intellect qui acceptent ce type de connaissances.
En
tous cas, je veux vous dire que les Élémentaux
Minéraux, lorsqu'ils entrent dans l'ÉVOLUTION
VÉGÉTALE, sont très intéressants.
Chaque plante est le corps physique d'un Élémental
Végétal ; ces Élémentaux des
Plantes ont une Conscience, ils sont intelligents et il
y a de grands Ésotéristes qui savent les manipuler
ou les manier à volonté ; ils sont très
beaux. Ceux qui les connaissent peuvent, par leur intermédiaire,
agir sur les Éléments de la Nature.
Un
peu au-delà des Élémentaux végétaux,
nous avons les Élémentaux du Règne
Animal. Indubitablement, seuls les Élémentaux
végétaux avancés ont le droit d'entrer
dans des organismes animaux, et l'ÉVOLUTION DANS
LE RÈGNE ANIMAL commence toujours par des organismes
simples ; mais à mesure qu'ils se mettent à
évoluer, la vie aussi se complique et arrive le moment
où l'Élémental Animal peut prendre
des corps organiques très complexes.
Après
cela, on reconquiert l'ÉTAT HUMAIN que l'on avait
perdu autrefois. En arrivant à cet état, on
assigne aux Élémentaux, à l'Essence,
à la Conscience, à l'Âme (comme vous
voulez la définir ou l'expliquer), 108 VIES à
nouveau pour son AUTO-RÉALISATION INTIME.
Si,
durant les 108 nouvelles vies, on ne parvient pas à
l'Auto-réalisation Intime de l'Être, la ROUE
DE LA VIE continue de tourner, et alors, on descend de nouveau
dans les entrailles du Règne Minéral, dans
le but d'extraire l'Essence des éléments indésirables
qui, d'une manière ou d'une autre, se sont fixés
à la Psyché, et le même processus se
répète.
Conclusion
: la roue tourne 3 000 fois ; si, durant les 3 000 CYCLES
de 108 vies chacun, chaque cycle, les Essences ne s'auto-réalisent
pas, toutes les portes se referment et l'Essence elle-même,
devenue simplement un Élémental innocent,
s'immerge au sein de la GRANDE RÉALITÉ, c'est-à-dire
dans le GRAND ALAYA DE L'UNIVERS, dans l'ESPRIT UNIVERSEL
DE VIE OU « PARABRAHMAN », comme le nomment
les Hindous, « LA GRANDE RÉALITÉ »...
Voilà
donc la vie de ceux qui descendent à l'intérieur
de la Terre après la mort. Nous voyons donc qu'après
la désincarnation, certains montent dans les Mondes
Supérieurs pour quelques vacances, d'autres descendent
dans les entrailles de la Terre ; il y en a d'autres qui
retournent plus ou moins immédiatement, ils se réincorporent,
ils reviennent pour répéter immédiatement,
aussi, leur existence dans ce monde-ci.
Tant
que l'on doit RETOURNER ou revenir, on doit alors répéter
sa propre vie. Nous avons déjà vu que la mort
est le retour au point de départ originel ; je vous
ai expliqué aussi qu'après la mort dans l'Éternité,
dans la Lumière Astrale, disons, nous devons revivre
la vie qui vient de s'achever. Maintenant, je dois vous
dire que, en retournant, en revenant, nous devons répéter,
une autre fois, sur le tapis de la vie ou sur le tapis de
l'existence, toute notre propre vie. Lorsqu'on [...]
Disciple.
[...]
Maître.
Non, dans le premier cas, j'ai mentionné uniquement
la Loi de la Transmigration des Âmes et que ceux qui
ont accompli le Cycle des 108 existences doivent descendre
dans les entrailles du monde. Par la suite, une fois l'Ego
mort, ils reviennent évoluer depuis le minéral
jusqu'à l'homme (c'est la Doctrine de la Transmigration).
Je suis en train de parler, maintenant, de la Doctrine de
l'Éternel Retour de toutes les choses, liée
à cette autre Loi qui s'appelle la « Doctrine
de la Récurrence ».
Si,
au lieu de descendre dans les entrailles du monde, on retourne
plus ou moins rapidement ici, dans le monde, il est évident
que l'on devra répéter sur le tapis de l'existence,
sur le tapis du monde, la même vie, la vie qui a pris
fin.
Vous
allez me dire que « c'est trop ennuyeux : nous sommes
tous ici en train de répéter ce que nous avons
fait dans notre existence passée, dans notre retour
passé »... Il n'y a pas de doute qu'en effet,
c'est terriblement ennuyeux, mais c'est nous-mêmes
qui sommes les coupables, parce que, comme je l'ai déjà
dit, un homme est ce qu'est sa vie ; si nous ne modifions
pas notre vie, nous devrons la répéter sans
cesse.
Nous
nous désincarnons et nous prenons à nouveau
un corps ; pourquoi ? Pour répéter la même
chose. Et nous nous désincarnons de nouveau pour
reprendre un corps et répéter la même
chose ; et viendra le jour où nous devrons partir
« avec notre musique ailleurs », nous devrons
descendre dans les entrailles du monde, jusqu'à la
Seconde Mort. Mais on ne peut pas éviter ces répétitions.
Ces
répétitions sont connues sous l'appellation
« Loi de Récurrence » : tout se déroule
à nouveau tel que c'est arrivé. Mais pourquoi
- direz-vous - pourquoi doit-on répéter la
même chose ? Bon, cela mérite une explication.
Avant
tout, je veux que vous sachiez que le Moi n'est pas quelque
chose de purement autonome ou autoconscient, ou disons,
très individuel. Assurément, LE MOI EST UNE
SOMME DE MOIS ; il est pluriel.
La
Psychologie courante, ordinaire, la Psychologie officielle,
pense au Moi comme à une totalité ; nous,
nous pensons au Moi comme à une somme de Mois, parce
que l'un est le Moi de la colère, l'autre est le
Moi de la convoitise, l'autre est le Moi de la luxure, l'autre
est le Moi de l'envie, l'autre est le Moi de la paresse,
l'autre est le Moi de la gourmandise ; il y a différents
Mois, il n'y a pas un seul Moi, mais différents Mois
dans notre organisme.
Il
est évident que la pluralité du Moi sert donc
de fondement à la DOCTRINE DES MULTIPLES, tel qu'on
l'enseigne au Tibet Oriental.
À
l'appui de la Doctrine des Multiples, il y a le Grand Kabire
Jésus. On dit qu'il sortit Sept Démons du
corps de Marie Madeleine ; il n'y a pas de doute qu'il s'agit
des « SEPT PÉCHÉS CAPITAUX » :
colère, convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse,
gourmandise.
Chacun
de ces sept est la tête d'une Légion ; comme
je l'ai déjà dit : « même si nous
avions mille langues pour parler et un palais d'acier, nous
n'arriverions pas à énumérer complètement
tous nos défauts »...
Et
chaque défaut est un Moi en soi-même ; ainsi,
nous avons beaucoup de Mois-défauts. Si nous qualifions
ces Mois-défauts de « Démons »,
nous ne nous trompons pas.
Dans
l'Évangile Christique, on demande au possédé
son véritable nom et il répond : « je
suis Légion, mon véritable nom est Légion
». Ainsi, chacun de nous, au fond, est légion
; et chaque Moi-démon de la Légion veut donc
contrôler notre cerveau, veut contrôler les
Sept Centres principaux de notre machine organique, veut
dominer, monter, grimper au sommet de l'échelle,
se faire entendre, etc.
Chaque
Moi-démon est comme une personne à l'intérieur
de notre corps ; si nous disons : « à l'intérieur
de notre personnalité vivent de nombreuses personnes
», nous ne nous trompons pas ; en vérité,
c'est ainsi.
Ainsi,
LA RÉPÉTITION MÉCANIQUE des divers
événements de notre existence passée
EST DUE, assurément, À LA MULTIPLICITÉ
DU MOI.
Nous
allons citer des cas concrets : supposons que, dans une
existence passée, à l'âge de 30 ans,
nous nous sommes battus avec un autre individu à
la Cafétéria (cas commun de la vie). Évidemment,
le Moi-défaut de la colère fut le personnage
principal de cette scène.
Après
la mort, ce Moi-défaut continue dans l'Éternité
; et dans notre nouvelle existence, ce Moi-défaut
reste au fond de notre Subconscience, attendant qu'arrive
l'âge de nos 30 ans pour retourner dans une Cafétéria
; à l'intérieur de nous, il y a du ressentiment
et nous désirons retrouver la personne liée
à cet événement.
À
son tour, l'autre personne, qui a fait partie de cet événement
tragique, « à la buvette », a aussi son
Moi : le Moi qui veut se venger, qui reste au fond de son
Subconscient, attendant le moment d'entrer en activité.
Conclusion,
en arrivant à l'âge de 30 ans, l'individu dit
: « Bon, je dois rencontrer... », ou disons
plutôt, le Moi de la personne, le Moi-colère,
le Moi qui a fait partie de cet événement
tragique, placé dans le Subconscient, dit : «
je dois rencontrer untel »... À son tour, le
deuxième dit : « je dois rencontrer celui-ci
»... Et, télépathiquement, ils se mettent
tous deux d'accord et, pour finir, ils se donnent rendez-vous
télépathiquement dans une quelconque cafétéria,
ils se rencontrent physiquement, personnellement, dans leur
nouvelle existence, et ils répètent la scène,
telle qu'elle s'est passée dans leur existence précédente.
Tout
cela s'est fait dans le dos de notre intellect, en dehors
de nos raisonnements. Nous avons simplement été
entraînés dans une tragédie, nous avons
été amenés inconsciemment à
répéter la même chose.
Maintenant,
prenons le cas de quelqu'un qui, à l'âge de
30 ans, a eu dans son existence passée une aventure
amoureuse (un homme qui a eu une aventure avec une dame).
Ce Moi de l'aventure continue de vivre après l'aventure
et, après la mort, il continue de vivre dans l'Éternité.
Quand
cet homme revient, quand il se réincorpore dans un
nouvel organisme, ce Moi de l'aventure continue de vivre,
attendant au fond du Subconscient, dans les replis plutôt
inconscients de la vie, de la psyché, le moment d'entrer
dans une nouvelle activité, et arrivé à
l'âge de l'aventure passée, c'est-à-dire
à 30 ans, il dit : « Bon, c'est le moment,
je vais maintenant partir à la recherche de la dame
de mes rêves »...
À
son tour, le Moi de la dame de ses rêves, celui de
l'aventure dit la même chose : « C'est le moment,
je vais chercher ce monsieur »... Et, par en dessous,
les deux Mois s'arrangent télépathiquement.
Tous
deux prennent rendez-vous et entraînent la personnalité
(tout cela dans le dos de notre intelligence, dans le dos
du « ministère de l'intellect »), et
la rencontre arrive et l'aventure se répète.
Ainsi,
en vérité, bien que cela paraisse incroyable,
nous NE FAISONS RIEN, TOUT NOUS ARRIVE, comme lorsqu'il
pleut, comme lorsqu'il tonne.
Si
on a eu un procès dans une existence passée
pour des biens fonciers, disons pour une maison, le Moi
de ce procès continue de vivre après la mort
et il continue de vivre dans la nouvelle existence ; il
est caché dans les replis du mental, attendant le
moment d'entrer en activité.
Si
ce procès a eu lieu à l'âge de 50 ans,
il attend qu'arrivent nos 50 ans et, à l'âge
de 50 ans, il dit : « Bon, c'est le moment »...
et je suis sûr que celui avec qui on a eu le procès
dit aussi : « voilà mon heure »... et
ils se rencontrent de nouveau pour un autre procès
similaire et la scène se répète.
Alors,
réellement, nous n'avons même pas de LIBRE
ARBITRE ; tout nous arrive, je le répète,
comme lorsqu'il pleut ou comme lorsqu'il tonne...
On
a une petite marge de libre arbitre (elle est très
petite). Imaginez, un instant, un violon dans son étui
: il y a une marge très minime pour ce violon. C'est
comme ça aussi qu'est notre libre arbitre : il est
quasi nul ; ce qu'on a, c'est une petite marge imperceptible
et, si nous savons en profiter, il se trouve que nous nous
transformerons alors radicalement et que nous nous libérerons
de la Loi de Récurrence ; mais il faut savoir en
profiter. Comment ?
Eh
bien, dans la vie pratique, nous devons nous rendre un peu
plus AUTO-OBSERVATEURS. Quand on accepte qu'on a une Psychologie
propre, on commence à s'observer soi-même,
et quand on commence à s'observer soi-même,
on commence aussi à devenir différent de tout
le monde.
C'est
dans la rue, c'est à la maison, c'est au travail,
que nos défauts (ces défauts qui sont cachés
en nous) affleurent spontanément et si nous sommes
alertes et vigilants comme la vigie en temps de guerre,
alors nous les voyons.
Un
défaut découvert doit être JUGÉ
à travers l'ANALYSE, la RÉFLEXION et la MÉDITATION
INTIME DE L'ÊTRE dans le but de le comprendre. Lorsqu'on
comprend tel ou tel Moi-défaut, on est alors dûment
préparé pour le désintégrer
atomiquement.
Est-il
possible de le désintégrer ? Oui, c'est possible
! Mais nous avons besoin d'un Pouvoir qui soit supérieur
au mental, car le mental par lui-même ne peut altérer
fondamentalement aucun défaut psychologique. Il peut
l'étiqueter sous différents noms, il peut
le faire passer d'un niveau à un autre de l'entendement,
il peut l'occulter à lui-même ou aux autres,
il peut le justifier ou le condamner, etc., mais jamais
l'altérer radicalement.
Nous
avons besoin d'un pouvoir qui soit supérieur au mental,
un pouvoir qui puisse désintégrer n'importe
quel Moi-défaut ; ce Pouvoir est latent au fond de
notre psyché, il s'agit seulement de le connaître
pour apprendre à l'utiliser.
En
Orient, en Inde, on appelle ce pouvoir DEVI KUNDALINI, le
Serpent Igné de nos pouvoirs magiques. Dans la Grande
Tenochtitlan, on l'appelait TONANTZIN ; chez les alchimistes
médiévaux, il reçoit le nom de STELLA
MARIS (la Vierge de la Mer) ; chez les Hébreux, ce
pouvoir recevait le nom de ADONIA ; chez les Crétois,
on le connaissait sous le nom de CIBÈLE ; chez les
Égyptiens, c'était ISIS (Mère Divine,
de qui aucun mortel n'a levé le voile) ; chez les
Chrétiens, c'est MARIE, MAYA, c'est-à-dire
DIEU-MÈRE.
Bien
souvent, nous avons considéré Dieu comme Père,
mais il vaut bien la peine de considérer Dieu comme
Mère, comme Amour, comme Miséricorde...
Dieu
Mère habite au fond de notre psyché, c'est-à-dire
qu'elle se trouve dans l'Être. Je pourrais vous dire
que Dieu Mère est une partie de notre propre Être,
mais dérivé...
Faites
la distinction entre l'ÊTRE et le MOI. L'Être
et le Moi sont incompatibles, ils sont comme l'eau et l'huile
qui ne peuvent se mélanger. « L'Être
est l'Être et la raison d'être de l'Être
est l'Être lui-même ». L'ÊTRE est
ce qui est, ce qui a toujours été et ce qui
toujours sera ; il est la vie qui palpite en chaque atome,
comme elle palpite en chaque Soleil.
Ainsi,
Dieu Mère est une variante de notre propre Être,
c'est notre propre Être, mais dérivé.
Cela signifierait que chacun, ou signifie, en fait, que
chacun a sa MÈRE DIVINE PARTICULIÈRE, INDIVIDUELLE,
KUNDALINI, comme disent les Hindous.
Je
suis d'accord avec ce terme. Je considère que nous
pouvons invoquer la Divine Mère Kundalini pendant
une profonde Méditation, EN LA SUPPLIANT, alors,
de DÉSINTÉGRER CE MOI-DÉFAUT que nous
avons parfaitement compris à travers la Méditation.
La Divine Mère Kundalini agira et le désintégrera,
elle le réduira en poussière cosmique.
En
désintégrant un défaut, on libère
l'ESSENCE ANIMIQUE, car à l'intérieur de chaque
Moi-défaut, il y a un certain pourcentage d'Essence
Animique embouteillée ; mais si on désintègre
un défaut, on libère l'Essence Animique ;
si on désintègre deux défauts, on libère
donc plus d'Essence Animique ; et si on désintègre
tous les défauts psychologiques que nous portons
à l'intérieur de nous, on libère alors
totalement la Conscience.
Une
Conscience libérée est une Conscience qui
s'éveille, c'est une CONSCIENCE ÉVEILLÉE,
c'est une Conscience qui pourra voir, entendre, toucher
et palper les grands Mystères de la Vie et de la
Mort ; c'est une Conscience qui pourra expérimenter
directement par elle-même CELA qu'est le RÉEL,
CELA qu'est la VÉRITÉ, Cela qui est au-delà
du corps, des affects et du mental...
Lorsque
Pilate demanda au Grand Kabire Jésus : « Quelle
est la Vérité ? Qu'est-ce que la Vérité
? », ce dernier garda le silence ; et lorsqu'on posa
la même question au Bouddha Gautama Sakyamuni, le
Prince Siddharta, il tourna le dos et se retira...
La
Vérité est l'inconnu de moment en moment,
d'instant en instant ; c'est seulement avec la mort de l'Ego
que nous advient Cela qu'est la Vérité.
La
Vérité, il faut l'expérimenter, comme
lorsqu'on met le doigt dans le feu et qu'on se brûle.
Une théorie au sujet de la Vérité,
aussi belle soit-elle, n'est pas la Vérité
; une théorie, dis-je, ou une opinion, au sujet de
la Vérité, aussi vénérable ou
respectable soit-elle, n'est pas non plus la Vérité
; n'importe quelle idée que nous ayons au sujet de
la Vérité n'est pas la Vérité
quand bien même l'idée serait très lumineuse
; n'importe quelle thèse que nous pourrions présenter
sur la Vérité n'est pas non plus la Vérité.
La Vérité, il faut l'expérimenter,
je le répète, comme lorsqu'on met le doigt
dans le feu et qu'on se brûle ; elle est au-delà
du corps, des affects et du mental, et la Vérité
ne peut être expérimentée qu'en l'absence
du Moi psychologique ; l'expérience du Réel
n'est pas possible sans avoir dissout le Moi.
L'intellect,
aussi brillant soit-il, aussi belles soient les théories
qu'il possède, n'est pas la Vérité.
Comme aurait dit Goethe, dans « Faust » : «
Toute théorie est grise et seul est vert l'arbre
aux fruits dorés qu'est la vie »...
Ainsi,
nous AVONS BESOIN DE DÉSINTÉGRER L'EGO de
la psychologie pour libérer la Conscience ; c'est
ainsi seulement que nous pourrons arriver à expérimenter
la Vérité. Jésus-Christ a dit : «
Connaissez la Vérité et elle vous rendra libres
»... (Nous avons besoin de l'expérimenter directement).
Lorsque quelqu'un parvient véritablement à
détruire l'Ego, il se libère de la Loi de
la Récurrence, il fait de sa vie une oeuvre maîtresse,
il devient un Génie, un Illuminé, dans le
sens le plus complet du terme.
Lorsque
quelqu'un libère sa Conscience, il connaît
évidemment la Vérité. Mais il faut
la libérer et ce n'est pas possible de la libérer
si on ne dissout pas le Moi de la psychologie.
Ceux
qui louent le Moi sont égocentristes par nature et
par instinct. Les mythomanes louent le Moi parce qu'ils
sont mythomanes ; les paranoïaques louent le Moi, etc.,
parce qu'ils sont paranoïaques ; les égocentristes
parce qu'ils sont égocentristes.
La
vie sur la surface de la Terre serait différente
si nous dissolvions l'Ego, le Moi ; alors la Conscience
de chacun de nous, éveillée et illuminée,
irradierait l'Amour et il y aurait la Paix sur la surface
de la Terre.
La
Paix n'est pas une question de propagandes, ni de pacifications,
ni d'armées, ni de propagandes, ni « d'O.E.A
», ni « d'O.N.U », ni rien de ce style
; LA PAIX EST UNE SUBSTANCE QUI ÉMANE DE L'ÊTRE,
qui vient des entrailles mêmes DE L'ABSOLU.
Il
ne pourra y avoir de Paix dans le monde, il ne pourra y
avoir de véritable tranquillité dans tous
les recoins de la Terre, tant que les facteurs qui produisent
les guerres existeront à l'intérieur de nous.
Parce qu'il est clair que tant qu'il y aura de la discorde
à l'intérieur de chacun de nous, il y aura
de la discorde dans le monde.
La
masse n'est rien de plus que l'extension de l'individu ;
ce qu'est l'individu, c'est la masse, et ce qu'est la masse
c'est le gouvernement et c'est le monde. Si l'individu se
transforme, si l'individu élimine de lui-même
les éléments de la haine, de l'égoïsme,
de la violence, de la discorde, etc., c'est-à-dire
s'il arrive à détruire l'Ego, pour que sa
Conscience reste libre, il y aura seulement en lui CELA
qui s'appelle AMOUR.
Si
chacun des individus qui peuplent la surface de la Terre
dissolvait l'Ego, les masses seraient des MASSES D'AMOUR,
il n'y aurait pas de guerres, il n'y aurait pas de haines
; mais, en vérité, il ne pourra pas y avoir
de Paix dans le monde tant qu'existe l'Ego.
Certains
affirment que « à partir de l'année
2001 ou 2007, viendra l'Ère de la Fraternité,
de l'Amour et de la Paix ». Mais, en pensant ici à
voix haute, je me demande à moi-même et je
vous demande même à vous : d'où allons-nous
sortir cette Ère de Fraternité, d'Amour et
de Paix entre les hommes de bonne volonté ? Croyez-vous,
par hasard, que l'Ego de la Psychologie avec ses haines,
ses rancoeurs, avec ses envies, avec ses ambitions, avec
sa luxure, etc., peut créer un Âge d'Amour,
de Bonheur, etc. ? Est-ce que, par hasard, cette affaire
pourrait marcher ? Évidemment que non !
Pour
que règne vraiment la paix dans le monde, nous devons
donc mourir en nous-mêmes, nous devons détruire
en nous ce que nous avons d'inhumain ; la haine que nous
portons, les envies, les jalousies épouvantables,
cette colère qui nous rend si abominables, cette
fornication qui nous rend si bestiaux, etc.
Mais,
tant que ces facteurs continueront d'exister à l'intérieur
de notre psyché, le monde ne pourra pas être
différent ; bien au contraire, il deviendra pire,
parce qu'au fil du temps, l'Ego deviendra de plus en plus
puissant, plus fort ; et à mesure que l'Ego se manifestera
avec plus de violence, le monde deviendra de plus en plus
ténébreux. Et au train où nous allons,
si nous ne travaillons pas sur nous-mêmes, viendra
le jour où nous ne pourrons même plus exister,
parce que nous nous détruirons violemment les uns
les autres.
Si
l'Ego continue indéfiniment à se renforcer
comme il le fait, viendra le moment où personne ne
pourra être sûr de sa vie ni de son foyer. Dans
un monde où la violence est arrivée à
son maximum, plus personne n'est sûr de sa propre
existence.
Ainsi,
je crois fermement que la solution de tous les problèmes
du monde se trouve précisément dans la DISSOLUTION
DU MOI... Je termine sur ces paroles.
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