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128.
L'appréhension de la connaissance intérieure
(Moyen Âge et ésotérisme gnostique)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LA APREHENSIÓN
DEL CONOCIMIENTO DIRECTO (Edad Media y Esoterismo Gnóstico)"
Assurément
et au nom de la vérité, je dois dire que l'être
humain ne se connaît pas lui-même. Nous sommes
à une époque où, heureusement, on peut
parler de sujets ésotériques publiquement,
à la lumière du jour ou dans les ténèbres
de la nuit.
Cela
n'a pas toujours été le cas. Pensons, par
exemple, au Moyen Âge avec sa fameuse Inquisition
que certains attribuent à Grégoire IX et d'autres
à saint Dominique. En tous cas, l'Inquisition fut
épouvantable...
Cela
ne veut pas dire qu'au Moyen Âge il n'y ait pas eu
d'Ésotérisme ; il y en a eu et du très
grand. Rappelons-nous de CORNELIUS AGRIPPA, de Philippe
Théophraste Bombast de Hohenheim (AURÉOLE
PARACELSE) et aussi, du non moins célèbre
Docteur FAUST (enchanteur et magicien). Ces trois hommes
furent les disciples du très respectable et vénérable
grand Maître ABBÉ TRITHÈME. Cet abbé
enseignait l'Ésotérisme en plein monastère
médiéval ; c'est un miracle qu'il n'ait pas
fini sur le bûcher.
Ainsi,
à côté de l'horrible Inquisition et
des bûchers allumés par l'Église de
Rome, par l'Église catholique, il y avait de l'Ésotérisme
à l'intérieur des monastères même.
Alors, on ne pouvait pas parler de manière publique
comme nous le faisons aujourd'hui ; celui qui le faisait
était jugé comme hérétique ou
sorcier et brûlé vif sur la place publique.
On
a beaucoup parlé de l'Inquisition et il vaut bien
la peine de revoir un peu toutes ces choses afin de les
illustrer...
On
affirme que la fille d'un Comte était quotidiennement
séquestrée par des gens du SABBAT et emmenée
précisément dans leur Sabbat. C'est arrivé
aux environs du XVème siècle ; ce fut alors
que l'Église catholique alluma ses bûchers
avec une fureur épouvantable et des milliers de personnes
accusées de sorcellerie furent brûlées
vives, ce qui est lamentable, n'est-ce pas ?
Parmi
tous ceux qui ont écrit sur l'Inquisition et le «
Saint Office », certains ne se sont pas fait faute
d'exposer avec une minutie de détails les tortures
inquisitoriales. Rappelons-nous cet auteur qui disait :
« Puisque les sorcières qui étaient
jetées à l'eau ne s'enfonçaient pas,
qu'elles flottaient car le démon les aidait, alors
il fallait les soumettre à d'autres tortures. Certains
de ces inquisiteurs conseillaient d'amarrer à la
chaire, avec un câble, toute femme ou tout homme,
accusé de sorcellerie et d'hérésie
; on leur attachait les mains par derrière et on
les lâchait pour qu'ils flottent au bout de la corde
»...
Pensez
à ce que signifie ce martyre : les mains attachées
dans le dos, par derrière, et en plus, soutenues
ou liées à la chaire par une corde. Que de
douleurs épouvantables devait ressentir cette victime
!...
Cet
inquisiteur affirmait donc que « c'était un
système magnifique, car, dans ces circonstances,
le sorcier ou la sorcière revenait de lui-même
(au moyen de sa sorcellerie et à l'aide du démon)
se placer sur la chaire et alors il « chantait »,
c'est-à-dire qu'il confessait son délit »...
L'Inquisition
arriva aussi en Turquie, étant donné que les
Turcs sont avant tout mahométans ; et là,
un de ces écrivains inquisitoriaux disait : «
Enlever les ongles des sorcières et des sorciers,
et leur enfoncer des clous pour qu'ils ressentent une grande
douleur ; les emmener à la tour du martyre ou dans
un puits ; leur brûler les pieds, etc., tout cela
faisait partie de la justice divine et humaine »...
Pensez à cette criminalité, à ce sadisme
si épouvantable de l'Inquisition.
Ils
accusèrent un pauvre curé qui commit l'erreur
de confesser qu'il avait... il y a environ 40 ans, effectué
la copulation sexuelle avec une femme-démon. Le vieil
homme avait déjà 90 ans, mais malgré
son âge, il atterrit sur le bûcher.
Et
quelqu'un a dit, au sujet d'un autre moine : « qu'il
était toujours accompagné d'un démon
femelle invisible et que, il y a des années, il avait
aussi copulé avec celui-ci » ; cette déclaration
fut suffisante pour qu'il soit brûlé vif sur
l'un de ces terribles bûchers de l'Inquisition.
Parmi
tous les actes de foi de l'Inquisition, il y en a un sur
lequel on disait ceci : « Il y a eu un individu, en
Allemagne qui, marchant dans un pré, dans une forêt,
rencontra un groupe de gens qui faisaient un Sabbat. Lorsque
ces personnes se sentirent découvertes, elles s'immergèrent
évidemment complètement dans la QUATRIÈME
VERTICALE et disparurent, en laissant sur place une coupe
sur laquelle figuraient différents noms de personnes
renommées »...
Bien
sûr, on ne pouvait faire moins : la coupe fut remise
à l'Inquisition et les personnes qui figuraient sur
la coupe finirent au bûcher !...
On
disait : « Le Pape Sylvestre, Léon le Grand
étaient considérés comme des sorciers,
etc. », et beaucoup d'autres choses. En tous cas,
les bûchers de l'Inquisition, en pleine fureur, furent
terribles...
Nous
ne nions pas qu'il y ait eu des sabbats ; mais on brûla
vif aussi beaucoup de gens pour « hérésie
» ; beaucoup de gnostiques furent brûlés
vifs : prenons les ALBIGEOIS, qui furent envoyés
aussi sur le bûcher, ainsi que différentes
communautés ésotériques ; les TEMPLIERS,
jugés aussi pour « hérésie »
et « sorcellerie », persécutés
; mais les Chevaliers Templiers continuèrent en secret.
Parmi
ce qu'on disait au Moyen Âge, figure l'histoire que
le Diable apparaissait alors (devant les gens du sabbat,
devant les « harpies » et les « paresseux
») sous l'apparence d'un bouc, d'un chat noir ou d'un
fantôme ; ceux qui lui rendaient un culte avaient
alors le droit de participer à ces « sabbats
».
Aujourd'hui,
parler de cela en plein XXème siècle (qu'on
considère comme le Siècle des Lumières,
bien que ce ne soit pas le cas) s'avère un peu hors
de propos, comme démodé, comme on dit, surtout
à l'époque où on parle de l'atome,
des rayons Alpha, Bêta et Gamma, du rayon laser et
qu'on est en une demi-seconde sur la Lune, etc., mais la
sorcellerie a réellement existé.
Il
y eut un Pape qui tonnait et fulminait, c'était Grégoire
IX ; il lançait ses anathèmes contre les sorciers
; il disait que « le haut clergé était
rempli de sorcellerie. Les sorciers lançaient des
éclairs, faisaient pleuvoir la grêle, endommageaient
les récoltes, etc. », résultat : au
bûcher avec tous les autres !
Lorsqu'il
y avait une tempête très forte, on les tenait
aussi pour responsables, et si une personne était
soupçonnée de sorcellerie, elle se retrouvait
ni plus ni moins sur le bûcher !
Ainsi
moururent chaque année des milliers de personnes
; toute l'Europe fut endeuillée. Il s'avéra
que tous étaient des sorciers, et même le fameux
Docteur Bacon fut jugé comme sorcier ; s'il est bien
certain qu'il ne fut pas brûlé vif, pour le
moins on lui ôta la liberté : il échoua
dans une prison, il mourut dans un cachot de l'Inquisition.
Je
n'ai toujours pas compris comment le Docteur Faust ne tomba
pas dans ce coup de filet, étant aussi connu qu'il
l'était. Mais il se moquait de l'Inquisition ; évidemment,
le Docteur Faust possédait des pouvoirs extraordinaires...
Quant
à CORNELIUS AGRIPPA, il ressemblait à un vagabond,
errant toujours de ville en ville. Accusé d'être
sorcier, hérétique et je ne sais quoi encore,
il ne put pas être attrapé non plus par les
messieurs du « Saint Office ».
En
Allemagne, il a existé un sorcier qui, à ce
qu'on dit, s'élevait au-dessus du sol en pleine journée,
en flottant, il se mettait dans la Quatrième Verticale
devant l'humanité entière, devant le verdict
solennel de la conscience publique. Sa femme essayait même
de le retenir par les pieds, et les gens étaient
furieux et dégainaient leurs épées,
mais ni sa femme, ni les épées n'arrivaient
à lui causer un quelconque dommage. Que faisait ce
sorcier ? Personne ne le sait !...
Il
existait de très célèbres Alchimistes.
Rappelons-nous le très célèbre, le
grandiose NICOLAS FLAMEL qui écrivit de magnifiques
oeuvres, qui fit tant pour l'humanité. Nicolas Flamel
enseigna, de façon détaillée, toutes
les étapes du Grand Oeuvre. Il ne tomba pas aux mains
de l'Inquisition, et c'est un miracle...
Ne
tombèrent pas non plus les SENDIVOGIUS, ni le très
célèbre RAYMOND LULLE ; ce Raymond Lulle mourut
car il fut lapidé dans le monde Arabe ; il était
parti donner des enseignements aux Maures, avec le désir
de leur apporter le CHRISTIANISME ÉSOTÉRIQUE
; s'il avait enseigné aux Soufis, rien ne lui serait
arrivé, mais, malheureusement, il s'adressa à
un peuple fanatique qui ne savait rien de l'Ésotérisme
et ils le tuèrent à coup de pierres.
Sur
Nicolas Flamel, célèbre alchimiste médiéval,
je vais vous dire qu'il vit toujours et qu'il jouit d'une
parfaite santé, d'une longue vie. Je répéterai
donc ici, afin que reste gravé ce que je suis en
train de vous dire, que Nicolas Flamel, le célèbre
Alchimiste médiéval, vit encore aujourd'hui
et jouit d'une parfaite santé. Je dirai qu'il réside
en Inde, avec son ancienne épouse PERNELLE. Il possède
l'ÉLIXIR DE LONGUE VIE, la MÉDECINE UNIVERSELLE
et la PIERRE PHILOSOPHALE ; il a réalisé tout
le GRAND OEUVRE, c'est un immortel...
Ainsi,
bien que ce que je vous dise paraisse étrange, de
la poussière des siècles, de toutes les fosses
sépulcrales de l'époque inquisitoriale, surgissent
des Maîtres qui vivent encore avec le même corps
physique qu'ils avaient alors.
Le
COMTE DE SAINT-GERMAIN est un grand Mahatma immortel. Il
assista une fois à une danse du Sabbat, non parce
qu'il était venu là pour danser, loin de là,
mais dans le but de faire des investigations, d'observer,
d'étudier, ce qui est différent...
En
ce qui concerne la sorcellerie, il y a eu tant de persécutions
qu'il n'est pas étonnant, alors, qu'ils aient été
jusqu'à accuser JÉSUS DE NAZARETH lui-même
d'être « sorcier » et qu'ils l'aient crucifié,
d'autant plus que c'est LUCIFER qui amena Jésus à
la partie supérieure du Temple, et que c'est ce même
Lucifer qui l'emmena aussi au sommet d'une montagne...
Cela
démontre donc que ce Lucifer (qui n'est autre que
la Réflexion du Logos en chacun de nous) possède
de terribles pouvoirs.
Il
ne put éviter qu'ils l'accusent aussi de sorcellerie
et qu'ils le fassent passer par le Golgotha. C'est ainsi
qu'a toujours été l'humanité et qu'elle
sera toujours.
C'est
pourquoi je vous dis qu'aujourd'hui, malgré cette
ère de ténèbres dans laquelle nous
sommes et de ce scientisme ou pseudo-scientisme ultramoderne
et subjectif, on peut parler publiquement de sujets ésotériques,
et cela, en soi, est un bénéfice, car avant
on ne pouvait pas...
Pour
continuer cette discussion, je vous dirai qu'il est important
de devenir un chercheur de la vie dans les Dimensions Supérieures
de la Nature et du Cosmos. Lorsqu'on apprend à SORTIR
DU CORPS PHYSIQUE À VOLONTÉ, on peut alors
voir, entendre, toucher et palper les grandes réalités
des Mondes Suprasensibles. Lorsqu'on apprend à sortir
intentionnellement du corps dense, on peut se mouvoir dans
la Région Inconnue, dans la CINQUIÈME DIMENSION,
et connaître directement les Mystères de la
Vie et de la Mort. L'important, c'est de le faire.
En
réalité, toute personne commune, ordinaire,
abandonne son corps physique durant les heures du sommeil
normal. On sait qu'à l'instant où nous dormons,
les différents Mois que nous possédons rompent
les connexions avec les cinq centres de la machine organique,
ils se donnent alors le luxe de voyager hors de leur corps
dense.
Évidemment,
si on prêtait attention à ce processus psychologique
qui existe entre la veille et le sommeil, on pourrait donc,
par soi-même, sortir directement et à volonté
de son corps physique pour voyager véritablement
dans les Mondes Suprasensibles.
La
CLÉ est simple : elle consiste à profiter
de l'état de transition entre la veille et le sommeil.
Au moment où on est en train de s'endormir, on peut
s'échapper du corps physique à volonté.
Si on procède ainsi, on entre dans la Région
Suprasensible.
Il
ne s'agit pas d'un processus intellectif ; ce que je suis
en train de dire doit se traduire en termes pratiques :
lorsque nous affirmons qu'il faut se lever du lit au moment
de nous endormir, nous ne voulons pas que cela se fasse
mentalement, mais que cela s'effectue avec autant de naturel
que lorsqu'on se lève le matin (après avoir
dormi), pour aller à son travail ou prendre son petit
déjeuner.
Se
lever lors de l'état de transition entre la veille
et le sommeil est important. Si l'on fait ainsi, les connexions
avec le corps physique, les connexions avec les cylindres
de la machine, se retrouvent, en fait, désamorcées,
rompues. Et alors, en procédant de cette manière,
le corps dense reste dans le lit, mais l'Essence se retrouve
dehors (bien qu'elle soit embouteillée dans l'Ego),
pour voyager à travers le temps et l'espace.
À
d'autres époques, lorsqu'on enseignait ce secret
aux gens, ils y parvenaient immédiatement. Malheureusement,
l'involution humaine est entrée dans son cycle le
plus destructif, dans la descente finale du KALI YUGA, et
les corps sont très dégénérés,
de même que la psyché des personnes, et c'est
pour ce motif et à cause de cette détérioration
psychologique que cela coûte maintenant plus d'efforts,
à ceux qui écoutent cette doctrine, de pouvoir
sortir du corps dense à volonté.
Si
nous réfléchissons un peu à ce sujet
de la sortie à volonté, nous découvrirons
que ce n'est qu'une QUESTION D'ATTENTION, car tout le monde,
en s'endormant, rompt, je le répète, les connexions
avec les cylindres de la machine et se retrouve hors du
corps dense, mais involontairement.
Si
on fait attention et qu'on imite fidèlement la Nature
en faisant ce qu'elle fait, cela résout le problème,
on le fait alors volontairement. Ce qu'on avait toujours
fait dans un état inattentif, on va le faire dans
un état attentif. Ce qu'on avait fait de manière
involontaire, on le rend volontaire, c'est le même
processus, je ne vois pas de difficultés à
ce sujet ; pour sortir maintenant du corps physique, il
ne faut pas s'hypnotiser.
Ceux
qui disent que « le dédoublement de la personnalité
humaine est dangereux », que « l'on peut, tandis
qu'on est absent, perdre son corps, car un autre vient l'envahir
», etc., se trompent bien, car il s'avère que
ceux qui parlent ainsi sortent toutes les nuits de leur
corps : aussitôt qu'ils s'endorment ils sont hors
du corps.
Se
dédoubler intentionnellement équivaut à
se rendre compte de ses propres fonctions naturelles. Je
ne vois pas pourquoi il serait « dangereux »
de se rendre compte de ses fonctions naturelles et de coopérer
avec la Nature. LE DÉDOUBLEMENT NE PEUT JAMAIS ÊTRE
DANGEREUX.
Un
des avantages du dédoublement volontaire consiste
en ce qu'on peut, par soi-même, connaître directement
les Mystères de la Vie et de la Mort, et cela, en
soi, est assez intéressant.
Il
y a des gens qui croient qu'ils savent beaucoup de choses
parce qu'ils ont lu, mais, dans la pratique, ils ne savent
rien. Vous pouvez vous mettre une bibliothèque dans
la tête, la déposer dans la mémoire,
vous pouvez être absolument sûrs que si vous
ne vous rendez pas conscients de ce que vous accumulez dans
la mémoire, vous n'avez rien fait, car, au moment
de la mort, vous perdez ce type de connaissances purement
intellectuelles.
Voulez-vous
une preuve de ce que je suis en train de dire ? Observez
bien que lorsqu'on vient au monde, on doit retourner à
l'école et commencer à lire, et apprendre
à écrire de nouveau, retourner à l'école
primaire et retourner au secondaire, etc.
Et
si, dans une existence passée, on était par
exemple, avocat, comme c'est le cas de notre frère
Alejandro Salas Linares, qui était, dans sa précédente
existence, le licencié Honorato Rayon, dans la présente
existence, il a dû retourner étudier et aller
à l'université pour être reçu
comme « professionnel » ; alors, cela veut dire
que ce qu'on a déposé uniquement dans la mémoire
se perd : réellement, seul reste en soi ce qu'on
a déposé dans sa Conscience, n'est-ce pas
?
Cela
naît avec nous quand nous revenons au monde. Quand
on parle de connaissances innées, on se réfère
exclusivement aux Principes qui ont été déposés
dans la Conscience.
Il
existe des gens qui parlent merveilleusement bien de la
Doctrine de la Réincarnation, il y a des gens qui
sont experts en [...] pour pouvoir expliquer à fond
les Lois de l'Éternel Retour de toutes les choses
; et ces personnes croient que si, par exemple, elles sont
informées intellectuellement, elles sont déjà
la « maman des poussins » ou le « papa
de Tarzan » ; mais ce n'est pas ainsi. Sur le Karma
et la Loi du Retour, etc., ils ne savent rien. Pourquoi
?
Parce
qu'à l'heure de la mort, avec ce type de connaissances
accumulées seulement dans la mémoire, il ne
reste rien, on a perdu son temps misérablement.
On
doit rendre les connaissances conscientes. Si on apprend
à sortir du corps physique à volonté,
dans la Cinquième Dimension, on peut s'offrir le
luxe de repasser ses vies antérieures ; c'est quelque
chose qui reste dans la Conscience. Si on apprend à
sortir du corps physique à volonté, dans les
Mondes Supérieurs, on pourra converser avec les Elohim
et apprendre d'eux de sublimes vérités.
Certains
croient que, du fait d'avoir étudié toute
la doctrine en relation avec le karma, ils sont aptes à
ce type d'enseignement, mais jamais de la vie ils n'ont
pénétré consciemment dans le PALAIS
D'ANUBIS. S'ils n'ont jamais négocié volontairement,
intentionnellement, leur propre karma dans ce Temple, s'ils
n'ont pas vérifié leurs livres, que savent-ils
réellement de la Loi du Karma ? Rien, absolument
rien. Ainsi, de manière [...]
Voilà
ce qui est vital, fondamental. Heureusement, je le répète,
que nous sommes à cette époque ; une conférence
de ce type, donnée en plein Moyen Âge et à
l'époque où l'Église avait répandu
ses bûchers furieux, terribles, c'était plus
que suffisant pour que nous tous qui sommes ici, dans ce
lieu, soyons emmenés, en fait, devant les tribunaux
du « Saint Office ».
Donc,
s'il est bien certain que nous sommes actuellement à
une époque d'obscurantisme, on peut au moins parler
publiquement de ces choses sans que personne ne nous accuse
de sorcellerie ; nous devons alors profiter de cette brillante
opportunité que nous avons pour éveiller notre
Conscience. C'est basique, tant qu'une personne ne s'éveille
pas, réellement elle ne sait rien. Que pourrait savoir
un endormi ? Sortir à volonté du corps physique
est très intéressant, car cela implique, en
fait, une impulsion vers l'éveil.
Qu'en
des temps anciens, avant le Moyen Âge, il y ait eu
des gens qui mettaient leur corps dans la Quatrième
Verticale (comme le démontra JÉSUS DE NAZARETH
marchant sur la Mer de Galilée), cela n'a rien d'étrange
; si Jésus avait réalisé ce prodige
au Moyen Âge, on l'aurait emmené devant le
tribunal du « Saint Office ».
Il
est certain, également, qu'après avoir appris
à sortir du corps physique à volonté,
on peut s'offrir le luxe de passer à un état
plus avancé de cette connaissance. Bien que cela
paraisse difficile ou étrange à beaucoup de
gens, si quelqu'un, hors de son corps physique, demande
à l'ANGE GARDIEN de lui amener son corps qui est
étendu, endormi dans le lit, vous pouvez être
tout à fait sûrs que vous serez assistés,
et que l'ange pourra réellement vous amener votre
véhicule matériel à l'endroit où
vous vous trouvez.
Alors,
ce véhicule pénétrant à l'intérieur
de nous et nous-mêmes à l'intérieur
de lui, on peut se mouvoir avec son corps dense dans la
Cinquième Dimension et retourner un peu plus tard
chez soi et dans son lit. Mais il n'y a pas de danger, comme
à une certaine époque inquisitoriale, où
un mari offensé ne vit aucun inconvénient
à dénoncer sa petite femme : on disait alors
que ce bon seigneur, en s'endormant, ne soupçonnait
rien d'elle, mais en s'éveillant, il la cherchait
et ne la trouvait pas. Au début, il pensait franchement
qu'elle était en train de lui mettre une bonne paire
de cornes, et bien sûr, l'homme était offensé.
La
femme voyant donc que cet homme se rendait compte de ses
escapades nocturnes, et que, le pire, il la jugeait de façon
erronée, lui confessa, bien sûr, qu'elle assistait
au Sabbat et lui enseigna quelques formules pour emmener
son corps. L'homme, en bon apprenti sorcier, fit ainsi :
il emporta son corps (à cette époque, il y
avait plus de foi, on ne peut le nier, et la foi est fondamentale)
; il assista véritablement au Sabbat - disent les
chroniques inquisitoriales -, avec son épouse ; il
n'y a pas de doute que l'homme fut très content du
festin des sorcières, qui pourrait le nier ? Le plus
grave vint ensuite : en revenant chez lui, épouvanté,
horrifié, il présenta une dénonciation
formelle devant le tribunal du « Saint Office »,
et pour la pauvre femme, ce fut le bûcher...
Donc,
mes frères, j'ai parlé de tout cela pour vous
faire voir qu'à d'autres époques, on enseignait
l'Ésotérisme avec beaucoup de difficultés
et beaucoup de secrets, mais aujourd'hui on peut parler
publiquement.
Bien
sûr, IL Y A DEUX TYPES DE JINAS : ceux de la main
gauche qui sont les TÉNÉBREUX, les «
Harpies » (citées par Virgile, le poète
de Mantoue, dans son « Énéide »),
et il existe aussi un autre type différent de Jinas.
Je me réfère, de manière emphatique
et objective, à ces JINAS LUMINEUX (si bien expliqués
par Monsieur Mario Roso de Luna, l'insigne écrivain
espagnol), ces TUATHA DE DANANN, par exemple, qui apportèrent
en Irlande (parmi d'autres choses précieuses) quatre
symboles extraordinaires : l'un était la LANCE EN
ACIER, ou la Lance de Longin, ou la haste de Minerve, symbole
phallique extraordinaire ; l'autre, une grande COUPE symbolisant
la Yoni ; la PIERRE MERVEILLEUSE DE LA VÉRITÉ,
et l'ÉPÉE FLAMMIGÈRE. On dit que ce
type de Jinas fonda en Europe quatre villes magiques...
Personne
ne peut nier qu'ils s'enfuirent d'Irlande, mais lorsqu'ils
retournèrent sur cette île, ils s'engagèrent
dans une bataille formelle contre les mages des Ténèbres
et ils triomphèrent. Après la submersion de
l'Atlantide, on n'a plus rien su de ces JINAS BLANCS. Je
comprends qu'ils sont définitivement restés
dans la QUATRIÈME VERTICALE, avec leur corps physique
et tout. Je connais personnellement une merveilleuse race
de Jinas qui vivent avec leur corps physique dans la Quatrième
Verticale ; les hommes et femmes de cette race sont d'une
grande beauté, ils forment de merveilleux foyers,
ils ont des enfants, etc.
C'est
une race humaine qui se trouve très près de
nous, qui est de partout, car si nous vivons ici, dans ce
monde à Trois Dimensions, cette race vit dans la
Quatrième Verticale ; et ils ont un corps en chair
et en os, je le répète ; ils mangent, ils
boivent, ils se reproduisent, ils sont heureux, ils ne sont
pas sortis du « Paradis », ils vivent dans un
état paradisiaque. C'est ce que nous pourrions appeler
des « Jinas blancs ».
Donc,
si on apprend à sortir du corps physique à
volonté, c'est bien pour pouvoir étudier directement
les Mystères de l'Univers, ou « le Rituel de
la Vie et de la Mort, pendant qu'arrive l'Officiant ».
Si on apprend à emmener son corps physique en ÉTAT
DE JINAS, c'est encore mieux, car le corps physique a beaucoup
de facultés qui, une fois développées,
font de ce véhicule quelque chose de merveilleux.
Avec ce corps, on peut se mettre en contact avec des races
ou des gens qui vivent dans la DIMENSION INCONNUE. Mais
si nous ne faisons que nous embouteiller dans des théories
et encore des théories, si nous ne réalisons
rien de pratique, si nous ne nous rendons pas Conscients
de ce que nous étudions, si nous le laissons exclusivement
dans la mémoire, cela se perdra indubitablement.
La
mémoire est le principe formatif du Centre Intellectuel.
Lorsqu'on aspire à quelque chose de plus, lorsqu'on
désire, à travers la Méditation, SE
RENDRE CONSCIENT DE CE QUI EST DÉPOSÉ DANS
LA MÉMOIRE, de la dernière conférence
que nous avons donnée, du dernier livre ésotérique,
etc., alors ces « Valeurs » passent dans la
phase émotionnelle de ce Centre Intellectuel ; et
lorsqu'on veut connaître la profonde signification
de ces connaissances et qu'on se livre pleinement à
la Méditation avec une profonde émotion et
une grande aspiration, ces connaissances passent évidemment
au Centre Émotionnel proprement dit, qui est dans
le coeur, on arrive à LES SENTIR AU FOND DE SON ÂME.
Et
si on veut vraiment approfondir plus, si notre désir
est très profond, et qu'on arrive - disons - à
LES EXPÉRIMENTER intimement, ces valeurs connaissables
restent finalement déposées dans l'Essence,
c'est-à-dire dans la CONSCIENCE. Alors, elles ne
se perdent jamais plus, plus jamais ; l'Essence va se trouver
enrichie avec ces connaissances. Voilà donc la façon
de nous rendre conscients des propres connaissances gnostiques
que nous allons acquérir.
La
Méditation s'avère donc formidable pour nous
rendre conscients des connaissances elles-mêmes ;
mais ne commettons pas l'erreur, je le répète,
de laisser les connaissances se déposer exclusivement
dans la mémoire, car si nous procédons ainsi,
nous les perdons à l'heure de la mort... C'est indispensable
de méditer sur cela, de le comprendre, d'y réfléchir...
Bien,
mes frères, nous allons maintenant passer à
notre chaîne de guérison. Bien sûr, je
vous donne l'opportunité de poser quelques questions
; tu peux parler, frère X :
Disciple.
Dans ce que vous venez d'exposer à cet instant, je
pense que cela constitue, au fond, le processus qui intègre
les idées de la Connaissance du Gnosticisme [...]
a-t-il une relation quelconque avec la perception à
laquelle se réfère Kant dans la « Critique
de la Raison Pure » ?
Maître.
Kant, dans son oeuvre « la Critique de la Raison Pure
» fait une totale DIFFÉRENCIATION entre ce
que sont, à proprement parler, LES CONCEPTS (élaborés
directement avec ces informations recueillies par les cinq
sens), ET CE QUE SONT LES INTUITIONS. Évidemment,
ces dernières descendent « d'en haut »,
du Ciel d'Uranie, pour devenir les ressorts sur lesquels
va se baser directement la Raison Pure. Il est clair que
la RAISON PURE, en soi, est la RAISON OBJECTIVE, si différente
du Rationalisme Subjectif ; avec le Rationalisme Subjectif,
nous ne pouvons pas connaître la « chose en
soi », dont a parlé Monsieur Emmanuel Kant,
le philosophe de Königsberg ; mais, au moyen des Intuitions
et avec la Raison Pure, il est possible de connaître
naturellement la « chose en soi ».
Si
nous faisons une analyse à partir de ce point de
vue, nous voyons que lorsqu'une connaissance quelconque
devient consciente, elle se convertit évidemment
en une Intuition qui va servir de fondement à la
Raison Pure. Cette Raison Pure nous donne la perception
extraordinaire de la « chose en soi ». C'est
ainsi qu'on doit donc comprendre cela à la lumière
de la Philosophie Kantienne.
Avec
cela, j'ai tout dit. Y a-t-il un autre frère qui
a quelque chose à demander ? Bon, je n'entends pas
d'autres questions ; nous allons faire notre chaîne
ésotérique.
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